Évènements à venir

Moaning de retour en mars. Extrait en écoute

Publié par le 15 janvier 2020 dans News | 0 commentaire

Moaning de retour en mars. Extrait en écoute

Moaning, une des révélations post punk 2018, revient le 20 mars avec Uneasy Laughter chez Sub Pop. En voici un premier extrait “Ego” moins frontal que ce qu’on pouvait entendre sur leur premier album et aux synthés bien plus proéminents. Wait & see… La tracklist : 1/ Ego2/ Make It Stop3/ ///4/ Stranger5/ Running6/ Connect the Dots7/ Fall in Love8/ Coincidence or Fate9/ What Separates Us10/ ////////// 11/ Keep Out 12/ Saving Face 13/ Say Something Jonathan...

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Last Train @ La Laiterie (Strasbourg), 20/12/19

Publié par le 15 janvier 2020 dans Live reports, Non classé | 0 commentaire

Last Train @ La Laiterie (Strasbourg), 20/12/19

Last Train sur ses terres pour sa dernière date de 2019. L’affiche avait de l’allure avec Bandit Bandit en ouverture et sur scène dès… un trop précoce 20 heures (un vendredi soir !). Autant dire qu’à 4 jours de Noël, avec une circulation strasbourgeoise dense, l’habituelle chasse à la place de parking autour de la Laiterie et un concert sold out, il aurait fallu… que je parte plus tôt pour ne pas rater à peu près tout le set de Bandit Bandit. Shame on me, vu que le peu de la performance entrevue m’a bien plu. Pas tous les jours que des groupes rock frenchies pratiquent leur art dans la langue de Molière en plus. A revoir… 21h00 précises (on est ponctuel à La Laiterie, ça fait peur), bière de Noël à peine sirotée, Last Train déboule sur scène. Troisième rencontre avec eux pour ma part mais première en salle d’où une grosse attente et excitation non dissimulée. On parle quand même d’un groupe de ma région qui peut prétendre à une place sur le podium très officieux de meilleur groupe rock français en activité. Assertion totalement gratuite et scandaleusement subjective ok. Mais The Big Picture, leur deuxième album, a quand même marqué la scène rock hexagonale en 2019. Et l’aura du groupe, sorte de « dream come true » de copains qui montent leur band puis se propulsent jusque sur les scènes internationales au gré de centaines de dates en à peine quelques années a de quoi faire fondre le cœur endurci de n’importe quel indie rock critique sceptique. En terre promise, le groupe a démarré tambour battant avec une doublette puissante et imparable : l’impeccable « All Alone », toutes guitares dehors et le tubesque « Way Out » qui a fait monter la température très vite dans les premiers rangs totalement acquis à la cause des alsaciens. Le groupe a choisi une setlist en montagnes russes alternant titres enragés et plages plus contemplatives proches du post-rock comme sur un « On Our Knees » où le silence quasi religieux de La Laiterie avait de quoi foutre le frisson. Quel titre ! Beau travail sur les lights au passage avec de belles ambiances en clair-obscur sur les passages instrumentaux paisibles. Le groupe a de la bouteille (plus de 400 dates au compteur) et leur complicité est visible. Des titres classiques comme « House On The Moon » ou « Fire » ont retourné la Laiterie. On est pourtant pas loin d’un post-rock assez lent qui peut rebuter les non-initiés. Mais la patte mélodique du groupe, le chant assuré de Jean-Noel Scherrer et la capacité du groupe a « électrifier » cette belle mélancolie a fait fondre le public. Qui ne tarda pas à s’embraser carrément sur le furieux « Disappointed », un medley « One Side Road/Between Wounds » ou « Leaving You Now » juste avant le rappel. Pas avare en remerciements dont un poignant « Tu vois, c’est possible » adressé à sa mère par Jean-Noel (esprit de Noël activé), le groupe était heureux de clôturer cette année de scène à domicile. Seuls quelques relous sûrement en abus de vin chaud (esprit de Noël décédé) ont pris un malin plaisir à saccager les instants de grâce où les guitares silencieuses de Julien et Jean-Noel entamaient...

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Sticky Fingers des Rolling Stones aura 50 ans… en avril 2021. Chronique !

Publié par le 14 janvier 2020 dans Chroniques, Incontournables, Non classé, Toutes les chroniques | 1 commentaire

Sticky Fingers des Rolling Stones aura 50 ans… en avril 2021. Chronique !

