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“Shopping Mall”, second single du nouvel album de Délage, en écoute

Publié par le 6 août 2020 dans News | 0 commentaire

“Shopping Mall”, second single du nouvel album de Délage, en écoute

© Carlijn Fransen Il y a deux ans, le premier album de Délage, Loverboy Beatface, nous avait séduits avec sa pop synthétique empruntant des détours cold wave. Bonne nouvelle : la voix grave de l’allemand Till Hormann, qui chante dans sa langue maternelle ainsi qu’en anglais et français, sera de retour avec son second album, Twist And Doubt, le 18 septembre chez Field Mate Records. Et il n’a rien perdu de son sens mélodique, comme le prouve ce nouveau single “Shopping Mall”, que nous vous dévoilons aujourd’hui, quelques semaines après “There Is No God”. Délage – Twist And Doubt by Field Mates Records L’album est en pré-commande ici et ça tombe plutôt bien puisqu’il s’agit aujourd’hui encore d’un bandcamp friday, où la totalité des recettes sont reversées aux...

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RIP Vern Rumsey (Unwound)

Publié par le 6 août 2020 dans News | 0 commentaire

RIP Vern Rumsey (Unwound)

Voici une énième confirmation que 2020 est une belle année de merde. Vern Rumsey, bassiste des fabuleux Unwound, est mort à l’âge de 47 ans. Il avait participé aux huit albums studios du groupe post hardcore/noise, formé en 1991 à Tumwater/Olympia (qui incluent notamment les indispensables The Future Of What et Repetition dont on vous a déjà parlés). Il fut également membre des groupes Long Hind Legs et Fitz Of Depression et a par ailleurs fondé le label Punk In My Vitamins?. Cette nouvelle est d’autant plus surprenante que Rumsey venait de sortir un premier album avec un nouveau groupe, Household Gods, composé également de David Pajo (Slint), Conan Neutron (Conan Neutron & the Secret Friends) et Lauren K Newman (LKN). L’album en question, Palace Intrigue, s’écoute ici. RIP Vern & thanks for the...

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Unspkble – Friction EP

Publié par le 4 août 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Unspkble – Friction EP

(Rejuvenation/Kerviniou, 6 juin 2020) Pendant que tout le monde se caresse plus que de raison sur le nouvel album de Fontaines D.C. brandissant des “album de l’année !” en août, alors qu’ils l’auront oublié dans deux mois quand sortira le nouvel Idles, voilà un nouveau fier représentant post-punk français qui déboule de Montpellier. Et après Lonely Walk en janvier, Tchewsky & Wood l’an passé, Litovsk, Frustration, Vox Low (plus dubby/dansant), Dewaere (plus teigneux/noiseux) et bien d’autres précédemment, on peut se targuer d’avoir de quoi la ramener un peu dans nos contrées et cesser de s’exciter sur les premiers britanniques venus. L’artwork superbe ne fait guère de mystère quant aux intentions du groupe, pas de place ici pour les ballades mièvres et les sourires bienveillants. Et d’emblée, “Irreversible” extrêmement offensif et oppressant, nous malmène comme il se doit. Puis la basse de Greg Reju (par ailleurs boss tyrannique du label très recommandable Rejuvenation) se pointe et relève les cadavres un à un, les invitant à s’agiter dans une danse macabre irrémédiablement groovy (“Questioning Collapse”). “We gonna bring you down” assène Dion Lax, à qui on pouvait reprocher dans un premier temps une voix un peu passe-partout dans cet exercice, mais force est de constater qu’il mène remarquablement sa troupe, le tout avec un accent anglais impeccable (le serait-il ?). S’il a ôté quelques voyelles à l’un des titres de Killing Joke, Unspkble a bien conservé l’esprit du groupe de Jaz Coleman (avant qu’il ne vire metalleux) et il n’est pas rare d’y songer. Malgré tout, les montpelliérains parviennent à faire oublier les imposantes références (ajoutons PiL ou The Sound pour faire frétiller le tout-venant), varient également en allant tâter du clavier (“Where All Hope Dies”, plus synthétique mais non moins tendu, dont le break à mi-chemin devrait effrayer plus d’un couard) et brise nos dernières résistances avec “Mesmerized” dont l’intro crasseuse et vicelarde pousse à longer les murs tandis que les gémissements du chanteur et claviers malaisants pourraient bien nous hanter quelques temps… Ce n’est certainement pas de ce disque dont vous entendrez le plus parler, ce ne sont pas ses singles qui seront portés aux nues mais si vous cherchez le grand Friction, c’est peut-être chez Unspkble que vous le trouverez. Les ignorer serait inxcsble. Jonathan Lopez Écoutez l’EP ci-dessous et achetez-le (c’est un ordre) en digital ou vinyle là (mais autant attendre vendredi quand Bandcamp versera la totalité des recettes aux artistes). FRICTION by...

