PLAYLIST – Hommage à Florian Schneider (Kraftwerk)

PLAYLIST – Hommage à Florian Schneider (Kraftwerk)

Le monde de la musique vient encore de perdre un des siens, un pionnier des musiques électroniques, multi-instrumentiste hors pair, spécialiste de la flûte et du vocoder. L’un des hérauts du Krautrock, cette appellation générique quelque peu fourre-tout donnée à la scène allemande expérimentale, tous styles confondus, des années 70 (Klaus Schulze, Ash Ra Tempel, Tangerine Dream, Can, Neu!, Faust, Amon Düül II, etc.). Florian Schneider était surtout, avec Ralf Hütter, l’une des deux “âmes fantômes” dans la matrice Kraftwerk, dès leurs débuts en 1970 avec les “trois albums de chauffe” enregistrés par Conny Plank et volontairement écartés du “catalogue officiel” (Kraftwerk, Kraftwerk 2 et Ralf und Florian), puis au sein d’un quatuor enfin stable (pour le moment !), en compagnie de Wolfgang Flür et Karl Bartos. Après plusieurs décennies et de nombreux tubes planétaires, Kraftwerk reviendra sur le devant de la scène avec Tour De France Soundtracks (en 2003), album rendant hommage à une autre de leurs passions : le vélo. Une tournée mondiale s’ensuivra, cristallisée dans le CD/DVD Minimum-Maximum, et marquera parmi les dernières contributions de Florian à l’entité Kraftwerk, avant son départ officiel en 2009. Le musicien reviendra aux affaires spontanément et sous son nom, vers 2015, avec le morceau “Stop Plastic Pollution”. Pour rendre un dernier hommage à “l’homme machine”, voici une playlist de vingt morceaux piochés à même le Catalogue et agrémentée de deux surprises, “V-2 Schneider”, le morceau tribute de Bowie issu de Heroes et la reprise de “The Model” par Big Black (parce qu’on est sur Exit Musik quand même !). Maintenant place aux rythmiques motorik, aux synthés délicieusement rétros et la mélancolie robotique ! Julien...

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PLAYLIST – French rock is not dead!

PLAYLIST – French rock is not dead!

Loin des standards de la pop FM, le rock à la française est bel et bien vigoureux pour le plus grand bonheur de nos petites esgourdes. Nullement présent sur les autoproclamées grandes radios musicales qui nous repassent les 10 mêmes artistes soit disant « rock » depuis une bonne décennie, ces « petits » groupes sont les dignes héritiers du peuple gaulois au milieu de cet empire constitué des grosses maisons de disques et de leurs consanguines radios nationales. Nous ne pouvons qu’être admiratifs et remercier les labels indépendants (Vicious Circle, À Tant rêver du roi, Howlin Banana, Bord Bad, Influenza Records, Teenage Menopause, Rejuvenation, Et mon cul c’est du tofu ?, Kerviniou Recordz, Atypeek Music…) qui luttent pour exister et nous proposer de la musique de qualité. Espérons qu’ils ne souffriront pas trop de cette sale période et que d’ici quelques mois les artistes « rock » français survivants ne seront pas les seuls Calogero ou autre Obispo. Afin de leur rendre justice, l’équipe d’Exit Musik a consacré la semaine écoulée à ces groupes qui méritent amplement d’être écoutés, diffusés et achetés bien évidemment ! Chaque jour, un membre de la rédaction a partagé sur notre page Facebook une playlist de 10 groupes/artistes français qui lui sont chers et voici l’ensemble agrémenté de malheureux laissés pour compte pour aboutir à une grande playlist de 100 morceaux. Afin de ne léser aucun auditeur, nous avons décliné ces playlists sur deux supports (Youtube et Spotify). Celles-ci diffèrent légèrement selon les disponibilités des artistes sur ces plateformes. Et même avec (un peu plus de) 100 groupes, on n’a pas pu inclure tous ceux que nous aurions aimé (on n’oublie pas Sweat Like An Ape, Poil, Rome Buyce Night, Kataplismik, Social Square, Cosmopaark, plein de groupes de Et mon cul c’est du tofu? ou Rejuvenation Records…), c’est dire la vitalité de la scène française. Il ne tient qu’à vous de le vérifier en écoutant notre sélection. Soutenez les artistes, payez ce que vous écoutez… et achetez français...