(Rolling Stones Records, 23 avril 1971) Fêtes de fin d’année obligent, quand le boss d’Exitmusik m’a parlé de célébrer les 50 ans de Sticky Fingers, je me suis lancé sans réfléchir… Avec donc plus d’un an d’avance… Et tant pis pour Let It Bleed !  C’est à peu près là que ma vie rock’n roll a réellement commencé. Sticky f*** fingers. Le LP de 71. Mon préféré de toute la disco des Stones. Celui que je redécouvre tous les 5 ou 10 ans. Que je rachète sous différents formats. On parle beaucoup de la cover pic qui est en effet un coup de génie mais ce qui est un souvenir d’enfance pour moi est plutôt la pochette intérieure. D’un côté, on a une belle langue, le tout nouveau logo des Stones, affiché en pleine page. Business deal. De l’autre, une photo de famille. Les 5 Stones. Mick est un peu dans son coin et baille aux corneilles. Les mains dans ses poches de blazer trop grand sont gravées à jamais dans mon cerveau reptilien. Keith, un poil trop gros pour ce collant moyen-âgeux joue au chef de bande. Bill mime une descente de poudreuse et Charlie et Mick (Taylor) font un sourire de photo de classe. Par son geste, Bill résume bien l’esprit de cet album. Upper. Downer. Les “produits”. La vie est amusante mais fatigante. Jouissons mais avec un Mother’s Little Helper en support. On dirait que les enfants de 66 ont farfouillé dans le vanity case de maman et ont trouvé de quoi il s’agissait. Il n’y a pas que maman qui a besoin d’un boost pour supporter le quotidien.  Cet album devrait être interdit aux moins de 12 ans. Je ne serais peut-être pas tout à fait le même aujourd’hui si cet album n’avait pas existé. On a affaire à une roche ciselée, une opération à cœur ouvert, un pont bringuebalant, un vieux matelas puant. Ça apprend la vie. On se dit que ce n’est que de la musique mais on se dit la même chose quand on est petit et qu’on regarde un film d’horreur. Ce n’est que du cinéma. Quand j’étais petit et mort de trouille devant un film, je pensais aux acteurs qui rigolaient entre eux, une fois la prise finie. Ici, c’est pareil. On se dit que c’est un délire de musiciens riches et surdoués. Mais non, c’est la vraie vie. Six ans plus tard, Keith n’est pas loin du trou (canadien). Et puis, Brian a fait le grand plongeon depuis deux ans déjà. La mort est là, elle rôde. Comment les protagonistes de Sticky Fingers sont encore tous vivants en 2020 malgré l’appel du vide d’un coup de génie évident et de son succès commercial, c’est un mystère. On sait que plus d’un est tombé dans les abysses malheureusement. Sticky Fingers, c’est d’abord “Sway” et “Can’t You Hear Me Knocking” sur la side A, “I Got The Blues” et “Sister Morphine” sur la face B. Donc, du rythmé d’un côté (avec une qualité musicale absolument exceptionnelle) et du poignant en side B. Le solo d’orgue de “I Got The Blues” est quasiment mortifère. Essayez, vous verrez. Je parle peu de musique dans cette chronique vu la notoriété de cet album mais écoutez le lien subtil entre “I Got The Blues” et...

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Tops albums 2019 par LANE, Pamplemousse, The Psychotic Monks et Ventura

Publié par le 14 janvier 2020 dans Non classé, Rubriques à brac, Tops Albums | 0 commentaire

