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Computers Kill People – Destruction Derby EP

Publié par le 26 octobre 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Computers Kill People – Destruction Derby EP

(Kernel Panic, 4 novembre 2020) Vu que j’ai eu de bonnes surprises avec les EP déjà chroniqués cette année (Cosse, Café Bizarre…), et que le dernier groupe parisien que j’ai découvert (Dakiniz) a bien accompagné mon confinement, il est finalement logique que je me penche sur l’EP d’un groupe parisien tout juste sous couvre-feu.La bonne nouvelle, c’est que Computers Kill People décide plutôt de jeter l’huile sur le feu. En à peine 20 minutes et 4 titres, le groupe délivre un stoner énergique et inspiré, pas Villains du tout. Ce sera en effet plutôt du côté de Rated R ou du premier album que du dernier QOTSA controversé que l’on trouvera quelques échos. Ce Destruction Derby démarre sur les chapeaux de roue avec le furieux « Doormat » que l’on se voit bien écouter fenêtres ouvertes, lunettes sur le nez au soleil couchant, sur une highway, trop vite, car un peu en retard pour une desert session. Puissant et maîtrisé. De toute façon, dès que j’entends le mot stoner en 2020 (Lowrider, Elephant Tree, All Them Witches…), je me lève comme mon chat à l’ouverture du paquet de croquettes. Computers Kill People coche habilement les cases du genre. Rythmique plombée millimétrique, basse toujours joueuse, guitares massives (ces distos !) et aventureuses (« Weight Of Your Love »), un chanteur qui mouille la chemise, et quelques refrains bien catchy. Sur « Nameless Mother », après une intro anguleuse aux guitares acérées, le refrain so 90’s fait mouche. On est remonté un peu plus vers le nord et Seattle, là, non ? Avec l’ajout bienvenu d’une voix féminine (Medina Rekic, ancienne chanteuse et guitariste du groupe autrichien White Miles), le groupe offre avec ce titre une belle variété et une piste intéressante pour un album à venir. D’autant qu’il ne redoute pas le long format comme le prouve les 7 minutes emballantes de « Dirty Habits », festival de rythmiques massives et de guitares brûlantes bien inspirées. Ça riffe, ça hurle, la guitare part à l’aventure. Je suis comme mon chat. Je ronronne. On me signale que l’un des deux chanteurs/guitaristes joue également dans un groupe nommé Fleur du Mal qui vient de sortir un nouvel EP. Pas de copinage parisianiste, ok, je suis alsacien. Et supporte juste le rock indé national. Il en a toujours besoin, et encore plus en 2020. Et on l’apprécie d’autant mieux quand il nous offre (encore) un bel EP. Sonicdragao Dirty Habits by Computers Kill...

