Mudhoney : un live et un nouvel album en 2018

Mudhoney : un live et un nouvel album en 2018

Mudhoney nous avait privé l’an passé d’une date en France alors qu’ils avaient gratifié de nombreuses villes européennes de leurs prestations enflammées. Séchez vos larmes, une session de rattrapage nous est offerte avec LiE, Live in Europe, qui sortira le 19 janvier prochain en vinyle et digital chez Sub Pop et PIAS. Une année qui commencera donc sur les chapeaux de roue et se poursuivra avec la sortie de leur nouvel album dont la date n’est pas encore connue. De quoi fêter dignement leurs 30 ans de carrière ! Voici le tracklisting : Side A 1. Fuzz Gun ‘91 (Primosten, Croatia – from Every Good Boy Deserves Fudge) 2. Get Into Yours (Berlin, Germany – from Mudhoney) 3. Poisoned Water (Primosten, Croatia – from Tomorrow Hit Today) 4. The Final Course (Malmo, Sweden – from Vanishing Point) 5. What to Do With the Neutral (Malmo, Sweden – from Vanishing Point) 6. I’m Now (Malmo, Sweden – from The Lucky Ones) Side B 7. Judgement, Rage,Retribution and Thyme (Vienna, Austria – fromMy Brother the Cow) 8. I Like It Small (Oslo, Norway – from Vanishing Point) 9. Suck You Dry (Malmo, Sweden – from Piece of Cake) 10. Editions of You (Ljubljana, Slovenia – from the “Butterfly Stroke” 7” and the March to Fuzz comp) 11. Broken Hands (Ljubljana, Slovenia – from Every Good Boy Deserves Fudge)   Et un premier extrait “Judgement, Rage, Retribution and Thyme” JL   LIRE L’INTERVIEW DE MUDHONEY LIRE LA CHRONIQUE DE EVERY GOOD BOY DESERVES FUDGE LIRE LA CHRONIQUE TOMORROW HIT...

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Mudhoney dévoile “Hey Neanderfuck”

Mudhoney dévoile “Hey Neanderfuck”

  Le 11 juin dernier, Mudhoney, qui travaille actuellement sur un nouvel album, dévoilait en concert trois nouveaux morceaux “Hey Neanderfuck”, “Nerve Attack” et “Paranoid Core”. Le premier d’entre eux qui répond donc au doux nom de “Hey Neanderfuck” sortira prochainement sur la compilation Bash 17 chez Amphetamine Records, aux côtés notamment des Melvins et de Lydia Lunch Retrovirus. Voilà ce que ça donne (du pur Mudhoney dans le texte, classique et efficace)...

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Mudhoney – Every Good Boy Deserves Fudge

Mudhoney – Every Good Boy Deserves Fudge

Le deuxième album est souvent un intense moment de remise en question pour les petits groupes remarqués qu’on attend au tournant, et c’est certainement encore plus vrai pour Mudhoney. Car non seulement le groupe a déjà sorti un successeur mitigé à sa première grosse claque, mais en plus tous les espoirs qu’on portait en eux se sont tournés vers d’autres groupes de la scène de Seattle, dont un autre cassera la baraque quelques mois plus tard à un niveau inattendu, et qu’on ne reverra certainement pas de sitôt. Il faut dire que l’histoire du groupe est assez particulière : créé comme une petite cour de récréation entre 4 mecs plus ou moins en pause ou débarrassés de leurs groupes respectifs (Green River, The Thrown-Ups, Bundle Of Hiss et les Melvins), sorte de supergroup de la scène locale dont le seul objectif était de faire quelques concerts et peut-être un 45 tours, Mudhoney devient un peu par hasard, beaucoup par passion, la coqueluche puis la figure de proue du label naissant de Seattle, Sub Pop, qui les envoie en festival en Allemagne avant même que le groupe n’ai sorti le moindre titre. Écrit dans l’urgence, ce qui prouve l’alchimie incroyable entre les musiciens, leur EP Superfuzz Bigmuff et quelques singles mémorables achèvent d’en faire le groupe à suivre, les futures superstars indie de la fin des années 80. Sauf que, comme je le disais, le premier album (simplement intitulé Mudhoney) qui suit n’est qu’un Superfuzz Bigmuff rallongé, ce qui reste très cool mais beaucoup moins percutant. Et entre leur premier EP et cette année 1991, le regard de la critique, des médias et même des majors commence à se tourner vers Seattle, pas avec autant de ferveur qu’après Nevermind, mais les gros noms de la scène locale commencent à signer des contrats chez des majors et MTV commence à diffuser certains clips en rotation lourde. Tous les groupes de Seattle sentent que quelque chose se prépare et qu’il est peut-être temps de réfléchir plus sérieusement à leurs perspectives de carrière. Tous ? Non. Mudhoney, resté fidèle à Sub Pop envers et contre-tout, s’est concentré à sortir un album digne de ce nom après le précédent dont ils ne sont pas particulièrement fiers, un album qui pourrait vraiment leur plaire. Leur plaire, et aussi désarçonner un peu la presse musicale, britannique principalement, qui a construit autour d’eux et d’autres groupes comme TAD le mythe des rockers bûcherons simplets, festifs et bourrins qui les enferme dans une case dans laquelle ils n’ont jamais eu envie de se mettre. Steve Turner simplifie ses solos de guitare qui lui avaient valu d’être qualifié d’Eric Clapton du grunge et tous s’attèlent à composer des morceaux...