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PLAYLIST – Hommage à John Prine

PLAYLIST – Hommage à John Prine

John Prine aura lutté jusqu’au bout.  On le savait atteint d’un cancer depuis la fin des années 90, maladie qui avait altéré le ton de sa voix. Pourtant la légende de la folk américaine continuait coûte que coûte, en composant de nouveaux morceaux et en les jouant sur scène, toujours avec classe et générosité. Encore récemment, il tournait en France et laissait un souvenir impérissable aux spectateurs éblouis du Café de la Danse. Seulement, le Covid-19 – oui, vous savez bien, ce satané virus qui nous pourrit la vie – sera passé par là, et après plus d’une semaine de long combat, John nous a quittés… Que dire après cela ? Quel hommage écrire ? Sinon célébrer sa mémoire en musique, sans emphase mal placée, simplement avec vingt morceaux entre classiques indémodables, performances live de toutes époques et nouveaux morceaux issus de son dernier album The Tree of Forgiveness. Julien Savès « Make me an angel that flies from Montgomery Make me a poster of an old rodeoJust give me one thing that I can hold on toTo believe in this living is just a hard way to...

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PLAYLIST – Fountains Of Wayne en 20 morceaux

PLAYLIST – Fountains Of Wayne en 20 morceaux

On apprenait la semaine dernière avec beaucoup de surprise et de tristesse le décès d’Adam Schlesinger, ce qui m’a donné envie de me replonger dans la discographie de Fountains Of Wayne. Vous pouvez toujours commencer par leur tube le plus connu (du moins outre-Atlantique), “Stacy’s Mom”, mais vu que c’est un de ceux qui me plait le moins, je vous propose une alternative de 20 titres avec des singles et des choses un peu plus discrètes glanées sur leurs 5 albums. Bonne écoute...

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PLAYLISTS – Stay home and listen to music

PLAYLISTS – Stay home and listen to music

Ce n’est pas d’une originalité folle mais on s’est dit que vous proposer un peu de musique ne ferait pas de mal en ce moment. Voici donc trois playlists dont les titres de morceaux font écho à la situation actuelle et qui reflètent forcément nos goûts personnels. En espérant vous divertir ! Sonicdragao : À l’heure du confinement total, et parce que seule la musique est un soulagement, une petite playlist… Parce que parfois les mots sont vains… On s’inquiète pour nos proches à chaque signe physique suspect. On guette les SMS de nouvelles de nos amis obligés de travailler au cœur de l’effort national. On rage de voir et d’entendre la légèreté des inconscients qui ne pressentent pas le désastre. On aimerait dire toute notre admiration aux sacrifiés de cette crise sanitaire. Alors parce qu’on a pas forcément le talent pour le dire avec des mots et parce qu’on n’a pas envie de se regarder le nombril quand on doit être solidaire avec tout le monde… On emprunte ces chansons et on les partage. Parce que si elles ont pu nous faire du bien, on espère qu’à vous aussi. STAY HOME, TAKE CARE! Blackcondorguy : Voilà une petite playlist qui résume à peu près mon confinement (surtout avec ses titres, parfois celui de l’album, parfois les paroles). Et oui, il y a bien un morceau très 80s post-punk perdu au milieu de tout ça, ça vous montre à quel point le confinement et le manque de sommeil jouent sur ma santé mentale… Stay safe, stay home, stay free! Jonathan Lopez : Pas grand-chose à ajouter que mes camarades n’ont pas dit. Prenez soin de vous, lisez, binge watchez des séries, profitez de votre famille, écoutez beaucoup de musique, lisez nos articles… Et continuez à acheter des disques pour soutenir les artistes, labels, disquaires qui en ont bien besoin actuellement. Toutes nos...

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PLAYLIST – Hommage à Andrew Weatherall

PLAYLIST – Hommage à Andrew Weatherall

DJ émérite, remixeur star, producteur inspiré (Screamadelica, faut-il le rappeler ?), Andrew Weatherall a eu de multiples vies (quitte à brouiller les pistes et perdre ses fans en chemin) mais il obéissait toujours au même credo : marier les musiques, mélanger les cultures et dynamiter les conventions. C’était un inlassable pourfendeur d’œillères, l’un des meilleurs représentants d’une approche culturelle purement anglaise qui consiste à casser toute barrière, chapelle ou convenance propre à un genre musical, et embrasser le vaste éventail des possibilités pour imaginer une nouvelle voie. À travers vingt morceaux de choix, nous avons souhaité célébrer cette grande figure de la musique anglaise depuis le début des années 90, et explorer ses multiples entités (The Sabres of Paradise au sein de Warp, Two Lone Swordsmen, The Asphodells, etc.), sa carrière solo et quelques-uns de ses remix les plus habiles. En toute fin, l’un des derniers « coups » d’éclat récents de Jah Wobble, avec des membres de Public Image Limited, Killing Joke et The Pop Group, un titre directement inspiré par le Brexit sur lequel a collaboré Andrew. Il est largement préférable de lire cette playlist via youtube, la plupart des morceaux n’étant pas disponibles sur les autres lecteurs. Julien...

