Interview – Cypress Hill

Publié par le 2 décembre 2018 dans Interviews, Non classé, Toutes les interviews | 0 commentaire

Pour être tout à fait honnêtes, on n’y croyait plus vraiment. On ne croyait plus Cypress Hill capable de nous offrir un album aussi consistant alors que Rise Up sorti il y a huit ans déjà, partait dans toutes les directions et rarement dans la bonne. Pour faire du bon Cypress, il fallait forcément que DJ Muggs soit de retour aux affaires, lui qui a façonné le son du groupe latino-américain et nous a gratifiés au fil des années d’instrus intemporelles. Quatorze ans plus tard, le voilà qui reprend enfin SA place, il nous tardait donc d’échanger avec lui à propos de ses retrouvailles avec Sen Dog et B-Real.

Mais pour être tout à fait honnête là encore, on a bien cru que cette interview n’allait jamais se faire tant elle fut compliqué à mettre en place. Finalement, après des semaines de relance et d’échanges de mails infructueux pour caler un rendez-vous, Muggs a décroché le téléphone depuis sa demeure californienne. Et ce ne fut pas qu’une partie de plaisir avec un Muggs très peu coopératif rendant l’échange très tendu par moments. Entre deux réponses laconiques et remises en place, il a tout de même livré quelques réponses non dénuées d’intérêt. En toute honnêteté, c’était assez inespéré…

“Le rock était bon jusqu’à Led Zeppelin, après ça tout est pourri. J’ai fait « (Rock) Superstar » pour me foutre de la gueule de tous ceux qui essayaient de rapper sur du rock, qui sont mauvais, pour leur montrer que c’est facile. Genre « qu’est ce que vous foutez, à part lécher des culs ? ».”

© Eitan Miskevich

 

Vous avez tous été très occupés par vos différents projets ces dernières années, ça a dû te manquer de bosser avec B-Real et Sen Dog !
Oui c’est clair, j’étais vraiment très content de les retrouver pour de nouveau faire du Cypress Hill !

Comment ça s’est passé en studio ? Vous avez rapidement retrouvé vos marques ?
C’était bien, c’était très bien.

Vous êtes parvenus à vous montrer immédiatement productifs ?
Je t’ai dit que c’était très bien.

Bon… Il parait que le concept de l’album Elephants On Acid provient d’un de tes rêves. Tu peux nous en dire plus à ce sujet ?
Je n’en serais pas capable… Mais si tu écoutes l’album, tu comprendras tout à propos de ce rêve.

Mais tu te souviens toujours de tes rêves et il t’arrive souvent de t’en inspirer pour faire de la musique ?
Oui je me souviens de tous mes rêves et parfois je m’en sers pour composer, parfois non. Ça dépend.

Il y a beaucoup d’inspirations orientales sur ce disque. Comment as-tu développé cet intérêt pour ce type de musique ?
Premièrement, ce sont des inspirations du Moyen-Orient et indiennes. Et ce n’est pas nouveau que je m’y intéresse, si tu écoutes ce que j’ai fait par le passé, j’ai toujours cherché à expérimenter et à aller fouiller dans ce types de sonorités.

Tu t’es déjà rendu dans des pays de ces régions pour y rencontrer des musiciens locaux ?
Non, je n’y suis jamais allé mais je vais essayer cette année.

Tu as invité des musiciens égyptiens à enregistrer sur « Band Of Gypsies ». Comment les as-tu trouvés et comment s’est déroulée cette coopération ?
Sur le site Craigs’s List sur internet.

Ils te connaissaient déjà ? Comment s’est passé le contact ?
Oui ils me connaissaient mais il a fallu que je leur donne beaucoup d’argent. C’est comme ça que certains ont accepté.

Ça fait partie de l’évolution dans ta façon de composer de la musique. Tu as tout enregistré live sur ce disque, notamment de la sitar donc. Depuis quand as-tu arrêté d’utiliser des samples ?
Je n’ai pas arrêté d’en utiliser, mais j’en ai utilisé un seul sur disque.

