Évènements à venir

Eels : nouvel album, single en écoute

Publié par le 17 janvier 2018 dans News | 0 commentaire

Eels : nouvel album, single en écoute

  4 ans après le décevant The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett, Eels sera de retour le 6 avril prochain avec The Deconstruction (chez E Work et PIAS). Le morceau d’ouverture, éponyme, a été dévoilé (cf ci-dessous). Ce nouveau disque c’est E qui en parle le mieux : « Voici 15 nouveaux morceaux de EELS qui vont peut-être vous inspirer et vous faire bouger. Ou Pas. Le monde est devenu fou. Mais si on la cherche bien, il y a toujours de la beauté à y trouver. Parfois, on n’a même pas besoin de la chercher. Sinon, il faut essayer de la créer soi-même. Et puis il y a des fois où il faut détruire quelque chose pour trouver de la beauté à l’intérieur. ». Une tournée mondiale a été annoncée avec notamment un passage à l’Olympia (Paris) le 9 juillet. JL...

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Black Rebel Motorcycle Club – Wrong Creatures

Publié par le 17 janvier 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Black Rebel Motorcycle Club – Wrong Creatures

Savez-vous combien de disques sortent tous les mois ? Moi non plus. Plus de 1000 sans doute… Alors évidemment pour se démarquer il faut de solides arguments (ou un bon budget promotion). Quand le groupe s’appelle Black Rebel Motorcycle Club on y prête forcément une oreille. Même s’ils ne nous ont plus fait vibrer depuis un bail, leur réputation les précède. Et puis rapidement le soufflé retombe. Après une intro mystico tribale à l’intérêt limité, le groupe lui-même nous avertit “it’s just another song“. Voilà qui ne va pas nous aider à croire au coup de coeur. Et c’est vrai que “Spook” n’est qu’une chanson psychée de plus. Pas mauvaise mais pas mémorable non plus. Bien meilleure toutefois que ce “King Of Bones” bien pompier (la basse et la grosse caisse qui crient “j’arrive avec mes gros sabots s’il vous plait, passez-nous à la radio“, le refrain trop moche pour être vrai), ou “Echo” qui se veut épique mais se révèle surtout insupportable (le refrain à la U2 brrr). Quelques rock psychés de bon aloi, bien calibrés viennent redresser un peu la barre (“Ninth Configuration”, “Question Of Faith” en BRMC pur jus ou “Circus Bazooko” qui a au moins le mérite d’amuser la galerie, à défaut de marquer les esprits). Mais Black Rebel retombe trop souvent dans ses travers (“Calling Them All Away” qui veut la jouer aérienne mais qui ne méritait pas non plus de tutoyer les 7 minutes, ni ce traitement trop propret, “Little Thing Gone Wild” trop surchargée). Et pour ne laisser aucune place au doute, rien de tel qu’un “All Rise” bien craignos. Wrong Creatures oscille donc entre le correct et le calamiteux. Disparue la prise de risque, envolée la spontanéité des débuts. BRMC court visiblement après l’hymne de stade. On n’a que nos yeux pour pleurer et nos oreilles à laver. “There’s no one ready for this” chante Peter Hayes. Nous en tout cas on n’était effectivement pas prêt à subir pareille déconvenue. JL LIRE LA CHRONIQUE DE SPECTER AT THE...

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Du nouveau matériel pour Preoccupations

Publié par le 16 janvier 2018 dans News | 0 commentaire

Du nouveau matériel pour Preoccupations

Preoccupations (ex-Viet Cong) revient le 23 mars prochain avec l’album New Material chez Jagjaguwar, qui succèdera au décevant album éponyme. Un premier single, “Espionage”, a été dévoilé. Le groupe défendra son nouvel album sur la scène de La Maroquinerie (Paris) le 11 juin prochain. JL     La pochette :                   LIRE LA CHRONIQUE DE VIET CONG – VIET CONG LIRE LA CHRONIQUE DE PREOCCUPATIONS –...

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Gang Of Four – Entertainment!

Publié par le 14 janvier 2018 dans Chroniques, Incontournables, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Gang Of Four – Entertainment!

