Interview – Cloud Nothings

Interview – Cloud Nothings

Jusque-là, Cloud Nothings c’était un peu le groupe maudit en interview pour nous. Après quelques annulations de dernière minute ces dernières années, on avait fini par ne plus trop y croire, et par se dire que ce groupe-là, au fond, ne goûtait guère l’exercice. Il a le droit après tout. Mais cette année, alors qu’on s’était déjà réconciliés avec eux musicalement grâce à Last Building Burning qui revient à un son bien plus brut que Life Without Sound, ils ont accepté, sans aucun signe avant-coureur d’une possible annulation… jusqu’au jour J. Alors qu’ils se produisaient au Point Ephémère (Paris), que tout était calé pour une interview avant le concert, ils ont essayé de se débiner à plusieurs reprises. Mais c’était sans compter sur la persévérance de Chloé, attachée de presse chez PIAS, qui s’est démenée (autant qu’elle s’est arrachée les cheveux) pour trouver une solution, pas aidée par une manageuse peu arrangeante… Finalement, nous l’avons faite cette interview, mais pas avec Dylan Baldi, chanteur-guitariste et principal compositeur du groupe, comme prévu mais Chris Brown, second guitariste et récente recrue du groupe, pas forcément très à l’aise dans l’exercice mais fort sympathique au demeurant. Résultat : une interview semi préparée semi improvisée et beaucoup d’énergie gaspillée. © Daniel Topete Quand as-tu rejoint le groupe et comment ça s’est fait ? J’ai commencé à jouer avec le groupe en juin 2016, après l’enregistrement de Life Without Sound. Ils ont réalisé qu’ils avaient besoin d’un guitariste pour la tournée parce que certains passages de l’album sonneraient bizarrement avec une seule guitare. Je les connaissais depuis très longtemps, Jason (Gerycz) le batteur et moi, on a grandi ensemble. J’ai ensuite connu TJ (Duke, bassiste) et Dylan (Baldi, chanteur-guitariste) en jouant à Cleveland et dans les parages. Donc ils m’ont demandé de les rejoindre et j’ai accepté. C’était une décision très facile à prendre. Tu es donc arrivé après Life Without Sound qui était un album assez surprenant de la part de Cloud Nothings, beaucoup plus pop et moins énervé, moins tendu, moins noisy. L’avais-tu écouté avant de les rejoindre et que pensais-tu de cet album ?Oui, Dylan m’a montré tous les morceaux, comment les jouer… C’était clairement un changement par rapport aux albums précédents mais ça ne me semblait pas non plus inapproprié, c’était l’étape suivante. Faire grandir et évoluer le son du groupe. J’ai trouvé ça différent mais je me suis dit que c’était la bonne direction à prendre. Pourquoi être revenu à un son beaucoup plus agressif sur ce nouvel album, Last Building Burning ? Ça avait quelque chose à voir avec ton arrivée ?(Rires) Non, je ne vais pas assumer cette responsabilité ! Ce n’était pas vraiment une décision réfléchie, on ne s’est pas...

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Sebadoh revient et ça fait du bien

Sebadoh revient et ça fait du bien

Six ans déjà après Defend Yourself, Sebadoh effectuera son retour dans les bacs avec Act Surprised le 24 mai prochain chez Fire Records. Lou Barlow avait entre temps sorti un album solo Brace The Wave (2015) et un EP, Apocalypse Fetish (2016). L’avenir nous dira si le groupe nous fera l’honneur d’une tournée européenne et d’un passage par chez nous. Voici en attendant “Celebrate The Void”, premier extrait et la tracklist du disque ci-dessous. 1/ Phantom2/ Celebrate The Void3/ Follow The Breath4/ Medicate5/ See-saw6/ Vacation7/ Stunned8/ Fool9/ Raging River10/ Sunshine11/ Act Surprised12/ Battery13/ Belief14/ Leap Year15/ Reykjavik LIRE LA CHRONIQUE DE BAKESALE LIRE LA CHRONIQUE DE JASON LOEWENSTEIN – SPOOKY ACTION LIRE LA DISCOGRAPHIE DE DINOSAUR JR. PARTIE 1 LIRE LA DISCOGRAPHIE DE DINOSAUR JR. PARTIE 2 LIRE LA CHRONIQUE DE DINOSAUR JR. – I BET ON SKY LIRE LA CHRONIQUE DE DINOSAUR JR. – GIVE A GLIMPSE OF WHAT YER...

