« Gimme Danger » de Jim Jarmusch : forcément indispensable

Publié par le 23 février 2017 dans Non classé | 0 commentaire

J’ai essayé de retourner cette chronique dans tous les sens pour voir comment j’allais la présenter, si bien qu’au bout de 2 semaines, Gimme Danger est sur le point de ne plus être à l’affiche et je ne suis pas plus avancé. Alors rendons hommage au rock viscéral des Stooges et faisons simple.

Au fond, vous voulez simplement savoir si ça vaut le coup d’aller voir le film. J’imagine que si vous l’avez déjà vu, vous vous êtes fait votre propre avis et n’avez donc pas besoin du mien. Alors allons à l’essentiel : oui. Allez le voir sans hésiter si vous en avez l’occasion.

La réalisation : je n’ai rien à en dire vu la faiblesse de mes compétences techniques en matière de cinéma, mais Jarmusch connait son affaire et ça m’étonnerait donc qu’on ait beaucoup de reproches à lui faire de ce point de vue. Du mien, le découpage est clair, l’histoire se suit sans difficulté et on rentre vite dedans. Les extraits inédits et bandes d’époque sont très maigres et de qualité variable, il n’est pas forcément très juste de s’en servir comme argument promotionnel. Iggy Pop est forcément très mis en avant et ressort avec une aura de sympathie phénoménale. A côté de ça, les déboires relationnels au sein du groupe, même si on aborde beaucoup le sujet de la drogue, semblent être accessoires, discrètement évoqués, si bien que la période Raw Power, notamment le transfert réputé forcé et douloureux de Ron Asheton à la basse, reste évoquée de façon assez superficielle. Qu’apprend-on quand on suit le groupe depuis de nombreuses années, qu’on connait bien leurs disques et leur histoire dans les grandes lignes ? Pas grand chose. Et on n’a même pas le droit d’écouter le morceau titre en entier (spoiler : ils passent bien « Gimme Danger » au générique de fin mais coupent après la partie calme ! Sacrilège !). Et ils écorchent le nom de J Mascis dans les sous-titres ! (Double sacrilège !!). Mais une fois qu’on a dit ça, on doit bien reconnaitre que c’est déjà génial de pouvoir aller voir un film sur les Stooges au cinéma, qu’ils méritaient d’être présentés au grand public pour leur apport indéniable à la musique, ne serait-ce qu’après un coup de brosse à reluire et des petits ratés finalement vite pardonnés.

Car le fond de ce film, et finalement celui de la musique des Stooges, c’est simplement le plaisir fort, viscéral, primaire qu’il procure. Alors rien que pour saluer l’existence d’un documentaire sur ce groupe, aussi grand public soit-il, ne ratez pas une occasion de le voir.

BCG

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :