Don’t look back #5 : X Japan – Blue Blood

Don’t look back #5 : X Japan – Blue Blood

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. Au début À la fin des années 90, j’ai eu une grosse période rock japonais et metal. Une obsession étrange et qui est finalement assez vite passée, mais qui fut vraiment intense. Rien d’étonnant, du coup, à ce que X Japan* le groupe japonais qui avait ma préférence à l’époque, peut-être aussi parce que c’était un des plus facile à trouver en France, soit un groupe de metal. De heavy metal, en l’occurrence. Avec un gros délire glam pour les tenues et une voix suraigüe. Toute la panoplie du hard fm craignos. Mais étant jeune et ignorant, je me contentais d’accrocher à l’esthétique romantico-morbide et aux refrains à reprendre en chœur. Et, même s’ils expérimentent et prennent un virage plus rock alternatif par la suite, mon album préféré du groupe, Blue Blood, est le point d’orgue de cette période Heavy. J’ai commencé la guitare à la même époque et je me suis vite découragé en essayant de jouer leurs morceaux beaucoup trop techniques et rapides pour un débutant. Il n’empêche que mon rêve d’alors était de réussir à placer un des solos de hide, leur guitariste, sans faire de fausse note. J’aimais surtout leurs deux premiers albums en major, Blue Blood et Jealousy, j’adorais les morceaux à 100 à l’heure autant que les titres épiques et même les power ballads. Pour moi, rien n’était à jeter et je connaissais tous leurs refrains par cœur en yaourt. Après Comme je le disais, cette période metal a été fugace, et si j’ai gardé du goût pour certains groupes japonais (dont je reparlerai peut-être ici un jour), j’ai forcément pris mes distances avec X Japan. Je n’ai jamais renié ce groupe, je l’ai trop aimé pour ça, mais j’avais bien conscience que sa musique s’éloignait de plus en plus de mes goûts, ou plutôt l’inverse. Du coup, je préférais ne pas me confronter à leurs albums de peur d’être déçu. Bien sûr, je gardais sous la main certains de leurs morceaux dont j’étais sûr qu’ils me plaisaient, comme “Kurenai” dont le refrain est super accrocheur, mais je n’osais pas écouter leurs disques en entier. Je les ai...

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Don’t Look Back #4 : Foo Fighters – In Your Honor

Don’t Look Back #4 : Foo Fighters – In Your Honor

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. © Shyle Zalewski Au début En 2005, j’étais dans une énorme période Nirvana, après m’en être détaché quelque temps, et j’ai forcément redonné leur chance aux Foo Fighters, dont j’adorais les deux premiers albums (surtout The Colour And The Shape) et dont j’avais snobé, à raison, les deux suivants. La sortie de In Your Honor était donc une occasion parfaite de me remettre au goût du jour et j’ai quasiment acheté l’album dès sa sortie. Dès  la première écoute, la description du double album comme un disque « loud » et un « not-so-loud » me paraissait mensongère, puisque j’avais quand même conscience que les compositions les plus énervées restaient du gros rock FM bien loin des racines punk du groupe. Cependant, j’avais globalement accroché à l’ensemble, gardant même certains morceaux de chacun des disques sur des compilations diverses. Je trouvais également, déjà, que « Resolve » était un single moisi dont je ne m’expliquais pas qu’il ait pu être retenu sur le disque alors que certains morceaux étaient quand même bien au-dessus. Je me souviens que j’aimais vraiment bien le disque acoustique hormis le morceau avec Norah Jones. J’avais vu les Foo Fighters en live sur cette tournée, et j’avais vraiment adoré, même si je regrettais l’absence lourde de morceaux du premier album (déjà conscient qu’un « Exhausted », un « I’ll Stick Around » ou un « Wattershed » valent mille « Times Like These », « Learn To Fly » ou « Breakout »). Après Je me suis acharné à garder une oreille sur ce que sortaient les Foos jusqu’à Wasting Light, vraiment trop mauvais malgré leur tentative de renouer avec le bon vieux temps. Ma culture indé, partant de Nirvana, s’est étoffée jusqu’à (re)découvrir des dizaines de groupes bien plus intéressants et motivants. Je n’ai donc conservé du groupe de Dave Grohl que ses deux premiers albums, par attachement sentimental mais aussi parce que je trouve qu’ils contiennent toujours beaucoup de bons morceaux (et j’assume). J’ai à peu près cloué tous les autres au pilori, excepté quelques titres, et je ne les ai pas réécoutés pendant une bonne dizaine d’années. Le dernier concert du...

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Don’t Look Back #3 : Oasis – Definitely Maybe

