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The Afghan Whigs – In Spades

Publié par le 22 mai 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

The Afghan Whigs – In Spades

Vous êtes tout excité aujourd’hui, vous allez revoir tonton Greg ! Vous l’adorez Tonton Greg, vous le surnommez même affectueusement Dudul (va savoir pourquoi). Dudul c’était toute votre jeunesse, quelqu’un qui comptait pour vous, avec qui vous aviez fait les 400 coups. Et puis, suite à des conflits familiaux, vous l’aviez perdu de vue pendant 16 ans. C’est long, 16 ans. Alors, à vos retrouvailles, il y a trois ans de cela, l’émotion était grande et la joie profonde. Et s’il avait un peu changé, assagi avec l’âge, forcément, Dudul était resté le même au fond. Et donc aujourd’hui vous allez le revoir et vous trépignez en sonnant à la porte. Mais quand il vous ouvre, stupeur ! Tonton Greg a changé. Il arbore un look jeunot, se donne des airs de chanteur RnB (« Birdland »), et vous détestez le RnB. Il le sait pourtant ! Mais finalement, passé la surprise, en passant du temps avec lui, vous réalisez qu’il est toujours aussi attachant. Et puis, Dudul a toujours des goûts musicaux très raffinés. Pour vous le prouver, il vous joue quelques morceaux. Comme à la belle époque. Il n’empoigne plus sa guitare avec la même férocité qu’auparavant, préférant s’installer tranquillement au piano mais il est toujours capable de vous émouvoir quand il se montre entier et touchant (« Demon In Profile »). S’il vous prend parfois un peu pour une bille en usant d’artifices grossiers (« Light As A Feather »), Dudul a le mérite de se montrer tout à fait cohérent, s’éparpillant un peu moins que lors de vos précédentes retrouvailles, et vous offre quelques moments privilégiés, empreints de classe (« The Spell », « Arabian Heights »). Sans être tout à fait mémorable, cette nouvelle visite vous conforte dans l’idée que, même en prenant de l’âge, Dudul est toujours digne de confiance et d’intérêt. Et, vous avez déjà hâte de le revoir !...

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Chris Cornell, just like suicide…

Publié par le 20 mai 2017 dans Non classé | 3 commentaires

Chris Cornell, just like suicide…

  Il y a deux ans, j’écrivais un long papier sur la discographie de Soundgarden, groupe ô combien essentiel à mes yeux. Je ne vais donc pas reparler ici de morceaux incroyables comme « Jesus Christ Pose », de titres déchirants comme « Fell On Black Days » ou de duo légendaire comme « Hunger Strike », j’ai simplement l’envie et le besoin de rendre hommage à Chris Cornell pour tout ce qu’il représente à mes yeux.    Donc voilà ça semble vrai. Tout ce qu’il y a de plus vrai. Chris Cornell est mort. On l’écrit pour en prendre un peu plus conscience. Pour nommer l’indicible. Chris Cornell est mort. Il se serait même suicidé. Lui, le Chris Cornell qui a vécu comme un traumatisme la mort par overdose d’Andy Wood (Mother Love Bone), son colocataire, avant de lui rendre un hommage majestueux sur Temple of the Dog, lui qui s’est forcément pris de plein fouet le suicide de Kurt Cobain et la déchéance de Layne Staley, à huit ans d’intervalle. Lui qui, aux côtés d’Eddie Vedder, incarnait brillamment les voix du « big four » du grunge. Celles qui restaient. Il est parti. Sans qu’on ne voit rien venir. Et ça fait mal. Bien sûr c’est toujours con de pleurer quelqu’un qu’on n’a pas connu. C’était peut-être « juste » un immense chanteur. Une voix incroyable. Juste l’un de ceux qui m’a transmis un amour profond pour le rock. Le rock à guitares, le rock qui fait du bruit. Le rock de Seattle. Le « grunge », comme ils disent. C’est déjà beaucoup. Soundgarden aura donc été un de mes premiers émois musicaux, avec Nirvana, Pearl Jam, Alice In Chains. J’étais trop jeune pour les vivre « en direct ». Mais j’avais un grand frère, qui m’a transmis le tout en léger différé. Je me souviens de parties de backgammon dans sa chambre en écoutant « le big 4 », je me souviens de la compil Soundgarden que je m’étais faite sur K7 et je me souviens d’ailleurs très bien qu’au moment de passer un à un tous les titres de Superunknown, je me disais que ça devenait compliqué de choisir, et que ça faisait quand même bien chier de pas mettre « Spoonman » dessus. Je me souviens que mon frère enregistrait les clips de M6 qui passait à des heures indues, à l’époque où il y avait encore de la bonne musique à la télé (à des heures indues, certes) et qu’on trippait sur le clip de « Black Hole Sun » avec cette glace qui fond au ralenti. Je me souviens très bien de la sortie du dernier album Down On The Upside, je n’avais que 11 ans, mais j’avais déjà bien chopé le virus. Un disque en-dessous des deux monuments précédents mais excellent tout de même. Et à l’annonce de la séparation du groupe, on avait bien les glandes mais on se disait qu’au fond Soundgarden resterait comme un groupe qui n’a pas fait l’album de trop. Et puis, il y a eu la « deuxième » carrière de Chris. Plus compliquée, dirons nous poliment. Audioslave ressemblait à un rêve éveillé pour le jeune ado que j’étais, et qui avait bien morflé des séparations de Soundgarden et RATM. Bon, avec le recul ce n’est certainement pas ce qu’ils ont fait de mieux. Mais Cornell a aussi fait bien pire en solo, à l’exception de l’honorable...