Après le forfait commis par le vil BCG, je me dois de réhabiliter en ces pages ce grand disque qu’est Entertainment! de Gang Of Four. En 1979, le mouvement punk s’essouffle (déjà) et le post punk pointe le bout de son nez. Gang Of Four évolue du côté lumineux de la force post punk. Point de synthés ténébreux ici ni d’atmosphères gothiques, mais des guitares acérées et tranchantes, une hargne omniprésente et des morceaux terriblement entrainants emmenés par la basse virevoltante de Dave Allen. L’incendiaire “Ether” ouvre les hostilités. Le feu est déclaré dans votre salon. Et ce n’est pas l’instabilité chronique de “Not Great Men”, son groove spasmodique qui va vous calmer. Ça respire l’urgence, la tension et ça n’hésite pas à mélanger amoureusement funk, dub (aaah le mélodica !) et punk, évidemment… Tout ce qui bouge et remue nos tripes. Le jeu de basse phénoménal de Dave Allen a d’ailleurs bien traumatisé Flea (Red Hot) « ça a complètement changé ma façon de voir le rock et ça m’a poussé à devenir bassiste » dira-t-il des bonbons plein les yeux rien qu’en y repensant. Un album qu’on retrouve également dans le top 50 des disques préférés de Kurt Cobain qui n’a pas dû rester insensible au son de guitare d’Andy Gill, aiguisé à souhait, qui n’en fait pas des caisses, mais se contente d’asséner les coups de poignards. C’est sec, sans fioritures, ça pique bien là où il faut (« At Home He’s A Tourist »). La formule est parfois simple et efficace comme ce « I Found That Essence Rare » très pop/punk façon Buzzcocks ou Clash des débuts. Mais on tombe aussi sur des compos bien plus complexes à l’image de la stupéfiante “Anthrax” et son intro en plein brouillard drone. Un cataclysme arrive pense-t-on alors mais c’est une session rythmique funky en diable qui surgit. Et tandis que Jon King chante l’anti-amour (« l’amour comme de l’anthrax »), Andy Gill au fond de la pièce débite des propos inintelligibles façon écriture automatique. Comme de faux-airs de Lou Reed sur “Sister Ray”. Vous avez dit génial(ement barré) ? Les morceaux s’enchainent, plus parfaits les uns que les autres, on danse, on s’excite, on hurle, on ne s’arrête pas. Jamais. Et on oublie presque qu’en chemin on s’est mangé le tube ultime en pleine trogne. “Damaged Goods” et sa basse fabuleuse, son rythme infernal. “Your kiss so sweet, your sweat so sour“. Ça doit être à ça que ressemble le paradis. Dès sa sortie le morceau s’impose comme un hit ultime, bombardé par John Peel, il est l’indie single numéro 1 des charts. Notez que c’est un peu mieux que Franz Ferdinand (encore un qui leur a tout pompé, au passage..). On vous épargne la liste d’artistes qui ont appris la vie avec ce disque et ont réinjecté du Entertainment!, à plus ou moins forte dose dans leurs groupes respectifs, mais on se contentera d’un dernier : Fugazi, avec qui les points communs sont légions. On retrouve ces lignes de basse de mammouth, ce feu permanent, ces irruptions noisy et… des textes très politisés. Oui, car derrière le côté dansant des morceaux, le titre faussement aguicheur (Entertainment!), les textes qu’on pourrait penser écrits par de jeunes fêtards (« please send me evenings and weekends ») cachent de vraies prises de position affirmées. En y regardant de plus près, la pochette habillée d’un rouge...

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“Incesticide” de Nirvana a 25 ans. Chronique

Publié par le 11 janvier 2018 dans Chroniques, Incontournables, Non classé, Toutes les chroniques | 0 commentaire

