Évènements à venir

Cypress Hill dévoile un deuxième extrait de Elephants On Acid

Publié par le 15 septembre 2018 dans News | 0 commentaire

Cypress Hill dévoile un deuxième extrait de Elephants On Acid

Dans deux semaines, le 28 septembre très exactement, Cypress Hill revient avec le très attendu Elephants On Acid avec DJ Muggs de retour à la prod. Après un premier extrait, “Band Of Gypsies”, qui n’aura pas enthousiasmé tout le monde à la rédac, voici l’excellent “Crazy” (difficile de ne pas y voir des réminiscences d'”Insane In The Brain”) dans un clip bien halluciné où B Real voit des éléphants roses. Grillez-vous en un, installez vous, on vous laisse apprécier… Jonathan...

lire la suite

La JIMI, 12e édition : demandez le programme !

Publié par le 15 septembre 2018 dans News | 0 commentaire

La JIMI, 12e édition : demandez le programme !

Les 13 et 14 octobre prochains, se tiendra la 12e édition de la JIMI, rendez-vous incontournable dédié à la musique indépendante, à Ivry-Sur-Seine. Un évènement où on retrouvera, comme chaque année un salon pro, dont l’accès est gratuit, avec une centaine d’exposants (labels indés, agences de booking, fanzines, disquaires…), des conférences/débats autour des problématiques rencontrées par les acteurs indés et bien sûr des concerts, et non des moindres ! Citons notamment les toujours immanquables Zenzile, pionnier et référence absolue du dub à la française, Weeding Dub, Aquaserje, les excellents Villejuif Underground ou encore Le Réveil Des Tropiques et leur musique inclassable naviguant entre krautrock et noise. Le programme complet est ici, l’évènement Facebook là. Rendez-vous est pris, see you there ! Jonathan...

lire la suite

Low – Double Negative

Publié par le 14 septembre 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Low – Double Negative

Cessons de nous voiler la face. Après maintes écoutes pour espérer palper l’impalpable, déceler la magie dissimulée derrière tous ces sons brouillés, ces voix trafiquées, le constat est aussi cruel qu’inattendu : oui, il est possible d’être déçu par Low. Un groupe, qui malgré de nombreuses évolutions et remises en question, était toujours parvenu a minima à nous séduire, et bien souvent, à nous transporter littéralement. Un groupe unique à l’osmose sidérante, à la finesse inégalée qui, encore une fois rebat les cartes, poursuivant de façon bien plus radicale, ce qu’elle avait commencé à entreprendre sur les deux albums précédents. Dès le début de Double Negative, on vérifie que ses enceintes fonctionnent bien tant le son est abrupt, radical, saturé au possible. Pour ne pas dire dérangeant. Low ne se reposera jamais sur ses lauriers, c’est une immense qualité mais cette fois il est dur de les suivre dans leurs expérimentations. L’expérience est déroutante, on manque de repères et les moments de grâce, d’ordinaire si fréquents au sein de leurs disques, se comptent ici sur les doigts d’une main. Le triptyque d’ouverture de près d’un quart d’heure en fait partie, notamment ce “Dancing And Blood” en apesanteur après l’agression auditive que constitue “Quorum”. La magie affleure de nouveau, subrepticement, sur “Fly” où Mimi Parker de son timbre si pur vient percer les sonorités brouillées par l’électronique et les bidouillages. Quelques notes de basse viennent alors nous guider et nous emporter loin de tout ce tumulte et on se dit alors que Low va encore parvenir à nous livrer une œuvre majeure tout en se réinventant en partie. Las… Difficile de conserver cet enthousiasme tout du long tant l’expérience se révèle éprouvante, au lieu d’être enivrante. Le plus frustrant est cette surcharge d’effets, cette saturation excessive qui vient complètement noyer les mélodies, la force inaltérable de Low depuis 25 ans (“Tempest” en est l’illustration parfaite). Chassez le naturel, et vous perdez gros. Il y a bien également “Always Tryin To Work Out” qui parvient à nous émouvoir dans sa langueur caractéristique avec ce duo vocal toujours aussi irréel de complicité. Pour le reste, on peine à reconnaitre notre Low adoré et on finit par capituler… Le conflit perpétuel qui agite Double Negative est trop déséquilibré : les machines ont eu raison des hommes, et toute la puissance émotionnelle du trio de Duluth s’est envolée. Mais gardons espoir, on ne peut croire que ce groupe puisse nous faire ce coup-là deux fois de suite… Les prochaines retrouvailles n’en seront que plus jubilatoires ! Jonathan Lopez Low sera en concert le 13 octobre à La Gaîté Lyrique (Paris) et nous n’avons aucun doute sur le fait que la magie opérera de...