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The Norvins @ Angora Bar (Paris), 06/05/17

Publié par le 16 mai 2017 dans Live reports, Notre Sélection | 1 commentaire

The Norvins @ Angora Bar (Paris), 06/05/17

Je suis toujours surpris par la modestie des Norvins. Je n’ai rien à redire sur le lieu du concert de ce soir, l’Angora Bar, je ne connaissais pas, c’est à 100 mètres de la place de la Bastille et les gens de l’Angora sont au top‎ mais tout de même. Tout de même. Nous avons là un des groupes-clés de Soundflat avec leur garage 60’s ultra-efficace. Un groupe qui enchaîne les LP tout en jouant très peu en live (en tout cas, à Paris, me dit le batteur avec qui j’échange deux mots). Je les suis depuis longtemps, les Norvins font partie de ceux qui considèrent que les mélodies et les « hey » bien placés font tout ou presque. J’ai tendance à être du même avis. Alors ce soir, ça enchaîne les morceaux rapides, mid-tempo, rapides mal-à-la-nuque, groovy, etc. Mention spéciale aux tracks du tout nouvel LP passés à la moulinette, notamment « Love Healer » (en 4ème position, c’est lui qui a lancé le concert) et  » Sleepin on the Highway » (on sent le vécu). Petite frustration déjà oubliée, « Carpet Seller Blues » pas jouée mais vraiment, je chipote. Public de potes. Qui leur passent leur manque de « meublage » entre les morceaux. Bon enfant. Pas mal de passants s’arrêtent devant la vitrine embuée de l’Angora Bar, touristes ou autres, qui se disent que le rock’n roll n’est peut-etre pas juste un truc encyclopédique mais un truc qui vous fera toujours bouger sans vous soucier du lendemain (2e tour, aarrrgh). Longue vie aux Norvins. Longue vie au Farfisa et consorts. Longue vie à la simplicité....

