Le premier album de LANE sortira en mars

Le premier album de LANE sortira en mars

Après un premier EP très réussi sorti l’an passé, LANE, le groupe réunissant deux anciens Thugs, Pierre-Yves et Eric Sourice, deux anciens Daria, Camille et Etienne Belin et Felix Sourice (fils de Pierre-Yves) sortira son premier album le 8 mars prochain. Intitulé A Shiny Day, il sortira chez Nineteen Records, label d’Eric Sourice. Un premier morceau sera dévoilé prochainement. Voici la pochette de l’album : LANE sera en concert à La maroquinerie de Paris le 6 avril. LIRE LA CHRONIQUE DE IABF DES...

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Iggy Pop va produire une série sur le punk

Iggy Pop va produire une série sur le punk

Ce n’est rien de moins qu’Iggy Pop, l’un de ceux à l’origine du punk avec ses Stooges à la fin des années 60, qui est à la tête d’une série de 4 épisodes sur le genre. Sobrement intitulé Punk, la série, co-produite par John Varvatos, verra intervenir quelques figures emblématiques du mouvement en Angleterre et aux Etats-Unis (mais visiblement, uniquement les plus connus). Jugez plutôt : John Lydon (ex-Johnny Rotten des Sex Pistols pour les incultes, avant de changer de nom et de style avec PiL), Marky Ramone (vous trouverez tout seul dans quel groupe il jouait), Wayne Kramer du MC5, Debbie Harry et Chris Stein (madame Blondie et son guitariste), Jello Biafra des Dead Kennedys ou encore Danny Fields, patron d’Elektra Records qui a vu passer quelques allumés punk en son sein. Plus incongrues, notons les présences de Dave Grohl (vous voyez qui c’est, hein ?), Flea (bassiste-slapper des Red Hot) et Duff McKagan (qui a joué dans plusieurs groupes obscurs mais bons de Seattle avant de devenir riche avec ces pitres de Guns N’ Roses… et de retourner dans les obscurs mais bons Walking Papers). Dans ce panorama complet sur “la musique, la mode, l’art et l’attitude DIY qui ont fait cette culture underground de marginaux et d’inadaptés auto-proclamés“, on nous promet des “photos rares et inédites, de vieilles archives vidéo poussiéreuses, ainsi qu’une bande originale bruyante faite de réussites et d’échecs du punk“. La série sera sur les écrans américains à partir du 11 mars, aucune date de diffusion n’a pour l’heure été annoncée pour la France. Jonathan Lopez Allez, à défaut d’une bande-annonce, on se remate un live de 1969 de l’iguane (l’image est pourrie, mais l’essentiel est ailleurs) LIRE LA CHRONIQUE DE SON DERNIER ALBUM (GUÈRE TRANSCENDANT) POST POP DEPRESSIONLIRE LA CHRONIQUE DE READY TO...

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5 chansons, 5 disques par Mudhoney

5 chansons, 5 disques par Mudhoney

Il y a trois ans, l’un d’entre nous rencontrait Mudhoney pour la première fois, au cours d’un échange vif et passionné. Une expérience restée gravée. Car rencontrer Mudhoney pour une interview, c’est un vrai rêve de fan. Non pas que le groupe soit particulièrement inaccessible, on ne compte pas les photos de gens qui ont pu les croiser aux abords de leurs concerts, mais ils ne passent pas si souvent par chez nous et quand on n’a jamais vraiment eu l’occasion de discuter avec eux, c’est un moment assez énorme. Surtout quand, l’interview ayant un peu de retard, on a l’occasion de profiter des balances, quasiment seuls dans la salle. Seule petite déception, le chanteur Mark Arm ne sera pas de la partie, laissant la corvée des relations publiques au guitariste Steve Turner et au bassiste Guy Maddison. Déception vite envolée quand les deux répondent avec franchise, humour et sympathie (et un accent australien pas toujours facile à comprendre pour nous pauvres frenchies, en ce qui concerne Maddison) à nos questions sur 5 de leurs chansons.  © Emily Rieman Mudride (Superfuzz Bigmuff EP, 1988) Steve Turner : C’est une de nos plus vieilles chansons. On l’a écrite assez tôt. Il y avait carrément du Spacemen 3 et du 13th Floor Elevators dans nos inspirations pour ce morceau, je dirais.Guy Maddison : C’est comme ça que ça sonne ! (rires)ST : C’était marrant d’avoir un morceau plus lent pour se lâcher au début du groupe. On la fait encore, parfois, mais ça prend du temps pour l’amener à sonner comme il faut. Je pense qu’il faut la jouer souvent pour qu’elle sonne bien. GM : Oui, elle a un groove particulier sur lequel il faut qu’on se cale pour qu’elle sonne comme elle devrait. Je trouve qu’elle ressort de l’EP. C’était voulu ?ST : Non…C’est sur Superfuzz ? (Je confirme) Ben, on avait déjà « If I Think » qui était plus lente. Oui, mais sur celle-ci on sent du Black Sabbath sur les bords.ST : Nous, on pensait faire du psychédélique. Mais bon, j’en sais rien. On avait plus de chansons que les 6 qu’on a sorties sur Superfuzz. On a choisi un groupe de chansons variées, tu vois. Selon nous ! (rires) Cette question était plutôt destinée à Mark Arm, puisque c’est lui qui écrit les paroles, mais ça parlait de quelque chose en particulier ?ST : Il ne saurait pas répondre non plus à cette question ! (rires)Non, je crois qu’il ne parlait pas de quelque chose en particulier, il cherchait à évoquer des images. Nos plus vieilles chansons sont un peu plus brutes. Je n’ai jamais vraiment eu une idée précise de ce dont parlait ce morceau. GM : Souvent, Mark écrit des choses et il...