lire la suite

PLAYLIST – Low en 20 morceaux

Publié par le 13 septembre 2018 dans Non classé, Playlists | 0 commentaire

PLAYLIST – Low en 20 morceaux

  Low fête ses 25 ans. Plus de deux décennies de tempos ralentis, de guitares triturées et d’harmonies vocales au service des plus belles mélodies jamais écrites dans le slowcore (ce genre musical cher à Codeine ou Bedhead). Mais, chut ! Low n’aime pas trop qu’on les range hâtivement sous cette terminaison. Le groupe de Duluth, à géométrie variable, rassemblé autour de la paire inoxydable Mimi Parker et Alan Sparhawk, a maintes fois prouvé, au fil de douze albums studio, qu’ils dépassaient toute étiquette, et continuent à tracer leur propre voie/voix dans le milieu du rock indépendant américain. Fêtons dignement la sortie de leur nouvel album chez Sub Pop (Double Negative, une livraison sous le signe de l’expérimentation et de l’abrasivité, qui déroute et interroge tout du long), en se délectant d’une playlist qui parcourt la longue carrière du groupe et en explore toutes les facettes. Au menu, du classique enlevé indémodable (“Monkey”, “Dinosaur Act”), du joyau lacrymal (“In The Drugs”, “Over The Ocean”), de l’hymne feutré enivrant (“Lullaby”, “Do You Know How To Waltz”) et des reprises minimales surprenantes (un titre des Smiths et des Bee Gees se sont glissés dans la playlist, on vous laisse deviner lesquels !). En somme, voici vingt morceaux issus de différentes époques qui témoignent de l’étendue du spectre musical de Low, depuis leur incarnation la plus éthérée à celle la plus énervée ; un groupe qui n’a plus rien à prouver et qui continue pourtant à le faire. Julien Savès   Low sera en concert à La Gaîté Lyrique (Paris) le 13 octobre prochain.   LIRE LA CHRONIQUE DE I COULD LIVE IN HOPE LIRE LA CHRONIQUE DE ONES AND SIXES LIRE LE REPORT DE LOW AU DIVAN DU MONDE...