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Le premier album des Clash a 40 ans. Chronique

Publié par le 16 mai 2017 dans Chroniques, Incontournables, Non classé | 0 commentaire

Le premier album des Clash a 40 ans. Chronique

On a tous lu les discothèques idéales de Jean-Jacques Duchmol ou Robert Brouchtar. C’est divertissant. Dedans on nous explique qu’il faut absolument posséder les premiers Oasis et que London Calling est le plus grand disque de punk qui soit. De deux choses l’une, je m’en suis toujours tamponné d’Oasis et je m’en porte pas plus mal. J’ai toujours adoré les Clash et, comme tout un chacun j’ai commencé par London Calling me considérant alors comme un vrai PUNK. Oui mais London Calling, tout mythique qu’il est (la pochette, le titre éponyme, les incursions reggae et tout le toutim, je vous ai déjà tout raconté), n’a déjà plus grand chose de punk. Si vous voulez vous la jouer punk (même dans votre salon, c’est pas grave), il n’y a pas à tergiverser 107 ans, il faut vous tourner vers L’ALBUM PUNK des Clash (et un des tout meilleurs du genre) : le premier. Et ça Robert Brouchtar a oublié de vous le dire. Laissez-moi vous expliquer. En 1977, les Clash ne savent pas jouer. Paul Simonon a sa basse en main depuis moins de 2 mois quand il rentre en studio pour la première fois. Les autres, guère plus. Peu importe, voire tant mieux. Les Clash sont limités mais ils ont en tête des mélodies, envie d’en découdre avec le pouvoir/les autorités/le système. Alors ils enregistrent 14 morceaux enervés, dont certains feront date (« London’s Burning », « White Riot ») tandis que d’autres auraient dû, bien plus que « Should I Stay Or Should I Go » par exemple, plus radio friendly et bien plus lisse que les 14 bombinettes pop punk ici présentes (bon allez « Cheat » est un peu cheap). Pas de production soyeuse, pas d’envie – ou pas encore les moyens – de satisfaire leur côté touche-à-tout, moins de question à se poser, juste une révolte à exprimer. A la batterie, Topper Headon donne le signal. « He’s in love with rock’n’roll woah, He’s in love with gettin’ stoned, woah » (« Janie Jones »)… Brut, cash, clash. Comme c’est bon. Mick Jones n’est pas Hendrix et ne le sera jamais mais il ne tortille pas du fion, il pond des riffs percutants qui vont droit au but. Strummer sait à peine chanter mais il y met tellement de cœur et d’entrain qu’il se révèle bien plus entrainant et convaincant que nombre de chanteurs techniquement doués mais aussi expressifs qu’un poisson clown. Cette musique n’est pas faite pour les poseurs. Quand Jones lance les hostilités et que Strummer s’engouffre pour y gueuler son rejet de l’impérialisme américain (« I’m So Bored With The USA »), de l’armée, du boulot de merde qui te sert juste à remplir ton assiette (« Career Opportunities »), on les suit. Yeux fermés et poing levé. Au rayon des tubes incendiaires, « White Riot » se pose évidemment là. Mick Jones fait éructer ses six cordes (ou au moins 3 faut pas trop en demander non plus) et son gang sème un bon bordel dans ton salon, à défaut d’une émeute dans les rues londoniennes (encore que…). En termes d’efficacité, « What’s My Name » et « London’s Burning » n’ont rien à lui envier. Ça sonne un brin à l’arrache mais ça reste carré. Les morceaux se suivent, ne se ressemblent pas (trop) et les refrains restent solidement ancrés. Mais The Clash de The Clash comporte déjà des éléments de ce que sera le Clash...

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Dans le bac d’occaz #14 : MX-80 Sound, Neil Young, The Hives