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The Fuzztones – NYC

Publié par le 25 octobre 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

The Fuzztones – NYC

(Cleopatra, 16 octobre 2020) Les pisse-froid que j’ai pu lire diront que les Fuzztones se sont barrés de New York à peine sorti leur légendaire Lysergic Emanations pour rejoindre la cité des anges et que finalement, le groupe que l’on connait vient de Los Angeles. C’est vrai mais quid des racines ? Droit du sang oblige, nos Fuzztones sont légitimes pour nous livrer leur resucée de titres de groupes 70’s new-yorkais ou de ceux ayant muri à NYC pour le meilleur. Une très belle pochette grise et noire, le logo des Fuzztones sur un dos de perfecto, on est prêt pour une virée au Lower east Side ou dans le Bowery. Attention, ici, le perf n’est pas pour faire joli, le stabbing (NdR : attaque au couteau, pour les non-anglophones) est monnaie courante, Johnny Blitz (batteur des Dead Boys) en fera les frais. On est encore loin de la tolérance zéro. La gare de la 42ème n’est pas tout à fait un gentil maillon dans la « mobilité inclusive multimodale », Dee Dee Ramone traîne vers la 53rd « cruisin’ for a date ». Dans ce contexte difficile mais générateur de création, Max’s, CBGB et autres se disputent l’affiche et on assiste aux meilleurs concerts des années d’or du rock’n roll. Après un « New York New York » de circonstance (Frank Sinatra), on enchaîne direct sur « Flip Your Wig » (Wayne County) et sur « 53rd and 3rd », ce Ramones transformé par la volonté de Rudi Protrudi (le chanteur-gratteux), et un « Psilocybe » dont je n’ai pas trouvé la version originale mais qui, à l’écoute, restera comme un moment fort de cet album thématique. Par contre, le « Skin Flowers » des Fugs est « by the book » (NdR : selon les règles, pour les non-anglophones), dans une veine Creedence mais en plus urbain. Attention, reprise des Dead Boys, et pas n’importe laquelle, « High Tension Wire », dont le plan Farfisa fait penser à Strychnine. On parlait de Johnny Blitz et j’en profite pour pointer l’excellent line-up des Fuzztones sur cet album. Il faut dire que le Rudi sait l’optimiser depuis des années et y a même trouvé son âme sœur et assuré sa descendance… Allez, que serait un hommage à NYC sans un bon vieux Dolls des familles ? C’est « Babylon » qui est retenu ! On poursuit avec un groupe dont j’ai écouté le « Secret Treaties » en boucle il y a des années de cela, j’ai nommé… BÖC, ladies and gentlemen, Blue Öyster Cult avec « Transmanicon MC » et son petit plan guitare tout con mais qui reste bien dans la tronche pendant des semaines. « Let Me Dream (If I Want You) » est une des réussites du LP, pour la reprise mais aussi la découverte de l’original de Mink DeVille, sombre, radical, junkie. Comme du Lou Reed de mauvaise humeur, c’est dire. Je ne connais pas et je vais m’y plonger, merci Rudi. On poursuit avec un « Microdot », petite coquetterie amicalement plagiée de « Chinese Rocks » de Johnny Thunders mais sur un tempo Seeds ! Du pur son Fuzztones ensuite, pour une deuxième reprise des Dead Boys avec le désespéré « Not Anymore », on traverse ce qui doit être une chute des sessions de Blank Generation de Richard Hell et ses Voidoids pour se retrouver dans Central Park avec l’être aimé et  le « Dancing Barefoot » de Patti Smith en B.O. On est arrivé à destination, Manhattan, 1976,...

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Stories From The City, Stories From The Sea de PJ Harvey a 20 ans. Chronique

Publié par le 23 octobre 2020 dans Chroniques, Incontournables, Non classé, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Stories From The City, Stories From The Sea de PJ Harvey a 20 ans. Chronique

(Island, 24 octobre 2000) Il y a finalement peu de disques que je me souviens précisément avoir achetés. Stories From The City, Stories From The Sea (SFTCSFTS ci-après) en fait partie. Je l’ai acheté le même jour que Kid A à la Fnac de Créteil entre deux cours à l’université. À cette époque, je n’écoutais presque plus de pop. Âgé d’une vingtaine d’années, j’absorbais la musique par tranches et en très grande quantité. La tranche que je m’étais envoyée durant les dix-huit mois précédents, c’était le jazz et il faut bien le dire, j’y étais allé à fond. Parce qu’à l’époque, je croyais à une sorte de progression dans la musique – j’avais passé la majeure partie de mon adolescence à écouter du metal, puis de l’indie pop, puis donc le jazz et en toute logique la prochaine étape serait le classique – et avait la ferme intention de ne pas revenir en arrière, je vendais la totalité de mes disques au fur et à mesure que mes intérêts changeaient. Cela veut dire qu’un paquet de disques essentiels sont allés voir chez Gibert si des gens les aimaient plus que moi et cela inclut aussi bien toute la discographie de Metallica que des disques des Beatles, Nirvana ou Mercury Rev. En octobre 2000, donc, Kid A et SFTCSFTS ont été pour un temps mes seuls disques de pop. Qu’est-ce qui avait donc pu motiver ce revirement ? Tout simplement une prestation magistrale de Radiohead à l’émission de télévision Nulle Part Ailleurs. Le disque ne me décevrait pas et d’ailleurs un morceau comme « The National Anthem » me permettrait de réaliser que je n’avais pas à choisir entre free jazz et rock indépendant. Ouf, l’honneur était sauf.Autre chose, cependant, était à l’œuvre et je ne m’en suis rendu compte que bien des années plus tard. Ce qui était en train de se passer avec la sortie consécutive de ces deux disques magistraux, c’était la confirmation que les années 90 allaient laisser quelque chose, artistiquement. Je vois déjà le lecteur s’indigner : « comment, c’est à ce stade que tu t’en rends compte ? ». Nevermind de Nirvana ou Mezzanine de Massive Attack, c’est de la merde, peut-être ? Bien sûr, nous étions conscients qu’il se passait quelque chose dans les années 90 mais beaucoup d’artistes évoluaient dans une culture assez punk. Suicidés, dépressifs, désabusés : les artistes des années 90 semblaient nous dire qu’il n’y avait pas de lendemain. Aucun d’entre eux ne semblait avoir envie de durer. On oublie souvent qu’Ok Computer n’avait pas vocation à être le chef d’œuvre qu’il est devenu. Il s’agissait d’une réaction au succès de The Bends mais surtout de celui, inattendu, du single « Creep ». Ok Computer devait être un suicide commercial et les singles évidents, aujourd’hui publiés sur la réédition OKNOTOK, avaient été écartés. Le groupe devait se planter, exploser en vol dans un geste artistique. Kid A, d’ailleurs, avait également été conçu dans cette optique. Pour notre bonheur à tous, ça n’a pas marché. Et voilà donc que dans la décennie suivante, la réalité était là : les artistes des années 90 allaient durer et certains d’entre eux allaient continuer d’être des têtes chercheuses, de tenter des choses. À désormais un peu plus de quarante ans, je suis sans doute devenu un vieux con mais j’ai l’impression que les années 90 sont...

