Tops albums 2017 par les rédacteurs

Tops albums 2017 par les rédacteurs

Après le top albums de la rédaction, fruit de savants calculs bien prises de têtes, voici les tops des rédacteurs, seuls face à leurs coups de cœur, leurs doutes et contradictions. Le tout accompagné (parfois) de petits textes pour justifier l’injustifiable, puisque tout ceci est évidemment purement subjectif…     LE TOP DE JL         25 – Mark Lanegan Band – Gargoyle (chronique) Mark persiste et signe dans ses orientations new wave. Ce n’est certainement pas la facette qu’on apprécie le plus chez lui mais il faut reconnaitre qu’il s’y sent de mieux en mieux.   24 – The Jesus And Mary Chain – Damage And Joy (chronique) Retour très honorable pour les frères Reid avec de vrais bons morceaux pour raviver la nostalgie, et d’autres plus anecdotiques.         23 – John Garcia – The Coyote Who Spoke In Tongues (chronique) On retrouve John Garcia là où on ne l’attendait pas, tout seul avec sa gratte sèche. Il y revisite avec brio certains morceaux légendaires de Kyuss et offre quelques nouveaux titres de bon aloi.         22 – Adam H – Abolition (chronique) Adam aurait pu se contenter de délivrer de belles chansons folk. Il sait faire. Mais sur ce disque il s’est entouré de Jean-Claude Versari qui ajoute une belle dose de bruit et rend son univers encore plus passionnant.         21 – Margaret Catcher – Singularity (chronique) Leur math rock chtarbé pourrait être chiant comme la pluie mais il est passionnant comme tout. Demandez leur comment ils font, nous on n’a toujours pas compris.   20 – Chastity Belt – I Used To Spend So Much Time Alone (chronique) A première vue, ce ne sont que de sympathiques ritournelles indie pop. Et puis, merde elles sont sacrément addictives ces ritournelles indie pop !         19 – Ty Segall – Ty Segall (chronique) OK il a déjà fait mieux. OK il fera sans doute mieux. Mais après le décevant Emotional Mugger, Ty nous remonte le moral. Et puis « Freedom (Warm Hands) », c’est pas un putain de hit, sérieusement ?           18 – Dälek – Endangered Philosophies (chronique) C’est sale, c’est rugueux, c’est malaisant. C’est terriblement bon. C’est Dälek.         17 – The Black Angels – Death Song (chronique) Il est assez inégal ce Black Angels, on aurait aimé qu’ils sortent un peu plus de leur zone de confort. Mais entre gros single efficace (« Currency »), ballade poignante (« Half Believing ») et hommage appuyé à Pink Floyd (« Life Song »), il y a quand même de quoi passer un très bon moment.   16 – We Insist! – Wax And...

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Top albums et playlist 2017

Top albums et playlist 2017

Une fois n’est pas coutume, avant les tops des rédacteurs, place d’abord au top albums 2017 de la rédaction d’Exit Musik. Parce que la démocratie ça n’a pas de prix… Plus bas vous trouverez les 50 morceaux qui nous ont le plus marqués cette année.           30/ Loyle Carner – Yesterday’s Gone           29/ Edam Edam – Volcano (chronique)/ Super Milkshake Melancholia           28/ Mark Lanegan Band – Gargoyle (chronique)           27/ Drab Majesty – The Demonstration           27/ OCS – Memory Of A Cut Off Head   25/ Jason Loewenstein – Spooky Action (chronique)           24/ The Lords Of Altamont – The Wild Sounds Of…           24/ Matias Aguayo & The Desdemonas – Sofarnopolis           24/ Kevin Morby – City Music           21/ The Norvins – Turnin’ Around With…   21/ Body Count – Bloodlust (chronique)           21/ Sweet Apple – Sing The Night In Sorrow           21/ Warhaus – Warhaus           17/ Dälek – Endangered Philosophies (chronique)           16/ The  Schizophonics – Land of the living           15/ Cigarettes After Sex – Cigarettes After Sex   14/ The Afghan Whigs – In Spades (chronique)   13/ Lysistrata – Pale Blue Skin EP (chronique) / The Thread (chronique)           12/ Jessica93 – Guilty Species (chronique)   11/ The New Year – Snow (chronique)           10/ Wonderflu – Wonderflu (chronique)           9/ Kelley Stoltz – Que Aura           8/ Protomartyr – Relatives In Descent (chronique)   7/ The National – Sleep Well Beast (chronique)           6/ Ty Segall – Ty Segall (chronique)           5/ The Black Angels – Death Song (chronique)   4/ Mogwai – Every Country’s Sun (chronique)           3/ King Gizzard & The Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana (chronique)           2/ Slowdive – Slowdive (chronique)           1/ Shannon Wright – Division (chronique)   LA PLAYLIST 2017 LIRE LES TOPS ALBUMS 2016 LIRE LES TOPS ALBUMS 2015 LIRE LES TOPS ALBUMS 2014 LIRE LES TOPS ALBUMS...