lire la suite

Dans le bac d’occaz #30 : The Smiths, The Hellacopters, Liars

Publié par le 13 septembre 2018 dans Le bac d'occaz, Non classé | 0 commentaire

Dans le bac d’occaz #30 : The Smiths, The Hellacopters, Liars

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Dans le bac d’occaz #30 :les années en 6   C’est les vacances, mais j’ai quand même envoyé mes cartes postales pour le bac d’occaz !   The Smiths – The Queen Is Dead (1986) : suggéré par mon cerveau malade Cher moi-même, Je sais ce que c’est dur d’être seul à la maison et de travailler pendant que tout le monde est en vacances, on se met à divaguer complètement. Je sais aussi que ça partait d’une bonne intention, du genre “tu auras peut-être une illumination, ça t’aidera à être ouvert d’esprit“, mais un disque des Smiths, c’est vraiment trop me demander. Si, ça m’a permis de me rendre compte que ce qui coince par-dessus la production 80s et un gros lot de morceaux assez quelconques mélodiquement, c’est la voix de Morrissey. L’horreur absolue qui plombe les quelques titres qui pourtant pourraient être pas mal (“Bigmouth Strikes Again” et “The Boy With The Thorn In His Side” avec son espèce de yodel dégueulasse, par exemple). Tiens, d’ailleurs, J Mascis a fait une reprise de ce dernier morceau excellente, je vais me l’écouter en mangeant une petite entrecôte, histoire de bien faire chier l’autre avec sa voix de chèvre grabataire autant que ça me fait chier de l’écouter chanter.   The Hellacopters – Supershitty To The Max (1996) : suggéré par Happy Friday Chère Happy Friday, Bonne idée de m’envoyer vers des terres scandinaves dans les années 90, on y fait bien la fête et la bière est vraiment pas mal. En revanche, je suis un habitué de Turbonegro, je trouve l’endroit plus joli et l’ambiance meilleure. Sans parler de la musique. Je te conseille plutôt d’aller à Apocalypse Dudes, quand on y est allé c’est difficile de ne pas comparer et de ne pas trouver ça mieux que tout ce qui rentre de près ou de loin dans la catégorie. Mais merci quand même pour le bon plan, la bise et bonne rentrée ! Liars – Drum’s Not Dead (2006) : suggéré par JL Cher JL, Ton camp de vacances pour rockers arty, on y est allé, l’ambiance était insupportable, on s’y faisait chier et il y avait des mecs qui jouaient du djembé toute la nuit sur la plage. La prochaine fois, tes bons plans de vacances, tu te les gardes ! Bonne rentrée quand même, la bise ! PS : On a pissé sur les lits avant de partir histoire de leur dire ce qu’on pense de leurs “performances”. Comme on leur a dit qu’on venait de ta part, j’espère que tu n’auras pas d’emmerdes la prochaine fois que tu retournes là-bas.  Blackcondorguy *Rendons à César ce qui lui appartient, cette rubrique a été fortement inspirée – ou littéralement pompée, c’est selon – par l’initiative d’un certain Machete83 sur le passionnant forum de l’indispensable site/bible du rock indé xsilence. LIRE LA CHRONIQUE DE LIARS – DRUM’S NOT DEAD...

lire la suite

Slaves – Acts Of Fear And Love

Publié par le 9 septembre 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Slaves – Acts Of Fear And Love

C’est un constat très plaisant à écrire : 40 ans après, le punk anglais est encore bien vivace. Il y avait de quoi en douter, mais avec les succès récents de Slaves (adoubés par Mike D, ex-punkeux devenu dieu du rap), Sleaford Mods ou Idles, on peut l’affirmer haut et fort : ça gueule encore bien LOUD outre manche. A peine la touche play enclenchée qu’on se fait percuter violemment par “The Lives They Wish They Had”. Si ça c’est pas du tube, je suis fan d’Hélène Segara. Riff dément, chant scandé (limite rappé) par Isaac Holmes en même temps qu’il martèle ses futs, refrain en forme de slogan imparable. Le tout s’achève dans l’hystérie comme une fin de concert où les instruments sont fracassés au sol. Nous voilà prévenus, ces deux-là (oui, deux !) sont toujours aussi bruyants. Mais si bien des salves dévastatrices appuient ce constat (“Cut And Run” et son taquin “you’re looking unwell“, “Artificial Intelligence” ravivant nos années teenage, “Bugs” au refrain un peu trop skaters boutonneux), l’agréable surprise vient également de ces morceaux plus mid tempos, tout aussi fédérateurs, franchement pop et incontestablement cool (on pense parfois plus à Blur qu’aux Sex Pistols). A l’image de “Magnolia” avec la cowbell qui va bien, le break qui tue, donnant envie de claquer des doigts en mâchant son chewing-gum. Et de faire quelques fuck aux passants. L’accent so british de sir Holmes renforce évidemment nos élans rebelles (le refrain imparablissime de “Chokehold”. Non, vraiment, c’est pas Damon Albarn qui a participé à la compo ?!). La sympathique “Daddy” joue carrément la carte de la fausse ballade innocente, comme “Photo Opportunity”… avant qu’elle ne fasse hurler la disto sur le refrain. L’agressivité est constamment là mais le dosage est assez bien pensé pour qu’on n’ait pas le sentiment de ramasser des gnons non stop et éviter à la lassitude de pointer le bout de son nez (le disque ne dépasse pas la demi heure, c’est très bien comme ça). Pas sûr que cet Acts Of Fear And Love vous poursuivra des années durant mais quand vous chercherez un bon défouloir, il sera toujours là pour rendre service.   Jonathan Lopez   LIRE L’INTERVIEW DE...

