Polarbird – Burst

Polarbird – Burst

Mesdames et messieurs, Polarbird ! Polarbird c’est une bande de potes bercés au son des 90s qui se sont dit un jour « pourquoi pas nous ?« . C’est vrai ça, pourquoi pas eux ? Donc ils l’ont fait, ils ont chopé une mascotte (le beau pingouin de la pochette bien coolos signée Halfbob), enregistré des premiers morceaux à l’arrache, donné quelques concerts chaotiques et, peu de temps après, rejoint d’autres potes au sein d’Influenza Records avec qui ils partagent cet amour de l’Indie avec un grand I. Aujourd’hui sort leur premier album et ça tombe plutôt bien, le groupe semble arrivé totalement à maturité. Toujours très inventif dans son jeu de guitare, Olivier nous susurre de délicieux motifs mélodiques, qu’il saupoudre régulièrement d’une saturation bienvenue, sûr de sa force et de ses comparses qui assurent une section rythmique béton à l’humeur changeante (on y reviendra). Au chant, toujours cette très agréable impression qu’il passait dans le coin, qu’on lui a tendu un micro et qu’il a tenté le coup. Entre branleur assumé et chanteur appliqué. Et comble de bonheur, pour nous auditeurs gâtés, le trio prend toujours un malin plaisir à faire partir en vrille ses morceaux. C’est aussi pour ça qu’on aime Polarbird. Jamais avares en mélodies accrocheuses, leur goût pour le crade et les fins apocalyptiques a, en outre, le don de porter leurs morceaux vers des sommets insoupçonnés (le pompon pour les formidables « Gone » et « Brothers » au final mémorable, qui font déjà figures d’indie tubes de l’été par chez moi). Du bruit, des dissonances, des mélodies… Que demande le peuple ? Et bien pourquoi pas un un bon petit solo tout ce qu’il y a de plus cool sur « One Of Yr Numbers » (qui s’autorise aussi un pont quasi post rock, on ne se prive de rien). Clairement Polarbird a mis un paquet d’ingrédients de choix dans la marmite et a remué bien comme il faut. Les précédents EP étaient séduisants, ce premier essai long format, bluffant de maitrise, ne fait que confirmer tout le bien qu’on pensait d’eux. Reste à espérer que le premier double album de Wonderflu (prévu pour juin) leur donne l’idée de faire encore plus long la prochaine fois que ces 9 morceaux gobés d’une traite, qui évidemment nous rassasient, mais nous ouvrent aussi grandement l’appétit. JL   Burst by polarbird Burst est disponible en digital ici et en précommande en CD et vinyle sur la boutique d’Influenza Records. Last but not least, Polarbird défendra son nouveau bébé à l’occasion de la release party le 6 mai prochain sur la scène du Supersonic...

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Polarbird prêt à dégainer son premier album

Polarbird prêt à dégainer son premier album

Nos news vont de pair en ce moment. Après la doublette shoegaze Ride et Slowdive qui (peu de temps après Jesus And Mary Chain) va faire son grand retour, voilà que les indie rockeurs de Polarbird prennent exemple sur leurs potes de label Wonderflu en annonçant eux aussi un premier disque. La sortie de Burst est prévue le 6 mai en vinyle et CD chez Influenza Records. Ce jour-là, la sortie sera fêtée comme il se doit avec un concert au Supersonic (Paris). La (super) pochette est, comme d’habitude, signée Halfbob et voici « Brothers » premier extrait qui donne fichtrement envie :...

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Wonderflu revient avec un double album !

Wonderflu revient avec un double album !

Il se sera fait attendre celui-là. Après avoir sorti un nombre incalculable d’EP, tous aussi excellents les uns que les autres, Wonderflu vient d’annoncer la sortie prochaine de son premier album. Et comme pour se faire pardonner de cette longue attente (7 ans tout de même depuis Lota Schwager, le premier EP), les parisiens nous ont concocté un DOUBLE album ! Rien de moins. La sortie est prévue le 14 juin chez Influenza Records évidemment et un premier extrait est en écoute (et en clipd). Ça s’appelle « Tease You », c’est court et intense !...

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Tennis Bafra – Bummer (Influenza/No Method)

Tennis Bafra – Bummer (Influenza/No Method)

