CHVE – Kalvarie EP

CHVE – Kalvarie EP

(Relapse, 31 mai 2024) La création est une progression très lente, une force constante qui trace une courbe presque invisible, un élan qui accumule de l’énergie avant de faire un autre pas en avant. Colin H. van Eeckhout a gravi les échelons d’un pèlerinage personnel. Une pulsation, un grincement, un bruit sourd, la flamme tremblotante des bougies. Une silhouette à genoux, déterrant la lumière, arrache le passé aux éboulis du temps....

Lire la suite
CHVE – Kalvarie EP

(Relapse, 31 mai 2024) La création est une progression très lente, une force constante qui trace une courbe presque invisible, un élan qui accumule de l’énergie avant de faire un autre pas en avant. Colin H. van Eeckhout a gravi les échelons d’un pèlerinage personnel. Une pulsation, un...

Lire la suite

Heems / Lapgan – LAFANDAR

Heems / Lapgan – LAFANDAR

(Mass Appeal India / Veena Sounds, 16 février 2024) « How does my accent sound when I’m crying? How does my accent sound when I’m dying? » chante Himanshu « Heems » Suri sur « Accent » et ses paroles résonnent étrangement une semaine après s’être pris de plein fouet un énième rappel de ce qu’on oublie un peu trop facilement : dans notre beau pays, on ne goûte guère la différence, on préfère le repli sur soi, on...

Lire la suite
Heems / Lapgan – LAFANDAR

(Mass Appeal India / Veena Sounds, 16 février 2024) « How does my accent sound when I’m crying? How does my accent sound when I’m dying? » chante Himanshu « Heems » Suri sur « Accent » et ses paroles résonnent étrangement une semaine après s’être pris de plein fouet un énième...

Lire la suite

Dead Horse One – Seas of Static

Dead Horse One – Seas of Static

(Requiem pour un twister, 7 juin 2024) Le groupe de shoegaze de Valence est de retour avec son quatrième album et il n’est pas content. Après une très courte intro « It’s Over », qui n’est peut-être pas l’entrée en matière la plus subtile – un message de rupture laissé sur un répondeur téléphonique – la formation fait parler haut et fort les guitares. Le virage entrepris avec l’EP When Love Runs Dry sorti il y a un peu plus de deux ans ne se...

Lire la suite
Dead Horse One – Seas of Static

(Requiem pour un twister, 7 juin 2024) Le groupe de shoegaze de Valence est de retour avec son quatrième album et il n’est pas content. Après une très courte intro « It’s Over », qui n’est peut-être pas l’entrée en matière la plus subtile – un message de rupture laissé sur un répondeur...

Lire la suite

Beings – There is a Garden

Beings – There is a Garden

Vous arrive-t-il qu’un disque vous cueille sans que vous n’en ayez jamais entendu parler avant ? Quand j’avais la vingtaine, ça m’arrivait parfois, et même souvent. J’allais chez Gibert, j’écoutais sur une borne d’écoute un truc presque inconnu, sur la foi d’un sticker qui comparait le groupe ou l’artiste à d’autres qui m’étaient familiers, indiquait la présence d’un ou d’une musicienne voire même parfois juste...

Lire la suite
Beings – There is a Garden

Vous arrive-t-il qu’un disque vous cueille sans que vous n’en ayez jamais entendu parler avant ? Quand j’avais la vingtaine, ça m’arrivait parfois, et même souvent. J’allais chez Gibert, j’écoutais sur une borne d’écoute un truc presque inconnu, sur la foi d’un sticker qui...

Lire la suite

Black Snake Moan – Lost in Time

Black Snake Moan – Lost in Time

(Area Pirata/Echodelick, 24 mai 2024) Vous voilà prévenus, une fois enclenchée l’entame de Lost In Time de Black Snake Moan, votre enveloppe charnelle va être envahie par une horde de frissons, une étrange sensation quasi-mystique se répandant partout comme l’encre de la nuit, jusqu’à ce que tout se fonde dans une teinte pourpre. « Light the Incense » est un rituel dont les textes décrivent le processus, celui...

Lire la suite
Black Snake Moan – Lost in Time

(Area Pirata/Echodelick, 24 mai 2024) Vous voilà prévenus, une fois enclenchée l’entame de Lost In Time de Black Snake Moan, votre enveloppe charnelle va être envahie par une horde de frissons, une étrange sensation quasi-mystique se répandant partout comme l’encre de la nuit,...