Tops albums 2019 par LANE, Pamplemousse, The Psychotic Monks et Ventura

Chaque année, après les tops albums de la rédaction et ceux détaillés des rédacteurs, nous donnons la parole à des artistes dont les albums ont été plébiscités pour qu’ils évoquent à leur tour leurs disques de l’année. Pour 2019, place aux tops de LANE, auteurs d’un premier album terriblement accrocheur, les réunionnais de Pamplemousse responsables du très percutant High Strung, The Psychotic Monks qui nous aura fasciné avec Private Meaning First et Ventura dont le sublime Ad Matres n’est autre que notre album de l’année. Le top de LANE Camille Belin (batteur) Sebadoh – Act Surprised (chronique) 6 ans après le superbe Defend Yourself, ce très joli disque, peut-être plus inégal dans l’ensemble (15 titres en même temps…), mais qui transpire la sincérité. Ces mélodies avec ce son, c’est rare. Et oui, le dernier titre “Reykjavik” mérite à lui seul l’achat du disque ! Etienne Belin (guitare) Torche – Admission (chronique) Groupe que je suis depuis longtemps maintenant… Toujours très lourd dans le son et très pop dans les mélodies… Et ce nouvel album ne déroge pas à la règle ! Pressé de voir en live (mars 2020 en France) Piwaï Sourice (basse) Nick Cave and The Bad Seeds – Ghosteen (chronique) Aussi beau, aussi émouvant, aussi torturé qu’un autoportrait d’Egon Schiele (j’aurais pu écrire dans Rock & Folk moi !) Eric Sourice (guitare-chant) Foggy Bottom – Une Histoire à L’envers Parce que c’est le plus grand disque de pop noisy depuis le dernier plus grand disque de pop noisy du monde. Félix Sourice (guitare) Lysistrata – Breathe In/Out (chronique) Le premier album était déjà de très haut niveau, le second l’est encore plus. Des mélodies incroyables et des morceaux émouvants et torturés. Le morceau “End Of The Line” est magnifique et “Different Creatures” extrêmement puissant et prenant. On a eu la chance de jouer avec eux, leur live est de très très haut niveau ! Le top de Pamplemousse 1/ Girl Band – The Talkies Le groupe qui te nettoie la rate et dont les albums ne déçoivent jamais. 2/ The Black Lung – Sick Le meilleur groupe de garage punk sud africain avec les Make-Overs. 3/ Bambis – Love Is Back Parce que des groupes pas surproduits et qui ont la patate, ça fait du bien ! 4/ Fat White Family – Serfs Up Découvert grâce aux potes de Miraflores. On aime leur coté décalé et leur liberté de création. 5/ Big Thief – Two Hands (chronique) Découvert par hasard dans une playlist, captivé par l’ambiance fragile et apaisante. Le top de The Psychotic Monks Girl Band – The Talkies Black Midi – Schlagenheim Nick Cave & The Bad Seeds – Ghosteen (chronique) Swans – leaving meaning. (chronique) Shannon Wright – Providence (chronique) Fat White Family – Serfs Up! Leonard Cohen – Thanks For The Dance Tropical Fuck Storm – Braindrops (chronique) Kate Tempest – The Book of Traps and Lessons (chronique) Kim Gordon – No Home Record Le top de Ventura Diego Göhring (bassiste) Black Midi – Schlagenheim Ce groupe a pris tout le monde un peu par surprise et moi avec. J’aime cette énergie bordélique, on sent qu’ils font exactement ce qu’ils veulent, avec un gros doigt en l’air. Par contre, je me méfie déjà du 2ème album. The Austerity Program – Bible Song 1...

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TEASER VIDEO Exitmusik for a night #2 : The Guru Guru, Zarboth, Coude à l’Espace B

Publié par le 13 janvier 2020 dans News | 0 commentaire

TEASER VIDEO Exitmusik for a night #2 : The Guru Guru, Zarboth, Coude à l’Espace B

La deuxième Exitmusik for a night (la troisième soirée qu’on organise) aura lieu dans un peu plus d’un mois et demi. Et comme de la bonne musique vaut mieux que de longs discours, voici un teaser de toute beauté brillamment monté par Alain Dutertre : The Guru Guru, Zarboth, Coude à l’Espace B le 29 février. Save the date! L’event Facebook Les préventes Nos articles sur Zarboth Nos articles sur...

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Le nouvel album de Pearl Jam sortira fin mars

Publié par le 10 janvier 2020 dans News | 0 commentaire

Le nouvel album de Pearl Jam sortira fin mars

Plus de six ans après Lightning Bolt, son dernier album, on connait enfin la date de sortie de son successeur. Après avoir publié des visuels sur ses réseaux sociaux sans plus d’explications, le groupe a mis en place une étonnante campagne de communication avec un jeu grandeur nature, sorte de Pokemon Go version Pearl Jam, avec des images à retrouver dans certains lieux précis. L’album aura pour nom Gigaton, titre figurant sur les affiches postées par des fans qui se sont rendus sur les lieux de cette drôle de chasse au trésor. Le visuel représentant quant à lui fort logiquement la pochette du disque. Le groupe a par la suite confirmé officiellement l’annonce, précisant que l’album sortira le 27 mars prochain. Rappelons que Pearl Jam sera en tournée en Europe cet été avec notamment un passage au Lollapalooza Paris le 19 juillet prochain. Jonathan Lopez Tous nos articles sur Pearl Jam (chroniques, live reports) “Can’t Deny Me”, dernier morceau dévoilé par le groupe, figurera-t-il sur l’album...