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DISCO EXPRESS #2 : Beastie Boys

Publié par le 31 juillet 2020 dans Chroniques, Disco express, Non classé, Toutes les chroniques | 0 commentaire

DISCO EXPRESS #2 : Beastie Boys

À l’opposé de notre rubrique sobrement intitulée « discographies » qui se veut objective, exhaustive et documentée, nous avons choisi ici de vous résumer chaque mois des discographies avec concision, après une seule réécoute (quand ce n’est pas la première !) de chacun des disques. Des avis tranchés, des écrits spontanés, plus ou moins argumentés avec une bonne dose de mauvaise foi et d’amateurisme. Cause hey, this is just music! Licensed To Ill (1986) : “here’s a little story i’ve got to tell about…” Ça commence par un riff bien gras, ça sample les Clash, Led Zep… Une évidence : les Beastie ne sont pas comme les autres. Alter egos blancos de Run DMC, anciens punks chapeautés par Rick Rubin qui va les propulser dans une autre dimension, les trois MCs sont avant tout des potes avec une gouaille d’enfer et ce disque, avec ses imperfections, ses délires à la con (« Girls » qui postule parmi les textes et l’instru les plus débiles de l’histoire), ses tubes immortels (« Fight For Your Right », « No Sleep Til Brooklyn », « Brass Monkey ») est surtout un énorme kiff basique, sans calcul, rentre dans le chou. JUBILATOIRE. Paul’s Boutique (1989) : franchement enchainer là-dessus, c’est la grosse classe. Après la machine à tubes et la popularité soudaine, les Beastie se maquent avec les Dust Brothers, samplent à tout-va et ne se fixent aucune limite (ils pillent même les Beatles sur « Sounds Of Science »). Résultat, c’est moins accessible, fourre-tout à mort, beaucoup plus groovy/funky que rock teigneux mais toujours aussi génial. Les délires sont toujours là (improbable « Egg Man », le country « Johnny Ryall »), la folie est palpable (« Hey Ladies »), le génie est partout (« Shake Your Rump », « Shadrach »). Ultime preuve, cette “Bouillabaisse” finale de plus de 12 minutes qui part dans tous les sens, et toujours dans le bon. On a déjà compris que les Beastie et nous, c’est pour la vie. Check Your Head (1992) : ce n’est clairement pas celui que j’ai le plus écouté et je ne me l’explique pas vraiment (moins aventureux que Paul’s Boutique ? Ah bon. Moins tubesque que Licensed To Ill et Ill Communication. Vraiment ?) car objectivement… QUELLE TUERIE ! Que ce soient les sensationnelles « Pass The Mic », « So What’cha Want », la punky « Time For Livin’ », les instrumentales groovy en diable « Something’s Got To Give », « In 3’s », « Groovy Holmes »… Rien ne ressemble plus à un morceau des Beastie Boys qu’un autre morceau des Beastie Boys et pourtant il n’existe aucune formule magique tant leur spectre est large. Ill Communication (1994) : je sais très bien pourquoi c’est celui que j’ai probablement le plus écouté. C’est une bombe ! Toujours aussi généreux (20 titres, une heure). Une des meilleures entames d’album possible avec « Sure Shot », leur plus grand tube à ce jour : l’indémodable « Sabotage ». Et au milieu : du punk (« Tough Guy » emballé en moins d’une minute, « Heart Attack Man »), du hip hop qui bute (« Get It Together » avec Q-Tip), du didgeridoo qui trippe (« Bodhisattva Now »). Le charme du groupe opère toujours, on ne sait jamais...