lire la suite

Alice In Chains – Rainier Fog

Publié par le 2 septembre 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Alice In Chains – Rainier Fog

Hasard du calendrier (ou pas ?), Rainier Fog, 3e album de la “deuxième carrière” d’Alice In Chains, est sorti deux jours après l’anniversaire de Layne Staley. Comme un énième symbole que son fantôme hantera à jamais ce groupe. A tel point que certains ne veulent même pas entendre parler du Alice In Chains post-Staley. Ils ont totalement tort. Car Black Gives Way To Blue et, dans une moindre mesure, The Devil Put Dinosaurs Here, étaient des plus consistants et n’entachaient en rien la légende des grungeux. Ceux qui ont accepté de tourner la page attendaient donc de pied ferme ce Rainier Fog, et l’écoute du premier single, “The One You Know”, au riff en béton armé et à la mélodie instantanément gravée, n’a fait qu’accentuer l’impatience. Pourtant, la première écoute du disque laissait une impression de “bien mais pas top“. Et puis, le brouillard s’est peu à peu dissipé, bien plus vite que celui trônant constamment au sommet du mont Rainier (de Seattle, évidemment) qui orne la pochette et donne son nom à l’album. Dans un premier temps, la production limpide du disque et les harmonies de Cantrell et DuVall, plus au point que jamais, pouvaient laisser penser à un album un peu trop propre. Il faut le dire, et cela ne surprendra personne, Rainier Fog, n’atteint pas les sommets de noirceur d’un Dirt. Mais Cantrell n’a pas laissé au placard ses riffs ténébreux et ses solos habités. Et il porte comme toujours le groupe avec sa patte inimitable. Tellement inimitable, et tellement omniprésente, qu’on aurait pu craindre que ça frôle l’auto-caricature par moments. Mais il fallait le temps de dompter la bête pour apprécier la qualité irréprochable des compos et ses subtilités malgré la chape de plomb qui s’abat constamment sur notre caboche (comme ce break aussi classe qu’inattendu sur le titre éponyme). Rainier Fog, s’il ne bouleverse en rien les habitudes du fan d’Alice In Chains (bien qu’un peu moins sombre qu’à l’accoutumée, on l’a dit), lui offre quelques excellents morceaux pour venir garnir la compil maison (triple cd la compil). Sans jamais tenter de singer son inimitable prédécesseur, William DuVall s’est imposé dès le départ et continue de renforcer sa complémentarité vocale avec Cantrell et de légitimer sa place dans le groupe. On a évoqué le premier single, les deux autres ne sont pas en reste (“So Far Under”, poisseuse comme il faut, et “Never Fade”, dédiée aux disparus, dont le refrain marque les esprits). En moitié d’album, la colossale doublette monolithique “Drone” – “Deaf Ears Blind Eyes” appuie là où ça fait du bien. Et il serait criminel de ne pas citer “Red Giant”, terriblement dynamique et rentre dedans, tout en sentant bon la dépression. La très belle ballade finale, “All I Am”, et ses arpèges qui viennent transpercer notre carapace de gros dur, achève de nous convaincre. Exception faite de “Maybe”, pas loin de la faute de goût (surtout ces a capella douteux, où Cantrell Et DuVall se prennent pour Lennon et McCartney), il n’y a pas grand chose à reprocher à ce disque et beaucoup de choses à saluer. Alice In Chains fera toujours du Alice In Chains et ça nous va très bien comme ça. Jonathan Lopez   LIRE LA CHRONIQUE DE DIRT LIRE LA CHRONIQUE DE MAD SEASON –...

