Interview – Zenzile

Interview – Zenzile

Plus de 20 ans de carrière pour Zenzile et pas un faux pas à déplorer. Étendard de la scène dub française pendant les années 90, le groupe a très vite creusé son propre sillon, suivi ses envies, quitte à s’éloigner de ses racines et s’aventurer en territoires krautrock ou post punk. Sans jamais perdre la passion ni l’authenticité. En 2018, Zenzile souhaite renouer avec son passé avec une tournée logiquement intitulée “Dub Unlimited”. Ça commençait fin mars à Paris dans une Maroquinerie comble et en fusion. Quelques heures avant la tempête, rencontre avec le plus punk des groupes dub français.   Ce live « Dub Unlimited », c’est une sorte de retour aux sources ? Vous n’allez jouer que des vieux morceaux ? Alex Raux (guitare): Pas que, non. Pas mal de nouveaux morceaux aussi qu’on va sortir dans un 5+1. Trois ou quatre. Et aussi des vieux morceaux qu’on a un peu réadaptés. En revanche, vous avez posté une setlist sur vos réseaux sociaux qui devrait ressembler pas mal à celle de ce soir, il n’y a pas de morceaux de Berlin et Elements ? Matthieu Bablée (basse) : Il y aura un morceau d’Elements qu’on a rajouté. Ça signifie aussi que ces albums-là collent moins avec le Zenzile d’avant que vous cherchez à retrouver ce soir. Matthieu : Ce qui est clair c’est qu’avec Elements, on a poussé le truc à son paroxysme. Pour nous c’est toujours la musique du groupe et, personnellement je trouve que les connexions sont toujours évidentes avec le corpus d’influences du groupe et la musique qu’on veut jouer. Mais c’est clair qu’on a poussé l’expérimentation, on est allé de plus en plus loin du dub. Après il y a des passerelles, ça reste contemplatif. Ça a plus à voir avec ce qu’on faisait sur Berlin même si je pense que le vrai retour aux sources avant ça, c’était de se retrouver à 5. Pour la première fois depuis le début du groupe. Alex : Et il n’y avait pas de chant. Matthieu : Et c’est même au-delà puisqu’au début du groupe on a toujours répété instrumentalement mais lorsqu’on a enregistré des disques on a toujours eu des featurings. Même sur Sachem In Salem et sur le premier maxi, Dub Promozione, on avait des samples de voix. Et paradoxalement c’est sur Berlin que vous avez le plus exploré les territoires rock, avec du krautrock, rock progressif… Matthieu : Complètement. Alex : C’était aussi vachement lié au film, parce qu’il nous inspirait ça. Matthieu : Je pense qu’il n’y aurait pas eu Elements sans Berlin mais on n’a jamais eu de plans pré-établis. Les morceaux déboulent à la suite parce qu’on baigne dans une certaine ambiance,...