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Fontaines D.C. – A Hero’s Death

Publié par le 30 juillet 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Fontaines D.C. – A Hero’s Death

(Partisan, 31 juillet 2020) Un an à peine après l’excellent Dogrel, Fontaines D.C. remet le couvert avec ce très attendu et toujours délicat second album. Maturité, pétard mouillé, transition, chacun choisira son camp au moment de juger ce A Hero’s Death des dublinois. C’est avec le single du même nom que les hostilités furent lancées en mai par la bande à Grian Chatten, turbulent chanteur au bagout toujours aussi addictif. “Life ain’t always empty” répète-t-il inlassablement en plein confinement. Et le bougre finit par nous donner une furieuse envie de lui montrer à la vie de quel bois on se chauffe. Pas le meilleur titre de cet album à la première écoute (mais il se bonifie peu à peu), et on a pu craindre alors que ce second album pourrait rejoindre la cohorte des disques déceptions. Mais Grian Chatten a cette voix particulière capable de véhiculer une belle palette d’émotions et de porter bien plus haut que prévu le post-punk, classique mais incisif, de son groupe. En outre, le mix ne se prive pas de la mettre au premier plan, peut-être un poil trop, au détriment de guitares plutôt inspirées, mais votre serviteur tâte un peu de la six-cordes, d’où un avis divergent en matière de mixage. Ah ces chanteurs ! Et dès le second single qui ouvre ici l’album, « I Don’t Belong » nous rejoue même la spéciale post-punk canal historique (cette intro !). On a beau connaître notre Unknown Pleasures par cœur, on se laisse facilement berner par ces irlandais malins. D’autant qu’ils dégainaient il y a un mois, en parfait teasing, leur troisième single, le bombastique (!) « Televised Mind » qui va tourner en boucle, au moins autant que « Boys In The Better Land » l’an passé. Riff sourd de basse en intro, guitares diaboliquement incisives, et Grian Chatten qui emballe le tout. Killer tune. Là où Dogrel paraissait décousu et frondeur, avec une énergie enthousiasmante mais un tracklisting un peu désordonné (ce qui avait aussi son charme), les dublinois serrent le jeu sur ce deuxième opus. Alternant efficacement énergie débridée (« A Lucid Dream » vaguement shoegaze, « Televised Mind », « A Hero’s Death ») et ambiances plus subtiles comme ce « Love Is The Main Thing » à la batterie entêtante et déclamé d’une voix blanche. Ou le délicat « You Said » aux guitares délicieusement irritantes. Ils ne s’autorisent qu’un titre à moins de 3 minutes avec « Oh Such A Spring », qu’on qualifiera, selon l’humeur du jour, de bluette gênante ou de pause mélancolique bienvenue en milieu d’album. On déplorera un seul morceau un poil paresseux : « I Was Not Born », pas inoubliable, qui aurait mieux figuré sur Dogrel. Avec « Living In America », hypnotique et noisy comme on aime, on a presque un jumeau du « Hurricane Laughter » de l’an passé. Mais sur la fin, place à plus de subtilité. Une ballade, « Sunny », brumeuse comme un matin de gueule de bois sur Dublin, mais dont les chœurs féminins et les cordes réchauffent le corps. Sur « No », c’est même le cœur qui est transpercé d’une belle flèche avec ce titre final poignant assez sublime. Quand il chante comme ça Grian Chatten, t’as beau faire le malin avec ta gratte...

