Janet Weiss quitte Sleater-Kinney

Janet Weiss quitte Sleater-Kinney

Après une séparation en 2006, le trio punk féminin Sleater-Kinney avait réussi sa reformation en 2015 avec No Cities To Love, suivi d’une tournée couronnée de succès (qui avait d’ailleurs donné lieu à la sortie de l’album live, Live In Paris). Alors qu’un nouvel album, The Center Won’t Hold, paraitra le 18 août prochain, la batteuse du groupe Janet Weiss vient d’annoncer à la surprise générale son départ, en raison de “la nouvelle direction prise par le groupe” (cf lettre ci-dessous publiée sur les réseaux sociaux). Il est vrai qu’à l’écoute du premier single, “The Future Is Here”, on peut comprendre son désarroi… Jonathan...

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Fontaines D.C. – Dogrel

Fontaines D.C. – Dogrel

(Partisan, 12 avril 2019) Maudits soient les british ! Eux qui prennent toujours un malin plaisir à nous rappeler à quel point ils sont meilleurs que nous. Dans tous les domaines, ou presque (les anglais ont fait fort avec le Brexit, mais notre gouvernement se surpasse chaque jour pour prouver qu’on peut rivaliser en connerie) : en nous mettant des taules au rugby dès que l’occasion se présente, en monopolisant le haut de l’affiche footballistique quand on préfère se faire humilier en mondovision (par des british, tant qu’à faire) ou en sortant en moyenne quatre bons groupes rock quand on en sort un.  Après la déferlante punk/post punk anglaise nouvelle génération (Sleaford Mods, Idles, Shame, Slaves…), au tour des irlandais de frapper un grand coup. Pour remuer le couteau, ceux-là ont choisi un nom qui pourrait presque sonner frenchie : Fontaines D.C. Mais pas de doute possible, D.C. désigne bien Dublin City. Dur. “I’m gonna be big” clame d’emblée Grian Chatten (“Big”). Ambitieux, certainement. Présomptueux ? Pas tant que ça. Car ce groupe-là n’éprouve visiblement pas la moindre difficulté à écrire des tubes (“Roy’s Tune”, “Boys In The Better Land”), à trouver le riff qui ne va plus te lâcher (“Too Real” qu’on a bien dû écouter 45 fois avant la chronique), à dégoter une ligne de basse qui nettoie tout ce qui traine (“Hurricane Laughter” qu’on a bien dû écouter 42 fois), à convoquer les Cure quand il s’agit d’ajouter un brin de mélancolie (“The Lotts” ou “Television Screens” face auquel il est difficile de ne pas rester scotché) ou les Pogues quand ils font dans la ballade à entonner pinte à la main (“Dublin City Sky” dont le chant ressemble à s’y méprendre à celui de Shane McGowan sur “Sally McLennane” du mythique Rum, Sodomy & The Lash). L’atout numéro un de Dogrel n’est sans doute pas l’originalité mais bien le fameux triptyque énergie/mélodie/spontanéité après lequel tout le monde court, mais que peu parviennent à attraper. Ça parait simple voire tout con (“Liberty Belle” qui flirte avec le punk à roulettes mais sans se jeter à pieds joints dans la faute de goût), c’est surtout très bon. Et une de plus pour les British ! On les aura un jour, ne perdons pas espoir. Jonathan Lopez Fontaines D.C. se produira le week-end des 8 et 9 juin en plein air dans le cadre de Villette Sonique (Paris). Ah, et ce sera...