Publié par le 11 mai 2017 dans Le bac d'occaz, Non classé | 0 commentaire

Dans le bac d’occaz #14 : MX-80 Sound, Neil Young, The Hives

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon un journaliste musical, un oncle cool ou encore un ami mélomane. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).*   Dans le bac d’occaz #14 : les années en 0   1980 : MX-80 Sound – Out Of The Tunnel Bon, je commence un peu à en avoir marre de chroniquer des disques de post-punk bizarres, et je dois reconnaitre que ma patience à l’égard de ce disque en a certainement souffert. Malgré cela, je suis obligé de constater que c’est un des meilleurs disques du genre que j’ai pu écouter, sûrement parce que ce n’est pas vraiment un disque de post-punk. Alors, il y a du punk, un son 80s, une démarche arty, tout ça est acquis, il y a de l’éclectisme et du jazz, deux choses dont je ne suis pas trop preneur (il n’y a qu’à voir mon avis sur le double album des Minutemen), mais il y a aussi du noise bien foutu et un esprit indéniablement rock, une influence visible des Stooges de Fun House sur ces solos de saxos complètement barrés… certes, pas forcément les meilleurs morceaux du disque, mais c’est quand même beaucoup plus agréable à mes oreilles que le reggae/dub/funk/hip hop de blanc de Gang Of Four, par exemple. Pas un album que je réécouterai souvent, ça ne me fera pas non plus changer d’avis sur le post-punk ou le punk arty en général, mais j’admets que c’est un bon disque, j’irai même jusqu’à dire « très » dans un bon jour, et très intéressant musicalement. Pour les amateurs de ce genre de musique, Out Of The Tunnel doit vraiment atteindre des sommets et concurrencer sévèrement les classiques du genre. Ou alors, je n’ai rien compris.       1990 : Neil Young – Ragged Glory Sur le principe, j’ai le plus grand respect pour Neil Young, mais je reste vraiment cantonné à une poignée de classiques, presque plus des titres que des albums complets, d’ailleurs, et l’écoute de Ragged Glory, m’a permis de confirmer pourquoi. En fait, j’aime Young dans ses ballades country émouvantes et dans ses meilleures envolées mélancolépiques, mais ça reste une part seulement de ce qu’il fait, passant parfois du meilleur au pire sur un même disque (le plus emblématique étant la magnifique « My My Hey Hey » et la lourde du cul « Hey Hey My My », quasiment le même morceau, les deux faces de l’artiste). Le problème de Ragged Glory, c’est qu’on est quasi-intégralement dans cette face de l’artiste avec laquelle j’ai du mal, un hard-rock country qui oublie d’avoir le fun de l’un et l’émotion de l’autre pour offrir un hard bouseux et mou du cul, sans oublier en revanche de rallonger les morceaux jusqu’au bout de l’insupportable. Quoi de mieux que « Country Home », morceau qui aurait été potable 2 minutes mais qui en dure 7, pour faire fuir les moins audacieux (oui, je dois avouer que mon audace en matière de rock à papa est assez limitée) ? Le seul point positif de Ragged Glory, c’est un son pas trop propre qui...

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Festivals été 2017 : suivez le guide !

Publié par le 9 mai 2017 dans Non classé | 0 commentaire

Festivals été 2017 : suivez le guide !