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LANE – A Shiny Day

LANE – A Shiny Day

(Twenty Something, 8 mars 2019) Ça leur avait manqué aux frères Sourice. S’enfermer dans un studio pour faire du bruit, partir en quête de la mélodie imparable, enregistrer, se planter, se marrer, recommencer. On ne doute pas que l’expérience a dû être ô combien stimulante en compagnie de deux jeunots (les frères Belin, du groupe Daria) et d’un très jeunot (Felix Sourice, fils de Pierre-Yves) ! Comme un nouveau départ en somme. Ça nous avait manqué à nous aussi, sevrés d’albums des Thugs depuis près de 20 ans. La première ration de 4 titres l’été dernier avait suffi pour raviver la flamme. Ici, le plaisir est prolongé sur 10 titres. Mais ne nous méprenons pas, ceci n’est pas le retour des Thugs. Il s’agit bien d’un nouveau groupe. Un groupe à trois guitares, de quoi foutre un bon bordel, et potentiellement se marcher sur les cordes. Il n’en est rien, et la basse de Pierre-Yves n’a peut-être jamais été si présente. L’osmose entre chacun est ici évidente. L’urgence est là, elle les guide, elle nous exalte. LANE semble avoir un train à prendre, et nous, on le prend en pleine face. La moitié des morceaux n’excède pas les trois minutes mais les mélodies sont omniprésentes, elles sautent aux oreilles dès les premières écoutes, les riffs marquent les esprits (“A Free Man” qui sonne comme un hymne) et les refrains collent aux neurones (“Clouds Are Coming”, “Winnipeg”). Même quand LANE calme le jeu, invite la mélancolie à la fête, l’émotion nous prend à la gorge, la réussite est totale (“Red Light”). En deux mots comme en 100 : ÇA TUE. Le tempo ralentit également en fin d’album (“Down The River”), la section rythmique relâche enfin l’étreinte avant d’offrir un crescendo qui, on l’imagine déjà aisément, donnera sa pleine mesure lors de fins de sets endiablés. Mais nous n’en sommes pas là. Nous voilà déjà comblés. Les frères Sourice détiennent toujours la formule, elle se marie merveilleusement bien avec celles des frères Belin. Cette union était une brillante idée, ce retour aux affaires est une bénédiction. C’était long toutes ces années, ne nous faites plus jamais ce coup-là. Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DES THUGS – IABF Chronique à retrouver également dans le New Noise #47 Février-Mars...

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La programmation du This Is Not A Love Song est connue, et elle est excellente !

La programmation du This Is Not A Love Song est connue, et elle est excellente !

On a l’habitude, tous les ans, le This Is Not A Love Song (TINALS pour les intimes) nous réserve une programmation aux petits soins avec bon nombre d’artistes indie rock incontournables. Cette année, l’équipe s’était jurée de revenir aux bases, de ne pas courir après une coûteuse tête d’affiche, de fonctionner aux coups de cœur. L’affiche ne manque pas de valeurs sûres pour autant avec les présences ds géniaux Built To Spill, des bruyants et mythiques (et habitués) Shellac, de l’icône indie Stephen Malkmus (ex-leader de Pavement pour ceux qui n’auraient pas suivi), des envoûtants et passionnants Low. A leurs côtés, quelques pointures comme Kurt Vile, Courtney Barnett ou Shame et quelques-uns qui promettent de mettre un beau bordel : nos chouchous belges It It Anita, les gentiment timbrés Fat White Family, les (post) punkeux Fontaines DC, les noiseux de Poutre, les punk nippones Shonen Knife qui rendaient dingues Kurt Cobain ou encore The Messthetics qui rassemblent ni plus ni moins que Brendan Canty et Joe Lally (anciens batteur et bassiste de Fugazi). Excusez du peu ! Bref, il y aura de quoi s’amuser du côté de Nîmes du 30 mai au 1er juin prochains. La programmation complète est ici, la billetterie par là. Jonathan Lopez LIRE NOTRE REPORT DE L’EDITION 2015 LIRE NOTRE REPORT DE L’EDITION 2016 LIRE NOTRE REPORT DE L’EDITION...

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Kraftwerk, Thom Yorke, Cat Power au Days Off Festival

Kraftwerk, Thom Yorke, Cat Power au Days Off Festival

La 10e édition du festival Days Off se tiendra du 4 au 13 juillet prochain à la Philharmonie de Paris, et il y a de quoi se réjouir de la programmation ! Cat Power, auteur d’un excellent dernier album (Wanderer) l’an passé, ouvrira le bal. Les légendaires pionniers de l’électro Kraftwerk seront présents trois soirs (du 11 au 13 juillet) pour des DJ sets 3D, le leader de Radiohead, Thom Yorke jouera lui les 7 et 8 juillet. Notons également la présence de Jonsi, leader de Sigur Rós, qui offrira avec Alex Somer et Paul Corley le “liminal soundbath”, une expérience multi sensorielle et audiovisuelle. Tout un programme, donc. Le reste de la programmation est ici. La billetterie sera ouverte le 28 février à 12h. Jonathan...

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