Tops albums 2022 par les rédacteurs

Publié par le 26 décembre 2022 dans Non classé, Rubriques à brac, Tops Albums

Après le top albums de nos lecteurs et celui de la rédaction, voici les tops albums détaillés des rédacteurs, avec ou sans commentaires (et des playlists Youtube pour écouter ce qu’on a plébiscité, tant qu’à faire). En espérant susciter votre curiosité et vous faire découvrir des groupes, ce qui reste notre but premier. Joyeuses fêtes en musique !

Bil Nextclues

20/ Melvins – Bad Mood Rising
19/ The Flying Fucks – Bye Bye
18/ The Poison Arrows – War Regards (chronique)
17/ Moe – The Crone
16/ Trigger Cut – Soot
15/ Adolina – Imago (chronique)
14/ Birth Order – Farewell, Square Horse
13/ OFF! – Free LSD
12/ Deaf Club – Productive Disruption
11/ Nwar – Beyond the Sun (chronique)
10/ Schleu – Lying in the Wrong Coffin
9/ Doom Beach – Copperhead
8/ Nerver – Cash
7/ Prayer Group – Michael Dose
6/ Buñuel – Killers Like Us (chronique)
5/ Enablers – Some Gift
4/ Hammered Hulls – Careening (chronique)
3/ Chat Pile – God’s Country (chronique)
2/ Easy Prey – Unrest
1/ Bitter Branches – Your Neighbors Are Failures (chronique)

(Sachez que s’il n’y avait pas eu incompréhension entre ce rédacteur et son idiot de rédacteur en chef, le top de la rédaction aurait subi quelques changements notables : God’s Country de Chat Pile eut été désigné album de l’année, Your Neighbors are Failures de Bitter Branches aurait intégré le classement et se serait retrouvé 7e devant Sharon Van Etten, Careening de Hammered Hulls aurait fini 8e ex-aequo avec Built to Spill et Imago d’Adolina aurait devancé Just Mustard à la 23e place. eH bEN mES cADETS, comme dirait l’autre)

Meilleures rééditions, live, compil, etc. :
5/ 400 Blows – 3-19-98
4/ Come – Peel Sessions
3/ Big’n – DTS 25
2/ Cheval de Frise – Cheval de Frise
1/ Oxbow + Peter Brötzmann – An Eternal Reminder Of not Today: live at Moers

Concerts :
5/ Karate (The Great American Music Hall, San Francisco)
4/ Violent Femmes (The Fillmore, San Francisco)
3/ Melt Banana + Deaf Club (The Great American Music Hall, San Francisco)
2/ Gang of Four (The Independent, San Francisco)
1/ Bauhaus (The Masonic, San Francisco)

Singles, EPs, splits :
5/ Child Bite b/w Multicult
4/ Blacklisters – Leisure Centre
3/ Hammer Party – Earth Abides
2/ E – Any Information (chronique)
1/ Man… Or Astro-Man? – Distant Pulsar

Blackcondorguy

Cette année, cest évidemment The Simple Plan EP de August Is Falling qui aurait mérité la première place, mais comme son nom l’indique, il s’agit d’un EP et il s’est donc retrouvé hors catégorie. Il en va de même pour Guitar Songs de Billie Eilish (j’ai vu la lumière depuis la dernière fois que j’ai écrit à son sujet ici-même), qui ne propose que deux malheureuses chansons, mais quelles chansons ! Pour d’autres raisons, l’album inédit de Codeine a été considéré comme une réédition (puisqu’il a été composé au début des années 90), et l’album live de Jawbox (Live At Metro Chicago 2019) est non seulement un album live, mais en plus il était déjà sorti en numérique en 2021. Enfin, pour éviter les soupçons de copinage, j’ai mis de côté Spleen III de Fleur Du Mal, qui n’est certes pas dans un registre que j’écoute beaucoup, mais qui a l’originalité de mélanger stoner, shoegaze et pop chantée en français tout en réussissant à le faire bien. Heureusement, il y a plein de bonnes choses qui sont sorties cette année, alors j’ai pu vous faire un top 10 malgré les exclus.

10/ King Hannah – I’m Not Sorry, I Was Just Being Me (chronique)
Un album de Mazzy Star est toujours bon à prendre, mais on a quand même trop l’impression d’écouter un album de Mazzy Star pour que King Hannah se hisse plus haut. Cependant, ils gagnent la bataille de la personnalité face à leurs concurrents de Widowspeak qui eux ne sont même pas dans le top.

9/ Luke Haines & Peter Buck – All the Kids are Super Bummed Out
J’ai découvert The Auteurs sur le tard, heureusement Luke Haines a choisi ce moment pour sortir un album avec Peter Buck, qui est bien plus proche de The Auteurs que de R.E.M., avec ses longueurs mais globalement plaisant.

8/ Angry Silence – Strange Times Call For Strange Measures (chronique)
Un groupe breton qui a beaucoup écouté Sonic Youth, Fugazi ou Guided By Voices, n’invente sans doute pas grand-chose dans ce registre, mais récite ses gammes avec un savoir-faire certain et une sincérité touchante.

7/ The Beths – Expert in a Dying Field
À cause de Yann Giraud, j’ai découvert le premier album de The Beths (Future Me Hates You) qui enterre les deux suivants en terme de mélodies pop. Malheureusement, ce spectre m’empêche d’apprécier davantage leur album de 2022, qui reste pourtant une des meilleures sorties actuelles dans ce registre.

6/ Pixies – Doggerel (chronique, interview)
Encore un album qui ne révolutionne rien, surtout pas la musique du groupe, mais peut-être le meilleur disque des Pixies sans Kim Deal, et un album que j’ai pris beaucoup de plaisir à écouter et réécouter.

