Don’t Look Back #2 : Metallica – Ride The Lightning

Publié par le 20 mars 2018 dans Don't Look Back, Notre Sélection | 0 commentaire

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité.

© Shyle Zalewski

Au début : Vers 17 ans, je commence à me faire une culture musicale. Ce n’est pas que je n’écoutais rien avant, mais n’étant pas issu d’une famille de mélomanes, mes découvertes s’étaient principalement faites par le biais de mon frère aîné et de la radio. Mais là, c’est fini, et je parcours les chemins semés d’embûches de la découverte autodidacte. Même si pour être honnête, certains amis m’aiguillent un peu. À côté d’une dose presque létale de rock japonais, je veux du gros son qui tâche, je me convainc donc que le métal est fait pour moi. Il faut dire que j’ai commencé la guitare et que j’ai des rêves de devenir guitar hero. Parmi les groupes du genre, celui que je préfère et de loin, peut-être parce que c’est un des seuls que j’apprécie vraiment d’ailleurs, c’est Metallica. Et dans leur déjà pléthorique discographie, ma préférence va à Kill ‘Em All et Ride The Lightning. J’abandonne vite l’idée de savoir un jour jouer les solos de Kirk Hammett, flemmard comme je suis, mais je dois reconnaître qu’à l’époque, j’en rêve.

Après : J’ai grandi , j’ai mûri, et j’ai définitivement compris que le metal n’était pas mon truc. Il faut dire que je suis retourné à mes amours punks, que j’ai découvert le rock indé et aussi que j’ai perdu ma virginité, 3 bonnes raisons de ne plus écouter ce style de musique. Je ne renie pas ma période Metallica pour autant, mais j’ai du mal à m’enquiller 10 minutes de thrash à la suite ; vu que c’est la longueur moyenne d’un morceau, je n’imagine pas me réécouter un album en entier. Il y a encore quelques titres qui squattent régulièrement mes playlists, mais ça reste très minoritaire. Une tentative d’écouter Master of Puppets en intégralité pour rendre hommage à un pote se solde par un échec.

Maintenant : Je mets Ride The Lightning sur la platine pour la première fois depuis peut-être 10 ans, et étonnamment je rentre assez facilement dedans. Même les chansons interminables comme le morceau éponyme ne me sont pas désagréables ; j’irai même jusqu’à dire que je les trouve plutôt sympas. Et je les connais presque encore par cœur.
Le son est plutôt propre, je m’attendais à bien pire en me basant sur mon souvenir et finalement “For Whom The Bell Tolls” ou “Fade To Black” me font même plaisir. La voix de James Hetfield est assez dégueulasse, on sent bien qu’il ne maîtrise pas encore son registre et qu’il est loin d’être la voix marquante du style qu’il deviendra par la suite. Et en fait, ça a son charme.
Pour la basse de Cliff Burton, que j’ai longtemps encensé juste par principe, je vois aujourd’hui tout son intérêt. À l’image de Lemmy, ce n’est pas sa technique qui marque mais son son distinctif et ses trouvailles super efficaces. Du coup, ça tranche avec la branlette guitaristique, et c’est plutôt cool.
Bon, j’avoue, sur la face B “Trapped Under Ice” et “Escape” ont très peu d’intérêt. En même temps, je ne les aimais déjà pas trop à l’époque. En revanche, même si les paroles sont nulles à chier, “Creeping Death” fonctionne très bien, et je fonds toujours pour “Call Of Cthulhu”. Je ne pensais pas passer un si bon moment.

Bilan : Je comprends très bien pourquoi ce disque est un classique du genre, et je suis très surpris de voir qu’il me plaît toujours à ce point. Il est certainement plus maladroit et moins abouti que Master Of Puppets, il a beaucoup de défauts du genre et est difficile à prendre au premier degré quand on a passé l’âge, mais ça reste un album bien foutu qui séduira certainement encore de nombreux kids tant qu’il y aura des gamins en quête de gros son et de guitar heroes. Ça me donne limite envie de ressortir Kill ‘Em All

Blackcondorguy

 

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