“Incesticide” de Nirvana a 25 ans. Chronique

Décembre 92. Nevermind a foutu un beau merdier. Le rock est de retour au centre de l’échiquier, des groupes indés condamnés à l’obscurité découvrent la lumière, le rockeur ermite dans sa chambre qui rongeait son frein depuis bien trop longtemps se frotte les mains. L’heure de la vengeance a sonné. A peine le temps de se remettre de “celui qui a tout changé” qu’un nouveau Nirvana déboule dans les bacs. Du pain béni pour Geffen qui a chipé le prodige à Sub Pop et pour les jeunes aficionados qui vont pouvoir écouter autre chose que “Smells Like Teen Spirit”. Encore que… Encore que Incesticide n’est “qu’une” compile d’inédits. Et majoritairement issus de sessions période Bleach, qui plus est. Donc plus crado, plus brut, plus Nirvana finalement (et moins Butch Vig, forcément). Mais les recalés de Bleach et Nevermind ont évidemment une sacrée gueule. La raison est simple : c’est Kurt Cobain qui les a écrits. Et le bonhomme pondait à la pelle des tubes imparables, des riffs colossaux, des refrains diablement évidents et accrocheurs. Donc qu’il y mette moins d’enrobage, moins d’application importe peu (c’est même encore mieux pour qui chérit la facette punk du bonhomme). Parmi les pépites qui ont passé l’épreuve du temps, “Dive” (essaie de l’écouter sans la fredonner ou sans remuer la tête pour voir), “Sliver” et sa ligne de basse innocente avant que l’affaire s’emballe quand grand-mère nous ramène à la maison, “Been A Son” et son “she should have…” qui entame chacun des vers (rictus cobainien) et ajoute une corde à l’arc de l’addiction qui n’en demandait pas tant. Les “Molly’s Lips” et “Son Of A Gun” des Vaselines glissent encore mieux (hum..) avec ce surplus de hargne et d’intensité. Nirvana, roi de la cover, on ne le savait pas encore, excelle également sur celle de Devo “Turnaround” avec ce don de s’approprier des titres comme s’ils étaient de lui. “Polly” se fait ravaler la façade en mode punk et ça fonctionne tout aussi bien que l’original. “Big Long Now” à la fois lourd et désabusé culmine à 5 minutes et annonce idéalement la baffe ultime qui arrive. “Aneurysm”, cela va de soi. Parce que le monde serait moins beau sans “Aneurysm” et que la formule LOUDquietLOUD n’a jamais été aussi bien incarnée. Bon bordel noisy en intro, duo basse/batterie ravageur et la gratte qui vient régler des comptes aux récalcitrants. “Come on over, do the twist ahaaaaa.” C’est parfait, c’est magique. Merci, au revoir. Et on repense toujours la larme à l’œil à ce petit enfoiré du live at Reading qui a dansé sur scène tout le morceau face à Kurt. Culé va. Mais je m’égare et deviens grossier, il est temps de conclure. Ajoutons à cela la chanson schizo “Hairspray Queen”, “Aero Zeppelin” en référence à qui vous savez (n’oublions pas que le hard 70s était une des nombreuses influences du groupe souvent gommées par le côté Beatles meets Stooges), et une “Mexican Seafood” succulente qui transforme le côté “y a à boire et à manger” bourratif de ce type de compil en un véritable festin des rois. Voilà donc un recueil d’inédits qui écrase haut la main les best of des trois quarts des groupes qui peuplent notre chère planète. Normal, Cobain n’était pas vraiment du même monde. JL  ...