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Au revoir et merci Pete Shelley (Buzzcocks)

Au revoir et merci Pete Shelley (Buzzcocks)

Il était un des grands noms du punk anglais et il vient de nous quitter à l’âge de 63 ans. Pete Shelley, chanteur-guitariste des Buzzcocks, aurait succombé à une crise cardiaque jeudi 6 décembre. En 1976, il formait avec Howard Devoto les Buzzcocks à Manchester et participait ainsi à la vague punk anglaise, aux côtés des Sex Pistols et Clash, qui allait mettre un bon coup de latte dans la fourmilière rock et rebattre les cartes. Les Buzzcocks c’était l’urgence punk mêlée à l’efficacité pop de mélodies imparables, les Buzzcocks c’était des tubes à gogo, regroupés dans la formidable compil Singles Goin’ Steady revenant sur la période phare du groupe entre 77 et 79, où ils ont sorti 4 albums essentiels qui inspireront des générations entières. Après une séparation en 1981, le groupe s’était reformé 8 ans plus tard. Les Buzzcocks ont sorti leur dernier album, The Way, en 2014 et avaient célébré leurs 40 ans de carrière il y a deux ans au cours d’une grande tournée. RIP Pete Shelley Quelques classiques des...

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Cloud Nothings – Last Building Burning

Cloud Nothings – Last Building Burning

S’il figure sans conteste parmi les groupes les plus excitants de ces dernières années, Cloud Nothings est aussi l’un des plus frustrants. Son troisième album, Attack On Memory, fut le premier coup d’éclat. Un disque sombre et rempli de rage qui s’ouvrait par deux monuments mais ne parvenait pas à (ne pouvait décemment pas ?) maintenir un tel niveau tout du long. Son successeur, Here And Nowhere Else, moins inégal, conservait un léger goût d’imperfection. Pas loin mais pas encore l’album ultime non plus. Alors, l’an passé, Dylan Baldi a tout rasé pour nous pondre un Life Without Sound tout propre sur lui et il faut bien le dire, tout vilain (même si tout le monde n’était pas de cet avis). Au diable l’urgence, les incartades noisy, les cris viscéraux, la saturation faite reine, place au punk FM calibré pour collégiens en quête de sensations fortes. Un coup de massue terrible, une déception immense qui se devaient d’être vite effacés sous peine de rayer de la carte ce vil usurpateur. Et bien, épongez les gouttes de sueur qui perlent de votre front, Dylan Baldi a entendu nos pleurs. Conscient qu’il avait un peu trop forcé sur la guimauve, il nous revient vénère comme jamais. Point de tergiversation ici, Cloud Nothings nous prend à la gorge d’emblée et ne desserre quasiment jamais l’étreinte. En résulte un album forcément un peu étouffant mais ô combien revigorant. Pour ne pas passer pour des bourrins de service, le quatuor nous a quand même réservé quelques relatifs moments de répit comme cet « Offer An End » un poil moins rentre dedans mais on reste loin (et on s’en félicite !) des petites ritournelles innocentes et gonflantes du disque précédent. Totalement ressuscité, Cloud Nothings nous rappelle également sa science du break qui brise la nuque avant de poursuivre dans les cris et la fureur (« The Echo Of The World »). Dommage que le traditionnel morceau montagnes russes (« Dissolution » qui frime du haut de ses 10’51) ressemble davantage à un passage obligé désormais. On est loin, très loin des sommets qu’étaient « No Future/No Past » et « Wasted Days », il y a bien longtemps… Et les mélodies dans tout ça ? Elles sont bien présentes et demeurent efficaces (« Leave Him Now », « Offer An End »), même si elles ne brillent pas toujours par leur originalité. Baldi se fait bien passer pour Joe Strummer au début de « Another Way Of Life » (c’en est presque troublant) mais il tombe vite le masque et retombe sur ses pattes pop/punk version Cloud Nothiennes, sans sombrer pour autant dans ses récents égarements. C’est du Cloud Nothings, pas de doute là-dessus mais du bon, et le doute était permis à ce sujet. S’il ne paie pas de...

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