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Adrienne Lenker – Songs And Instrumentals

Publié par le 20 octobre 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Adrienne Lenker – Songs And Instrumentals

(4AD, 23 octobre 2020) On ne peut pas dire que la chanteuse/guitariste Adrianne Lenker ait particulièrement chômé ces dernières années. En moins de six ans, depuis son premier album chez Saddle Creek, Hours Were The Birds, elle aura sorti un deuxième disque en solo, deux autres avec son ex-mari et toujours compagnon de route Buck Meek et bien sûr quatre albums avec le groupe dans lequel l’ex-couple évolue toujours, Big Thief, dont U.F.O.F. et Two Hands, deux des disques les plus célébrés de 2019. Bombardé meilleur groupe indie du moment, Big Thief a enchaîné avec une tournée triomphale et on a pu se rendre compte lors de son dernier concert parisien à quel point le groupe avait su nouer une relation très intime avec son public. Lenker n’y est évidemment pas pour rien. Non seulement ce sont ses chansons que la formation interprète, avec parfois une confusion savamment entretenue entre le matériau de groupe et le matériau solo, à l’instar de ce que peuvent faire des artistes comme Neil Young ou Howe Gelb, mais c’est bien la personnalité de la musicienne qui crée l’événement – ce qui ne remet nullement en cause la qualité et la cohésion du quartet – tant son mélange de maîtrise musicale, de timidité, un certain sens du chaos contrôlé dans son jeu et son attitude scénique témoignent d’une personnalité unique.C’est justement en rentrant de cette tournée européenne, écourtée pour cause de crise sanitaire, que Lenker s’est enfermée dans une cabane du Massachusetts. Émotionnellement épuisée par des mois de travail ainsi que par une rupture amoureuse qui lui a fait quitter New York, elle eut alors l’idée d’appeler son ami l’ingénieur Philip Weinrobe pour lui demander s’il accepterait de venir l’aider à enregistrer de nouveaux morceaux. Muni de magnétophones à bandes, le duo a profité de la pandémie pour mettre en boîte les onze chansons et les deux instrumentaux qui composent ce double album sobrement intitulé Songs And Instrumentals. Le matériau pour cet enregistrement a été composé dans sa grande majorité sur place et fait donc écho à la crise amoureuse de l’artiste. Comparées aux chansons des deux derniers disques de Big Thief – auxquels s’ajoutent le récent EP Demos Vol. 1 – Topanga Canyon, CA – Feb 2018 – et même au dernier disque solo de Lenker en date, le très beau abysskiss, celles de Songs sont plus difficiles d’accès. Souvent basées sur des motifs répétitifs qui rappellent la musique de Steve Reich ou John Adams, ces chansons ne comportent pas de refrains marquants mais la magie finit par opérer du fait de l’interaction entre les entrelacs répétitifs de guitare acoustiques et des mélodies de voix venant se faufiler entre les notes, que Lenker chante de sa voix fluette habituelle – cette voix qui constitue généralement la barrière qui sépare les fans et les réfractaires de l’artiste. À cela s’ajoute des sons naturels, le bruit de la cabane et parfois quelques murmures ou échanges entre la musicienne et son ingénieur. On retrouve cette fusion entre la musique et son environnement de production dans la partie Instrumentals, composée de deux pièces de plus de quinze minutes chacune. La première commence par des arpèges très construits à la manière de ceux d’un John Fahey (ou plus récemment du guitariste de Lambchop, William Tyler) mais très vite...