5/ Little Simz – No Thank You
Je prends un risque avec ce disque car il est sorti un peu tard pour pouvoir vraiment le digérer, mais je vais faire confiance à mes premières impressions. Little Simz continue de promener son flow sur des compos qui empruntent à la musique pop urbaine des 30 dernières années (hip hop, rnb, trip hop, soul…) et ça semble toujours assez bien pour que j’écoute encore ce disque dans plusieurs années. Et puis, c’était tellement bien sur scène, qu’elle mérite largement une place dans mon top.

4/ Starcrawler – She Said (chronique)
Moins agressif que les précédents, mais l’album de Starcrawler que j’apprécie le plus en bon fan d’indie rock 90s.

3/ Superchunk – Wild Loneliness (chronique, interview)
Pas le meilleur Superchunk, mais un très bon cru dans un registre plus apaisé que les précédents. J’ai hésité à le mettre si haut, et puis je me suis rendu compte que « Endless Summer » me trotte dans la tête depuis février. Vendu !

2/ Big Thief – Dragon New Warm Mountain I Believe In You (chronique)
Je suis le premier surpris que ce disque se retrouve si haut, d’autant plus que je n’aimais pas tellement les précédents, que je trouve le nom à coucher dehors, que j’ai du mal avec la voix de la chanteuse… mais rien n’y fait, je le trouve excellent, et il gagne encore des points pour avoir défié toutes les probabilités.

1/ Built To Spill – When the Wind Forgets Your Name (chronique, interview)
Certes, ce n’est peut-être pas le meilleur album de Built To Spill, puisque Keep It Like A Secret et Perfect From Now On se disputent la première place depuis 1999, mais est-il vraiment moins bon ? Aucune idée. Est-il moins bon que Ancient Melodies of the Future ou Untethered Moon, qui eux-mêmes n’étaient pas tellement moins bons que les deux sus-cités ? Le simple fait que Built To Spill soit encore capable de sortir un album pour lequel on est incapable de répondre à ces questions, en 2022 et après un énième changement de line-up qui plus est, lui attribue légitimement la première place. 

Yann Giraud

Quatre disques de jazz dans mon top 15 2022. Cela ne s’était pas produit depuis… ouch… 20 ans ! Et beaucoup d’autres disques du genre tout aussi excellents sont sortis cette année. À l’inverse, j’ai moins été convaincu par tout un tas de disques qui s’intégraient plus naturellement dans la ligne éditoriale d’Exit Musik. Les grosses sorties noise/shoegaze/hardcore ont manqué de retenir durablement mon intérêt et c’est sans doute la raison pour laquelle je suis globalement allé voir ailleurs (il faut toujours aller s’aérer pour recharger les batteries)… Il n’en reste pas moins qu’il y a plaisir à voir des artistes plus ou moins anciens continuer à faire leur bonhomme de chemin : les disques de Sharon van Etten sont de plus en plus majestueux, l’inspiration d’Adrianne Lenker semble ne pas s’essouffler, Kendrick Lamar continue de dominer le hip hop mondial avec un disque difficile, peu engageant à la première écoute et Duster confirme que son retour aux affaires était une très bonne idée. Surtout, La Féline continue d’éclabousser de toute sa classe et son talent la pop française tandis que les radios nationales continuent de l’ignorer au profit de daubes que je ne nommerai pas (ça leur ferait de la pub). Elle fait même de l’ombre à Dominique A, qui a pourtant sorti en 2022 l’un de ses plus beaux disques. Quant au jazz, et bien, c’est vraiment un plaisir de voir émerger une nouvelle génération d’artistes que des labels comme Blue Note ou Nonesuch ont le courage d’accompagner avant qu’ils n’atteignent les 60 ans. Si Melissa Aldana et Julian Lage s’inscrivent dans un nouveau classicisme qui se situe au-delà des distinctions entre post/hard bop et free, avec des incursions réussies dans le blues et parfois le rock pour Lage, et si Joshua Redman et consorts font désormais offices de nouveaux vétérans, Mary Halvorson invente un nouveau langage aux confins du jazz et de la musique de chambre, avec en arrière-plan toutes les expérimentations parfois « noisy » auxquelles elle a participé. Histoire de parler un peu plus aux lecteurs d’Exit Musik, on précisera elle a beaucoup collaboré avec Trevor Dunn (Mr. Bungle, Tomahawk), Nels Cline (Wilco) ou Ches Smith (Xiu Xiu). Un double album (ou deux EPs, en CD) à découvrir absolument.

15/ Joshua Redman, Brad Mehldau, Christian McBride, Brian Blade – Long Gone
14/ 50 Foot Wave – Black Pearl (chronique)
13/ Cult of Luna – The Long Road North (chronique)
12/ Superchunk – Wild Loneliness (chronique, interview)
11/ Big Thief – Dragon New Warm Mountain I Believe in You (chronique)
10/ Melissa Aldana – Twelve Stars
9/ Dominique A – Le monde réel
8/ Deliverance – Neon Chaos in a Junk-Sick Daw
7/ Duster – Together
6/ Kendrick Lamar – Mr Morale and the Big Steppers
5/ Little Simz – No Thank You 
4/ Julian Lage – View With a Room 
3/ Sharon van Etten – We’ve Been Going About This All Wrong
2/ La Féline – Tarbes
1/ Mary Halvorson – Amaryllis / Belladonna 