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The Love-Inns – Split Lip

Publié par le 9 janvier 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

The Love-Inns – Split Lip

Il y a un moment où on se rend compte qu’on vieillit. Si la chute des cheveux, la difficulté à se remettre d’une soirée arrosée ou la propension plus fréquente à préférer rester posé chez soi plutôt que de sortir ne suffit pas, on peut aussi compter le nombre de fois où, avec l’attitude blasée de circonstance, on écoute un disque en se disant “en ce moment, plus rien ne me fait d’effet. Et ça ressemble à tel ou tel groupe.” On peut aussi prendre un coup de vieux en se rendant compte qu’on est passé à côté de beaucoup de sorties musicales alors qu’on avait l’habitude d’écouter tout ce qui sort, qu’on a le coup de foudre pour un album qui n’existe qu’en format dématérialisé (“quoi ? Un album peut sortir autrement qu’en vinyle ou en cd ??”) ou que les musiciens qui ont écrit l’album en question n’ont même pas – ou à peine – vingt ans. Pourtant, on devrait savoir que le rock est un truc de jeunes, mais la plupart des gens qui en parlent sont des vieux cons blasés et nostalgiques, ça induit en erreur… J’imagine que vous vous foutez complètement de mon coup de vieux et que vous préférerez que j’aborde mon coup de foudre. Je mentirais en vous disant que The Love-Inns ne m’évoque absolument aucun autre groupe, elles ont quand même un morceau qui s’appelle “Nirvana” et un autre “Glown (In Bloom)” et je ne serais pas étonné qu’elles aient été bercées au punk rock féministe et engagé des années 90 et à la formule LOUDquietLOUD, mais leur arme pour dépasser la nostalgie blasée, ce sont simplement d’excellents morceaux. Énergie punk conjuguée à des mélodies pop simples et efficaces, le tout avec des harmonies vocales bien troussées, et des voix qui se complètent super bien en plus. Il n’en faut pas davantage pour me convaincre, et je ne peux que vous renvoyer au pont de “Dust Factory” où les deux voix se retrouvent seules avant que les instruments ne reprennent pour tenter de convaincre à mon tour, l’effet est redoutable. C’est bien simple, le disque (pardon, l’album, il n’y a pas de disque…) ne contient que des tubes potentiels assez irrésistibles et ce, que The Love-Inns fassent dans le punk débridé (“Don’t hit On Me”), calment le jeu (“Basterd”, “Summer Leaves”) ou opèrent dans un registre plus indie rock (“Nirvana”, “Asthma”). Ajoutez à ceci que le groupe sait placer le petit plan judicieux qui sublime un morceau (le ralentissement final de “Fuckboi”, autre putain de tube, ou l’accélération au milieu de “Split Lip”) et vous comprendrez pourquoi il n’y a absolument rien à jeter. Et que si j’avais découvert ce disque un peu plus tôt, il se serait facilement frayé un chemin dans mon top 10 de 2017. Alors peu importe que je sois vieux, que les 3 membres de The Love-Inns soient jeunes, ce qui compte c’est que Split Lip est un putain d’album, que leur musique est excellente et que j’espère qu’elles nous sortiront encore des disques de ce niveau pendant de nombreuses années… mais en physique, si possible, parce que quand même, je suis un peu trop vieux pour ces conneries digitales… BCG SPLIT LIP by The...

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Les Breeders back dans les bacs

Publié par le 9 janvier 2018 dans News | 0 commentaire

Les Breeders back dans les bacs

  Oh le beau début d’année ! Le 5e album des Breeders, attendu depuis près de 10 ans, est désormais annoncé officiellement par 4AD. Il sortira le 2 mars prochain et réunira la même formation (Kim et Kelley Deal, Josephine Wiggs et Jim MacPherson) que celle responsable du mythique Last Splash sorti en 1993. L’album a été enregistré dans trois studios différents : le Candyland dans le Kentucky avec Mike Montgomery, l’Electrical Audio à Chicago avec Steve Albini et Greg Norman et au Fernwood dans l’Ohio avec Tom Rastikis. On retrouvera l’excellent single teigneux “Wait In The Car” ainsi que “All Nerve” (déjà joué en live depuis pas mal de temps) qui donne son nom à l’album. De passage à la gaité lyrique il y a quelques mois, les Breeders ont d’ores et déjà annoncé une date au Main Square Festival l’été prochain. En espérant que d’autres concerts en France suivent… JL LIRE LA CHRONIQUE DE POD LIRE LE LIVE REPORT DU CONCERT A LA GAITE...

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Dans le bac d’occaz’ #22 : Backyard Babies, Ty Segall, Grant Hart

