Tops albums 2025 par Arthur Satàn, Bruit ≤, Arnaud Fournier, Jessica93, Pain Magazine, Pamplemousse, Ventura

Comme nous le faisons depuis quelques années maintenant, nous avons donné la parole à des artistes que nous avons plébiscités cette année pour qu’ils nous donnent LEUR top albums 2026. Certains se sont même fendus d’un texte pour expliquer leurs choix.
Le top d’Arthur Satàn (chronique de A Journey That Never Was)
Cindy Lee – Diamond Jubilee (chronique)
OK il est sorti officiellement en 2024 (NdR : il était d’ailleurs numéro 1 de la rédaction l’an dernier) mais le vinyle, lui, est sorti en 2025 donc c’est OK. On a tellement l’impression qu’ils ne forcent pas pour sortir un incroyable triple album « à la Velvet Underground » que c’est écœurant pour tous les musiciens.
Water From Your Eyes – It’s a Beautiful Place
J’aimais bien leurs trucs plus déconstruits et électros d’avant. Là le groupe a ce truc branleur nonchalant à la mode, qui chante avec l’air de s’en foutre. Normalement ça m’énerve, mais pas cette fois, ce qui est un bon point je crois…
Fat White Family – Konk If You’re Lonely (Live at Konk Studios)
J’adore comment ce groupe évolue. C’est classe, les textes sont vraiment cool, et avec ce live ils me font changer d’avis sur le fait que les albums live ont peu d’intérêt parce qu’il leur manque le fait de devoir être présent pour saisir l’immensité du truc. Là, je l’écoute comme un album de remixes tellement il sonne bien.
Nathan Roche – 35 Rue du Théâtre
Nathan est comme un Lou Reed sympa. Le charisme ne se simule pas, et avec lui ça transpire même à travers le disque. On dirait qu’il est là dans la pièce en train de se servir une bière dans ton frigo alors que t’en as même pas achetée.
Jeff Clarke – Miracle After Miracle After…
Pour moi Jeff est un héro de la musique depuis les Demon’s Claws. Là, tout seul, c’est parfait. Il a le don de ne faire que ce qu’il faut. Il n’en rajoute pas, du coup c’est pur, totalement désemparant et beau. Il faut le voir seul en live. Il arrive avec rien, il se met pieds nus, tout le monde s’en fout et discute, puis il joue deux morceaux et tout le public s’échange des mouchoirs pour essuyer ses larmes.
JB Dunckel & Jonathan Fitoussi – Mirages II
J’adore Air et la démarche de Fitoussi sur l’électronique. Alors j’aime ce disque… Je l’écoute en dessinant et je vois instantanément des paysages qui n’existent que pendant cet instant.
Ça se fait pas, mais je glisse quand même deux disques que j’ai enregistrés parce qu’ils sont vraiment fantastiques :
Jessica93 – 666 tours de périph’ (chronique) qui est dangereux pour la société de merde donc nécessaire.
Sam Fleisch – Saturnine Child qui est absolument à pleurer de beauté alors allez écouter ça.
Et enfin la mention chauvin bordelais quand même :
Th Da Freak – Negative Freaks (chronique) qui sont un peu les nouveaux boss de la ville.
Precheur Loup qui est le plus cool.
Mortuaire – Monde Vide qui ont la plus belle pochette et qui représentent mieux que personne comment devrait sonner une cave humide bordelaise remplie de merde de rats (c’est un compliment).
Le top de Bruit ≤ (chronique de The Age of Ephemerality)
L’année 2025 a été remplie de découvertes musicales et de bonnes surprises. On ne compte plus les albums qu’on a écoutés en boucle dans le van, mais ceux-ci nous ont particulièrement marqués et nous accompagneront probablement longtemps.
Shallowater – God’s Gonna Give you a Million Dollars
Geese – Getting Killed
Caroline – Caroline 2
Spafford Campbell – Tomorrow Held
Oneohtrix Point Never – Tranquilizer
Le top d’Arnaud Fournier (chronique de 100 % Black Puzzle)
Coilguns – Odd Love (chronique)
Je triche un peu car il est sorti à la toute fin de 2024 et je l’ai acheté début 25. Impossible de ne pas le citer car il ne quitte pas ma platine. Album d’un groupe qui a mis 10 ans à atteindre la perfection (c’est peu !). Cet album est dingue d’inventivité et d’émotion, il fout les poils à tous les titres. Et que dire de leurs prestations live…
Viagra Boys – Viagr Aboys
Le meilleur groupe de post-punk pour moi, plein de déglingue et d’ouverture sur d’autres genres. L’album est top, dans la lignée du précédent Cave World, qui reste pour moi leur chef-d’œuvre.
