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Deerhunter – Why Hasn’t Everything Already Disappeared?

Publié par le 13 janvier 2019 dans Chroniques, Incontournables, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Deerhunter – Why Hasn’t Everything Already Disappeared?

(4AD, 18 janvier 2019) Même s’il est vrai que l’actualité du moment n’incite pas vraiment à l’optimisme, on a connu des titres d’albums plus engageants. La crainte était donc de se coltiner un Deerhunter fleurant bon la sinistrose. Heureusement il n’en est rien, ou si peu. Si la mélancolie est assez prégnante sur ce Why Hasn’t Everything Already Disappeared?, on retrouve une diversité fort appréciable et surtout deux des forces récurrentes de ce groupe : des morceaux qui nous semblent très vite familiers (“Element”, “What Happens To People”, “No One’s Sleeping”) et une capacité à susciter l’envie d’en explorer tous les recoins, en quête d’éventuels trésors cachés. Des trésors on n’en trouve pas toujours, pas partout et peut-être pas aussi mirifiques que dans Microcastle ou Halcyon Digest, mais on revient rarement bredouille. Et l’enthousiasme est de mise devant des arrangements d’une grande finesse (“Greenpoint Gothic”, “Nocturne”) ou face à la direction empruntée par un morceau de façon impromptue. Ainsi, quand en début d’album, “Death In Midsummer” nous plonge dans l’époque médiévale avec ce bien étrange clavecin anachronique, on reste d’abord interdit avant de se laisser embarquer. Car très vite, Bradford Cox enfile son costume de troubadour pour amuser la galerie. C’est du Deerhunter après tout, et ce n’est pas le genre de la maison de nous laisser planter là. Alors non, tout n’est pas parfait. “Détournement” ne parvient pas à susciter grand chose si ce n’est détourner notre attention, “Tarnung” nous emmerde un brin avec ses contours jazzy et globalement Deerhunter ronronne un peu trop sur la face B… Mais la pop de Deerhunter possède toujours ce truc qui fait la différence et s’il y a bien quelque chose qui n’a pas disparu à l’écoute de ce disque, c’est notre enthousiasme à propos d’un groupe qui cultive mieux que quiconque sa singularité. Jonathan...

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Le premier album de LANE sortira en mars

Publié par le 11 janvier 2019 dans News | 0 commentaire

Le premier album de LANE sortira en mars

Après un premier EP très réussi sorti l’an passé, LANE, le groupe réunissant deux anciens Thugs, Pierre-Yves et Eric Sourice, deux anciens Daria, Camille et Etienne Belin et Felix Sourice (fils de Pierre-Yves) sortira son premier album le 8 mars prochain. Intitulé A Shiny Day, il sortira chez Nineteen Records, label d’Eric Sourice. Un premier morceau sera dévoilé prochainement. Voici la pochette de l’album : LANE sera en concert à La maroquinerie de Paris le 6 avril. LIRE LA CHRONIQUE DE IABF DES...

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Bryan’s Magic Tears – 4 AM

Publié par le 11 janvier 2019 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Bryan’s Magic Tears – 4 AM

(Born Bad, 7 décembre 2018) Bryan était un jeune garçon réservé, un peu branleur et par-dessus tout passionné de musique. Un jour, sa vie a basculé. Alors qu’il avait son billet pour un festival réunissant tous ses groupes préférés (Pavement, My Bloody Valentine et Jesus & Mary Chain), Bryan est tombé malade la veille de l’événement. Pas le truc grave mais le truc qui te cloue au lit et te plombe ton festoche. Las, Bryan a donc été obligé de laisser filer cette date qu’il attendait depuis des lustres. Pleurant toutes les larmes de son corps, Bryan s’est alors fait une promesse : ses larmes ne seraient pas vaines, elles seraient magiques. Ses larmes allaient lui donner la force et le talent de monter un groupe synthétisant parfaitement ses 3 groupes préférés. Et il dominerait le monde. Le nom du groupe était tout trouvé : Bryan’s Magic Tears. Derrière cette fable débile et cette intro merdique, quelques vérités : Bryan’s Magic Tears aime bien les années 90, l’indie rock et le shoegaze. Ce qui est moins vrai, c’est que derrière Bryan se cache une belle brochette d’indie rockers français, passés chez The Space Binouze From Refrigerator (respect éternel pour le nom du groupe), Dame Blanche, Marietta ou encore La Secte Du Futur. Pas vraiment des bleus, donc. Nul besoin d’enjoliver le tableau, Bryan est un bon gars qui prend soin de nous. Bryan aime se la couler douce en chantonnant nonchalamment avant de nous en coller une belle soudainement, armé d’une fuzz ravageuse (“Change”,  la fin démentielle de “Lilac Tree” qui s’achève dans le plus grand des boucans). Bryan aime les tubes et il en a mis plusieurs au début du disque, histoire de bien nous accrocher l’oreille. Et évidemment, il nous a eu. Bryan aime qu’on fasse de l’air guitar pour mimer le gros riff lourd de “Ghetto Blaster” tout en clamant des “oooh oooh”, pensant qu’on est aussi cool que lui. Bryan sait aussi nous filer le bourdon et le sourire à la fois (“CEO”), Bryan compose des intros qui rendraient jaloux Kurt Cobain (“Marry Me”), Bryan fait chialer sa gratte comme Kevin Shields (“4 AM”) . Bryan est bon, nous aimons Bryan et nous bénissons ses larmes magiques. On n’ira pas vous faire croire que vous allez mettre votre réveil à 4AM tous les matins pour écouter ce disque, mais il y a des chances qu’au moment de vous diriger vers le boulot (ou autre tâche ingrate), vous vous le colliez fréquemment dans les oreilles pour vous évader et rêver d’un destin similaire à celui de Bryan. Jonathan...

