The Afghan Whigs – Do To The Beast (Sub Pop)

Publié par le 1 mai 2014 dans Chroniques | 0 commentaire

Whigs_cover_nobandEn tenant dans les mains « son » septième album, Greg Dulli devait afficher un beau sourire. Car plus de 16 ans après 1965, même lui devait avoir du mal à réaliser qu’il avait bien remis sur pieds ses Afghan Whigs. Et cette improbable résurrection, il peut se targuer de la devoir avant tout à lui-même. Car c’est lui qui a composé l’intégralité de l’album et seul John Curley, le bassiste, fait partie de la formation d’origine.

On était donc  en droit de ne pas attendre grand chose de cet album, ou du moins, de ne l’écouter que du coin de l’oreille. Ça c’était au début… Désormais on le connaît sur le bout des doigts et on se le passe et repasse avec délectation.

Mais après tout, est-ce si étonnant que ça ? Greg Dulli n’a pas subitement arrêté la musique durant 15 ans. Il était toujours très actif que ce soit avec The Twillight Singers (7 albums au compteur) ou avec The Gutter Twins, projet monté avec Mark Lanegan, qui a accouché du sublime Saturnalia en 2008.

Un break et des collaborations ô combien bénéfiques pour Dulli qu’on retrouve ici au sommet tant vocalement qu’au niveau des compositions. Le gars commence à avoir un sacré vécu et c’est sans surprise qu’il nous sort de sa besace des morceaux rock bien troussés, redoutables d’efficacité (« Parked Outside » et son riff lourd presque grungy, « Royal Cream », « The Lottery »). Mais il va bien plus loin que ça, redistribuant les cartes à chaque nouveau morceau. Le tout est d’une remarquable continuité tout en étant rempli de soubresauts, de variations d’intensité.

Cet album regorge d’idées, de trouvailles mélodiques (l’audacieuse « Matamoros », très groovy), provoquant tour à tour la contemplation rêveuse et admirative (« Can Rova »), l’envie de galoper euphoriquement (« Algiers », merveilleuse) ou tout simplement l’émotion (« It Kills » avec piano et cordes de sortie).

Greg Dulli doit afficher un beau sourire en tenant dans ses mains Do To The Beast, il a de quoi être rudement fier de son nouveau bébé.

 

JL

 

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