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PLAYLIST – Rage Against The Machine en 20 morceaux

PLAYLIST – Rage Against The Machine en 20 morceaux

Après avoir canardé les 90’s avec un son révolutionnaire, fusion rap rock maintes fois imitée mais jamais égalée, Rage Against The Machine revient pour une série de concerts. Au fond, peu importe la motivation, qu’elle soit purement financière (on n’a pas envie d’y croire mais on n’est pas totalement crédules…) ou bien pour réveiller un peu notre âme contestataire (on y croit) à l’heure où les politiques ruinent notre planète, sans que ça émeuve outre mesure… Le plus important, c’est de pouvoir vibrer à nouveau aux riffs jouissifs de Morello, au groove dantesque de Wilk/Commerford et au flow survolté de De La Rocha. Rendez-vous est donc fixé au 1er septembre à Saint Cloud (92) pour le Festival Rock En Seine. Et pour vous y préparer au mieux, retour en 20 morceaux sur les titres les plus marquants de leur discographie. Tous nos articles sur Rage Against The Machine Toutes nos playlists best...

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PLAYLIST – le Canada en 20 morceaux !

PLAYLIST – le Canada en 20 morceaux !

(Attention, attention, présence de clichés dans ce communiqué fortement probable) Harry et Meghan déménagent au Canada ? A cause de la Reine ? Des paparazzi ? De Kate et William ? Hé non, mes petits cariboux ! Décision purement musicale ! Et volonté farouche de fricoter avec la riche scène locale. D’où la playlist de bienvenue pour cette arrivée princière au Canada ! On aurait pu aussi vous mettre du Céline Dion ou du Garou, Tabernacle ! Ben… NON ! Plutôt une sélection de quelques cousins canadiens talentueux. Du rustique old school estampillé 60’s-70’s, du millésimé culte de chez Constellation, et quelques pépites plus ou moins obscures. Keep cool, faites chauffer les pancakes, arrosez de sirop d’érable et enjoy… Kanada ! (Ce message n’a pas été approuvé par l’office du tourisme canadien et la monarchie...

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Battle psyché US : Roky Erickson vs Sky Saxon

Battle psyché US : Roky Erickson vs Sky Saxon

Il y a des choses dans la vie qu’on reporte encore et encore. En ce qui me concerne, découvrir les discographies solo des deux anciens leaders de groupes psychédéliques cultes, par ailleurs trop tôt disparus, j’ai nommé Roky Erickson (ancien 13th Floor Elevators) et Sky Saxon (ancien Seeds). Alors, voici, en 5 morceaux chacun, ce qui émerge après une première passe, sans doute un peu superficielle, sur le travail de ces deux légendes. Première constatation, Roky peut clamer des productions relativement plus professionnelles que Sky, le côté impro de ce dernier ne serait pas passé avec certains producteurs. Ensuite, en terme de volumétrie de production, notre ami Roky, pourtant encore très loin d’une logorrhée musicale, prend l’avantage. Par ailleurs, les innombrables groupes et appellations du Sky “solo” le desservent forcément pour ce critère quantitatif. Enfin, au jeu de qui est le plus perché et n’a toujours pas atterri depuis 67, Sky Saxon s’impose largement en apparence, même si son challenger dans la catégorie est un schizophrénique notoire, d’ailleurs passé par les électrochocs et ayant souffert de visions hallucinatoires, vampires et autres créatures faméliques entre autres, pendant de nombreuses années. Alors, voici pour commencer, 5 pistes fabuleuses de Mr Roky Erickson, tirées de trois LP (Evil One, Don’t Slander Me et All That May Do My Rhyme) : 1. “Two Headed Dog” (The Evil One, 1987) : c’est rock, c’est bien foutu, c’est jouable sur les ondes (sans être FM quand même). Roky E. a la voix des bons jours. En tendant l’oreille, on entend des cris déments, à moins que ce soient des cris de gremlins… Bonne entrée en matière ! 2. “Night Of The Vampire” (The Evil One, 1987) : choisissez plutôt cette version que celle de Gremlins Have Pictures pour un Roky qui s’égosille, nous prévenant d’un danger imminent et nous fait un début de “bridge” avec l’accent transylvanien. Les synthés et les grattes font bien 80’s, pour le charme supplémentaire… 3. “Burn The Flames” (Don’t Slander Me, 1986) : j’adore ! Roky parle plus qu’il ne chante. Il a l’air plutôt sobre sur ce coup-là, ce qui ne rend son propos que plus jouissif. Au passage, un petit solo de gratte des familles qui déchire bien et fait passer un peu les 6 minutes du morceau, longueur qui dénote dans un album assez rock et qui va à l’essentiel (il contient notamment les deux hits en puissance, “Dont Slander Me” et “Bermuda”, mais autant sortir un peu des sentiers battus, n’est-ce pas ?). 4. “Can’t Be Brought Down” (Don’t Slander Me, 1986) : pour moi, la marque de fabrique du père Roky post-13th Floor, à savoir un frontman qui s’éclate les cordes vocales avec, derrière, un...