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Tops albums 2018 par Duke Garwood, It It Anita, Peter Kernel, Slift et Zëro

Publié par le 10 janvier 2019 dans Non classé, Rubriques à brac, Tops Albums | 0 commentaire

Tops albums 2018 par Duke Garwood, It It Anita, Peter Kernel, Slift et Zëro

Comme chaque année, on donne la parole à des artistes dont nous avons plébiscité les albums et qui veulent bien se prêter au jeu pour nous donner leurs albums préférés de l’année écoulée. Pour 2018, place aux tops de Duke Garwood, auteur du subtil et envoûtant With Animals avec Mark Lanegan, It It Anita responsable de l’uppercut Laurent, Peter Kernel, qui a signé le surprenant et sophistiqué The Size Of The Night, Slift, éminent représentant du garage kraut à la française via La Planète Inexplorée et Zëro qui nous a passionné avec Ain’t That Mayhem?. Avec commentaires à la clé, s’il vous plait. Duke Garwood Joe Cardamone – Holy War Soundtrack Un film et un disque puissants, sans compromis, intelligents. Une âme rock de superstar. Emma Trica – St Peter C’est beau. Aussi exotique qu’un oiseau du paradis. Liela Moss – My Name is Safe in Your Mouth Radical, agitateur, cinématique. Une avancée audacieuse dans un univers sonique. Sa voix est forte, magnifique et captivante. Alexander Tucker – Don’t Look Away Un classique de la part d’un maître du collage sonique et de la composition. Beaucoup de délicieuses mélodies et d’inventions harmoniques. Woven Entity – Two Suite logique de One. Les stars de la percussion vont plus loin dans le free jazz, tout en gardant un groove électrifiant, funky et irrésistible. It It Anita (Michael Goffard, Guitare – chant) Parquet Courts – Wide Awake! Brillant, super production, des morceaux quasi pop mais pas tout à fait. Stephen Malkmus & the Jicks – Sparkle Hard J’ai cru ré-entendre Pavement. Idles – Joy As An Act Of Resistance La grosse gifle de l’année. Peter Kernel Aris Bassetti (guitare – chant) : Sudan Archives – Sink J’adore son chant et son talent pour les mélodies. Oneohtrix Point Never – Age Of Il est si créatif. Je suis jaloux. Barbara Lehnoff (Basse – chant) Young Fathers – Cocoa Sugar J’adore leur façon d’utiliser l’espace dans le mix. Suuns – Felt Ils me touchent directement au cœur avec un simple riff. Slift Sleep – The Sciences Ce disque est un trou noir super massif, rien ne peut s’en échapper. Yonatan Gat – Universalist Un pont entre musique traditionnelle et free jazz, joué par un trio de musiciens venant du punk. Le genre d’album qui fait sérieusement avancer le shmilblick. Le Réveil Des Tropiques – Big Bang Tout d’abord, l’artwork est magnifique ! Ensuite c’est 4 longues jams de haut vol, dans tous les sens du terme.  PinioL – Bran Coucou Ce disque est un mille-feuille, sans déconner il y a des milliards d’idées là-dedans ! Il ne faut pas hésiter à y replonger plusieurs fois ! Et encore un artwork splendide pour ne rien gâcher… Sunflowers – Castle Spell La transe minimal garage du duo Portugais devenu trio. On a eu la chance de jouer avec eux plusieurs fois cette année, ce groupe est un véritable bulldozer en live ! Kamasi Washington – Heaven And Earth Double album plus ambitieux que la trilogie du Seigneur des Anneaux, le jazz cosmique de ce bon vieux Kamasi est un film qu’on regarde avec les oreilles. La production du disque est irréelle… Les chœurs, les cordes.. Terrible ! Our Solar System – Origins Assieds-toi, mets le son bien fort, et regardes les murs de ta chambre reculer. Cave – Allways...