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Hifiklub + Matt Cameron/Daffodil/Reuben Lewis – Rupture

Publié par le 28 juillet 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Hifiklub + Matt Cameron/Daffodil/Reuben Lewis – Rupture

(Electric Valley, 31 juillet 2020) Il était grand temps que je me mette à Hifiklub et je me demande bien ce qui m’a retenu jusque-là. Pas leur CV en tout cas, à faire pâlir Steve Albini ou, a minima, à peu près n’importe quel artiste rock français puisque les toulonnais ont déjà croisé le fer avec Lee Ranaldo (Sonic Youth), Alain Johannes (QOTSA), Jad Fair (Half Japanese), Mike Watt (Minutemen, The Stooges), Duke Garwood (comparse de Lanegan, déjà évoqué à maintes reprises ici) et bien d’autres et se frottent donc ici à l’immense batteur Matt Cameron (Soundgarden, Pearl Jam), avant une sortie à l’automne d’une nouvelle collaboration avec Roddy Bottum (Faith No More) cette fois*. Bref, leur carnet d’adresse impressionne, le résultat qui découle de leurs rencontres se révèle à la hauteur (j’ai pris le temps de rattraper mon retard, pensez-vous) et la productivité du trio à géométrie variable semble ne pas encore connaitre de limites. J’aurais pu connaitre pire baptême du feu que ces six titres admirables enregistrés durant le confinement avec Matt Cameron, Reuben Lewis (trompettiste de jazz expérimental) et Daffodil (producteur de renom et collaborateur régulier) qui se plient à l’exercice, sans doute avec délectation, et se fondent dans le moule remarquablement. Hifiklub fonctionne ainsi, se nourrit des rencontres, je crains donc qu’on ne soit tenté d’écrire à propos de ces jeunes gens que la collaboration coule de source, chaque fois qu’on chronique un nouveau projet. Là, on est bien forcés de l’admettre en tout cas. Cette étrange épopée déboule « Sans préavis » (du nom du morceau d’ouverture) qui pose le jeu intelligemment, non sans instaurer une ambiance inquiétante et faire régner l’incertitude. Rupture ne cède ensuite jamais à la facilité, est bâti – comme son nom ne l’indique pas – sur de lentes progressions hypnotiques, entre nappes synthétiques, guitares distordues et basse imposante. Entre climat tendu et explosion soudaine. Évoquant tour à tour du Swans (le chant lointain incantatoire) copulant avec Nine Inch Nails quand tout s’embrase (“L’air d’un Vaincu”), une trompette égarée dans la Black Lodge de Twin Peaks le temps d’un songe éveillé (“Navire De Sauvetage”) ou encore une bande originale SF illustrant une course-poursuite perdue d’avance (“Cavale”). Les transitions sont ciselées, la construction remarquable et ce disque, quasi mystique, guidé par l’envie impétueuse d’explorer et donc à ne pas mettre entre toutes les oreilles, réussit l’exploit de ne jamais sembler linéaire malgré l’enchainement de titres liés les uns aux autres. Au casque, l’expérience est sublime et la tentation de s’y replonger assez obsédante. Comptez sur nous pour prendre le temps de le faire, en attendant l’arrivée du nouveau venu avec Roddy Bottum qui, nous souffle-t-on dans l’oreillette, devrait valoir le détour également. Jonathan Lopez *L’affolante liste exhaustive est ici. Toutes nos chroniques sur Pearl Jam Toutes nos chroniques sur...

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L’affiche du Hellfest 2021 dévoilée