EPs :
4/ Maudits / SAAR – split EP 
3/ Marie-Pierre – Beyond the Apex
2/ Dead Horse One – When Love Runs Dry (chronique)
1/ Au-Dessus – Mend

Concerts :
5/ Wavves – Music Hall of Williamsburg (New York)
4/ Dominique A – L’Avant-Scène (Colombes)
3/ Come – Petit Bain (Paris)
2/ Sparks – Casino de Paris 
1/ The Beths – Celebrate Brooklyn (Prospect Park, New York)

Hors concours : Nick Cave and the Bad Seeds – Rock en Seine

Marie Garambois

10/ Peter Doherty & Frédéric Lo – The Fantasy Life Of Poetry & Crime
9/ Rolling Blackouts Coastal Fever – Endless Rooms

8/ The Beths – Expert In A Dying Field
7/ Dry Cleaning – Stumpwork (malus pour la pochette dégueu) (chronique)
6/ Maxwell Farrington – Maxwell Farrington
5/ Kae Tempest – The Line is a Curve (chronique)
4/ Johnnie Carwash – Teenage Ends (chronique)
3/ Personal Trainer – Big Love Blanket
2/ Kiwi Jr. – CHOPPER
1/ Porridge Radio – Waterslide, Diving Board, Ladder To The Sky

Franck Irle

10/ Twin Drugs – In Now Less Than Ever 
9/ Dead Meadow – Force Form Free 
8/ Famyne – II  The Ground Below (chronique)
7/ The Black Angels – Wilderness of Mirrors (chronique)
6/ A Void – Dissociation (chronique)
5/ Hooverii – A Round of Applause (chronique)
4/ Fátima –  Fossil (chronique)
3/ A.A. Williams – As the Moon Rests (chronique)
2/ Anna von Hausswolff – Live at Montreux Jazz Festival
1/ Wailin Storms – The Silver Snake Unfolds

EPs :
5/ Max Farrington & Le Super Homard – I Had It All 
4/ Yann Chinaski – L’ombre d’un Ange  (Bande Originale du livre de Cyrille Gill)
3/ Madam – II 
2/ Tramhaus – Rotterdam
1/ Mudriver – Mudriver (chronique)

Jonathan Lopez

25/ Danger Mouse & Black Thought – Cheat Codes
Album très classique de hip hop so 90s. Sans grande surprise mais avec un immense savoir-faire. Et c’est quand même autrement plus emballant que vos pseudos génies actuels du genre. Place échangeable avec Billy Woods, Roc Marciano & The Alchemist ou Denzel Curry selon l’humeur.

24/ La Jungle – Ephemeral Feast (chronique)
Foutrement hystérique, éminemment physique et totalement transcendant. Attention, s’aventurer dans La Jungle peut rendre timbré. Mais heureux.

23/ Nwar – Beyond the Sun (chronique)
Lourd, poisseux, d’une nwarceur sans équivoque. Le sludge de Nwar vous broiera et vous en redemanderez.

22/ Cheever – Ensimismado (chronique)
Slowcore minimaliste qui contraste sévèrement avec Nwar. Mais toujours qualité made in France. De quoi terrasser les plus sensibles. Et même les autres.

21/ 50 Foot Wave – Black Pearl (chronique)
Dommage que tout ne soit pas du niveau des deux premiers morceaux bien rugueux, la musique de Kristin Hersch demeure toutefois toujours aussi vibrante. Grande dame.

20/ The Black Angels – Wilderness of Mirrors (chronique)
Leur album précédent était peut-être un peu trop acclamé, celui-ci sans doute pas suffisamment. Vie de merde.

19/ Traams – Personal Best
Changement de cap brillamment réussi pour Traams qui était un des groupes post punk actuels les plus enthousiasmants et joue désormais dans la cour des grands du kraut.

18/ Duke Garwood – Rogues Gospel
Il m’a d’abord laissé de marbre. Et puis finalement, un soir au casque, seul dans mon pieu, le regard dans le vague, la magie a opéré. Depuis, je sais toujours quel disque écouter le soir au casque (cool) et je me demande si j’aime le jazz (plus problématique).

17/ The Young Gods – Play Terry Riley In C (chronique)
Toujours aussi ambitieux et inspirés, les Young Gods se réapproprient avec talent l’oeuvre majeure de Terry Riley et fascinent toujours autant.

16/ Built to Spill – When the Wind Forgets Your Name (chronique, interview)
Doug Martsch a une drôle de façon de fonctionner : il lourde tous ses bandmates après chaque album. Pourquoi pas, tant qu’ils ne lui en tiennent pas rigueur et qu’il continue d’en sortir des fameux.

15/ Messa – Close
Grosse révélation doom de l’année pour ma part. Ça vient d’Italie, ça sonne parfois comme en Orient, ça chante divinement bien. Un régal. Confirmation au Hellfest.

14/ Meat Wave – Malign Hex (chronique)
15 bombes noise punk à rendre (presque) jaloux les Hot Snakes. Impossible de lâcher le bouton Repeat. A quoi bon ?

13/ Just Mustard – Heart Under (chronique)
Just a shitty name BUT un univers assez singulier qui lui permet de se démarquer de la masse shoegaze, avec de vrais bouts de noise et d’indus pour nous faire habilement grincer des dents.

12/ The Smile – A Light for Attracting Attention (chronique)
Vrai-faux nouvel album de Radiohead. Très vrai parce que les complaintes de Thom Yorke et la patte singulière de Jonny Greenwood sont à retrouver quasi intacts ici. Un peu faux parce que Tom Skinner de Sons of Kemet apporte ici sa touche subtile et intéressante. Doit-on s’attendre à un nouveau Radiohead ou The Smile dans les prochaines années ? Qu’importe, tant que c’est si bon.