Et pourquoi ? C’est une façon de te remettre en question ?
Non, je sais pas trop. J’ai pris pas mal de drogues, et ça s’est fait comme ça…

C’est peut-être aussi parce que t’as trop de disques maintenant et donc c’est devenu de plus en plus compliqué d’aller dénicher des samples, non ? Trop de choix !
Non, c’est très simple de trouver des samples.

Quand tu voyages pour des tournées ou enregistrements, tu aimes encore te rendre dans des disquaires pour aller fouiner dans les bacs ?
Non, je ne fais pas de tournées et je ne vais jamais dans des disquaires.

Ah bon, tu achètes tout sur internet ?
Je ne peux pas te révéler mes secrets.

(Rires) OK… Sur cet album, comme d’habitude, il y a beaucoup de références à la weed (« Jesus Was A Stoner », « Oh Na Na », « Crazy »…). Avez-vous tous besoin d’être défoncés ensemble pour stimuler votre inspiration ?
Je viens juste de me remettre à fumer, je n’avais pas fumé depuis trois ans. Je n’en ai pas besoin pour faire de la musique, juste pour le fun.

J’imagine que c’est une autre histoire pour B-Real.
Je ne sais pas, demande lui !

Vous êtes vous demandés si maintenant que la weed est légalisée dans une bonne partie des Etats américains, vos textes qui sont des hymnes cannabiques ne perdaient pas un peu de leur impact ?
J’en sais rien, je n’ai pas de putain de boule de cristal ! A toi de me dire.

Disons que puisque ce n’est plus illégal, ça rend la chose moins subversive, de fait. Et vous ne pouvez plus chanter « legalize it » !
Ça me parait être une question débile, je ne suis pas d’accord, mec.

(Un ange passe) En France, on est toujours à des années lumières d’une légalisation, que dirais-tu à nos politiques pour les convaincre ?
Je les enfermerais dans un bordel avec des putes, je prendrais des photos et je les menacerais de les montrer à leurs femmes.

(Rires) Ça doit être une méthode efficace ! Revenons à l’album. Il y avait régulièrement des morceaux rock sur les albums de Cypress, il y en avait d’ailleurs beaucoup sur Rise Up. On n’en trouve pas un seul sur Elephants On Acid
(Il m’interrompt) Je déteste le rock’n roll !

Tu ne peux pas dire ça !
Le rock était bon jusqu’à Led Zeppelin, après ça tout est pourri. J’ai fait « (Rock) Superstar » pour me foutre de la gueule de tous ceux qui essayaient de rapper sur du rock, qui sont mauvais, pour leur montrer que c’est facile. Genre « qu’est ce que vous foutez, à part lécher des culs ? ».

Donc tu considères que depuis les années 70, tous les groupes de rock sont nuls ?
Ce sont les meilleurs. Il n’y a rien eu de bon après eux. A part Rage Against The Machine, tout le reste est pourri.

Vous avez pourtant joué avec Sonic Youth, Pearl Jam, Deftones… Plein de groupes des années 90.
(Il ne répond pas tout de suite) Donc ? Qu’est-ce que tu veux dire ?

Ce ne sont pas des groupes que tu aimes ?
Je ne sais pas, je m’intéresse au rap. Je bosse avec un mec qui s’appelle Eto en ce moment et Mach-Hommy et je viens de finir un album avec Roc Marciano.

Oui j’ai entendu le nouveau clip, il est très bon.
C’est ça que je fais en ce moment.

 

“(Sur la BO de Judgment Night) Je voulais jouer avec Ministry mais ça n’a pas pu se faire. Je ne savais même pas qui était Sonic Youth et ça ne m’intéressait pas mais on m’a supplié de le faire donc j’ai dit OK.”

© Eitan Miskevich

 

Pour en revenir à ce que je disais, il n’y a pas de rock sur ce disque mais il y a des morceaux intitulés « Stairway To Heaven », « Band Of Gypsys ». Le rock des années 70, le classic rock, ça fait partie de ta culture musicale ?
Non ce n’est pas du rock, c’est du hip hop. Il n’y a pas de rock sur ce disque.