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Les Chemical Brothers dévoilent un clip qui tabasse

Publié par le 8 janvier 2019 dans News | 0 commentaire

Les Chemical Brothers dévoilent un clip qui tabasse

Le moins qu’on puisse dire c’est que le dernier album des Chemical Brothers nous avaient laissé sur notre faim. Mais il se pourrait bien que son successeur nous réconcilie avec le duo anglais. En tout cas, il risque de nous donner envie de remuer. Après un “Free Yourself” déjà très orienté dancefloor, voici le clip tonitruant de “MAH” agrémenté d’images des deux DJ sur scène et de nouvelles animations spectaculaires (et ci-dessous la version complète du morceau). Le nouvel album, intitulé No Geography, est prévu pour le printemps prochain. Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DE EXIT PLANET...

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Dirty Deep – Tillandsia

Publié par le 5 janvier 2019 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Dirty Deep – Tillandsia

(Deaf Rock, 30 novembre 2018) Nous avions déjà pu constater le talent de Dirty Deep lors du festival de Binic quand il était venu défendre Back To The Roots, son premier album, il y a une dizaine d’années. A l’époque, le groupe n’était incarné que par Victor Sbrovazzo qui œuvrait en mode one man band. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et la tête pensante du groupe est désormais entourée d’un batteur et d’un bassiste, à l’heure de livrer son 4ème album sous le label strasbourgeois Deaf Rock Records. Dès la première écoute, ce blues du delta sent bon le bayou. Rien de révolutionnaire, certes, mais à la différence de Greta Van Fleet qui frôle la parodie de Led Zeppelin, le trio alsacien s’approprie cette musique et nous la fait partager avec inspiration et énergie, à la façon d’un Raconteurs français. Dès le premier morceau “Road Dawgs” on se lève, non pas pour se taper un yaourt, mais pour taper des mains avec eux sur ce gospel et chanter à leur côté avec notre plus belle chemise à carreaux sur les épaules. Les morceaux blues rock s’enchainent à merveille avec des riffs qui restent en tête (“Sunday Church”, “Shake It!”, “Hanging On A Oak Tree”, “Wild Animal”) et des ballades efficaces (“You’ve Got To Learn”, “By The River” et la très country “Last Call To Heaven”). Un retour aux sources qui s’achève par la bonus track bien nommée “Whiskey Song”. Entouré de sir Jim Jones en personne à la production, Dirty Deep nous livre un blues poisseux et ténébreux qui nous replonge avec bonheur dans les plus belles heures du blues du Delta. On aurait tort de s’en priver. Alain...

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Tops albums 2018 par les rédacteurs