11/ Sereias – Sereias (chronique)
Je n’aurais pas misé gros sur la présence dans mon top d’un groupe krautrock portugais en début d’année mais ce deuxième album de Sereias est une œuvre déroutante et obsédante, d’une grande richesse. A explorer sans modération. La pochette sublime ne gâche rien.

10/ Souffrance – Tour de magie
Je n’aurais pas misé gros sur la présence dans mon top d’un rappeur français dont je n’avais jamais entendu parler mais Souffrance, échappé d’Uzine, nous rappelle ce qu’il y avait de mieux dans le rap 90s et ridiculise l’offre (la quoi ?) actuelle.

9/ Chat Pile – God’s Country (chronique)
Il aura fallu attendre que Korn change d’identité, de personnel et se reconvertisse au noise rock* pour enfin refaire un album digne d’intérêt… Et QUEL ALBUM ! Gras comme c’est pas permis, déprimant en diable… Et au final, un fabuleux défouloir qui donne envie de latter son voisin même s’il n’y est pour rien et vous supplie WHYYY? PARCE QUEEE mon vieux.

8/ King Hannah – I’m Not Sorry, I Was Just Being Me (chronique)
Il y a évidemment du Mazzy Star dans King Hannah mais aussi des touches de trip hop et des envolées de gratte dignes du Neil Young des grandes heures (« The Moods That I Get In », magistral !). Pour un premier album, on est à deux doigts de s’agenouiller.

7/ Adolina – Imago (chronique)
Un groupe qui fait un gros clin d’œil à Unwound (« Vern ») ne peut pas être mauvais, celui-ci est même fameux. Pour amateurs de post hardcore, noise, indie, slowcore débridé. Et tant pis s’ils sont belges.

6/ Hammered Hulls – Careening (chronique)
La bonne baffounette de fin d’année. Avec des vétérans du post hardcore dont Alec MacKaye, enregistré par son frère et Don Zientara,. Et un classique du genre supplémentaire pour Dischord. Immensément jouissif !

5/ Dälek – Precipice (chronique)
J’aime Will Brooks d’amour depuis, depuis… Un bail. Il me déçoit rarement et me rappelle toujours les raisons de mon attachement. Nommé pour le titre de meilleur son, meilleure ambiance, meilleur flow 2022, sa présence parmi les tout meilleurs albums est une évidence (et son absence du top de la rédac un déchirement).

4/ Hangman’s Chair – A Loner (chronique)
Quand Hangman faisait du Alice In Chains, ça m’allait déjà très bien… mais à quoi bon ? Alice est inégalable, inapprochable. Ici Hangman fait du Alice qui aurait croisé du Type O et même bouffé du Cure en chemin. Surtout, il le fait avec une classe folle. N’écoutez donc pas les rageux et les sourds, vous ne marcherez jamais seuls.

3/ Bitter Branches – Your Neighbors are Failures (chronique)
Tim Singer persiste à buter tous ceux qui s’approchent à un rayon de 16 mètres de son micro et ses compos viscérales procurent toujours un effet furieusement libérateur. 600 écoutes plus tard, branlée monumentale inchangée !

2/ Kae Tempest – The Line is a Curve (chronique)
Individu désormais non-binaire. Génie certifié.

1/ GGGOLDDD – This Shame Should Not Be Mine (chronique)
Gold était déjà un groupe éminemment intéressant et singulier. GGGOLDDD l’est tout autant si ce n’est davantage (et en plus ne change pas de nom pour une raison débile, regard appuyé vers Girl/Gilla Band, Viet Cong/Preoccupations et les anciens Slaves/Soft Play). GGGOLDDD a surtout réalisé une œuvre cathartique immense, à la fois immédiate et semble-t-il inépuisable. Aussi essentielle pour le bien-être de Mineva qu’indispensable à celui de nos oreilles.

*Avertissement à la team premier degré : non, ce groupe n’a aucun lien avec Korn, si ce n’est une volonté commune pour faire tomber des parpaings sur nos faces. Avertissement aux anti-nu metal : vous aimerez quand même.

EPs :
3/ Mudriver – Mudriver (chronique)
2/ E – Any Information (chronique)
1/ Bambara – Love on my Mind (chronique, interview)

Rééditions :
3/ Unsane – Unsane
3/ Codeine – Dessau
2/ Come – Peel Sessions
1/ Spain – World of Blue

Concerts :

13/ Slift – Trabendo (Paris)
12/ Pavement / Jawbox / Nick Cave – Nos Primavera Sound (Porto) (Live report)
11/ Lou Barlow – Chair de Poule (Paris) / Dinosaur Jr. – Trabendo (Paris) (Live reports)
10/ GGGOLDDD – Elysée Montmartre (Paris)
9/ Chris Brokaw – Petit Bain (Paris)
8/ Unsane – Petit Bain (Paris)
7/ Mono / Life of Agony / Messa / Deftones – Hellfest (Clisson) (Live report)
6/ Low – Alhambra (Paris)
5/ Tool – Accor Hotels Arena (Paris)
4/ The Cure – Accor Hotels Arena (Paris) (Live report)
3/ Come & Ventura 10 ANS D’EXITMUSIIIIIK – Petit Bain (Paris)
2/ Mudhoney – La Maroquinerie (Paris)
1/ Pearl Jam – Ziggo Dome (Amsterdam)