D’accord mais c’est quand même des références à Led Zeppelin, à Hendrix…
Non, non, pas vraiment.

Ah… Il y a des instrus sur l’album qui renvoient à la période Temples Of Boom. Et je trouve qu’une des forces de ce disque est justement la variété dans les instrus… Vous teniez à revenir aux sources mais aussi à essayer d’expérimenter, de surprendre ?
Attends une seconde (il s’absente quelques secondes). Tu peux répéter ? J’ai fait sortir mon chien.
(Je répète) Non, je n’ai pas réfléchi comme ça. C’est juste ce qui est sorti, ça s’est fait naturellement, mec. Je ne me suis pas dit « je vais essayer de faire ceci ou cela », je ne fais pas partie de ces mecs qui ont un truc en tête et qui y passent la journée pour y parvenir. Je m’y mets et je vois ce qui sort, tu vois ce que je veux dire. Je sais que ce n’est pas la réponse que les gens voudraient entendre, je ne sais pas ce qu’ils voudraient entendre mais c’est juste comme ça que ça se passe. Je fais mon truc et je vois ce qui sort. Je n’y réfléchis pas, ce n’est pas logique. La musique n’est pas logique. Les maths c’est logique, pas la musique.

Oui tu travailles simplement à l’instinct.
A 100%. Je ne joue pas d’instruments, je fais juste mon truc.

Tu es un DJ de la côte ouest mais tu as toujours sonné différemment par rapport aux autres DJ de là-bas, toute la scène G-Funk. Comment es-tu parvenu à construire ta propre identité musicale ?
Je ne suis pas de la côte ouest. On n’est pas dans le truc côte ouest/côte est. On fait juste de la musique. On est juste un groupe et on fait notre truc. Je sais qu’en France, vous parlez toujours de côte ouest/côte est. Pourquoi ne pas parler des Etats-Unis ?

Peu importe, même comparé au reste du monde, vous avez toujours eu votre son, très identifiable. Personne ne sonne comme Cypress Hill !
Absolument ! Le monde entier, je préfère ça ! Il faut arrêter de parler des différentes régions, on est un groupe. On a toujours voulu sonner de façon originale, apporter notre style, notre son, notre culture. Faire en sorte que notre culture dure, la préserver, l’améliorer, ne pas pomper les autres, juste parce que t’es capable de rapper ou de faire un beat. Il faut apporter son truc, le faire grandir, rester intéressant. Il faut savoir sonner comme personne d’autre ou alors t’es bon pour la poubelle ! Ne pas sonner comme les autres, ne pas leur ressembler, si tu fais l’un ou l’autre, tu es bon pour la poubelle. Ce sont nos règles depuis le début. Et je tiens à les suivre.

Tu as déjà été énervé par des groupes essayant de vous imiter ?
Non, je ne m’énerve pas pour ça. Je suis assez occupé comme ça, je ne me préoccupe pas des autres rappeurs. J’ai déjà assez à faire avec mes propres trucs. Je ne m’inquiète pas, je ne m’excite pas pour rien, je reste focalisé sur mon truc. J’en ai rien à foutre de ce que font les autres, ils peuvent sucer des bites si ça leur chante !

Pardon d’en revenir au rock mais on a parfois eu le sentiment au début de la carrière du groupe notamment que vous étiez plus proches de la scène rock (notamment metal) que rap. Dans l’imagerie, l’attitude et même au niveau de vos affinités avec certains groupes. Tu n’as jamais ressenti ça ?
Non, jamais. J’aime les vieux groupes de rock et j’aime les pochettes d’albums de rock mais je suis un gamin des rues de New York. C’est ça ma culture, je n’ai jamais été un rockeur.

Mais Cypress Hill a toujours occupé une place à part, je connais beaucoup de gens qui n’aiment pas le rap mais qui apprécient Cypress Hill.
Oui, parce qu’on déchire ! Je ne sais pas… Je ne vois pas ce que tu veux que je réponde. Je ne sais pas pourquoi les gens nous écoutent, dis moi pourquoi.