Don’t Look Back #3 : Oasis – Definitely Maybe

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. Au début : Je découvre Oasis avec leur album suivant, (What’s The Story) Morning Glory?, avant même que “Wonderwall” ne se mette à squatter toutes les radios et toutes les soirées par l’intermédiaire du mec qui cherche à serrer avec les 4 accords de guitare qu’il connait, et c’est immédiatement la grosse claque. Le rock’n roll classique saupoudré de l’énergie punk avec un peu de désabusion et une production plus typique des années 90, ça change de l’eurodance et du rap français, et ça a de quoi chambouler un gamin d’une dizaine d’années. Résultat, Oasis devient mon groupe préféré en quelques jours et le restera quelques trimestres. Je prends même une décision qui aura un certain impact : ma musique, maintenant, c’est le rock ! J’arrête donc tout le reste plus ou moins d’un coup, j’arrête la radio (qui n’en passe quasiment plus), et je vais tourner avec les quelques CDs et cassettes sur lesquelles je peux mettre la main. Du coup, je découvre vite le premier album d’Oasis, Definitely Maybe, qui me plait autant que le suivant. Après : Si les frères têtes à claques ont réussi à me mettre pour de bon sur le chemin de la musique à guitare, celui-ci est resté semé d’embûches jusqu’à atteindre au final une zone de goûts qui parait enfin me correspondre, et ils ont été plus ou moins abandonnés sur la route. Je ne dis pas que je ne réécoute pas deux ou trois morceaux à l’occasion avec un réel plaisir, mais l’excitation à entendre la voix de Liam ou les chansons de Noel a elle bel et bien disparu. Il faut dire qu’au passage, j’ai découvert toutes leurs illustres influences qui m’échappaient à l’époque (hormis l’intro d'”Imagine” que j’avais quand même reconnue au début de “Don’t Look Back In Anger”), et que celles-ci sont tout de même un cran au-dessus à tous les niveaux. Du coup, j’ai rangé leurs disques et les quelques écoutes que j’ai pu en faire à l’occasion ne m’ont pas vraiment motivé à les ressortir. Maintenant : J’écoute donc Definitely Maybe pour la première fois depuis très longtemps, sans appréhension...

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Don’t Look Back #2 : Metallica – Ride The Lightning

Don’t Look Back #2 : Metallica – Ride The Lightning

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. Au début : Vers 17 ans, je commence à me faire une culture musicale. Ce n’est pas que je n’écoutais rien avant, mais n’étant pas issu d’une famille de mélomanes, mes découvertes s’étaient principalement faites par le biais de mon frère aîné et de la radio. Mais là, c’est fini, et je parcours les chemins semés d’embûches de la découverte autodidacte. Même si pour être honnête, certains amis m’aiguillent un peu. À côté d’une dose presque létale de rock japonais, je veux du gros son qui tâche, je me convainc donc que le métal est fait pour moi. Il faut dire que j’ai commencé la guitare et que j’ai des rêves de devenir guitar hero. Parmi les groupes du genre, celui que je préfère et de loin, peut-être parce que c’est un des seuls que j’apprécie vraiment d’ailleurs, c’est Metallica. Et dans leur déjà pléthorique discographie, ma préférence va à Kill ‘Em All et Ride The Lightning. J’abandonne vite l’idée de savoir un jour jouer les solos de Kirk Hammett, flemmard comme je suis, mais je dois reconnaître qu’à l’époque, j’en rêve. Après : J’ai grandi , j’ai mûri, et j’ai définitivement compris que le metal n’était pas mon truc. Il faut dire que je suis retourné à mes amours punks, que j’ai découvert le rock indé et aussi que j’ai perdu ma virginité, 3 bonnes raisons de ne plus écouter ce style de musique. Je ne renie pas ma période Metallica pour autant, mais j’ai du mal à m’enquiller 10 minutes de thrash à la suite ; vu que c’est la longueur moyenne d’un morceau, je n’imagine pas me réécouter un album en entier. Il y a encore quelques titres qui squattent régulièrement mes playlists, mais ça reste très minoritaire. Une tentative d’écouter Master of Puppets en intégralité pour rendre hommage à un pote se solde par un échec. Maintenant : Je mets Ride The Lightning sur la platine pour la première fois depuis peut-être 10 ans, et étonnamment je rentre assez facilement dedans. Même les chansons interminables comme le morceau éponyme ne me sont pas désagréables ; j’irai même jusqu’à dire que...

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Don’t Look Back #1 : The Cranberries – No Need To Argue

Don’t Look Back #1 : The Cranberries – No Need To Argue

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. Actualité (de janvier) oblige, on va commencer avec ce disque des Cranberries. Au début : En 1994, je n’écoutais pas vraiment de rock. Ou très peu. Mais j’écoutais la radio. Beaucoup. Du coup, entre 4 ou 5 morceaux d’eurodance, on pouvait tomber sur le fameux “Zombie” des Cranberries, 12 ou 15 fois par jour. Évidemment, ça envoyait du lourd en comparaison de 2Unlimited ou Ice MC. J’adorais, j’avais acheté le cd single et je m’écoutais le morceau en boucle. Quelques semaines ou mois plus tard, mon frère ainé avait ramené à la maison No Need To Argue, l’album avec “Zombie” dessus, et quelques tubes comme “Ode To My Family” ou “I Can’t Be With You” qui squatteraient bientôt la radio à leur tour. Le problème, c’est que sorti de ces chansons, l’album ne m’avait pas vraiment conquis, avait vite déserté la platine et été rendu à son propriétaire ou revendu, je ne sais plus. Après : Quelques années après, j’ai vu ces quelques tubes hanter l’inconscient collectif à grand renfort de jingles publicitaires et de rétrospectives sur les années 90, quand le reste du disque a quitté ma mémoire. J’ai appris à jouer de la guitare, et vite maitrisé les 4 accords de “Zombie” avant de me rendre compte qu’il s’agissait quasiment des mêmes que ceux de “Disarm” des Smashing Pumpkins ; qui me paraissait plus apte à séduire les midinettes, ce qui est, avouons-le, la raison première d’apprendre la guitare. Les Cranberries sont, dans mon esprit, relégués sur l’étagère des souvenirs un peu honteux qui jalonnent une éducation rock. Le genre de passage obligé par les circonstances qu’on aurait évité sans regret si on l’avait pu. Maintenant : À la mort de Dolores O’Riordan, je me suis rendu compte que malgré un ami super fan du groupe, je ne leur avais jamais vraiment laissé de chance au-delà de cet essai quand j’avais une dizaine d’années. Et, si la voix de la chanteuse a tendance à me sortir par les oreilles, je ne pouvais pas vraiment juger objectivement leur musique sur un vague souvenir datant de plus de vingt ans, et 3 tubes rabâchés à...

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