The Mystery Lights – The Mystery Lights (Daptone/ Wick/Differ-Ant)

Publié par le 7 juillet 2016 dans Chroniques, Toutes les chroniques

mystery lightsVous avez tous déjà vu ces dessins animés où le personnage principal est partagé avant de faire un choix crucial. Sur son épaule droite, un ange le pousse à agir positivement, sur la gauche un démon cherche à l’attirer du côté obscur de la force (comment ça je mélange tout ? Bon, vous m’avez compris…).

À l’écoute de The Mystery Lights, ces deux personnages encombrants me sont apparus. Afin de rester tout à fait impartial et vous laisser le soin de trancher par vous-mêmes, je vous retranscris tel quel ce qu’ils m’ont soufflé…

Le démon : cette musique n’est pas faite pour toi, ce n’est qu’un énième revival des années 60 et comme chacun sait rien d’aussi bien n’a été fait depuis les années 60.

L’ange : on peut être respectueux du passé, s’en nourrir et proposer à son tour de la bonne musique, même si elle est référencée. Ecoute « Too Many Girls » par exemple, c’est franchement irrésistible !

Le démon : et « Without Me », t’as écouté le son de gratte ? On dirait du White Fence !

L’ange : et ben quoi t’as pas aimé White Fence ?

Le démon : non la même daube, du vulgaire revival.

Moi : t’y vas fort démon ! Restez concentrés sur le sujet s’il vous plait.

Le démon : tu crois franchement que tu réécouteras ça dans 10 ans ? Ce genre de disque, c’est aussi vite écouté qu’oublié. Comme tant d’autres avant et tant d’autres après.

L’ange : je ne vais pas prédire l’avenir démon. Mais ce qui est sûr c’est que les mecs ont un super groove, très communicatif, entre surf à la cool et garage crasseux aux relents psychés (« Follow Me Home », le frondeur et quasi punk « Melt » ou « Too Tough To Bear » sexy à souhait, en attestent). Et pour l’heure ce disque est très plaisant. Pour un premier effort, c’est déjà une vraie satisfaction.

Le démon : toi, un rien te convainc…

L’ange : tu me parais déjà à court d’argument, ta vie est bien triste… Et tu sais quoi démon, la dernière est particulièrement jouissive et s’appelle… « What Happens When You Turn The Devil Down ». On va le savoir tout de suite ce qu’il se passe quand on envoie paître le diable… On écoute que soi-même, on met le disque sur la platine et on prend son pied. C’est pas à ça que sert la musique ?

JL

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