On en parlait, vous êtes différents, vous êtes parvenus à vous démarquer…
Tu veux que je réponde ce que tu as envie d’entendre, ça ne marche pas comme ça.

Bien sûr que non, tu es libre de répondre ce que tu veux…
Je te dis la vérité. Je ne sais pas pourquoi les gens nous écoutent, moi en tout cas j’aime ce qu’on fait. Je sors des trucs, ils écoutent, tant mieux.

 

“La musique est tellement géniale en ce moment, je ne vois pas de quoi les gens se plaignent. La scène musicale est incroyable, il faut juste aller chercher les artistes underground. Je n’écoute jamais la radio. En 1989, tu crois que j’écoutais la radio ? Les rappeurs qui passaient, c’étaient Vanilla Ice ou MC Hammer.”

© Eitan Miskevich

 

On peut parler un peu de la BO de Judgment Night ? Elle est sortie il y a 25 ans et c’est toujours aujourd’hui un des testaments ultimes de la fusion rock/rap. Tu étais à l’origine du projet…
C’était cool à l’époque, maintenant le rap/rock c’est ennuyeux (B-Real et Sen Dog apprécieront, ndr).

Oui depuis il y a eu beaucoup de groupes merdiques dans le genre mais cet album était une vraie réussite. Comment est né ce projet ?
J’ai eu l’idée, j’en ai parlé au manager (Happy Walters, alors également manager de House Of Pain, ndr). Il avait un film. Il était devenu riche grâce à Cypress Hill. Il n’était rien à l’époque et il a explosé grâce à nous, il a commencé à bosser sur une bande originale donc on l’a aidé à bâtir le projet. Il avait les plus gros groupes du monde donc ça a cartonné.

C’est toi qui a choisi de collaborer avec Sonic Youth et Pearl Jam ?
Non, moi je voulais jouer avec Ministry mais ça n’a pas pu se faire. Je ne savais même pas qui était Sonic Youth et ça ne m’intéressait pas mais on m’a supplié de le faire donc j’ai dit OK. Mais la fille était sympa (Kim Gordon, bassiste de Sonic Youth, ndr). Les gars de Pearl Jam étaient cool, je préférais Nirvana mais ils n’étaient pas disponibles.

Kim Gordon a dit qu’elle ne voulait pas faire partie de ceux qui feraient un mauvais morceau de Cypress Hill. Et ça s’entend un peu, « I love you Mary Jane » sonne bien plus comme un morceau de Cypress Hill que Sonic Youth !
Oui. Ils ne savaient pas du tout ce qu’ils voulaient faire. Ils sont venus au studio, j’ai enregistré tous leurs instruments pour les sampler et j’ai tout assemblé. La batterie, les guitares, la basse, j’ai tout mis dans la machine pour faire un truc avec. Ils n’avaient jamais vu ça ! Pour moi aussi, il s’agissait d’une nouvelle expérience parce que je n’avais jamais été dans un studio avec un groupe de rock avant ça. C’était ma première fois mais je suis content du résultat.

Cypress Hill entame une grosse tournée européenne, tu n’en fais pas partie. Ça ne te manque pas la scène avec eux ?
Non, ce sont comme des frères, je les aime. Je suis tout le temps avec eux. J’adore jouer avec eux, ce sont mes frères pour la vie. Ça va au-delà de ce que tu peux imaginer, c’est ma famille. Au-delà de la musique. La musique n’est qu’une petite partie de ma vie, ce n’est pas toute ma vie. C’est un truc que je fais mais ce n’est vraiment pas toute ma vie. Mais je leur parle tout le temps, on va manger un truc, on traine ensemble. Ça me va.

C’est surprenant ce que tu dis, ça a dû changer par rapport à tes débuts où j’imagine que tu étais plus obsédé par la musique ?
Oui, j’aime faire de la musique de temps en temps. C’est fun. Mais parfois je n’en joue pas pendant longtemps. Peu importe, je suis toujours aussi bon, c’est facile pour moi !