lire la suite

Un documentaire sur les Sonics bientôt à l’affiche

Publié par le 28 août 2018 dans News | 0 commentaire

Un documentaire sur les Sonics bientôt à l’affiche

Après avoir dépassé la barre mythique des 50 ans de carrière, il était temps que les Sonics aient droit à leur doc ! Ce sera le cas tout prochainement avec BOOM! A film about The Sonics, réalisé par Jordan Albertsen, qui reviendra sur l’histoire des légendaires pionniers du garage. On y retrouvera des témoignages des 5 membres historiques du groupe et de nombreux autres artistes, notamment de Seattle, comme Kurt Bloch (guitariste des Fastbacks, producteur des Thugs, Chokebore…), Mike McCready (Pearl Jam), Mark Arm (Mudhoney), Nancy Wilson (Heart), Jack Endino (Skin Yard et ingé-son responsable pour beaucoup du “son grunge”)… Le film sera diffusé pour la première fois le 30 septembre prochain à l’occasion du festival Raindance de Londres puis le 11 octobre au Tacoma Film Festival. Reste à espérer une diffusion prochaine dans nos contrées… En attendant voici la bande-annonce : Jonathan...

lire la suite

Interview – LANE

Publié par le 27 août 2018 dans Interviews, Non classé, Toutes les interviews | 0 commentaire

Interview – LANE

Deux fratries : Belin et Sourice. Deux groupes angevins emblématiques, pour ne pas dire mythique en ce qui concerne le second : Daria et Les Thugs. Et un nouveau supergroupe issu de cette rencontre : LANE. Pour Love And Noise Experiment. En quatre petits titres, le premier EP, Teaching Not To Pray, nous replonge immédiatement dans l’époque bénie des années 90 et nous fait déjà trépigner en attendant l’album. Alors on s’est dit qu’une conversation skype avec deux des têtes pensantes de LANE ne serait pas du luxe pour patienter. Dès l’élimination des Allemands en coupe du monde actée, Etienne Belin, l’un des trois guitaristes (!) du groupe, et le bassiste Pierre-Yves Sourice (appelez-le « Piwaï ») apparaissent dans ma webcam. Entretien avec un jeune groupe très expérimenté.   “Il y a eu un gros creux de la vague. Entre 2000 et 2010, fallait pas avoir un groupe de rock. Ces dernières années, les choses se sont simplifiées, fluidifiées. On remplit pas les stades, mais c’est plus agréable d’être artisan d’un groupe de ce genre-là.” Vous êtes tous les deux à la base du projet LANE. PY j’imagine qu’avec Les Thugs, on vous a proposé 250 fois de vous reformer. Qu’est ce qui fait que l’an dernier, vous vous êtes dit « montons un groupe ! » ? Pierre-Yves Sourice (basse) : Le pognon ! (Rires) Effectivement on nous a souvent proposés de nous reformer avec Les Thugs. On l’a fait en 2008, pour aller jouer aux Etats-Unis notamment. Mais c’était clair pour nous qu’après c’était fini de chez fini. Ça suffisait. Si dix ans après on a eu envie de recommencer un truc, c’est dû aux rencontres, au fait de voir les groupes sur scène et de se dire « c’est ce que j’ai envie de faire ». En même temps, j’ai toujours continué à jouer de la guitare chez moi, enregistrer des conneries et à me dire « c’est quand même couillon d’avoir ça sur un ordi et de pas jouer ». Et puis j’avais pas envie de jouer le samedi après-midi, de faire de la musique comme si j’allais jouer au foot. À partir du moment où je commence un truc, j’ai envie que ça devienne sérieux et comme je suis un grand fan de Daria depuis très longtemps, de lui (il se tourne vers Etienne) et son jeu de guitare, on s’est dit « est-ce qu’on n’essaierait pas de faire des morceaux ensemble ? ». Vous aviez d’ailleurs déjà fait une date ensemble. Etienne Belin (guitare) : Oui, exact en 2008 à la Maroquinerie (Paris) lors de la reformation des Thugs. Pour ce qui est de la formation de LANE, on avait dû discuter de ça en buvant un coup et en mangeant de la charcuterie, genre « allons au local voir ce que ça dit »… La motivation de l’autre côté était aussi due au fait que Cam (Camille Belin) qui chante et fait de la guitare dans Daria était super intéressé pour jouer de la batterie. Il y joue depuis bien longtemps mais on ne l’avait encore jamais fait au sein d’un groupe. Le contexte politique, social assez merdique en ce moment dans le monde a pu contribuer aussi à votre motivation ? PY : Ce qu’il se passe en ce moment partout autour de nous est en effet de plus en plus relou, mais...