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Gang Starr – One Of The Best Yet

Publié par le 7 janvier 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Gang Starr – One Of The Best Yet

(Gang Starr Enterprises, 1 novembre 2019) Il est temps d’enfiler de nouveau le bleu de chauffe. Hors de question que le dernier Gang Starr, déjà tristement (injustement ?) absent de mon top, ne figure pas non plus à la case chroniques d’Exit.  D’autant qu’il revient d’assez loin celui-là. Certains éléments laissaient craindre le pire. Un Gang Starr nouveau neuf ans après la mort de SA voix Guru et 16 ans après leur dernier bijou, The Ownerz, ça sentait mauvais le raclage de fonds de tiroir. Le nom de l’album (reprenant le fameux sample de “Full Clip”) ainsi que l’intro medley de leurs meilleurs morceaux n’étaient pas non plus de nature à rassurer.  Mais il faut surtout voir là un hommage de DJ Premier à son pote et comparse de quinze ans de carrière avant que l’eau ne coule sous les ponts et que la faucheuse ne les sépare définitivement. Et il faut croire que les tiroirs de Preemo (en réalité, ceux de Solar pour qui Guru avait initialement réalisé les enregistrements entendus ici) recèlent de merveilles inexploitées. Certaines viennent ainsi rejoindre d’emblée leur glorieuse descendance. C’est le cas de “Lights Out” et son instru totalement obsédante avec un M.O.P remonté comme une pendule, ou “Family And Loyalty” et sa petite boucle de piano mélancolique on ne peut plus appropriée au message délivré (on y reviendra).  De Famille et Loyauté, il est question puisque de nombreux MCs de renom (voire de légende) viennent prêter main forte à l’hologramme vocal de Guru. Q-Tip plante un refrain de grande classe qui donne une tout autre dimension à un “Hit Man” assez classique, “From A Distance”, renforcé par un Jeru The Damaja en forme olympique, s’impose en classique immédiat. Et il est tout à fait jouissif d’arpenter une dernière fois le ghetto new-yorkais aux côtés de Guru accompagné par un Talib Kweli qui s’y connait un peu sur la question “Business Or Art”. Quant à l’instru tendue de “Take Flight (Militia, pt 4)”, elle colle impeccablement à l’équipe de teigneux résolument offensifs recrutés pour l’occasion (Big Shug et Freddie Foxxx).  Regrettons tout de même un “Get Together” qui aurait pu être de très bonne tenue s’il n’était plombé par un refrain RnB bien vilain et inapproprié (on n’applaudit pas Ne-Yo pour sa contribution alors que la rappeuse Nitty Scott fait, en revanche, preuve d’un aplomb et talent certains). Globalement cela demeure donc du haut, du très haut niveau. Et quel bonheur d’entendre à nouveau retentir le flow de master Guru sur les instrus de son compère historique (on n’a rien contre Solar mais clairement la vraie team de tueurs c’est bien celle-ci et il était presque incongru de voir Guru collaborer avec un producteur d’un niveau modeste après avoir fait ses gammes auprès de la crème de la crème). On n’avait aucun doute sur la capacité de Preemo à composer de nouveau des instrus d’une efficacité effarante mise en œuvre avec une précision d’orfèvre mais ressusciter ainsi son ancien acolyte et par la même son groupe mythique sans lui faire injure, relevait d’une toute autre difficulté.  Au final, plus qu’un hommage à Keith “Guru” Elam, One Of The Best Yet constitue une ode au real hip hop. Celui de Gang Starr, celui qui traverse les générations, de Talib Kweli à Nitty Scott (laquelle...

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Idles – A Beautiful Thing: Idles Live at Le Bataclan

Publié par le 7 janvier 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Idles – A Beautiful Thing: Idles Live at Le Bataclan