C’est Mix Master Mike qui va faire la tournée. C’est un bon choix, non ? Après Eric Bobo, il y a décidément une connexion entre Beastie Boys et Cypress Hill, ce qui en soi ce n’est pas très surprenant…
Oui, Mix Master Mike est un bon DJ.

Les Beastie Boys, c’est un groupe qui a dû compter pour toi…
J’écoutais les Beastie Boys il y a de nombreuses années, le premier album notamment.

Un documentaire prévu pour célébrer les 30 ans de Cypress Hill est prévu et une opération de crowdfunding a été lancée pour le financer. Tu peux nous en parler ? Le projet est entamé ?
Non, je n’ai pas d’information à ce sujet pour le moment.

OK. Quand tu jettes un œil dans le rétroviseur sur ta propre carrière et sur la discographie de Cypress Hill, de quoi es-tu le plus fier ?
(Il réfléchit) De tout. C’est un ensemble. J’aime tout. Je suis simplement content. Mais je ne regarde pas en arrière, je n’écoute pas de musique du passé, j’ai vendu 40 millions d’albums mais je ne me préoccupe que du futur. Le prochain son, le prochain style, le prochain artiste avec qui je vais collaborer. Je ne m’intéresse pas au passé, peu importe ce que j’ai fait auparavant. La seule importance, c’est ce que je fais maintenant. Et le futur. Je me fous du passé, je n’y pense pas.

Tu n’écoutes donc jamais tes anciens disques ?
Non, jamais. Parfois les gens jouent certains de mes morceaux et je ne me souviens pas du tout que c’est moi qui les ai faits. J’ai fait tellement de trucs.

J’imagine donc que tu considères que l’âge d’or du hip hop n’est pas derrière nous, que la scène actuelle est aussi bonne que dans les années 90 ?
Oui, je crois que la meilleure musique sort en ce moment. Tu as Roc Marciano, Action Bronson, Westside Gunn & Conway, Ka, Eto, Kendrick Lamar, Schoolboy Q… La musique est tellement géniale en ce moment, je ne vois pas de quoi les gens se plaignent. La scène musicale est incroyable, il faut juste aller chercher les artistes underground. Je n’écoute jamais la radio. En 1989, tu crois que j’écoutais la radio ? Les rappeurs qui passaient, c’étaient Vanilla Ice ou MC Hammer. Non, faut écouter l’underground. Les gens doivent faire l’effort s’ils veulent écouter de la super musique. C’est ça que j’écoute. En ce moment même, c’est vraiment ma musique préférée.

Comment tu vois l’évolution du genre dans les prochaines années ?
Ça va continuer à évoluer avec ces groupes-là. Les gens écriront de nouvelles paroles, de nouvelles musiques, avec un esprit rebelle et ils construiront leur propre style pour apporter le renouveau dans le game.

Tu me parlais de Roc Marciano. Tu viens de finir un album avec lui. Comment s’est déroulée cette collaboration ?
Roc Marciano est un trésor national, mec. C’est un des plus grands poètes de notre époque. Il est d’un autre niveau, chaque rime est une œuvre mais en ce moment je travaille avec Eto. Il est de Rochester, New York. L’album sortira en janvier. Je le mixe en ce moment.

Et tu tourneras avec lui ensuite ?
Non, j’enregistrerai un autre album. Avec Mach-Hommy cette fois puis je ferai un deuxième album avec Meyhem Lauren.

Tu as déjà travaillé par le passé avec beaucoup de grands noms du rap : Mobb Deep, GZA, Dr Dre, KRS One… Qui t’a le plus impressionné ? Qui est capable de s’adapter à tous les types de beats par exemple ?
Ils sont tous impressionnants, mec. Tu sais, chaque être humain fonctionne à sa manière, de façon spéciale et unique et j’apprends toujours en studio. Ce qu’il faut faire, ne pas faire. L’énergie que chacun m’apporte, tout se fait le plus naturellement possible.

Interview réalisée par Jonathan Lopez, , à lire également dans New Noise n°46 (novembre-décembre 2018).
Merci à Mahéva de BMG

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