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Interview – Cloud Nothings

Interview – Cloud Nothings

Jusque-là, Cloud Nothings c’était un peu le groupe maudit en interview pour nous. Après quelques annulations de dernière minute ces dernières années, on avait fini par ne plus trop y croire, et par se dire que ce groupe-là, au fond, ne goûtait guère l’exercice. Il a le droit après tout. Mais cette année, alors qu’on s’était déjà réconciliés avec eux musicalement grâce à Last Building Burning qui revient à un son bien plus brut que Life Without Sound, ils ont accepté, sans aucun signe avant-coureur d’une possible annulation… jusqu’au jour J. Alors qu’ils se produisaient au Point Ephémère (Paris), que tout était calé pour une interview avant le concert, ils ont essayé de se débiner à plusieurs reprises. Mais c’était sans compter sur la persévérance de Chloé, attachée de presse chez PIAS, qui s’est démenée (autant qu’elle s’est arrachée les cheveux) pour trouver une solution, pas aidée par une manageuse peu arrangeante… Finalement, nous l’avons faite cette interview, mais pas avec Dylan Baldi, chanteur-guitariste et principal compositeur du groupe, comme prévu mais Chris Brown, second guitariste et récente recrue du groupe, pas forcément très à l’aise dans l’exercice mais fort sympathique au demeurant. Résultat : une interview semi préparée semi improvisée et beaucoup d’énergie gaspillée. © Daniel Topete Quand as-tu rejoint le groupe et comment ça s’est fait ? J’ai commencé à jouer avec le groupe en juin 2016, après l’enregistrement de Life Without Sound. Ils ont réalisé qu’ils avaient besoin d’un guitariste pour la tournée parce que certains passages de l’album sonneraient bizarrement avec une seule guitare. Je les connaissais depuis très longtemps, Jason (Gerycz) le batteur et moi, on a grandi ensemble. J’ai ensuite connu TJ (Duke, bassiste) et Dylan (Baldi, chanteur-guitariste) en jouant à Cleveland et dans les parages. Donc ils m’ont demandé de les rejoindre et j’ai accepté. C’était une décision très facile à prendre. Tu es donc arrivé après Life Without Sound qui était un album assez surprenant de la part de Cloud Nothings, beaucoup plus pop et moins énervé, moins tendu, moins noisy. L’avais-tu écouté avant de les rejoindre et que pensais-tu de cet album ?Oui, Dylan m’a montré tous les morceaux, comment les jouer… C’était clairement un changement par rapport aux albums précédents mais ça ne me semblait pas non plus inapproprié, c’était l’étape suivante. Faire grandir et évoluer le son du groupe. J’ai trouvé ça différent mais je me suis dit que c’était la bonne direction à prendre. Pourquoi être revenu à un son beaucoup plus agressif sur ce nouvel album, Last Building Burning ? Ça avait quelque chose à voir avec ton arrivée ?(Rires) Non, je ne vais pas assumer cette responsabilité ! Ce n’était pas vraiment une décision réfléchie, on ne s’est pas...

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LANE – A Shiny Day

LANE – A Shiny Day

(Twenty Something, 8 mars 2019) Ça leur avait manqué aux frères Sourice. S’enfermer dans un studio pour faire du bruit, partir en quête de la mélodie imparable, enregistrer, se planter, se marrer, recommencer. On ne doute pas que l’expérience a dû être ô combien stimulante en compagnie de deux jeunots (les frères Belin, du groupe Daria) et d’un très jeunot (Felix Sourice, fils de Pierre-Yves) ! Comme un nouveau départ en somme. Ça nous avait manqué à nous aussi, sevrés d’albums des Thugs depuis près de 20 ans. La première ration de 4 titres l’été dernier avait suffi pour raviver la flamme. Ici, le plaisir est prolongé sur 10 titres. Mais ne nous méprenons pas, ceci n’est pas le retour des Thugs. Il s’agit bien d’un nouveau groupe. Un groupe à trois guitares, de quoi foutre un bon bordel, et potentiellement se marcher sur les cordes. Il n’en est rien, et la basse de Pierre-Yves n’a peut-être jamais été si présente. L’osmose entre chacun est ici évidente. L’urgence est là, elle les guide, elle nous exalte. LANE semble avoir un train à prendre, et nous, on le prend en pleine face. La moitié des morceaux n’excède pas les trois minutes mais les mélodies sont omniprésentes, elles sautent aux oreilles dès les premières écoutes, les riffs marquent les esprits (“A Free Man” qui sonne comme un hymne) et les refrains collent aux neurones (“Clouds Are Coming”, “Winnipeg”). Même quand LANE calme le jeu, invite la mélancolie à la fête, l’émotion nous prend à la gorge, la réussite est totale (“Red Light”). En deux mots comme en 100 : ÇA TUE. Le tempo ralentit également en fin d’album (“Down The River”), la section rythmique relâche enfin l’étreinte avant d’offrir un crescendo qui, on l’imagine déjà aisément, donnera sa pleine mesure lors de fins de sets endiablés. Mais nous n’en sommes pas là. Nous voilà déjà comblés. Les frères Sourice détiennent toujours la formule, elle se marie merveilleusement bien avec celles des frères Belin. Cette union était une brillante idée, ce retour aux affaires est une bénédiction. C’était long toutes ces années, ne nous faites plus jamais ce coup-là. Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DES THUGS – IABF Chronique à retrouver également dans le New Noise #47 Février-Mars...

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Le premier album de LANE sortira en mars

Le premier album de LANE sortira en mars

Après un premier EP très réussi sorti l’an passé, LANE, le groupe réunissant deux anciens Thugs, Pierre-Yves et Eric Sourice, deux anciens Daria, Camille et Etienne Belin et Felix Sourice (fils de Pierre-Yves) sortira son premier album le 8 mars prochain. Intitulé A Shiny Day, il sortira chez Nineteen Records, label d’Eric Sourice. Un premier morceau sera dévoilé prochainement. Voici la pochette de l’album : LANE sera en concert à La maroquinerie de Paris le 6 avril. LIRE LA CHRONIQUE DE IABF DES...

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