Alors qu’est ce qu’on a de beau cette année au menu des festivals estivaux ? Résumé des immanquables et des plus dispensables… (On n’a évidemment pas cité tous les groupes mais si vous cliquez sur les liens, vous retrouverez les programmations complètes) Il y a des choses immuables dans la vie et parmi celles-ci, il y a la très grande qualité de l’affiche du This Is Not A Love Song. Comme tous les ans, le TINALS propose une alléchante programmation qui fait la part belle aux références indie (Primal Scream, The Make Up, Echo & The Bunnymen, Grandaddy) et aux décharges de décibels (Turbonegro, King Gizzard & The Lizard Wizard, The Black Angels, Thee Oh Sees, Johnny Mafia). On en passe et des meilleurs parce qu’il faut laisser un peu de place aux autres. Comme tous les ans, on y sera et tu ferais bien d’en faire autant si tu veux pas mourir bête. This Is Not A Love Song, du 9 au 11 juin, à Nimes (30). Autre référence indie incontournable, La Route Du Rock avait quelque peu perdu de sa superbe ces dernières années. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont mis le paquet sur cette nouvelle édition ! Jugez plutôt : PJ Harvey, The Jesus & Mary Chain, Interpol, Ty Segall, Arab Strap (date unique en France !), Angel Olsen, The Black Lips, DJ Shadow, Thee Oh Sees, Soulwax… N’en jetez plus, rendez-vous à St-Malo ! La route du rock, du 17 au 20 août, à St-Malo (35). Et pour ceux qui n’ont pas le temps/la motivation/les moyens de faire un tour chez les bretons, sachez que le week-end suivant, plusieurs de ces artistes seront présents à Rock En Seine (PJ Harvey, The Jesus & Mary Chain, Ty Segall). Mais l’aubaine ne s’arrête pas là, les amateurs de hip hop que nous sommes se frottent déjà les mains à l’idée de revoir Cypress Hill et Rock En Seine fera également l’événement avec le retour de At The Drive-In. Si l’affreux dernier album de The XX ne nous dit rien qui vaille quand à l’intérêt de voir ce groupe, les amateurs d’électro auront l’occasion de se dégourdir les jambes avec Rone et de bons groupes indie (Mac Demarco, Timber Timbre, The Lemon Twigs) viennent enrichir une affiche pas vilaine du tout. Rock en Seine, du 25 au 27 août, à St-Cloud (92). Villette Sonique ne fait jamais rien comme personne mais fait toujours tout pour nous donner envie de venir. Cette 11e édition ne déroge pas à la règle avec une programmation toujours audacieuse et ambitieuse (Royal Trux, Colonie De Vacances, The Make-Up, Einsturzende Neubauten, Jenny Hval, Bras Mort) et des concerts gratuits en plein air qui offrent un coup de projecteur à ce chouette label qu’est Teenage Menopause (CXAXB, Couteau Latex, Air LQD, Giant Swan). Villette Sonique, du 25 au 31 mai, à Paris. Dans le Sud, le Pointu Festival (oui c’est son nom) nous a pondu une affiche incroyable mais vraie : Ride, Slowdive, Dinosaur Jr., Kurt Vile… Et combien ça coûte cette folie ? C’est gratuit, ma bonne dame. Le Pointu Festival, 8 et 9 juillet, à Six-Fours-Les-Plages (83) Autre festival gratuit qui vaut toujours le détour : le Binic Festival. Du beau monde cette année encore avec Tim Presley, King Khan & The Shrines, Meatbodies, Le Villejuif Underground, Boytoy, Escobar...

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« République », premier extrait de circonstance du nouvel album de La Canaille

Publié par le 5 mai 2017 dans News | 0 commentaire

« République », premier extrait de circonstance du nouvel album de La Canaille

  Le 11 août 1973 est une date charnière de l’histoire du hip hop. Ce jour-là DJ Kool Herc organisait à New York la première block party et posait les fondements du genre. 11.08.1973, c’est le nom du 4e album de La Canaille à paraitre le 9 juin prochain. Le successeur de La Nausée comportera 11 titres où l’on retrouvera JP Manova, Mike Ladd et Lucio Bukowski aux côtés de Marc Nammour. Mais ce dernier ne pouvait pas attendre davantage pour dévoiler un premier extrait de son nouveau disque. A la veille d’un désespérant second tour des présidentielles, il s’est dit que c’était le moment opportun de nous donner à entendre ce premier single où il exprime sans détour son dégoût pour cette « répugnante République ». Grand bien lui a pris, en ces temps troubles, du bon rap politisé c’est exactement ce qu’il nous faut. JL...

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The Black Angels – Death Song