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Rock En Seine @ St-Cloud (92), du 25 au 27/08/17

Rock En Seine @ St-Cloud (92), du 25 au 27/08/17

Quoi de mieux pour clôturer l’été que passer trois jour allongé sur l’herbe à écouter de la musique ? Rock en Seine est un peu le Noël du dernier weekend d’août. Retrouver ses potes autour d’une bière en profitant des derniers rayons du soleil. Autant dire que lorsque vous vous réveillez en sursaut à cause de l’orage grondant qui stagne au-dessus de La Capitale, l’envie de remettre en question votre amour pour la musique vous vient à l’esprit. Mais peu importe, le pass trois jours glissé dans la poche arrière de son jean, on saute dans le métro bien décidé à en profiter à fond ! Et cette année on est gâté. The Jesus and Mary Chain, Slowdive, Ty Segall, PJ Harvey… Je crois que c’est la première fois que je vais à un festival avec un programme aussi chargé, alors qu’importe la pluie, un vent d’excitation souffle sur l’édition 2017 du festival.   Vendredi 25 août “Hello, we are Cabbage from Manchester”. C’est classe de dire “Hello we are Cabbage from Manchester”. On n’avait pas entendu ça depuis un bout de temps. On se croirait presque revenu à la belle époque de la factory, de Joy Division et des Smiths. Premier concert et première claque, les 5 Mancuniens offrent une prestation des plus plaisantes et font même revenir le soleil. Pourtant ce n’est pas du punk. Ce n’est pas non plus du post punk. Leur son est au goût du jour tout en gardant un caractère atypique qu’on ne saurait décrire. The Pretty Reckless a tout pour séduire. Les jolis solos du guitariste aux faux airs de Slash font plaisir et je trouve toujours envoûtant que le leader du groupe soit de sexe féminin. Pourtant je me suis fait chier. Je dois être trop sensible. J’aime pas quand ça crie trop fort. Le temps d’un sandwich et je me retrouve devant Beach Fossils. Et là tout change. À peine les premières notes de “Generational Synthetic” retentissent que je me sens bien immédiatement. En arrivant à la scène du bosquet j’ai pu entendre “assis, c’est un concert assis“, c’est vrai que Beach Fossils ça s’écoute allongé dans l’herbe en regardant le ciel. C’est fait pour ça. Pourtant tout le monde est debout. On ne saurait manquer une miette de la formation américaine. Vous avez déjà découvert un groupe et eu l’impression que vous étiez passé à côté de quelque chose ? C’est ce qu’il m’est arrivé avec The Jesus and Mary Chain : “Mon dieu je suis né trop tard”. Séparés durant les années 90, c’est un peu la frustration ultime d’écouter Psychocandy en se disant qu’on aura jamais le plaisir de l’entendre en live. Pourtant, dans un élan...

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La Route du Rock annonce des premiers noms réjouissants !

La Route du Rock annonce des premiers noms réjouissants !

Festival référence du rock indé depuis des années, La Route du Rock vient d’annoncer 5 premiers noms pour son édition 2017. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ça donne envie… Deux concerts font d’ores et déjà figure d’évènement : le retour des Jesus And Mary Chain qui sortiront cette année leur premier album depuis 18 ans, Interpol qui jouera en intégralité son premier (et meilleur) disque Turn On The Bright Lights, Ty Segall qui vient de sortir un (énième) excellent album. Last but not least, Angel Olsen, valeur montante de l’indie rock américain et les Black Lips, qui n’ont pas leur pareil pour foutre un bon boxon sur scène. Bref ça commence fort et on attend impatiemment la suite ! 250 Pass 3 Jours ont été immédiatement mis en vente au tarif préférentiel de 65€ au lieu de 85€ (mais il semblerait qu’ils soient déjà partis…). La route du rock se déroulera du 17 au 20 août prochain à St Malo....

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Ty Segall – Ty Segall

Ty Segall – Ty Segall

Vous vous souvenez de Manipulator ? Oui, forcément. C’est ce moment où Ty Segall avait décidé de s’accaparer une bonne partie des derniers qui, jusque-là, étaient parvenus à résister son charme. L’album proposait alors une synthèse parfaite du talent du bonhomme. Une énergie vorace, un sens affûté de la mélodie qui tue et une pointe de sensibilité déjà démontrée dans l’étonnamment apaisé Sleeper. Et puis, après être parvenu à concilier les fans de la première heure tout en séduisant de nouveaux adeptes, Ty avait décidé de tout balancer aux orties. Sur Emotional Mugger, il faisait plus de bruit que jamais pour la plus grande joie de certains vieux fidèles mais au grand dam d’autres (dont je suis) déplorant que l’excès d’énergie, la volonté d’en foutre partout avait nui à l’efficacité de ses compos. Un an après, Ty Segall revient, flanqué de son équipe habituelle (Mootheart, Cronin…), et délesté de King Tuff présent sur Emotional Mugger. Et après cette parenthèse désenchantée, le voilà qui nous pond la véritable suite de Manipulator. C’est à dire du garage tantôt versant punk tantôt versant folk, mais toujours délicieusement pop. Donc le Ty récite ses gammes. Et distribue des petites baffes. Petites, car il n’y a là rien d’aussi immédiatement fédérateur que sur Manipulator. Mais après l’ouverture classique et efficace (“Break A Guitar”, bien fuzzy comme il faut), le menu se révèle bien copieux. “The Only One” et ses grattes indomptées qui n’en font qu’à leurs cordes, l’épique “Warm Hands (Freedom Returned) », véritable morceau de bravoure. 10 minutes sous le capot. La punkette “Thank You Mr. K”, la folk “Orange Color Queen” qui sonnerait presque comme du Elliott Smith sur son refrain. La très pop “Papers”, avec même du piano dedans ! Et quand ça lui chante, le père Segall se transforme en vieux briscard du blues (“Talkin”)… Il y aura toujours matière à pinailler, à dire que le Ty est ici parfaitement calé dans ses souliers faisant exactement ce en quoi il excelle (c’est à dire à peu près tout, vous l’aurez compris). A un moment donné, si on veut faire preuve d’un minimum d’objectivité, on signalera que son domaine de prédilection, ça reste de faire de sacrés bons albums. Et en voici un de plus. JL...

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