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PLAYLIST – David Bowie, l’anti best of

PLAYLIST – David Bowie, l’anti best of

Quatre ans déjà que le roi David nous a quittés et plus aucun nouveau son à se mettre dans les oreilles (simplement quelques nouvelles versions à l’intérêt variable qui ressurgissent comme par magie). Pas de livraison majeure d’inédits fantastiques en dehors d’un concert historique à Glastonbury en 2000. Retour gagnant du monstre Bowie dans un festival qu’il n’avait plus fréquenté depuis des décennies. Ce concert fut l’interprétation d’un best of, en mode festival. J’ai envie ce soir de m’envoyer du Bowie plein la tête, mais pas les titres les plus connus, sortir des sentiers battus (pour les non-initiés s’entend). Fermez les yeux, mettez un casque, c’est parti pour une virée magique. Laissez-vous guider, je vous emmène à la découverte de titres plus confidentiels et néanmoins géniaux. Aucun classement, aucune chronologie ni cohérence juste des chansons que j’adore… Let’s Dance! UN. “Time” tiré de Aladdin Sane, géniale balade, piano bastringue et Bowie en mode pute de cabaret, sommet de son époque Glam, composition fabuleuse, et les Spiders from Mars au sommet de leur art. DEUX. “Black Tie White Noise” tiré de l’album éponyme paru en 1993. Funk, Soul, chant sirupeux, dragueur, Bowie adorait la musique Black et savait s’y mettre aussi. Un régal. TROIS. “Jump They Say” tiré du même album. Drum’n Bass, cuivres, envie de se bouger le popotin, Bowie aborde ici un sujet très personnel et traumatisant : la schizophrénie de son frère qui mourra tragiquement (suicide). Tout est dit dans le titre. QUATRE (voire CINQ ET SIX) “Sweet Thing, Candidate et Sweet Thing Reprise”. Enchainement monstrueux de trois titres démentiels. Compos de folie. Bowie qui se lâche. Chant, cuivres, chœurs, claviers…. Derniers délires des Spiders sur l’album Diamong Dogs. Encore une fois un sommet. Et ces titres précédaient « Rebel Rebel » sur l’album. A l’époque c’est le roi du monde ! CINQ. “Telling Lies” Tiré de l’album Earthling, livraison monumentale des années 90 et retour au sommet (un de plus). Sublime morceau. Bowie chante comme si sa vie en dépendait. C’est juste bouleversant.SIX. “I’m Afraid Of Americans” tiré du même album. Il le disait en 1995. On continue de le penser. Ce titre est énorme. Influence Nine Inch Nails (pas étonnant avec Reznor à la prod… et c’est même lui qui pourchasse Bowie dans les rues de New York dans le clip !) SEPT. “Cactus” tiré de l’album Heathen (que j’adore). Reprise de Pixies. Bowie se l’approprie bien sûr mais comme souvent chez lui c’est un hommage. HUIT. “I Have Been Waiting For You” Autre reprise tirée du même album. Cette fois Bowie reprend un titre magnifique du Loner et le magnifie. On pensait leurs univers éloignés (mais pas antinomiques), pas tant que ça.NEUF. “Joe The...

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