Lire la suite

Beth Gibbons – Lives Outgrown

Beth Gibbons – Lives Outgrown

(Domino, 17 mai 2024) Nous vivons une époque formidable. À chaque sortie attendue, la même rengaine : les convaincus d’avance montrent qu’ils sont très convaincus, qu’on tient là le disque de l’année à n’en pas douter tandis que les gros rebelles qui passent leur vie à tenter de se démarquer de la masse, la ramènent pour dire que les convaincus n’ont rien compris, qu’en fait ce disque est chiant comme la pluie, la preuve ils se sont fait...

Lire la suite
Beth Gibbons – Lives Outgrown

(Domino, 17 mai 2024) Nous vivons une époque formidable. À chaque sortie attendue, la même rengaine : les convaincus d’avance montrent qu’ils sont très convaincus, qu’on tient là le disque de l’année à n’en pas douter tandis que les gros rebelles qui passent leur vie à tenter de se démarquer...

Lire la suite

Maudits – Précipice

Maudits – Précipice

(Source Atone, 17 mai 2024) À l’image de la pochette absolument sublime de ce Précipice, Maudits ne fait pas dans l’à peu près. Ce n’est pas nouveau, mais c’est encore plus flagrant ici. Un soin tout particulier est apporté au son, à la dynamique, aux arrangements et aux ambiances. En près d’une heure, le trio parisien affirme avec force qu’il a bien évolué depuis son premier album sans titre (2020) et l’EP Angle Mort (2021), déjà porteurs de...

Lire la suite
Maudits – Précipice

(Source Atone, 17 mai 2024) À l’image de la pochette absolument sublime de ce Précipice, Maudits ne fait pas dans l’à peu près. Ce n’est pas nouveau, mais c’est encore plus flagrant ici. Un soin tout particulier est apporté au son, à la dynamique, aux arrangements et aux ambiances. En près d’une...

Lire la suite

Last Train – Original Motion Picture Soundtrack

Last Train – Original Motion Picture Soundtrack

(Last Train Productions, 17 mai 2024) Depuis 2016 et un premier concert mémorable à la Loggia, la plus petite des quatre scènes du festival des Eurockéennes (ils sont revenus sur la grande six ans après), je suis avec attention la carrière d’un groupe local singulier, Last Train. Quatuor formé dès l’adolescence dans le 68 et depuis resté inchangé, dont la réputation (inter)nationale s’est forgé par des tournées intenses. Et des lives qui...

Lire la suite
Last Train – Original Motion Picture Soundtrack

(Last Train Productions, 17 mai 2024) Depuis 2016 et un premier concert mémorable à la Loggia, la plus petite des quatre scènes du festival des Eurockéennes (ils sont revenus sur la grande six ans après), je suis avec attention la carrière d’un groupe local singulier, Last Train. Quatuor formé dès...

Lire la suite

Richard Thompson – Ship to Shore

Richard Thompson – Ship to Shore

(New West, 31 mai 2024) Dimanche dernier, devant l’entrée du New Morning, où j’allais voir les excellents Messthetics accompagnés par James Brandon Lewis, je fus accosté par un distributeur de tracts, qui cherchait à savoir quel groupe était sur mon t-shirt. « The Cubs ? ». « Non », dis-je, « ce sont les Tubs ». « Ah, et ça sonne comment ? ». « Comme un mélange des Smiths et de Richard Thompson », répondis-je ? Après m’avoir dit qu’il détestait...

Lire la suite
Richard Thompson – Ship to Shore

(New West, 31 mai 2024) Dimanche dernier, devant l’entrée du New Morning, où j’allais voir les excellents Messthetics accompagnés par James Brandon Lewis, je fus accosté par un distributeur de tracts, qui cherchait à savoir quel groupe était sur mon t-shirt. « The Cubs ? ». « Non », dis-je, « ce...

Lire la suite

Regular Girl – Regular Girl

Regular Girl – Regular Girl

(Bigoût, 25 mai 2024) La ville, son ennui et son cortège funèbre d’individus anonymes, l’épigraphe en somme d’un livre qui serait consacré au milieu urbain, rues sans issue, le labyrinthe de notre existence. Pour s’en extraire, une guitare suffit pour communier avec l’harmonie du silence. La symbolique de la forêt n’est pas toujours rassurante, de la crainte de se perdre dans les bois, elle devient un refuge...

Lire la suite
Regular Girl – Regular Girl

(Bigoût, 25 mai 2024) La ville, son ennui et son cortège funèbre d’individus anonymes, l’épigraphe en somme d’un livre qui serait consacré au milieu urbain, rues sans issue, le labyrinthe de notre existence. Pour s’en extraire, une guitare suffit pour communier avec...

Lire la suite