Herman Dune – Odysseus
Songwriting, mélodies entêtantes, arrangements, univers… Tout en fait pour moi le meilleur album studio depuis les albums cultes des années 2000. Pour avoir assisté à la trentaine de dates européennes en tant que tour-manager, l’effet des chansons même « à poil » (guitare sèche + voix) est immédiat sur le public, et apporte une émotion réconfortante et universelle.
The Young Gods – Appear Disappear (chronique)
L’album qu’on attendait depuis vingt ans ! Ils sont bien de retour. Album radical, hyper bien produit, on retrouve le mood des albums cultes des années 90. Pareil en live : super show, gros son, beau lightshow. Sortir un album pareil après quarante ans de carrière, c’est juste ouf.
Bruit ≤ – The Age of Ephemerality (chronique)
Deuxième album épique du meilleur groupe de post-rock français. L’album monte en puissance tout au long des deux faces. Gros niveau sur les compos, la prod et les arrangements. Album à ranger aux côtés des meilleurs de Mono, Caspian et du label Constellation.
Alabaster DePlume – A Blade Because a Blade Is Whole
Ma découverte la plus récente. Saxophoniste de jazz de Manchester, avec un son de sax très typé. Influencé par les Ethiopiques, le spoken word, la folk et les musiques du monde, ce dernier album est magnifique et invite au voyage.
Le top de Jessica93 (chronique de 666 tours de périph’)
Prise Rapide – Trop Plein
Arthur Satàn – A Journey That Never Was (chronique)
My Dog’s a Bear – Deep Fried Bitches
Malemort / Cerbère – Aimless / Glace Mère (split)
Noir Boy George – Metz Noire (Réédition)
Le top de Pain Magazine (chronique de Violent God)
Water From Your Eyes – It’s a Beautiful Place
Un album qui parait conçu sans le moindre effort et sonne comme un indispensable. Il contient tout ce que j’aime parmi les tendances electro-pop de cette année everything (avec un chant rêveur et blasé dreamy à la James K ou Smerz) avec une guitare qui sonne comme si elle avait été enregistrée en quelques heures dans une chambre par quelqu’un qui croit réellement que la musique a de l’importance. Ou peut-être je suis juste nostalgique de quand j’avais seize ans et que j’écoutais Loveless de MBV pour la première fois. (Louisahhh)
Mütterlein – Amidst the Flames, May Our Organs Resound (chronique)
La Dispute – No One Was Driving the Car
Billie Marten – Dog Eared
Dijon – Baby
Mini Trees – Slow It Down
DJ LOUI FROM JUPITER4 – Amplificado
Le top de Pamplemousse (chronique de Porcelain, interview)
FACS – Wish Defense (chronique)
Chat Pile & Hayden Pedigo – In the Earth Again
Preoccupations – III at Ease
Ventura – Superheld (chronique, interview)
Mogwai – The Bad Fire (chronique)
Le top de Ventura (Philippe Henchoz, guitariste-chanteur) (chronique de Superheld)
Chris Brokaw – Ghost Ship (chronique)
Je me souviens lire la chronique de ce disque dans le new Noise (je ne me souviens pas du nom de l’auteur de la chronique…………) et je ne saurais être plus en désaccord. Je trouve ce disque magnifique. Il est majestueux, lumineux, sombre, tout et son contraire en même temps. Rien que pour « Away From Me » et son incroyable texte, j’affirmerais assez volontiers que c’est peut-être le meilleur disque solo de Chris Brokaw. Ou alors le plus poignant. À votre guise.
Shiner – Believeyoume
Shiner est un groupe pour le moins sous-estimé. Si vous vous emmerdez un soir (ça fonctionne aussi le matin, probablement), allez voir des live sur YouTube. C’est un putain de groupe de malade. « Pills » est un morceau hors normes, aussi hors normes que le groupe qui en est l’auteur. Ils ont fait six albums, ils sont tous au-delà de la décence, et de la moyenne, et celui-ci est clairement meilleur que celui d’avant, qui était loin d’être mauvais.
Deftones – private music (chronique)
J’aime beaucoup les Deftones, décidément. Ils n’ont pas réinventé leur propre roue, c’est certain, mais c’est facilement le disque que j’ai le plus écouté cette année.
caroline – caroline 2
Excellent deuxième album des Britons, qui est à cheval entre l’expérimentation et la pop mainstream, exercice qui leur sied à merveille. Du post-rock pastoral.
Lemonheads – Love Chant
D’abord ça fait plaisir d’avoir un nouvel album des Lemonheads. Et puis il y a « Deep End », un tube dont seule cette tête de nœud d’Evan Dando a le secret, semble-t-il.
Le top lecteurs, de la rédaction, de nos rédacteurs.