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Les Thugs déterrent un live de 99 sur leur bandcamp

Publié par le 19 octobre 2020 dans News | 0 commentaire

Les Thugs déterrent un live de 99 sur leur bandcamp

Alors que LANE a dû annuler ou repousser ses dates de tournée en raison de la crise sanitaire, Les Thugs sont au cœur de l’actualité. L’auteur Patrick Foulhoux vient de publier leur première biographie “Les Thugs : Radical History”, aux éditions Le Boulon et le groupe angevin a mis en ligne pour l’occasion un live datant de 1999 à Paris sur son Bandcamp. Un live de 21 titres en 1h16, sans fioritures, dans lequel on retrouve toute l’énergie du groupe sur scène. Ceux qui avaient participé au financement participatif du livre ont reçu (ou vont recevoir) ce live. Pour les autres, ça s’écoute gratuitement en ligne et ça peut aussi s’acheter en digital ou en CD ici. Live Paris 1999 by Les Thugs Tous nos articles sur Les Thugs Tous nos aticles sur...

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Hint – Rareties Of Two Centuries

Publié par le 15 octobre 2020 dans Chroniques, Notre sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Hint – Rareties Of Two Centuries

(Bruillance Records/Atypeek Music, 1er septembre 2020) Tiens donc, Hint serait toujours des nôtres ? Rien n’est moins sûr malheureusement. Pour ce qui est du studio du moins, où on attend désespérément un successeur à Wu Wei qui a plus de 20 ans. La glorieuse formation noise 90s n’a probablement plus grand-chose à nous offrir (hormis éventuellement un concert masqué à 12 personnes à 19h grand max) mais se rappelle ici à notre bon souvenir avec neuf titres (c’est peu mais on prend) ne figurant sur aucun de ses trois albums.Et il suffit de quelques secondes pour se remémorer que Hint n’a jamais consenti à se ranger sagement derrière une étiquette. Ainsi, d’emblée, “The Fish And The Fisher” nous trimballe vers d’étranges contrées avec un son répétitif, truffé d’échos, une trompette qui ne sait pas trop ce qu’elle fait là et un chant féminin venu d’on ne sait où, probablement d’Orient. C’est joli, foutrement dépaysant et éminemment trompeur. Hint a toujours eu le goût de l’aventure, du métissage sonore, parfois proche du dub (en atteste sa rencontre sur scène avec EZ3kiel, dont aurait très bien pu être issu ce “Trafics” ethnico-expérimental-proche-de-te-péter-à-la-gueule-mais-ne-le-fait-jamais-vraiment). Mais si on ne sait jamais trop à quelle sauce le duo angevin va nous dévorer, on n’oublie pas qu’il aime généralement le faire de façon retentissante. Ce qui ne tarde pas à se produire. Notamment sur les trois reprises enregistrées avec les copains de Portobello Bones (parues initialement sur Portobello Amigos), autres glorieux défenseurs de la french noise. On y entend donc leurs propres versions (assez respectueuses) de poètes comme Guzzard (“Sixed”, punky à souhait), Unsane (la monumentale “Alleged” pour une bonne dérouillée des familles) ou Distorted Pony (“Hod”, décrassage d’esgourdes garanti). Plus complexes et personnels, l’inquiétant “A Hint Of 1989” en forme de BO de film noir cauchemardesque qui ne lésine ni sur les bruitages malaisants ni sur les déflagrations soudaines ou la contemplative “Diagonal” où le saxo agonisant de Daunik Lazro distille une constante incertitude.Changement de registre encore alors qu’on se rapproche de la fin avec l’indus spasmodique et envoûtant d'”Alaska’s Polaroid” qui n’a pas dû déplaire à l’ex- Young Gods Al Comet qui boucle l’affaire via un remix inspiré de “Wu-Wei Reloaded”, lequel avance à tâtons dans le noir alors qu’un saxo prend un malin plaisir à nous désorienter plus qu’à nous guider. À quoi bon ? On sait à qui on a affaire. Tout se mérite. Voilà donc 9 titres bien difficiles à se procurer auparavant, regroupés désormais au sein d’une bien belle galette blanche, qui devrait aisément se trouver une petite place chez vous pour venir compléter dignement la trop courte mais essentielle discographie d’un groupe comme on n’en fait plus. Ou si peu. Jonathan...