Publié par le 5 mai 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

The Black Angels – Death Song

Comme bien d’autres avant eux, les Black Angels ont la particularité d’avoir accru leur popularité avec un disque (Indigo Meadow) reçu sans grand enthousiasme par la critique (nous, on l’aime beaucoup). Parfois ce type de disque est un peu le chant du cygne (regard appuyé vers les Black Keys et Foals dont on ne veut plus entendre parler). Restait donc à savoir si le virage «  » »mainstream » » » (j’insiste sur le nombre de guillemets) des Black Angels serait annonciateur d’un aller sans retour au royaume des groupes qui rêvent d’un avenir à la U2 plutôt qu’à la Brian Jonestown Massacre. Et bien, rassurez-vous, de ce point de vue-là, les Black Angels sont toujours très fréquentables. Très fréquentables, et très efficaces, comme le prouvent les trois singles qui sont aussi les trois premiers morceaux du disque. Est-ce à dire que n’importe quel morceau aurait pu faire figure de single ? Malheureusement non. Car si « Currency » dispose d’une force de frappe imparable, si « I’d Kill For Her » joue remarquablement l’alternance entre groove et envolées puissantes et, enfin, si « Half Believing » est en tout point sublime (et intégrerait sans peine un best of du groupe), ces morceaux n’ont guère d’équivalents/de concurrents sur un disque qui ronronne un peu parfois. Les Black Angels ont toujours survolé la meute du revival psyché, ici ils ne le font que par intermittence et se contentent le reste du temps de réciter leur manuel de parfaite maitrise du son 60s (« Comanche Moon », « Hunt Me Down », « I Dreamt », « Medicine »). Je ne vous encourage pas pour autant à vous procurer les singles susnommés en 45 tours plutôt que l’album qui comporte d’autres franches réussites. En particulier « Estimate » qui, comme « Half Believing » dévoile un Alex Maas apaisé et profondément touchant ou la conclusive « Life Song » très Pink Floyd, aussi planante que captivante. Comme quoi on aurait pu avoir un EP assez monstrueux mais au lieu de ça le léger trou d’air dont souffre ce Death Song n’est pas loin de nous susurrer le mot déception à l’oreille....

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Kevin Garcia, bassiste de Grandaddy, est mort

Publié par le 3 mai 2017 dans News | 0 commentaire

Kevin Garcia, bassiste de Grandaddy, est mort

  C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Kevin Garcia, bassiste de Grandaddy, des suites d’une attaque cérébrale. C’est sur la page Facebook du groupe que la terrible nouvelle a été annoncée, accompagnée de ces mots « Kevin a commencé à jouer avec Grandaddy à l’âge de 15 ans. C’était un véritable ange. Il a traversé la vie avec grâce, générosité et une bonté qui était profondément unique. Et contagieuse. Il est aimé par tant de gens. »  Kevin Garcia avait 41 ans et était père de deux enfants. Grandaddy venait de faire son retour avec Last Place, un des très bons albums de ce début d’année, et avait donné un concert le mois dernier à La Gaîté Lyrique. Merci Kevin Garcia, repose en paix. JL...

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Slowdive – Slowdive

Publié par le 3 mai 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Slowdive – Slowdive

Vingt-deux ans. Les fans de ce groupe honni puis réhabilité auront attendu vingt-deux ans avant de pouvoir poser leurs oreilles émues sur le successeur de Pygmalion. Si je n’en faisais pas partie à l’époque, Slowdive fait partie des belles découvertes que j’ai faites ces dernières années. Et cet album n’entame en aucune manière cette opinion. Le quintet a mûri, et a travaillé un peu plus ses compositions qu’à l’époque où leur motivation tenait sans doute plus dans l’espoir de surpasser leurs maîtres ès sons qu’étaient – et que sont probablement encore – The Cocteau Twins et My Bloody Valentine, que de se couler dans la vague britpop qui emportait tout sur son passage. Les habitués ne seront pas dépaysés : on retrouve la dream pop à guitares cotonneuses telle que le groupe la pratiquait sur ses albums précédents et telle qu’elle a pu influencer le post-rock de Sigur Rós, entre autres. On gagne une plus grande variété des ambiances et des tempos, mais au prix d’une identité sonore moins affirmée que sur ces vieux albums qu’on ne peut s’empêcher de réécouter pour comprendre ce qui a changé. Et ce qui a changé, c’est la présence sur cet album d’au moins trois véritables tubes à la structure classique mais efficace et aux thèmes entêtants, qui compensent les longueurs de la fin de l’album, et qui m’évoquent le premier album d’Interpol, les voix caressantes de Neil Halstead et de Rachel Goswell en plus : « Star Roving », « Sugar Pill » et « No Longer Making Time ». Comme par hasard, les trois que le groupe a dégainé lors de son récent concert parisien. Et moi de repenser à cette tentative moyennement convaincante de recroiser post-rock, shoegaze et revival post-punk, intitulée Minor Victories, qui réunissait pas plus tard que l’an dernier Rachel, un Mogwai et deux Editors ; contre toute attente, c’est avec Slowdive que Rachel obtient un an plus tard une petite victoire dans cet exercice....

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