Lire la suite

“Souvlaki” de Slowdive a 25 ans. Chronique

“Souvlaki” de Slowdive a 25 ans. Chronique

I had a dream. Je n’ai pas rêvé qu’il n’y avait plus de guerre dans le monde, que chaque habitant mangeait à sa faim ou que l’OM remportait une seconde coupe d’Europe. Non, trop convenu. J’ai rêvé que j’écoutais en boucle Souvlaki de Slowdive. Sans jamais bien savoir dans quel état je me trouvais, errant entre semi conscience, éveil indécis et sommeil profond. Ce rêve était une bénédiction, la douceur incarnée. A peine les paupières alourdies que « Allison » nous envoie d’emblée vers les plus hauts cieux. Le morceau se déploie sur coussins d’air. Tout flotte au ralenti, tout autour, à l’image du chant vaporeux de Neil Halstead, devenu véritable tête pensante du groupe, après un Just For A Day, réalisé de façon plus collective. Il laisse tout de même le soin à Rachel Goswell d’illuminer certains morceaux de sa voix irréelle (« Machine Gun », « Sing » notamment) et nous voilà propulsé pour un aller sans retour au septième ciel. Ce type de shoegaze-là, aisément assimilable à de la dream pop, ne fait pas dans la lacération de tympans sans vergogne façon My Bloody Valentine ou Jesus And Mary Chain. Les voix éthérées, les guitares lumineuses, les delays et reverbs à bloc, bâtissent un univers nuageux où il fait bon s’égarer totalement, oublier qui on est, où on se trouve, ou même de quoi notre minable petite vie est faite (il suffit d’écouter s’égrener les premières notes et chuchotements de Neil sur « Here She Comes » pour s’imaginer que dans l’instant présent le monde entier nous envie). Dire que certains font fortune avec des livres à la con pour gagner en confiance en soi, alors qu’il suffirait de prescrire ce disque à haute dose pour que le patient se sente pousser des ailes… M’enfin, je ne suis pas psy ni expert en développement personnel, juste mélomane. Après avoir permis à notre esprit de vagabonder en des lieux merveilleux et tout à fait indescriptibles, Slowdive nous réserve tout de même quelques sursauts de véhémence, sans jamais renier le sublime qui lui colle à la peau (« Souvlaki Space Station » dont la basse fait vrombir le sol malmène davantage nos esgourdes, « 40 Days » non dénuée d’électricité, et l’immaculée « When The Sun Hits » qui sur ses divines envolées vient toiser fièrement le mur du son). Vous l’aurez compris, dans ce Souvlaki-là comme dans les meilleures tavernes grecques, tout est de premier choix (n’oublions pas « Mellow Yellow » drapé dans son épais brouillard ou ce « Dagger » acoustique qui prouve que Halstead n’a pas nécessairement besoin de barder sa musique d’effets pour rendre ses mélodies inoubliables). Accueilli assez froidement à sa sortie par des journalistes obnubilés par la britpop, ce disque a été maintes fois réhabilité depuis et est toujours...

Lire la suite

Alice In Chains livre un nouveau single

Alice In Chains livre un nouveau single

Les historiques de Seattle ont encore de beaux restes. Alors que Mudhoney va fêter ses 30 ans de carrière avec une tournée qui les verra fouler la scène du Trabendo de Paris, Alice In Chains poursuit sa seconde vie post-Staley et offrira aux fans un nouvel album cet été. Un nouvel extrait a été dévoilé et il confirme ce que Black Gives Way To Blue et The Devil Put Dinosaurs Here avaient déjà proclamé : le groupe en a toujours sous la semelle et Cantrell est toujours un divin riffeur. Pour preuve, voici “The One You Know” Alice In Chains se produira le 24 juin au Hellfest (Clisson) et le 8 juillet aux Eurockéennes...

Lire la suite

Mudhoney de retour à Paris !

Mudhoney de retour à Paris !

Réjouissons-nous ! Alors que Mudhoney fête cette année ses 30 ans de carrière (tout comme son label historique Sub Pop), il reviendra d’ici la fin de l’année avec son 10e album, successeur de Vanishing Point, et sera de retour sur scène le 27 novembre au Trabendo (Paris). Après avoir snobé la capitale lors de leur dernier passage en France, puis carrément le pays quand ils ont sillonné l’Europe il y a 2 ans (tournée gravée sur l’album LiE sorti en début d’année), le légendaire groupe de Seattle est plus qu’attendu. Ça va fuzzer ! Les places sont d’ores et déjà en vente ici. Jonathan Lopez     LIRE LA CHRONIQUE DE TOMORROW HIT TODAY LIRE LA CHRONIQUE DE LIE LIRE L’INTERVIEW DE...

Lire la suite

Protomartyr : un nouvel EP et une invitée de choix

Protomartyr : un nouvel EP et une invitée de choix

Auteur l’an dernier de l’implacable Relatives In Descent, Protomartyr n’a pas chômé depuis puisqu’il nous proposera dès le 15 juin prochain un nouvel EP, Consolation, avec la participation inattendue sur deux titres de Kelley Deal des Breeders ! Ce n’est pas la première fois qu’elle se joint à eux puisqu’elle avait déjà chanté sur “Blues Festival” en 2015. Un premier titre, auquel elle a contribué, a été dévoilé. Ça s’appelle « Wheel Of Fortune », et c’est évidemment excellent. Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DE RELATIVES IN DESCENT LIRE LA CHRONIQUE DE THE AGENT INTELLECT LIRE L’INTERVIEW DE...

Lire la suite