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Viagra Boys dévoile “Ain’t Nice”, premier extrait de Welfare Jazz

Publié par le 14 octobre 2020 dans News | 0 commentaire

Viagra Boys dévoile “Ain’t Nice”, premier extrait de Welfare Jazz

Les teigneux de Viagra Boys reviendront le 8 janvier prochain avec leur second album Welfare Jazz, titre satirique en référence à l’aide du gouvernement suédois accordée aux musiciens de jazz (alors que les autres se brossent gentiment). Sebastian Murphy, chanteur du groupe déclare “nous avons écrit ces chansons à une période ou j’étais en couple, prenait de la drogue tous les jours et était un véritable connard. Je ne m’en suis pas rendu compte avant qu’il soit trop tard, et beaucoup de titres de cet album ont à voir avec le fait de s’être fixé les mauvais objectifs pour soi-même.” Voici “Ain’t Nice”, le premier extrait clippé (pochette et tracklist ci-dessous) La pochette La tracklist : Ain’t NiceCold PlayToadThe Old DogInto The SunCreatures6 ShooterBest In Show IISecret Canine AgentI Feel AliveGirls & BoysTo The CountryIn Spite Of...

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METZ – Atlas Vending

Publié par le 13 octobre 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

METZ – Atlas Vending

Déjà le quatrième album chez Sub Pop pour le trio canadien METZ. Sur le précédent, ils avaient coché la case obligatoire “Recorded by Steve Albini”, aujourd’hui c’est avec le concours de Ben Greenberg, le guitariste de Uniform et producteur fameux de groupes tels que Institute, Destruction Unit ou encore Snakehole, qu’ils nous crachent leur nouvelle livraison de punk rock abrasif, sombre et sec comme la proverbiale trique. Rien ne change à METZ, si ce n’est quelques déviances mélodiques (encore très éloignées de toutes considérations pop) suffisamment notables pour définir à elles seules la couleur légèrement inédite du disque. On pense à Fugazi, par moments (“Hail Taxi” fait penser à une face B d’une démo de In On The Kill Taker), aux Trail of Dead, à d’autres, et à Pissed Jeans aussi, leurs cousins d’écurie. Toutefois, aucune de ces comparaisons n’est à leur avantage et elles dénotent une différence d’envergure criarde et dommageable, presque coupable. Car il y a un problème avec Metz et ils le trainent depuis leur premier album. Ils ont tout pour eux, le son, le matos, le visuel, les titres… et pourtant il leur a toujours manqué cette petite chose indéfinissable qui fait la différence entre un bon titre et un grand titre, entre un bon groupe et un grand groupe. Ils m’ont toujours donné l’impression d’être des étudiants brillants qui ont bien buché leur punk rock, avec, au bout de l’effort, les félicitations de leur prof principal. Ils me rappellent ces premiers de la classe qui savaient rendre ce avec quoi on les avait gavé, mais qui ne comprenaient finalement pas grand-chose à ce qu’ils faisaient ou à ce qu’on leur demandait. De bons élèves qui font illusion et qui s’illusionnent certainement eux-mêmes. Ça ne veut pas dire que leur musique n’est pas bonne, loin de là, mais ils sont juste un peu trop propres, un peu trop parfaits… et le punk, le hardcore, la noise, qu’ils soient post ou non, ne doivent pas être parfait s’ils veulent prétendre à leur titre. Au mieux, ce sont d’excellents artisans qui ont le savoir-faire sans avoir la portée. C’est bien fait, très bien fait même, mais c’est creux et hautement périssable. Un quatrième album, donc, encore une fois le plan com’ est bien rodé et le cahier des charges dûment rempli. « Le retour du rentre dedans, le brûlot dans les gencives, le punk rock abrasif, sombre et sec comme la proverbiale trique »… Tant qu’à faire. OK ! Y’a pas erreur sur la marchandise mais c’est faute de mieux, en souvenir d’autre chose, et ce n’est pas suffisant. Il y a peu de chances que METZ deviennent autre chose que ce qu’ils ont toujours été. Peu de chance également que rien que l’on dise ne les fasse dévier. Certains trouvent ça noble, je trouve ça un peu triste. J’ai tout réécouté et je n’ai rien retenu. Pas un riff pour du air guitar, rien qui ne s’imprime. Leur radicale neutralité est presque admirable. Elle interroge. J’ai envie d’en dire du bien et je ne trouve rien, ou pas grand-chose. J’ai envie d’en dire du mal et c’est déjà mollement fait. Max Tous nos articles sur METZ (chroniques,...

