David Bowie dévoile “Blackstar”, son premier single

David Bowie dévoile “Blackstar”, son premier single

David Bowie a mis en ligne jeudi à minuit le clip de “Blackstar”, premier extrait de l’album du même nom. Morceau long de 10 minutes, très loin des standards rock, il évolue plutôt dans un univers jazz et expérimental, pouvant rappeler certaines compositions d’Outside. Le clip très étrange, où Bowie apparaît tour à tour dans un rôle d’illuminé puis de prophète dans un univers onirique et lugubre, a été mis en scène par le suédois Johan Renck, réalisateur de la série Panthers dont le générique reprenait justement une courte partie de “Blackstar”. Le 26e album de l’anglais, sortira le 8 janvier prochain, jour de son 69e anniversaire, et quatre ans après The Next Day. JL  ...

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David Bowie ne s’arrête plus !

David Bowie ne s’arrête plus !

Décidément David Bowie aime surprendre ses fans ces derniers temps. Alors que The Next Day était sorti en 2013 à la surprise générale après 10 ans d’éloignement des studios et qu’on s’attendait à ne pas le voir revenir de sitôt, voilà que le 25e album du Caméléon est déjà annoncé. Blackstar, c’est son petit nom, comportera 7 longs morceaux, aux influences jazz et krautrock. Il sortira le 8 janvier prochain, soit le jour du 69e anniversaire de la star anglaise. Il s’agira selon le Times d'”un des projets les plus cinglés” de Bowie. Rien que ça. Le premier single éponyme sera dévoilé le 19 novembre prochain, il s’agit du thème de la bande-originale de la série TV anglaise “The Last Panthers”....

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“David Bowie Is”… amazing

“David Bowie Is”… amazing

Après Londres où elle avait reçu un accueil triomphal voici deux ans, puis Berlin l’an passé où nous étions déjà, profitant du concert de Pearl Jam, l’exposition itinérante “David Bowie Is” s’arrête à Paris pour trois mois. Lieu de l’exposition : la Philarmonie à La Vilette. Travaux à peine terminés (d’ailleurs l’endroit respire encore le béton brut), ce lieu prestigieux invite ici l’homme qui a influencé (voire créé) la pop music, et par extension la culture pop. Quel autre artiste que Bowie pouvait-on mettre ainsi en scène ? Son œuvre multiple et protéiforme, son goût pour l’image (peinture, cinéma, vidéo), le jeu d’acteur (mime, cinéma), la transformation (costumes, maquillages) et bien sûr la musique, pour laquelle il a fait voler en éclat toutes les barrières, s’est affranchi de tous les styles, créant le sien quelle que soit la voie qu’il choisissait d’explorer ; folk, soul, funk, glam rock, pop… Artiste unique et inclassable, qu’il est impossible à enfermer dans un genre. “David Bowie Is” : super titre, car Bowie est “multiple” et cette exposition le démontre parfaitement. Chacun a un souvenir de Bowie qui lui est propre, qu’on soit plutôt “Let’s Dance”, “Fame”, “Ashes To Ashes”, “Ziggy Stardust” ou “Heroes”, on a le choix, vu la quantité de titres intemporels qui ont émaillé ses 50 ans de carrière.   L’exposition met donc en scène Mister Bowie sous tous les angles, utilisant beaucoup d’images et de documents d’archives (nombreux sont titrés de la propre collection de David Bowie). Place aux images et au son. Première salle où sont exposés photos, textes, affiches, et projection des deux vidéos tournées pour le single qui l’a propulsé dans la stratosphère pop pour toujours : “Space Oddity”. Autres projections phare de l’expo : “Starman” of course, l’apparition télévisée qui a révolutionné le quotidien de millions d’adolescents britanniques, choqué leurs parents et bousculé pour toujours les genres. “The Man Who Sold The World” dans une version déjantée avec Klaus Nomi en choriste, autre grand moment ! “Life On Mars” dans lequel apparaît Bowie cintré dans son costume bleu turquoise assorti à son fard à paupières, illuminé dans un décor totalement nihiliste. De nombreux costumes utilisés par Bowie lors de ses tournées sont ici exposés, taille mannequin bien entendu. De grands couturiers ont toujours été ravis d’être sollicités par Bowie l’icône de la mode. En vrac et non exhaustif : Yamamoto (période Ziggy), Alexander McQueen (Union Jack Jacket d’Earthling) , Thierry Mugler, Vivienne Westwood. Pochettes de disques, clips, interviews, articles de presse, photos, costumes, le choix est énorme sur l’exposition pour les fans mais pas que… Les néophytes, nuls en Bowiemania, désireux de découvrir l’un des influences majeures de la pop culture du 20ème siècle seront servis, et risquent même d’être ébahis. L’exposition...