On savait, ou du moins on pouvait fortement se douter que les mecs d’Influenza Records avaient bon goût. Je veux dire, quelqu’un qui est aussi foncièrement réfractaire au synthé que Santiago, le guitariste de Wonderflu, ne peut pas être fondamentalement mauvais. Quand on regarde la liste de leurs albums préférés, il y en a un bon paquet à sauver, quand ce ne sont pas tout bonnement des indispensables. Et dans la quantité de groupes qu’ils ont invité au Freak Scene, dont ils ont fait la pub, ou qui apparaissent sur leur plan du rock indé français (le nouveau gadget sur leur site), il y a vraiment de quoi faire plaisir à vos oreilles. Alors quand pour la première fois ils s’ouvrent à l’international pour publier un groupe, il y a de quoi être curieux. Surtout que c’est dans les steppes Suédoises qu’ils sont allés le chercher, et que ce n’est heureusement pas un groupe de metal extrême ou de skate-punk-mélodique qu’ils nous ont déniché. Comment ça, y a pas de steppes en Suède ? Laissez-moi être nul en géographie ! Évidemment, Tennis Bafra fleure bon les 90s. Pas de surprise de ce côté-là. En même temps, c’est parfaitement légitime : ce groupe DATE des 90s. Assez étonnamment, ils ont attendu deux décennies pour enfin mettre la musique qu’ils jouaient pour le plaisir sur disque, et fait dans la foulée la première partie d’artistes comme Dinosaur Jr, Thurston Moore ou Polvo. On fait pire, comme CV. Et, si j’en crois ce nouveau disque, ça valait le coup d’attendre, et les suédois amateurs de bon rock peuvent dépenser sans crainte les quelques euros que leur coûtera Bummer. Comment ça, y a pas d’euros en Suède ? Laissez-moi être nul en économie. Pour la musique que vous retrouverez ici, et bien c’est plutôt noisy. Et punk. Et il y a de la mélodie. Ceci dit, on ne trouve pas là du le skate-punk-mélodique ultra marqué de la fin des 90s, ça évoque beaucoup plus Sonic Youth que Millencollin, peut-être parce que ce n’est pas trop pratique de faire du skate torse nu dans la neige tout en zigzagant entre les ours polaires. Comment ça, y a pas d’ours polaires en Suède ? Laissez-moi être nul en SVT. Enfin bref, Bummer est un petit disque bien sympa à s’écouter, même si vous détestez aller à Ikea (comme tout un chacun), que vous n’avez pas de krisprolls à déguster et que vous n’êtes pas entouré exclusivement de blondes à gros seins. Comment ça, y a pas que des blondes à gros seins, en Suède ? N’allez pas non plus briser tous mes clichés forgés par un visionnage intensif de TF1 ! D’accord, je ne...

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Wonderflu – Call It Monster EP (Influenza)

Wonderflu – Call It Monster EP (Influenza)

La fin d’année, c’est toujours une galère pour un critique de musique, aussi amateur soit-il. Quand vient décembre, il y a toujours un rédacteur, aussi amateur soit-il, ou un sujet sur un forum, ou un pote, pour rappeler que l’année arrive à son terme comme une femme enceinte et que ce serait sympa d’avoir un top pour marquer le coup. Et ça, c’est vraiment un moment pénible. Certes, il y aura toujours les vaillants, les prétentieux, les adeptes du « c’est moi qui ai la plus grosse« , pour pondre des tops déjà préparés depuis mi-septembre, et qui prétendent qu’ils n’auront jamais la place pour rentrer toutes les découvertes qui les ont percutés de plein fouet cette année, comme s’ils découvraient chaque semaine des merveilles musicales qu’ils continueront d’écouter de nombreuses années et dont ils vous reparleront dans dix ans, la larme à l’oeil, en disant « quand même 2015, quelle année !« . De l’autre côté du spectre, il y a les fainéants, les insatisfaits, les ayatollahs, aux yeux desquels les nouveautés ne trouvent que rarement grâce, ou qui vont devoir gratter le fond de leur maigre cervelle pour se rappeler ne serait-ce que 3 albums qu’ils ont écouté et apprécié cette année. Et pour tourmenter tous ceux-là, il y a les groupes, dont les pires sont ceux qui n’hésitent pas à sortir leurs albums en décembre. Surtout quand le groupe s’appelle Wonderflu, et que son dernier disque vient donner à votre top de fin d’année, durement monté et dont on aimerait vite se débarrasser, un grand coup de latte sadique. Du genre « tiens, tu pensais avoir bien ordonné tout ça, et ben dans tes dents, tu vas devoir faire avec Call It Monster, maintenant ! » Les salopards. Il y aurait vraiment de quoi les détester si ce Call It Monster n’était pas gorgé (du haut de sa vingtaine de minutes, n’abusons pas) de pépites indé plus accrocheuses tu meurs. Un grand coup dans la face qui nous ramène à la première écoute de leur EP No End In Sight et de son tube « Fine Now ». Rien que ça. C’est que « Get Down » en est un digne successeur, et que les deux titres suivants, « Fail » et « Life Vest Under Your Seat » sont tout aussi addictifs ; certes, le double EP précédent avait aussi ses instantanés (« Motorcycle », par exemple), mais il fallait plus de temps pour bien rentrer dedans. Là, on a frénétiquement envie d’appuyer sur repeat à chaque piste, ce qui est un peu gênant pour l’écoute, mais plutôt bon signe en soi. Bon allez, j’aime moins « Machines », mais c’est vraiment parce que j’aime trop les autres. Encore une fois, on retrouve dans leur musique des effluves de ce qui se faisait...

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