Publié par le 23 juillet 2020 dans News | 0 commentaire

L’affiche du Hellfest 2021 dévoilée

On connait déjà l’affiche 2021 du Hellfest Open Air Festival qui se tiendra du 18 au 20 juin à Clisson. Un line-up qui ressemble à s’y méprendre à celui de 2020 (forcément), ce qui est une excellente nouvelle ! Au jeu des 7 différences, on déplorera les défections de Incubus, Mastodon, Infectious Groove, Thy Art Is Murder, Alter Bridge, Baby Metal, Joyous Wolf, Unleashed, Meshuggah, The Black Dahlia Murder, Periphery, Body Count et August Burns Red. En revanche, trois nouveaux groupes rejoignent la programmation : Puscifer (avec donc le retour de Maynard James Keenan), les Dropkick Murphys et Northlane. Pour saliver un coup, petit rappel des quelques groupes prévus cette année qui seront bien présents : Faith No More, Deftones, System Of A Down, Killing Joke, Korn, Suicidal Tendencies, Electric Wizard, Sepultura, John Garcia, L7, Lysistrata, Hangman’s Chair, Alcest, Life Of Agony, Mono, Down, Pelican, Frustration… L’équipe du Hellfest annonce en outre travailler sur la venue de dix groupes supplémentaires qui seront annoncés prochainement. Fuck you 2020, vivement 2021 ! La programmation complète...

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Lights… Camera… Revolution! de Suicidal Tendencies a 30 ans. Chronique

Publié par le 23 juillet 2020 dans Chroniques, Incontournables, Non classé, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Lights… Camera… Revolution! de Suicidal Tendencies a 30 ans. Chronique

(Epic, 3 juillet 1990) Le punk hardcore et le thrash metal ne sont pas franchement les premiers styles que j’évoquerais si je devais décrire mes goûts à une personne engageant une discussion musicale avec moi. Le côté toujours plus vite, plus fort, plus fou, c’est rarement mon délire. Je n’ai jamais fait de skate non plus (mes chevilles me remercient), encore moins porté de bandana (mon style a déjà été assez malmené comme ça) et pourtant, dès l’instant où j’ai posé mes oreilles fragiles sur Suicidal Tendencies, j’ai rejoint leur secte – ou devrais-je dire leur armée (les vrais savent). Il existe même des preuves de mon implication sur les tréfonds du dark net où l’on peut me voir beugler comme un goret « ST » après avoir investi la scène aux côtés de quelques illuminés heureux. Pour m’initier, il fallut attaquer par le nec plus ultra, l’immense The Art Of Rebellion, sixième album sorti en 1992 et qui faisait suite à ce Lights… Camera… Revolution! qui n’a pas grand chose à lui envier. Pourquoi eux ? Qu’est-ce qui m’a poussé à tomber dedans à pieds joints (hormis un pote bien intentionné qui, à quelques semaines d’intervalles, m’initiait à ST et NIN, il se reconnaitra) ? Et bien, c’est tout con. Ce groupe, à son sommet comme ici, mêle brillamment les qualités du punk et du metal, ne sombre ni dans le goth clicheton ou la roulette débile et a donc de quoi réconcilier les skaters à patchs et les metalleux à crête. Ou l’inverse. Pourtant, ce n’était pas gagné d’entrée pour ces excités qui eurent l’insigne honneur d’être désignés « pire groupe/plus grands connards » par le fanzine Flipside en 1982. Ils ne l’avaient peut-être pas complètement volé même si, dès leurs débuts, on se doutait qu’ils n’étaient pas voués à évoluer en troisième division du punk (vous vous êtes déjà mangés « Institutionalized » en pleine face ? Non ? Il est temps alors) et ont vite bifurqué vers un mélange des genres audacieux qui ne sent pas l’arrivisme, et encore moins l’approximation. Non, ce sont bien les personnalités de chacun qui ont conduit à ce crossover fameux, débordant d’enthousiasme et de spontanéité. Pourtant ce n’était pas gagné (bis), Suicidal Tendencies ayant subi autant de changements de line up que les effectifs de l’OM et du PSG réunis dans les années 2000, mais il a su conserver son éternel leader ô combien charismatique, le doux dingue Mike Muir, sans qui il aurait probablement perdu sa raison d’être. Mike Muir qui, en concours de mots débités à la minute, pourrait presque donner des sueurs froides à Eminem et est également capable de pondre des mélodies vocales formidablement contagieuses (« Alone » ou « Lovely » ici, bien d’autres partout ailleurs). Mike était donc là, toujours là, pour tenir la baraque et il amorce ici cet album par un taquin « what the hell is going on around here? » avant de tout envoyer valdinguer et nous coller au Muir sur le bien nommé et monumental “You Can’t Bring Me Down”. De quoi nous mettre d’emblée le feu au derche et la flamme est toujours aussi vivace trente ans plus tard. Entre headbangings demeurés qui mettent la nuque au supplice et pogos incontrôlés, ce disque est un appel au lâcher prise,...