(Partisan, 6 Décembre 2019) Comme pour le chasseur, il y a le bon et le mauvais groupe de rock. Pour le mauvais, je vous laisse le soin d’apposer le nom qui convient derrière cette sentence gratuite. Le bon groupe de rock, lui, réussit à transcender sur scène ses compos, à embarquer son public avec énergie et envie pour parfois l’emmener vers l’instant de grâce. Bon on va pas se mentir. De grâce, il ne sera pas trop question sur ce live brut de décoffrage des anglais de Idles capté au Bataclan le 3 décembre 2018. Quand on appelle un de ces albums Brutalism, et qu’on pratique un (post)-punk assez furieux, c’est plutôt de sueur dont il sera question. Si l’on peut déplorer le manque de subtilité de leur musique, un poil braillarde à mon goût, et moins élégante que leurs voisins dublinois (Fontaines D.C., The Murder Capital), ce live rend bien justice à ce qu’est Idles sur scène. Un groupe de petites frappes, qui te vomit un punk joué pied au plancher, idéal pour enflammer les fosses et déclencher moult pogos et autres slams. C’est ce que j’avais observé sur la scène du chapiteau des Eurocks l’été dernier. Le chanteur, Joe Talbot, avec son look de repris de justice à peine sorti de taule, impressionne par sa présence physique, et sa voix rauque poussée à la limite. Les guitaristes montés sur ressort n’hésitaient pas à slammer au milieu de la fosse. On ne s’économisait pas ! Avec 19 titres, bien répartis entre leurs 2 albums (Brutalism et Joy As An Act Of Resistance), ce live ne convaincra toujours pas les réfractaires au punk binaire de 3 minutes joué à cent à l’heure (les pas oufs « Television », « Great Live », « Gram Rock »). Bon, c’est pas du punk à roulettes non plus et quelques titres aux intonations « pop » lorgneraient presque vers les Pixies (les refrains de « Danny Nedelko », « Samaritans », le riff distordu de « l’m Scum ») ! Reste un son puissant, sale, la basse bien en avant, des guitares parfois aventureuses (le riff addictif de « Never Fight A Man With A Perm », « 1049 Gotho », « Love Song » et son « lalalala » jouissif, «White Privilege », « Benzocaine »). Dès que le rythme ralentit ou les compos s’allongent, c’est ainsi bien plus convaincant comme sur l’inaugural et énorme « Colossus », « Divide Conquer », « Exeter » où le groupe fait chanter des spectateurs, « Cry To Me »… Ou les 10 minutes finales et furieuses de « l’anti-fascist song » « Rottweiller ». Le groupe mouille la chemise, le public est bouillant (« Well Done », « Mother »), Joe Talbot éructe comme un beau diable (comme sur le refrain sauvage de « Never Fight A Man With A Perm » qui donne envie de casser des gueules, « Faith In The City ») donc ça reste plus que recommandable. Mais sans l’image et l’ambiance, c’est moins vital sur disque. Alors, le verdict est simple, Idles, à défaut d’être un (très) bon groupe de rock sur disque (live ou pas), est un sacré groupe de rock sur scène. Le bon chasseur quoi ! Sonicdragao Tous nos articles sur...

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The Folk Implosion – One Part Lullaby

Publié par le 3 janvier 2020 dans Chroniques, Incontournables, Notre sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

The Folk Implosion – One Part Lullaby

(Interscope, 7 septembre 1999) Si vous n’avez jamais écouté One Part Lullaby, sachez en guise de préambule qu’il s’agit peut-être du disque le plus déroutant auquel ait jamais participé Lou Barlow. N’allez pas pour autant vous imaginer que le musicien pousse à l’extrême les excentricités électriques ou acoustiques déjà tentées avec Sebadoh ou au début de Dinosaur Jr ; non, il n’y a sur ce disque que de la pure pop. Mais de la pop dont tout rappelle les productions les plus radiophoniques des années 90. On y retrouve même une talk box sur « E.Z.L.A. » (pensez « California Love », si vous ne voyez pas de quoi je parle…ou autotune, si vous êtes trop jeune pour connaitre « California Love » !), de quoi se demander si Lou Barlow n’a pas décidé de vendre ses fesses, ou au minimum retourner sa veste pour vendre des disques. Du coup, quand on lit comme sur la page Wikipedia de l’album que Barlow le considère comme « un désastre », on serait tenté de penser qu’il a honte de cette sortie assez improbable sur le papier. Mais n’allez surtout pas croire ça, puisque lui-même vous répondra « Bon dieu non, c’est un de mes disques préférés ! ». Car ne l’oublions pas, c’est de Lou Barlow et John Davis qu’il s’agit, deux musiciens qui ont prouvé au moins avec les deux précédents disques, mais aussi tout le long de leurs carrières respectives qu’ils avaient du talent et qu’ils faisaient à peu près ce qu’ils voulaient artistiquement. Ainsi, on peut très bien imaginer que cet étonnant choix de production est totalement volontaire, une manière d’explorer et d’essayer d’autres choses que les grosses guitares ou les grattes acoustiques aux accordages improbables. Et surtout, même quelqu’un de globalement hermétique aux musiques électroniques tel que moi peut succomber à la beauté des compositions. Je dirais même plus, le traitement sonore ne se contente pas d’être un choix esthétique qui pourrait être accepté par défaut sur des titres qui bénéficieraient d’être rejoués dans une formation guitare-basse-batterie classique, c’est un choix artistique qui sert complètement les titres en question et leur donne une teinte, un ton qu’ils n’auraient pas eus autrement. Pour cela, on appréciera sous cette forme l’ambiance qui se dégage de morceaux comme « Kingdom Of Lies », « My Ritual », « Back To The Sunrise » ou « Mechanical Man ». Et on sera même tenté de dire que le talent des deux compères les rend imperméables à la ringardise, tout rattachés qu’ils soient à la fin des années 90. « E.Z.L.A. » est sans doute le morceau le plus marqué par le passage du temps, et donc le plus difficile à avaler ; pour ma part, étant réceptif à la sensibilité de Lou Barlow de façon irrécupérable, surtout quand elle est portée par le talent musical de John Davis, je réussis même à la trouver très chouette. En revanche, comment ne pas succomber à un titre comme « Free To Go », qui me paraitrait irrésistible sous quelle forme que ce soit ? Ou même aux mélodies de « Merry-Go-Down » ou de « One Part Lullaby » dont le titre est tiré d’une citation d’Oscar Wilde mais colle parfaitement à l’ambiance globale du disque. Alors pourquoi cet album serait-il un...