lire la suite

Oh Sees – Smote Reverser

Publié par le 24 août 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Oh Sees – Smote Reverser

Il suffit de s’attarder quelques secondes sur le magnifique artwork de Smote Reverser pour comprendre que ça va remuer, et pour s’imaginer qu’on va se faire canarder non stop. Vos oreilles sont prévenues : l’heure est à l’extermination, façon blockbuster hollywoodien. TUTUTUT on ne s’emballe pas, ce n’est pas aussi simple. Cette repoussante bestiole nous dégueule bien quelques riffs maousses dans le plus pur style Oh Sees quand il est décidé à nous coller une dérouillée (la furax “Overthrown” et, dans une moindre mesure, “Abysmal Urn”). Mais le père Dwyer, revenu de sa paisible parenthèse OCS, se complait, comme depuis quelques temps maintenant, dans un rock progressif cosmico-motoriko-barjot des plus aventureux. Peut-être même le plus aventureux à ce jour. Dwyer et ses potes ont le goût des sons répétitifs et entêtants, des basses qui tournoient pendant des plombes (“Flies Bump Against The Glass”, miam), et parviennent ici à nous retourner le cerveau en 11 leçons. Dès l’entame (“Sentient Oona”), ça groove à mort. Les délires opiacés sont de la partie (la réjouissante “C” et ses wou wou wou), tout comme les longues divagations bluesy psychédéliques (les langoureuses “Last Peace” et “Moon Bog” aux longs solos étirés). Thomas Dolas – acolyte synthétique de Dwyer au sein d’OCS – est ici convié et ses synthés occupent une place de choix, qu’ils soient Doors-ien sur l’énergisante “Enrique El Cobrador”, jazzy sur “Nail House Needle Boys”, ou complètement distordus sur l’étrange et mélancolique “Beat Quest”. Puisqu’il faut bien pinailler un peu, on regrettera quelques égarements au sein d’un album globalement trop long (1 heure au compteur, la palme pour “Anthemic Aggressor” et ses 12 minutes de jazz fusion qu’on aurait bien réduite de moitié). Mais on aura du mal à en vouloir à un artiste aussi généreux qui en est à son 21e album sous les entités OCS/Thee Oh Sees/Oh Sees et semble avoir encore de l’inspiration à revendre. Nous on achète. Jonathan Lopez  LIRE LA CHRONIQUE DE ORC LIRE LA CHRONIQUE DE OCS – MEMORY OF A CUT OFF...

lire la suite