Publié par le 7 janvier 2018 dans Le bac d'occaz, Non classé | 0 commentaire

Dans le bac d’occaz’ #22 : Backyard Babies, Ty Segall, Grant Hart

Une fois n’est pas coutume, pour ce bac d’occaz de fin d’année, BCG n’a pas déterminé ses choix en fonction des années de sorties d’albums (années en 1, 2, 3…) mais s’est appuyé sur les suggestions de camarades aux goûts (plus ou moins). Voici ses impressions.   Dans le bac d’occaz’ #22 : les suggestions de fin d’année 2   Backyard Babies – Total 13 (1998) : suggéré par Happy Friday Chère Happy, Merci d’être tellement assidue à cette rubrique que tu m’as fait deux propositions. Ou alors, c’est que je n’ai pas assez d’amis. Alors, autant la dernière fois tu m’avais trouvé quelque chose d’assez inattendu et très intéressant, autant cette fois tu as plutôt tapé dans ma zone de confort, mais avec un disque dont l’intérêt est limité. En fait, ce disque des Backyard Babies évolue dans un style qui m’est très familier, un rock burné qui porte haut et fort les influences des Ramones et des Stooges période Raw Power, avec un petit quelque chose de californien, comme le faisaient quelques groupes scandinaves à la même époque. Le problème, c’est que parmi ces groupes scandinaves il y a notamment Turbonegro, une de mes références absolues, et que la même année que ce Total 13, Turbonegro sortait Apocalypse Dudes, et c’était quand même beaucoup mieux dans le genre. Du coup, difficile d’accrocher à Total 13, qui en plus lorgne plus vers le rock d’ado vénère, plus californien, parfois limite métal. Ceci dit, j’écoute ce disque 15 ans trop tard, mais je suis sûr que j’aurais pu l’adorer à une époque. Ty Segall Band – Slaughterhouse (2012) : suggéré par JL et les adorateurs de Ty Segall Chers JL et cie, Difficile d’approcher l’écoute d’un artiste avec lequel on m’a autant gavé sans une once de mauvaise foi, je l’avoue. Il n’empêche que je pense avoir fait preuve de remise en question plus d’une fois dans cette rubrique, et certains groupes ont été réhabilités à mes yeux même s’il a fallu de nombreuses années. Ceci étant dit, j’ai écouté Slaughterhouse dont tu m’as dit qu’il était parmi les sommets de Segall et… J’aurais pu me défouler un peu et tirer à boulets rouges sur ce disque, avec un peu de mauvais esprit, mais je vais me contenter de dire ce que j’en ai pensé le plus simplement possible : Segall et son groupe proposent une musique qui mélange des influences punk et pop 60s anglaise avec un son garage crado. C’est un style dans lequel il est loin d’être le seul à officier, et il fait indubitablement partie des figures de proue, mais pour avoir récemment écouté Blood Visions de Jay Reatard qui date de 2006, et qui est dans un genre assez similaire, je trouve que Slaughterhouse tient difficilement la comparaison. Car beaucoup de titres m’ont effleuré sans me toucher, et les morceaux qui ont les meilleures mélodies (“I Bought My Eyes” et “Tell Me What’s Inside Your Heart”) sont inutilement longs, dépassant presque du double la durée qui les aurait rendus vraiment cool. Le seul morceau qui déroge à la règle, “Wave Goodbye”, voit le groupe se mettre à du gros rock 70s à Fuzz tendance Black Sabbath ; là, pour le coup, ça n’évoque plus du tout Jay Reatard, mais ça me rappelle beaucoup Witch,...

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OCS – Memory Of A Cut Off Head

Publié par le 6 janvier 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

OCS – Memory Of A Cut Off Head

On ne présente plus John Dwyer, mentor de la scène garage de San Francisco, créateur en 2003 du label indépendant Castle Face Records et leader des incontournables Thee Oh Sees. Après un nouvel album (Orc) des Thee Oh Sees (devenu Oh sees) cet été, notre cher John vient de ressusciter son projet folk OCS, muet depuis 2005. Il retrouve à cette occasion son ex-comparse des Thee Oh Sees, Brigid Dawson avec qui il n’avait plus travaillé depuis le génial Floating Coffin. C’est avec plaisir que l’on renoue avec leur chant à 2 voix qui se marient à merveille pour cet album intimiste aux accents baroques et 60’s. Loin du garage psyché des Oh Sees et de l’électro de Damaged Bug, John Dwyer évolue ici en mode intimiste avec guitare acoustique, clavier, violons, harpe et saxophone. Dès les premières notes et paroles de « Memory Of A Cut Off Head » (« Oh, what a day, I lost my body / A feast for beast and all mankind »), la thématique de cet album est plantée. John Dwyer nous dévoile magnifiquement sa facette folk en nous racontant la nostalgie d’une reine déchue qui, face à la foule venue assistée à ses derniers instants, se remémore ceux de son monde avant qu’il ne s’écroule. Au menu, de belles ballades comme « On And On Corridor » qui évoque l’amour perdu entre les deux têtes couronnées errant dans les couloirs de leur palais, ou « Neighbor To None », où la révolution gronde et arrive jusqu’à leur porte. Sur « The Fool », le souvenir d’un amour impossible, difficile de ne pas voir naitre une larme à la première écoute de la voix de Brigid. (« Everytime we say goodbye / I feel like a fool / Baby, baby what can we do? Everytime I close my eyes / I see you / Baby, baby, what do I have to do? ») On ne peut s’empêcher de penser aux Beatles en écoutant la magnifique « The Remote Viewer » avec son clavecin baroque et ses harmonies de voix ainsi que « Lift A Finger By The Garden Path » qui n’aurait pas déplu à McCartney. « Chopping Block » rend, quant à elle, hommage au « Space Oddity » de Bowie alors que cette reine imaginaire fait face à son bourreau et à la foule. Cet album dégage une atmosphère nostalgique avec des titres pop imparables (« The Remote Viewer » et « Chopping Block ») et d’autres moins essentiels comme l’instrumentale « Baron Sleeps And Dreams » ou « Time Tuner » mais vous l’aurez compris le bilan demeure largement positif. Memory Of A Cut Off Head est le 20ème album de John Dwyer en 20 ans, toutes formations confondues. On ne peut que rester admiratif devant un artiste aussi prolifique qui réussit à se renouveler loin de ses habitudes garage psyché tout en gardant un haut niveau de qualité. Bravo Mr Dwyer....