Max

25/ Duster – Together
24/ Hammered Hulls – Careening (chronique)
23/ Die! Die! Die! – This Is Not An Island Anymore (chronique)
22/ Damien Jurado – Reggae Film Star
21/ Terry Lee Hale – The Gristle And Bone Affair
20/ Les Lignes Droites – Karl (chronique)
19/ Dug – Pain Machine
18/ No Age – People Helping People (chronique)
17/ Duke Garwood – Rogue Gospel 
16/ Susie Ibarra & Tashi Dorji – Master of Time
15/ Duncan Marquiss – Wires Turned Sideways In Time (chronique)
14/ Ingrid Laubrock & Andy Milne – Fragile
13/ The Poison Arrows – War Regards (chronique)
12/ Seabrook Trio – In The Swarm
11/ Zea & Xavier Charles – It’s Quiet
10/ Trupa Trupa – B Flat A (chronique)
9/ Bitchin Bajas – Bajascillators
8/ Chat Pile – God’s Country (chronique)
7/ Horse Lords – Comradely Objects
6/ Makaya McCraven – In These Times
5/ L&S – When The Vowels Fall (chronique)
4/ Oxbow & Peter Brotzmann – An Eternal Reminder of Not Today
3/ Richard Dawson – The Ruby Cord (chronique)
2/ Extra Life – Secular Works Vol. 2 (chronique)
1/ Palm – Nicks And Grazes (chronique)

Concerts :
10/ Zea & Xavier Charles – Chair de Poule (Paris)
9/ Chris Brokaw – Petit Bain (Paris)
8/ Chaos E.T. Sexual – Le Tambour à Vapeur (Les lilas)
7/ Horse Lords – La Gare Expé (Paris)
6/ Tashi Dorji – Chair de Poule (Paris)
5/ Come & Ventura – Petit Bain (Paris)
4/ Pearl Jam – Lollapalooza (Suresnes) (Live report)
3/ Whispering Sons & Delacave (Paris) (Live report)
2/ June of 44 – Les Instants Chavirés (Montreuil)
1/ Lou Barlow – Chair de Poule (Paris) (Live report)

Julien Savès

25/ Dead Meadow – Force Form Free
Déboulé à l’extrême seconde dans le top, telle une égalisation conduisant aux penaltys, Dead Meadow se rappelle à notre bon souvenir, un groupe qui a toujours fait l’effet d’OVNI au sein de la scène stoner, de par son travail sur les voix et les mélodies qui apportent un plus indéniable. 

24/ Nwar – Beyond The Sun (chronique)
Les frenchies du top avec un duo guitare/batterie puissant et tendu, composé de membres issus des formations Tantrum, Drive Blind, Lunatic Age, etc. Encore un album d’un noir absolu, profond, qui tape fort et relâche son auditeur épuisé, mais comblé.

23/ OFF! – Free LSD
Keith Morris ne faiblit pas, la légende du punk hardcore s’amuse de nouveau (et nous avec) au sein d’OFF!, supergroupe co-créé notamment avec Dimitri Coats des Burning Brides. C’est décomplexé, fun, accompagné de tout un appareillage visuel très travaillé. Reste maintenant à les voir sur scène l’année prochaine pour entériner ou infirmer l’entreprise. 

22/ Pan American – The Patience Fader
La musique de Mark Nelson est des plus délicates, elle demande une écoute attentive, sensible aux nuances et aux émotions qui se dégagent derrière son minimalisme et sa radicalité.

21/ PLOSIVS – ST
Rob Crow et John Reis joignent leurs forces pour un rock joué à mille à l’heure, explosif et vivifiant, même si la proposition est finalement trop courte. On en redemande, que ce soit en album, mais aussi sur scène, pour un peu que l’Europe figure dans les plans d’une éventuelle tournée…

20/ Mary Halvorson – Belladonna / Amaryllis
Pas moins de deux albums sortis en même temps, complémentaires et impossibles à départager. Une nouvelle étape dans la carrière déjà bien remplie de la virtuose de la guitare, super-héroïne régulière du John Zorn Universe, qui est en train de gentiment, mais sûrement, casser les barrières entre les genres et de se faire une place auprès des plus grands.

19/ Harry Howard – Slight Pavilions
Dans la famille Howard, je demande le frère, tout aussi fascinant, fier représentant d’un idéal rock romantique qui aurait signé un pacte avec le Diable à la croisée des chemins.

18/ Loop – Sonancy
Si l’on met de côté l’EP paru en 2015, Array 1, 32 ans séparent la dernière livraison en album de celui-ci. Titre après titre, Robert Hampson développe une oeuvre au noir, lourde, extrêmement bruitiste et traversée de milliers de petites nuances sonores pour peu qu’on prête l’oreille.

17/ Built to Spill – When The Wind Forgets Your Name (chronique, interview)
La bande à géométrie variable de Doug Martsch délaisse un moment Daniel Johnston pour nous offrir un nouvel effort impeccable, sans surprise, mais terriblement efficace.

16/ Klaus Schulze – Deus Arrakis
Un des dieux du krautrock s’est éteint cette année. Son ami, Manuel Göttsching, l’a rejoint quelques mois plus tard. Klaus Schulze aura quand même eu le temps de finaliser un énième album en hommage au Dune de Frank Herbert, œuvre qui l’a inspiré à maintes reprises dans sa carrière.

15/ Brian Eno – Foreverandevernomore
Nouvel album avec des titres chantés pour Brian « Peter George St. John le Baptiste de la Salle » Eno, une première depuis longtemps (il faut sans doute remonter à Another Day on Earth, 2005). Un disque qui contient plusieurs morceaux découverts lors du fameux concert donné en 2021, par la famille Eno à l’Acropole, à Athènes.

14/ Enablers – Some Gift
20 ans d’existence pour les Californiens au style unique, avec leur mélange de guitares saturées et de spoken word incisif, un groupe intègre et passionnant jusqu’au bout de leurs rimes et médiators. 

13/ Buñuel – Killers Like Us (chronique)

Dans n’importe quelle formation, Eugene S. Robinson continue d’éblouir, c’est encore le cas avec ce troisième album de Buñuel, tordu et tapageur. La musique y est obsédante, s’insère partout et donne vie à des pensées sombres. Mais comme à son habitude, Eugene se drape de l’habit (ou l’enlève, c’est selon) cathartique et nous « absout » de toute négativité. 

12/ Oneida – Success

Le rock sophistiqué à multi-facettes d’Oneida revient à une musique plus frontale dans laquelle l’énergie prime. Un groupe toujours difficile à cerner dans son entièreté, mais qui est pourtant l’un des joyaux méconnus de l’alternatif américain depuis la fin des années 90. 

11/ Extra Life – Secular Works, vol.2 (chronique)

Une décennie que nous attendions la réactivation d’Extra Life ! Même si le groupe de Charlie Looker n’atteint pas les sommets de morceaux passés comme Blinded Beast, cette « suite » au Secular Works de 2008 recèle de titres sinueux et furieux de tout premier ordre.

10/ The Smile – A Light for Attracting Attention (chronique)

Quand J. Greenwood et T. Yorke ne s’éclatent pas au sein de Radiohead, ils demandent au batteur Tom Skinner, en transfert direct depuis Sons of Kemet, d’intégrer un nouveau projet qui doit autant à l’expérimentation purement radioheadienne qu’aux couleurs jazzy londoniennes.

9/ Duke Garwood – Rogues Gospel
Il a souvent accompagné Mark Lanegan ces dernières années. Il a aussi une belle carrière solo. Ce nouvel album fait plus que le démontrer, il replace le curseur sur un songwriter qu’il serait temps de célébrer en fanfare.  

8/ Daniel Rossen – You Belong There
Pourquoi une place aussi basse malgré la beauté des chansons de Daniel Rossen ? Peut-être simplement à cause du manque de surprise. Car il est clair depuis longtemps que Grizzly Bear et Department of Eagles doivent beaucoup au talent du monsieur.

7/ Soulside – A Brief Moment in the Sun
Un énième comeback dans ce top, Soulside, légende post-hardcore de Washington, D.C., formation pré Girls Against Boys, qui accouche d’un disque lumineux et énergique, auquel il est très agréable de revenir sans cesse, à peine celui-ci fini.

6/ Cave In – Heavy Pendulum
Cave In divise, on leur reproche de s’être éloignés de leur origines, en somme d’avoir évolué… Pourtant n’est-ce pas le propre d’un groupe de continuer à tracer sa route et de s’aventurer sur d’autres rives quand on a fait le tour de ses terres ? La bande à Stephen Brodsky ne laisse pas indifférent et livre parmi ses meilleurs morceaux sur ce nouvel effort. Elle a aussi donné l’un des meilleurs concerts de l’année au Badaboum. 

5/ Duster – Together
Nouveau disque surprise pour Duster, traversé de titres tout simplement magnifiques. Avec ce petit plus insidieux qui s’immisce chez l’auditeur pour ne plus le lâcher. Un album de déprime parfait pour les longues soirées d’hiver ou en cas de défaite sportive…

3 ex-ae/ The House of Love – A State Of Grace / The Boo Radleys – Keep On With Falling
Deux vieilles gloires du rock alternatif et shoegazing britannique, pourvoyeurs en belles mélodies et guitares classieuses, sont de retour aux affaires avec des galettes vivifiantes et variées. Deux propositions de rock/pop à la fois anachroniques et courageuses en ces temps de posture et formatage, avec ce petit plus de morgue et d’infinie classe anglaise.

2/ 50 Foot Wave – Black Pearl (chronique)
Kristin Hersh a beau enchaîner les perles en solo ou au sein de ses différentes formations (Throwing Muses et donc 50 Foot Wave), elle reste toujours en dehors des radars, une injustice à réparer de toute urgence !

1/ Spiritualized – Everything Was Beautiful
Suite ou complément du précédent effort ? Quoi qu’il en soit, le gospel/psyché/rock de Spiritualized en prise directe avec le futur se déploie ici d’une main de maître. À savoir celle de Jason Spaceman, figure ô combien mythique, qui a survécu à tout et est toujours prêt à nous embarquer vers son propre monde sonore.

EPs

5/ SUSS – Heat Haze EP
4/ Pfau – III EP
3/ Jawbox – The Revisionist EP
2/ E – Any Information EP
1/ Dirtmusic – Hum Hum EP

Rééditions ou sorties inédits/posthume :
Codeine – Dessau
Godspeed You! Black Emperor – All Lights Fucked on the Hairy Amp Drooling
Sloy – Plug
Spain – World of Blue
Unsane – Unsane

Concerts :
Rodrigo Amarante – Le Cabaret Sauvage (Paris) / June of 44 – Les Instants Chavirés (Montreuil) / Arab Strap – Le Trabendo (Paris) / Come – Petit Bain (Paris – soirée Exit Musik) / Cave In – Le Badaboum (Paris) / Nick Cave & The Bad Seeds – Rock En Seine – Parc de St Cloud (Boulogne) / Mozart Estate – Glas-Goes Pop festival and Paris Popfest (Glasgow et Paris) / Jawbox – Electric Ballroom (Londres) / The Boo Radleys – Pryzm (Londres) / Grace Jones – Royal Festival Hall (Londres)

Sonicdragao

Comme toujours, gros besoin d’une bonne dose de musique pour faire oublier une année 2022 bien chaotique. Sans doute pas un hasard si la douceur (mais pas que) de voix féminines investit donc plus que d’habitude ce top annuel. Comme un baume pour réparer les âmes cabossées. Et aussi parce que #MoreWomenOnStage… ça peut pas faire de mal.

