Mogwai – Rave tapes (Sub Pop)

Publié par le 22 janvier 2014 dans Chroniques | 0 commentaire

mogwai-rave-tapes-album-stream-1Que reste-t-il à prouver quand on s’appelle Mogwai et qu’on a derrière soi sept albums et un statut quasi incontesté de leader du post rock ? Rien, ou si peu. Que peut-on attendre d’un groupe qui n’a plus rien à prouver ? Beaucoup, comme toujours.

Car quand on a été gâtés pendant tant d’années, on n’a pas très envie que ça s’arrête. D’autant que la dernière salve des écossais, la BO des revenants, était très réussie.

Le titre d’ouverture « Heard About You Last Night » avec ses discrètes notes de synthé en intro aurait d’ailleurs très bien pu figurer sur cette dernière. Il n’aurait pas dépareillé tant en terme d’atmosphère que de qualité de composition. Une qualité qu’on ne retrouve malheureusement pas sur la totalité du disque.

En effet, Mogwai n’échappe pas à quelques moments d’égarement sur ce 8e album et ne parvient pas à nous captiver continuellement. Certains morceaux sont trop neutres pour nous marquer (« Simon Ferocious »), d’autres ont des travers pénalisants (le vocoder casse-bonbons de « The Lord Is Out Of Control », le riff pas bien finaud et omniprésent de « Master Card »).

Dommage car le groupe n’a rien perdu de son savoir-faire et délivre encore quelques perles dont il a le secret. J’en veux pour preuve la tension permanente de « Remurdered » qui finit par dévoiler une facette electro insoupçonnée, la superbe « Hexon Bogon » et ses explosions de guitares, ou encore la surprenante « Repelish » où un narrateur nous conte son amour pour « Stairway To Heaven » sur des arpèges aériens.

Rave Tapes n’est certainement pas un mauvais album, loin s’en faut. Il se révèle juste un tantinet frustrant tant l’anecdotique y côtoie le sublime.

Doit-on en vouloir à un groupe qui n’a plus rien à prouver lorsqu’il nous frustre ? Assurément oui, quand on sait de quoi ils sont capables (et ils nous le prouvent encore par intermittence).
Mais comme on est des gens disciplinés, on est prêts à les pardonner. Et à attendre impatiemment le prochain…

 

JL

 

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