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The Muffs – No Holiday

Publié par le 29 décembre 2019 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

The Muffs – No Holiday

(Omnivore, 18 octobre 2019) Dans la famille power pop californienne qui a brillé dans les années 90*, je voudrais la grande sœur. Rebelle, charismatique, qui a trainé dans tous les coins cool de la côte ouest (rappelez-vous qu’elle a fait partie des Pandoras), qui rit et gueule aussi fort que les mecs, et qui n’a rien à leur envier une fois qu’elle a une guitare entre les mains, mais qui sait tout aussi bien nous tirer la larmichette si elle le souhaite. Après avoir fait partie du groupe de filles le plus cool de la côte ouest, elle est allée former sa propre bande et nous a impressionnés en prenant une planche et un coussin bien confortable pour poser son postérieur entre la chaise du punk et celle de la pop, de la façon la plus assumée possible. Grande classe ! Certes, elle a eu ses errances, on se souvient de son passage express chez les Pixies où elle n’a pas vraiment su trouver sa place. C’est triste, parce que c’est quand même la classe de faire partie des Pixies mais il était évident que cette Kim-là n’était pas faite pour remplacer l’autre. Il parait que Frank Black l’a virée parce qu’elle a eu l’audace de se jeter dans la foule à un de leurs concerts. Quand on y pense, la réaction de Black est aussi compréhensible quand on l’a déjà vu sur scène que celle de Kim Shattuck quand on a un peu suivi le parcours de la musicienne. Bien sûr qu’elle va avoir envie de se jeter dans la foule ! Quoi qu’il en soit, Kim a décidé, après une longue pause, de reprendre du service avec The Muffs et on ne va pas s’en plaindre. L’album est une réussite, totalement à l’image du groupe : joyeusement foutraque, avec un savoir-faire mélodique irréprochable, aussi convaincant sur ses morceaux de 30 secondes que sur ceux de 4 minutes (il n’y en a pas de beaucoup plus longs, ça reste un disque punk), sur ses moments électriques (« Pollyanna », « To That Funny Place ») que sur ses instants acoustiques (« Happier Just Being With You », « The Best »), sur ses passages énervés (« Down, Down, Down ») que sur ses accalmies (« Sick Of This Old World », « Earth Below Me ») ou ses moments de détente complète (« Lucky Charm »). Il se dégage de l’ensemble quelque chose de l’ordre de ce qu’on peut ressentir en écoutant un disque de Guided By Voices : à la fois le plaisir d’écouter une collection de chansons accrocheuses et attachantes et l’impression d’entrer dans l’intimité artistique de son créateur, comme si une relation proche se mettait instantanément en place entre l’auditeur et les musiciens, renforcé par des morceaux comme ce « Sky » final. J’aurais conclu cette chronique là-dessus en disant qu’après une longue pause, les Muffs nous faisaient le plaisir de revenir en grande forme avec un disque vraiment cool, mais malheureusement les évènements en ont décidé autrement. Le 2 octobre 2019, Kim Shattuck s’est éteinte à l’âge de 56 ans, succombant à la maladie de Charcot. De ce fait, cet album complété peu de temps avant sa mort prend des allures de testaments. Il est alors impossible de ne pas y trouver une seconde...

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