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Arcade Fire – Reflektor (Mercury)

Arcade Fire – Reflektor (Mercury)

Le voici donc le très attendu 4e album d’Arcade Fire. Un album qui a fait déjà couler beaucoup d’encre et dont les avis sont pour le moins partagés. Certains crient au génie, d’autres hurlent à l’arnaque. Avant même de pouvoir évaluer sa qualité intrinsèque, un constat s’impose dès la première écoute : Arcade Fire n’est plus tout à fait le même groupe. “Reflektor”, envoyé en éclaireur bien avant la sortie de l’album du même nom, avait donné le ton. Entre funk et disco, entre kitsch et fun, entre anglais et français, entre Bowie (au chant) et James Murphy (à la prod), il y avait de quoi se perdre dans les méandres de ce titre étonnant. De quoi en tomber raide dingue aussi. Arcade Fire a beaucoup voyagé ces derniers temps et est revenu avec des tonnes d’idées dans ses valises. Ils ont importé la basse et les effluves dubbesques de Kingston (“Flashbulb Eyes”), l’esprit festif et dansant de Haïti (tout le premier disque). L’apport de James Murphy est également éloquent. Il y a clairement du LCD Soundsystem dans ce Reflektor. Ça et là, on note également une touche de Depeche Mode (l’excellent “Porno” sur le second disque) ou de… Michael Jackson (la basse de “We Exist”, autre très bon titre au demeurant) ! Ces nouvelles influences ont de quoi déboussoler les fans de cette pop tantôt héroïque tantôt lunaire qui faisait la force et marque de fabrique d’Arcade Fire. Et il faut donc pas mal de temps pour se familiariser à ce changement radical. Pour ne pas totalement nous déboussoler, les canadiens n’ont pas oublié de nous fournir la bardée de tubes habituels (les très efficaces et entraînants “Normal Person” et “You Already Know”). “Joan Of Arc” n’est pas loin de rejoindre le club mais l’affreux passage chanté en français par Régine Chassagne lui interdit l’accès. Au premier abord, on se dit que ce double album est avant tout un joli coup marketing. 13 titres pour un double album c’est bien léger. À y regarder de plus près, les titres sont très longs (aux oubliettes le format radio de 3-4 minutes) et l’ensemble dure plus d’1h15. Bref il y a de quoi faire. Et surtout le second disque est très différent du premier. La séparation en deux albums est donc parfaitement légitime. Après la fête, le défouloir, l’éclate totale sur le dancefloor vient la redescente, l’heure de l’introspection. Symbole du premier disque, “Here Comes The Night Time” promet de longues nuits enflammées. Pour le réveil difficile, on optera pour sa “suite” (“Here Comes The Night Time II”) qui ouvre la seconde galette et vous refilera la migraine et l’envie d’aller vous recoucher. En revanche, le riff de “It’s Never...

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David Bowie – The Next Day (Columbia)

David Bowie – The Next Day (Columbia)

Dix ans ! Une éternité pour l’insatiable David Bowie ! Dix ans qu’on attendait le successeur de Reality. Depuis sa retraite (pour raison de santé), tout au moins des studios d’enregistrement, le rocker caméléon, n’est certes pas resté inactif, mais plus rien de neuf à se mettre entre les oreilles. Les fans (dont je fais évidemment partie) étaient orphelins de l’icône des seventies. Faut dire, que ma génération a connu le Bowie touche-à-tout génial des années 70, décennie qu’il a marqué de son sceau, toujours en avance d’un coup sur la meute. Après la retraite des Beatles et le début de la dégringolade des Stones, Bowie a repris le flambeau et brandi avec classe l’étendard du rock britannique. Enchaînant une dizaine d’albums époustouflants en huit ans seulement, passant d’un style musical à un autre avec une aisance déconcertante. Évoluant du Glam Rock, où il a tour à tour incarné “Ziggy”, “A lad insane” et “Halloween Jack”, avant d’entamer son virage soul/funk cocaïné sous les traits du « Thin white Duke » avant sa fameuse trilogie berlinoise, aux sons précurseurs de l’indus et du krautrock. Des hymnes à la pelle qui ont jalonné cette période d’une créativité peut-être sans égal dans le rock, “Rebel Rebel”, “Jean Genie”, “Heroes”, “Fame”, “Aladdin Sane”, “Sound And Vision”, “Stay”. En 1980, il balance le grand  Scary Monsters, et tire le rideau. Sa période la plus créative et prolifique était irrémédiablement derrière lui. Mais bon, après tout ça, il pouvait s’accorder un “break”. De faux départs en retours ratés, il se noie dans les années 80, comme tant d’autres. Mister mode à la crinière peroxydée se trémoussant sur des titres funky qui n’apportaient rien à sa gloire, même si le succès était évidemment au rendez-vous. Ses derniers grands disques datent du milieu des années 90, avec à nouveau une prise de risque plus en accord avec son image. « Earthling » et « Outside », contenaient quelques fulgurances et démontraient qu’il pouvait encore étonner et se remettre en question. Ses dernières productions (début des années 2000) n’apportèrent rien de plus à sa gloire, mais c’était Bowie, alors… Alors, après cette parenthèse aussi longue, qu’attendre de ce Next Day ? Sincèrement, sûrement pas un chef d’œuvre à la hauteur de The Rise And Fall Of Ziggy Stardust ou Heroes, on s’en doute, mais l’annonce de ce retour, alors que les rumeurs les plus folles couraient autour de lui, ont déclenché un buzz énorme. Impatience d’entendre ce disque aiguisée avec la parution du premier titre “Where Are We Now ?”, publié à la surprise générale le jour de son 66e anniversaire. Superbe ballade désenchantée, sur laquelle sa voix fait encore merveille, même si le clip est un brin ennuyeux et pas d’une folle gaieté, je dois l’admettre. Entièrement écrit par Bowie...

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