Au milieu des 60-70 nouveautés découvertes cette année, il fut finalement assez aisé d’en lister instinctivement 25. Il y a dans ces disques élus tout ce que j’espère de la musique. De la mélodie, du bruit et de la fureur, de la beauté, de la noirceur, de l’espoir, de la mélancolie, de la rage, de la grâce, de la puissance, des guitares… et pas trop de synthés. De quoi réfléchir sur le chaos ambiant et l’état des restes du monde mais aussi de quoi s’enfuir loin, très loin de ce tumulte. Bref, comme dirait Michel Cloup, tout ce qu’il faut pour traquer la fièvre et massacrer l’ennui.

25/ Decasia – An Endless Feast for Hyenas (chronique)
Un trio nantais qui dynamite le stoner français. Riffera bien qui riffera le dernier.

24/ Foggy Bottom – Dans Cet Endroit (chronique)
Rock français so 90’s mais en français dans le texte. Le pari est gagnant.

23/ 50 Foot Wave – Black Pearl (chronique)
Je ne connaissais Kristin Hersh que de nom et de réputation. Il est temps de rattraper le retard.

22/ TH Da Freak – Coyote (chronique)
Faire un grand disque de rock ludique en faisant semblant d’être un cancre, c’est pas donné à tout le monde. Beautiful Freak.

21/ Indigo Sparke – Hysteria
L’Australienne confirme avec un deuxième album plus ample, mais où elle continue d’explorer l’intime.

20/ Emily Jane White – Alluvion (chronique)
La californienne s’affranchit presque totalement de son folk signature pour un disque aux sonorités plus synthétiques… mais continue d’être une témoin inquiète de son époque.

19/ Wo Fat – The Singularity
Rien de tel qu’un bon disque de jams stoner.

18/ Thee Sacred Souls – Thee Sacred Souls
On n’oublie pas Daptone Records et sa soul vintage. Et Thee Sacred Souls marche, décidé, dans les pas de ces glorieux aînés.

17/ Jack White – Fear of the Dawn (chronique)
Deux albums pour le Jack cette année. J’aurais tout aussi bien pu choisir le versant acoustique d’Entering Heaven Alive pour ce classement. Mais saluons l’audace du toujours jeune White qui joue au savant fou dans son studio sur ce premier disque.

16/ Fontanarosa- Are You There?
Un disque d’indie-rock mélodique signé Howlin Banana Records. Tout est dit.

15/ Hooveriii – A Round of Applause (chronique)
Pas assez de temps pour écouter tous les King Gizzard qui sortent, mais Hooveriii sait y faire aussi en matière de rock psyché.

14/ The Black Angels – Wilderness of Mirrors (chronique)
Alex Maas et ses anges noirs sont de retour avec un disque inquiet comme le monde qui va avec. Et avec « El Jardin », ils signent la B.O. parfaite d’un été 2022 où la menace climatique a secoué l’Humanité comme jamais.

13/ Stuffed Foxes – Songs/Motion Return (chronique)
Deux (superbes) albums cette année pour ce sextette à guitares à suivre avec le plus grand intérêt. La jeunesse sonique française se porte bien.

12/ Just Mustard – Heart Under (chronique)
Ce groupe a-t-il surfé sur la pénurie de moutarde en 2022 ? Clairement pas le meilleur patronyme mais ce quintette irlandais signe un disque abrasif et lancinant. Comme si Mazzy Star s’était mis au post-punk avec les Jazzmaster de Kevin Shields.

11/ Cheever – Ensimismado (chronique)
Ce quatuor nantais prend son temps et braconne sur tout les fronts, du post-rock au shoegaze. Avec une aisance déconcertante. Slowly.

10/ GGGOLDDD – This Shame Should Not Be Mine (chronique)
Une œuvre cathartique pour survivre à l’ignoble. Un grand disque qui explose les étiquettes.

9/ Dominique A – Le Monde Réel
Dominique A poursuit une carrière riche et remarquable. Un nouvel album élégant et un regard toujours plus juste sur le monde qui l’entoure.

8/ King Hannah – I’m Not Sorry I Was Just Being Me (chronique)
La bonne surprise anglaise. Entre Mazzy Star et Portishead. Et puis « The moods that I get in », un des titres de 2022.

7/ PARK – Park (chronique)
Avec le Covid, Lysistrata a un peu moins tourné. Mais épaulé par Francois Marry, ils ont trouvé le temps de mener à bien leurs envies de pop sonique.

6/ Fátima – Fossil (chronique)
Un des artworks de l’année. Déjà. Et un sacré disque entre grunge, doom et les loukoums de King Gizzard.

5/ Michel Cloup – Backflip au-dessus du chaos
Mon gars sûr. Toujours pas décidé à être un vieux con, Michel Cloup regarde parfois en arrière, s’inquiète du futur mais vit l’instant présent avec la même fougue qu’à la belle époque de Diabologum. Merci pour « l’Internationale 2022 ». Les vrais héros ne meurent jamais.

4/ Sharon Van Etten – We’ve Been Going About This All Wrong
Je me suis surpris à aimer un peu plus ce disque après chaque écoute. Il n’a pas forcément tout pour me plaire mais comment rester de marbre devant cette voix et ces chansons ?