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Tops albums 2017 par les rédacteurs

Publié par le 3 janvier 2018 dans Non classé, Tops Albums | 0 commentaire

Tops albums 2017 par les rédacteurs

Après le top albums de la rédaction, fruit de savants calculs bien prises de têtes, voici les tops des rédacteurs, seuls face à leurs coups de cœur, leurs doutes et contradictions. Le tout accompagné (parfois) de petits textes pour justifier l’injustifiable, puisque tout ceci est évidemment purement subjectif…     LE TOP DE JL         25 – Mark Lanegan Band – Gargoyle (chronique) Mark persiste et signe dans ses orientations new wave. Ce n’est certainement pas la facette qu’on apprécie le plus chez lui mais il faut reconnaitre qu’il s’y sent de mieux en mieux.   24 – The Jesus And Mary Chain – Damage And Joy (chronique) Retour très honorable pour les frères Reid avec de vrais bons morceaux pour raviver la nostalgie, et d’autres plus anecdotiques.         23 – John Garcia – The Coyote Who Spoke In Tongues (chronique) On retrouve John Garcia là où on ne l’attendait pas, tout seul avec sa gratte sèche. Il y revisite avec brio certains morceaux légendaires de Kyuss et offre quelques nouveaux titres de bon aloi.         22 – Adam H – Abolition (chronique) Adam aurait pu se contenter de délivrer de belles chansons folk. Il sait faire. Mais sur ce disque il s’est entouré de Jean-Claude Versari qui ajoute une belle dose de bruit et rend son univers encore plus passionnant.         21 – Margaret Catcher – Singularity (chronique) Leur math rock chtarbé pourrait être chiant comme la pluie mais il est passionnant comme tout. Demandez leur comment ils font, nous on n’a toujours pas compris.   20 – Chastity Belt – I Used To Spend So Much Time Alone (chronique) A première vue, ce ne sont que de sympathiques ritournelles indie pop. Et puis, merde elles sont sacrément addictives ces ritournelles indie pop !         19 – Ty Segall – Ty Segall (chronique) OK il a déjà fait mieux. OK il fera sans doute mieux. Mais après le décevant Emotional Mugger, Ty nous remonte le moral. Et puis « Freedom (Warm Hands) », c’est pas un putain de hit, sérieusement ?           18 – Dälek – Endangered Philosophies (chronique) C’est sale, c’est rugueux, c’est malaisant. C’est terriblement bon. C’est Dälek.         17 – The Black Angels – Death Song (chronique) Il est assez inégal ce Black Angels, on aurait aimé qu’ils sortent un peu plus de leur zone de confort. Mais entre gros single efficace (« Currency »), ballade poignante (« Half Believing ») et hommage appuyé à Pink Floyd (« Life Song »), il y a quand même de quoi passer un très bon moment.   16 – We Insist! – Wax And Wane (chronique) 20 ans de carrière pour We Insist! et toujours pas de compromis à déplorer. Complexe et accrocheur à la fois, Wax And Wane a tout pour plaire. A condition de lui laisser le temps.           15 – Liars – TFCF (chronique) Il paye pas de mine ce Liars, moins tape à l’oreille que ses prédécesseurs. Mais Angus Andrew, désormais seul maitre à bord garde le cap en perpétuant l’univers si singulier et attachant du groupe.         14 – The Afghan Whigs – In Spades (chronique) Il m’a fallu l’appréhender, ça a...

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