Publié par le 1 janvier 2019 dans Non classé, Tops Albums | 0 commentaire

Tops albums 2018 par les rédacteurs

Après le top albums de la rédaction, voici les tops détaillés des rédacteurs parmi les plus réguliers du site qui ont accepté de se livrer à ce petit jeu tant divertissant que prise de tête. Avec des morceaux à écouter, parfois du texte, parfois de la BD et parfois rien du tout. Jonathan Lopez : 25/ The Doppelgangaz – AAAAGGGHH Un titre d’album débile mais toujours du gros hip hop bien dark à écouter fort dans sa bagnole en se prenant pour une caille-ra. 24/ Kurt Vile – Bottle It In (chronique) Pas énervé, le Kurt poursuit sa belle aventure solo avec un disque riche en forme de bilan. Pas énervant non plus donc, au contraire. 23/ Cypress Hill – Elephants On Acid (chronique) Muggs est peut-être le pire interviewé de l’histoire du site, c’est aussi l’un des meilleurs beatmakers de l’histoire du hip hop. Cypress le sait et quand il revient à la maison, ce n’est plus la même histoire… 22/ Hot Snakes – Jericho Sirens (chronique) Ça joue vite, ça joue fort, ça cloue tout le monde mélodiquement. On se donne encore 5 ans pour se remettre de « Six-Wave Hold Down »… 21/ Cat Power – Wanderer (chronique) Chan Marshall dans ses plus beaux atours c’est à dire (le plus souvent) dans le dépouillement le plus total. Un disque empli de sincérité et par moments bouleversant. 20/ Délage – Loverboy Beatface (chronique) De la pop synthétique. Sur le papier, ça ne me faisait pas rêver. Sur disque, ça m’a grandement enthousiasmé. 19/ Atmosphere – Mi Vida Local (chronique) Des putains d’instrus pour un putain de rappeur. On savait déjà qu’Atmosphere était un putain de groupe et c’est une putain de confirmation. 18/ Mark Lanegan & Duke Garwood – With Animals (chronique) C’est loin d’être le meilleur Lanegan, ce n’est même pas la meilleure collaboration entre les deux hommes. C’est malgré tout (encore et toujours) très recommandable. 17/ J.C. Satàn – Centaur Desire (chronique) Un Centaur plus difficile à dompter que son prédécesseur mais une fois pris par les cornes, le bestiau est finalement très attachant. 16/ Thalia Zedek Band – Fighting Season (chronique) Thalia ne fait jamais le déplacement en studio pour rien. Soit elle nous en colle une belle, soit elle nous fait chialer. Là, c’était l’option chialade. 15/ Nine Inch Nails – Bad Witch EP (chronique) On adorait Bowie quand il se prenait pour Reznor, on aime aussi beaucoup quand Reznor se prend pour Bowie. Et on a de nouvelles bonnes raisons d’adorer Nine Inch Nails. 13/ A Place To Bury Strangers – Pinned (chronique) Un APTBS un poil plus sage, une nouvelle batteuse qui se la joue chanteuse. Pas de révolution de palais en vue mais plus de répit pour vos oreilles et la confirmation qu’ici on n’enterre pas que les étrangers ; la concurrence aussi. 12/ Moaning – Moaning (chronique) Ils sont jeunes, ils font du beau bruit, ils sont chez Sub Pop. Ils ont tout pour être heureux et on a toutes les raisons d’être amoureux. 11/ Failure – In the Future Your Body Will Be the Furthest Thing from Your Mind (chronique) C’est un peu con de sortir 4 EP en un an, au lieu de sortir directement l’album. On a failli passer à côté et c’eût été vraiment dommage. Pas besoin...

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Top albums et playlist 2018

Publié par le 25 décembre 2018 dans Non classé, Tops Albums | 0 commentaire

Top albums et playlist 2018

Vous n’en pouviez plus d’attendre. Les voici, les 20 albums qui ont recueillis le plus de suffrages auprès de la rédaction cette année. A suivre, les tops détaillés des rédacteurs. Plus bas, 50 morceaux pour boucler 2018 en beauté. 20/ Volage – Sittin’ Sideways (chronique) 19/ Daniel Blumberg – Minus 18/ Atmosphere – Mi Vida Local (chronique) 17/ Cat Power – Wanderer (chronique) 16/ J.C. Satàn – Centaur Desire (chronique) 15/ Spiritualized – And Nothing Hurt 14/ Cypress Hill – Elephants On Acid (chronique) 13/ Hot Snakes – Jericho Sirens (chronique) 12/ Nothing – Dance On The Blacktop 11/ Dr Octagon – Moosebumps: An Exploration Into Modern Day Horripilation (chronique) 10/ Shame – Songs Of Praise (chronique) 9/ Failure – In The Future Your Body Will Be The Furthest Thing From Your Mind (chronique) 8/ Goat Girl – Goat Girl (chronique) 7/ No Age – Snares Like A Haircut (chronique) 6/ It It Anita – Laurent (chronique) 5/ Alice In Chains – Rainier Fog (chronique) 4/ Thalia Zedek Band – Fighting Season (chronique) 3/ Mudhoney – Digital Garbage (chronique) 2/ J Mascis – Elastic Days (chronique) 1/ The Breeders – All Nerve (chronique) Et hop une playlist de 50 morceaux pour résumer cette belle année musicale...