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Nos Primavera Sound (Porto), du 09 au 11/06/16

Nos Primavera Sound (Porto), du 09 au 11/06/16

J’ai rarement vu de ma vie d’auditeur actif une programmation de festival aussi alléchante que celle du Primavera de cette année. Jugez sur pièce : PJ Harvey, Brian Wilson (performing Pet Sounds), Drive Like Jehu, Deerhunter, Shellac, Car Seat Headrest, Unsane et surtout Dinosaur Jr et Mudhoney. Certes, les vrais auditeurs soucieux de leur indie credibility diront toujours que cette programmation ne vaut pas celle de la Ferme Electrique, mais vu que ces deux derniers artistes sont deux de mes groupes préférés, difficile de ne pas être séduit. Quand JL m’a proposé de l’accompagner à l’édition de Porto, amputée de la moitié de ses têtes d’affiche et surtout de la moitié de son prix (hormis Radiohead, même si je n’aime pas trop leur musique depuis leur virage électro, et les Black Lips, rien qui ne manque vraiment de toute façon) en m’hébergeant gracieusement dans la résidence secondaire qu’il se paye sur le dos de ses chroniqueurs bénévoles grâce aux bénéfices d’Exitmusik.fr, je me suis dit que l’occasion était trop belle pour passer à côté. C’est dans un cadre parfait, le Parque Da Cidade étant un superbe parc juste en face de la mer, malgré un manque d’indication assez déroutant puisque, arrivés par la mauvaise entrée, nous avons dû faire le tour complet de l’immense terrain pour enfin trouver le moindre signe de la présence du festival, que l’édition portugaise du Primavera se déroule. Heureusement, une fois à l’intérieur, toutes les craintes que nous pouvions avoir sur l’organisation se sont envolées : on échange son billet contre un bracelet et une carte à code barre nécessaire pour entrer et sortir, l’ensemble des stands de nourriture et de merch sont répartis à l’entrée, les scènes sont bien disposées et raisonnablement éloignées les unes des autres, les stands de boisson et les toilettes sont partout : on ne mourra ni de soif, ni de rétention urinaire. Les prix sont assez bas comparés à un festival français, le repas oscillant entre 4 et 8 euros avec un grand choix de stands et surtout une qualité de produits remarquables pour un festival (des restaurateurs locaux ayant été sollicités) et pour ce qui intéresse la majorité d’entre vous, j’en suis certain, la pinte est à 3,50€. Pour notre porte-feuille français, c’est le paradis, mais quand on considère que le salaire moyen au Portugal est de 450€, on comprend que l’idée de bon marché est fort discutable et que non seulement le Primavera n’échappe pas à la règle du “tu es en festival, tu raques“, mais qu’en plus il est démesurément cher pour un public portugais moyen. Proportionnellement au salaire moyen français, c’est comme si le pass 3 jours coûtait 300€ ! Mais comme ces considérations...

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Un supergroupe de Seattle pour un super hommage à Raw Power

Un supergroupe de Seattle pour un super hommage à Raw Power

  Les habitants de Seattle sont des privilégiés. Dimanche soir, ils ont eu la chance d’assister à un concert unique, organisé par la radio KEXP. Le concert était accessible gratuitement mais des places VIP ont été vendues, permettant de récolter plus de 260 000 $ pour financer la mise en place du nouveau studio de la radio. Sur le toit du Pike Place Market, une véritable dream team de la scène de Seattle a donné un concert exceptionnel en reprenant le mythique Raw Power d’Iggy & The Stooges. Un supergroupe composé de Mark Arm (chanteur de Mudhoney), Mike McCready (guitariste de Pearl Jam), Duff McKagan (ancien bassiste de Guns’N’Roses) et Barrett Martin (ancien batteur de Screaming Trees et Mad Season notamment). Plus de 9000 personnes ont assisté à cette date mémorable. Regardez “Down On The Street”   JL Crédit photo : David Coalter et Charles Peterson...

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