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Cloud Nothings de retour en février. Extrait en écoute

Publié par le 13 octobre 2020 dans News | 0 commentaire

Cloud Nothings de retour en février. Extrait en écoute

© Daniel Topete Après un vrai-faux (plutôt vrai et réussi) nouvel album composé pendant le confinement (The Black Hole Understands), Cloud Nothings reviendra le 26 février prochain avec The Shadow I Remember chez Carpark. Et voici (ci-dessous) “Am I Something”, le premier extrait clippé. Le groupe a par ailleurs annoncé la réédition pour le 29 janvier de son premier album Turning On qui fêtera ses 10 ans. Tous nos articles (chroniques, interview) de Cloud...

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The Stooges – Live At Goose Lake August 8th, 1970

Publié par le 10 octobre 2020 dans Chroniques, Notre sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

The Stooges – Live At Goose Lake August 8th, 1970

(Third Man, 7 août 2020) Je m’attendais à une bonne vieille ficelle de maison de disques pour fourguer des fonds de tiroir. Quand je lis que ce Live At Goose Lake August 8th, 1970 est le dernier concert de Dave Alexander, bassiste des Stooges, viré à peine sorti de scène à cause de sa prestation pathétique, je me suis dit que le « Club des 27 » avait encore frappé et que Dave attirait le mystère surtout pour l’âge où il a quitté cette bonne vieille Terre. En fait, non, tout est vrai. Dave plante royalement le « Loose » d’ouverture. Iggy lui éructe : « Wake up! », Ron Asheton démarre son solo sans basse comme base de lancement et du coup, le solo en question tombe gentiment à plat. Au début en tout cas. Car ce qui étonne dans ce live, c’est à quel point les frères Asheton soutiennent le tout avec une efficacité remarquable. En particulier Scott. Dave Alexandre se reprend un peu sur « Down On The Street », nous fait quelques montées sans trop se vautrer à la redescente. Puis, forcément, « TV Eye » où il se perd à nouveau et ne saute dans le train qu’à 00:30. Du coup, l’essentiel du morceau se joue comme sur les dernières secondes sur le LP, c’est-à-dire sans basse. Scott maltraite sa batterie, c’est un vrai plaisir. « Dirt » est un morceau précis, la section rythmique ne peut pas foirer alors voyons ça… Scott attaque vite et ralentit avant que Iggy ne démarre, j’avais déjà remarqué ça, peut-être sur Fun House ou alors sur un live. On le sent énervé, Scott, il fait un tas de plans pour réveiller son acolyte. Puis, vers la fin, Iggy démontre ses talents de crooner (rôle dont il mettra du temps à assumer l’envie) sur ce petit « bridge » tout fragile dont il se sortira sans encombre. Allez ! Face B de Fun House, free jazz !  Le solo de Ron sur « 1970 » occupe tout l’espace sonique pendant que Iggy mène probablement quelques assauts vers les premiers rangs. Moi qui ne suis pas forcément très solo de guitare, j’en ai repris deux fois. Ce solo-là n’aurait pas pu être joué une autre année, ni en 69 ni en 71. Ce qui m’avait frappé avec l’album Fun House, avant même de l’écouter, c’était la beauté ultime de la pochette et en particulier, cette ambiance de néons rouges, ambiance de soufre et de tous les excès. Une année est en symbiose avec cette imagerie : 1970. Mais revenons à Goose Lake (a priori dans l’Oregon, au nord de la Californie). Les frères Asheton arrêtent le morceau avant la fin, un bon petit « pain » comme on dit mais bon, là, c’est du détail à ce stade du concert. D’ailleurs, un « L.A. Blues » de 8 minutes nous attend. Je crois que Dave Alexander joue « Loose » mais ce n’est pas grave… Le concert se termine… Bon, si je pouvais voyager dans le temps, je choisirais d’aller à un concert de 73 au Whiskey A Go Go (ambiance Metallic KO pour donner une référence), je préfère assister à un vrai combat pour la survie de chacun des membres du groupe plutôt qu’à un concert poussif, si légendaire soit-il. Mais bon, on parle ici de témoignage plus que de musique, non ? Qui va écouter le live de Goose Lake avant d’aller bosser ? James Williamson sort...

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