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Failure – In The Future Your Body Will Be The Furthest Thing From Your Mind

Publié par le 19 décembre 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Failure – In The Future Your Body Will Be The Furthest Thing From Your Mind

(Failure Records, 16 novembre 2018) Il y en a toujours un pour foutre la merde. La fin d’année approche, mon top 25 est bien ficelé, je ne procède qu’à de petites retouches occasionnelles et là, y a celui du fond de la classe qu’on avait oublié et qui vient tout chambouler. Cette année, le fouteur de merde se nomme Failure mais on ne lui en veut pas trop. Car ce groupe injustement sous-estimé des 90s confirme son retour au tout premier plan après The Heart Is A Monster en 2015. Et s’il y a bien un gagnant dans l’affaire, c’est nous. Pourtant, Failure ne nous a pas pris par surprise puisqu’il a été présent toute l’année, en distillant quatre EP qui sont aujourd’hui regroupés en un album de plus d’une heure. Un album qui nous fait d’abord croire à un virage inattendu avec son ouverture post punk (“Dark Speed”, très réussi), où la basse prend les devants sur les guitares et Ken Andrews parle (rappe ?!) plus qu’il ne chante. Après cela, retour en terrain connu et distribution de tubes pour tout le monde. Et Failure n’a pas fait son crevard sur le dosage. C’est Noël après tout. Envolées mélodiques irrésistibles (“Found A Way”, “Heavy And Blind”, “What Makes It Easy”), riffs de plomb (“Distorted Fields”, “No One Left” avec sa basse “à la Shellac”), refrains qui emportent tout (“Pennies”, “Solar Eyes”), et souvent tout cela à la fois (on va arrêter de lister tout l’album). Andrews chante juste et superbement. Les poils se dressent volontiers. Les nuques s’agitent machinalement. Seules ombres au tableau, mais on a l’habitude avec Failure, les “Segue” (morceaux instrumentaux sans aucun intérêt qui viennent polluer inexplicablement chacun de leur album) et des mélodies qui semblent parfois un peu faciles, aux frontières du radiophonique (quand c’est trop irrésistible, ça nous parait tout de suite louche). Mais si Failure passait à la radio, le monde s’en porterait mieux. Non, Failure est et restera un groupe pour initiés. Des initiés bien contents d’être constamment gâtés par ces fouteurs de merde au grand cœur. Jonathan...

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Dilly Dally – Heaven

Publié par le 17 décembre 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Dilly Dally – Heaven

(PTKF, 14 septembre 2018) Alors que leur premier album, qui a trois ans cette année, squatte encore régulièrement ma platine, Dilly Dally se décide à sortir un nouveau disque. Certes, on pouvait très bien se satisfaire du premier, mais quand un groupe dont on a aimé le travail sort de nouvelles choses, on a envie d’y jeter une oreille. Malheureusement, les ardeurs sont vites freinées par un visuel très moche fleurant bon les années 80 et un premier titre lent et déroutant “I Feel Free”. De quoi vraiment nous prendre à rebrousse poil. Le “Paradis”, ça ? Espérons tout de même que Dilly Dally n’est pas allé rejoindre les 172 groupes qui rendent hommage à la décennie maudite à coups de Post-Punk ou de Synthpop…Heureusement, à l’écoute de Heaven dans son intégralité, ce doute est vite levé : le son rappelle toujours beaucoup plus les années 90, et personnellement, je préfère. Reste que le tempo ralenti d'”I Feel Free” semble donner le ton de l’album. Et la voix de Katie Monks, sur ces morceaux moins agressifs, prend parfois des allures de miaulement plaintifs. De quoi franchement partir du mauvais pied avec ce nouveau disque.Au premier abord, donc, un son qui plait, mais des éléments qui déroutent et dérangent. On pourrait se contenter de ça pour laisser l’album au placard et se contenter d’écouter Sore. Sauf que ce serait bien dommage de s’arrêter à ça, et c’est là que va se jouer toute l’opinion sur ce disque : au fil des écoutes, l’ensemble se révèle beaucoup plus subtil que l’on croyait, laissant apparaitre une qualité de composition, une maitrise et une identité renforcée. La formule reste similaire, un chant rageur (car si les titres sont moins agressifs, la rage reste bien présente) porté par des guitares lancinantes et une session rythmique qui bourrine en arrière-plan, mais elle s’étoffe et on ne peut plus vraiment aligner les références pour décrire la musique du groupe. Dilly Dally a grandi et s’affirme, et c’est fabuleux à écouter.Au final, il aura fallu sacrifier les tubes immédiats (encore que “Pretty Cold” reste bien dans la tête) pour des titres plus subtils (“Marijuana”, “I Feel Free” qui se révèle avec le temps, “Sober Motel”…) et un groupe qui semble trouver sa propre voix. À suivre… (notamment le 1er février 2019 à l’Olympic Café)...

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