3/ 40 Watt Sun – Perfect Light
Dès les premières notes, la grâce. Une voix, une guitare acoustique minimaliste. Parfois, il n’en faut pas plus. Attention, c’est beau.

2/ The Smile – A Light For Attracting Attention (chronique)
Vrai-faux album de Radiohead ? Peu importe, vu le niveau et le casting, on aurait tort de pinailler.

1/ King Buffalo – Regenerator (chronique)
Dernier épisode d’une trilogie sortie en 15 mois. La claque. Les pieds dans le stoner. La tête (et la guitare) dans les étoiles.

Concerts :

5/ Emily Jane White – Le Grillen (Colmar)
4/ Park – La Poudrière (Belfort)
3/ Madrugada – La Laiterie (Strasbourg)
2/ Last Train – 30 ans du Noumatrouff (Mulhouse)
1/ Peter Kernel – La Grenze (Strasbourg)

Bastien

15/ Duster – Together
Parfait pour les soirées au fond du trou.

14/ Loop – Sonancy
Le retour discret et sans concession des maîtres anglais du shoegaze psychédélique.

13/ Nick Wheeldon’s Demon Hosts – Gift
L’OVNI venu d’un autre espace-temps : Laurel Canyon/1968.

12/ Kae Tempest – The Line is a Curve (chronique)
Le boss avait raison.

11/ Cate Le Bon – Pompeii
C’est ma chouchou.

10/ Traams – Personal Best
Quoiqu’un peu court, cet album marque le retour du trio anglais, qui a eu la brillante idée d’inviter quelques amis au micro, et de rajouter quelques couches et effets de guitares. Une belle bouffée d’air frais, et leur post-punk va désormais clairement lorgner du côté d’Hoboken et NYC, ce qui n’est pas pour me déplaire.

9/ Pale Blue Eyes – Souvenirs
Porté par une grâce juvénile, un premier album ambitieux et très réussi pour ce jeune trio, entre shoegaze et new wave, et une production maline et hédoniste bien anglaise qui transforme chaque morceau en tube.

8/ Salvatore Mercatante – DECAS
Abîme électro minimaliste, noir et mystérieux, par un artiste new-yorkais que j’ai découvert cette année, quelque part entre Vatican Shadow et John Carpenter.

7/ King Hannah – I’m Not Sorry, I Was Just Being Me (chronique)
Premier album en forme de coup de maître pour ces Anglais qui lorgnent vers les grands espaces américains, sans se dépareiller de certaines influences bien de chez eux. Grosse déception de les avoir loupés lors de leur passage en février.

6/ Chat Pile – God’s Country (chronique)
S’il est là, c’est la faute à ces brutes épaisses d’ExitMusik. Le truc électrique le plus impressionnant que j’ai entendu cette année, avec une voix capable de tout et un son massif qui part dans plusieurs directions mais un album qui reste étrangement homogène.

5/ PVA – BLUSH
Premier album ultra efficace pour ce trio londonien qui mélange synthés et batterie, dansant et passionnant de bout en bout. Ou comment l’expérimentation live est devenu le terrain de jeu d’une électro organique et bien vivante.

4 / Modern Studies – We Are There
Magnifique ouvrage pop que ce quatrième album du quatuor écossais (tout comme l’EP Cassandra sorti en fin d’année), touché par la grâce, et porté par deux belles voix à l’unisson et des arrangements chaleureux. Un disque intimiste qui ne me quitte plus depuis le début de l’automne.

3/ Modern Nature – Island of Noise
Projet de Jack Cooper (Ultimate Painting, Mazes) avec des musiciens de Beak> et Woods, qui lorgne vers le jazz et le post-rock, avec une esthétique de la mélancolie toute en silences du plus bel effet. A voir, la vidéo hypnotique et naturaliste qui accompagne le disque.

2/ Meat Wave – Malign Hex (chronique)
Que j’attendais ce disque, après les avoir découverts sur feu la scène de La Mécanique Ondulatoire après la sortie de The Incessant il y a 5 ans. Pas déçu ! Les gars de Meat Wave nous en mettent plein les dents, mais derrière le bourrinage apparent, c’est un équilibre entre rythmiques dingos et émotion sur le vif qui touche au miracle. J’en ressors à chaque fois avec les oreilles brûlantes et le cœur qui saigne (et inversement).

1/ Big Thief – Dragon New Warm Mountain I Believe In You (chronique)
Le premier album de Big Thief auquel j’accroche vraiment, et il est double, allez comprendre ! Sorti en tout début d’année, j’ai donc eu largement le temps de tenter de l’oublier (parce que bon…), mais rien à faire, il a traversé brillamment toutes les saisons, et je n’ai rien trouvé à jeter. Masterpiece (this time).


Rattrapage 2021 :
Myriam Gendron – Ma délire – Songs of love, lost & found
Lewsberg – In Your Hands

Rééditions :
Codeine – Dessau
Hydroplane – Hydroplane

Concerts :
Lewsberg – Petit Bain (Paris)
Cate Le Bon – Maroquinerie (Paris)
Low – Alhambra (Paris)
Slift – Trabendo (Paris)
Pavement / Helado Negro – NOS Primavera Porto
HTRK – Petit Bain (Paris)
Ellah A. Thaun – International (Paris)
Stiff Richards- La Station (Paris)
The Magnetic Fields – Gaîté Lyrique (Paris)
Dummy – International (Paris)
Come & Ventura (10 ans d’ExitMusik) – Petit Bain (Paris)
Arab Strap – Trabendo (Paris)
Lou Barlow – Chair de Poule (Paris)
L’Effondras – Petit Bain (Paris)

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