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Crack Cloud – Pain Olympics

Publié par le 22 juillet 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Crack Cloud – Pain Olympics

(Meat Machine, 17 Juillet 2020) Voilà un objet musical non identifié qui risque de marquer 2020 de son empreinte. Comme un graffiti anarchique sur un mur après une émeute. Ce Pain Olympics, 1er album de Crack Cloud, collectif canadien DIY hétéroclite d’une quinzaine de membres, est déroutant et chaotique. Comme notre époque. Mais il s’en dégage aussi une sorte d’énergie désespérée, et parfois quelques instants de grâce assez sublimes que l’on n’attendait pas au milieu d’un socle estampillé post-punk. Avec « Post Truth », le titre qui ouvre l’album, Crack Cloud joue avec le feu. Il a placé la barre tellement haut dès le début que le reste de l’album va peiner à se remettre de ce choc esthétique initial. Les frontières stylistiques volent ici en éclats. Ça fait un moment que je n’avais pas entendu ce genre de titre fourre-tout génial qui te fait perdre tes repères. La claque ! Riff post-punk groovy en ouverture, puis une chorale céleste sortie de nulle part (à faire pâlir d’envie les compatriotes d’Arcade Fire, en PLS), cuivres et cordes en folie, et au détour d’une trompette, l’instant de grâce (!). Puis tranquille, un petit passage d’électro énervée et voilà la chorale qui revient ! En un peu moins de 6 minutes, on a voyagé comme rarement. Ça fait un paquet d’idées à la minute ! Assurément un des titres de 2020. Bon, forcément, avec seulement huit titres et le meilleur d’entrée (?), ça pouvait ressembler à un pétard mouillé cette entreprise. « Bastard Basket », le deuxième titre, joue d’ailleurs la rupture et s’en sort avec les honneurs en proposant un post-punk minimaliste et hypnotique bien efficace avec quelques cuivres free du plus bel effet. Classe. « Ouster Stew », titre envoyé en éclaireur dès le mois de mai, flirte lui carrément avec les 80’s synthétiques, pas ce que je préfère, mais ces deux petites minutes sont quand même carrément addictives (les Talking Heads approuvent). Bon, on trouve aussi deux autres titres de deux minutes à peine – « Somethings Gotta Give » et « Favour Your Fortune » – qui vont plutôt flirter avec le hip-hop. Pas les meilleurs, mais le hip-hop n’est pas tout à fait mon terrain favori. Le premier aurait mérité bien plus de longueur, surtout avec ces cordes inattendues assez élégantes. Le second propose un court hip-hop indus trop faible pour rivaliser avec le niveau du reste de l’album. D’autant que « The Next Fix » juste avant, sombre récit sur l’addiction, mélangeait à nouveau les genres avec brio. Et avec à nouveau une chorale qui te fout la banane ! Le clip est plutôt réussi au passage. Puissance et joie du collectif pour exorciser les démons personnels. Tout ce petit monde a effectivement été déjà bien amoché par la vie et les substances illicites en tout genres. Mais à l’image de l’artwork (très réussi), ils ont décidé de s’en sortir ensemble. Et c’est aussi collectivement que l’on ira sur le dance-floor pour « Tunnel Vision » et ce post-punk métronomique, avec sa basse groovy, puis carrément furieux quand les guitares se font incisives (à ce moment-là, on pogote). Voilà qui va tourner en boucle ! Comme le final « Angel Dust », qui va remettre Arcade Fire KO. Crack Cloud avait soigné son entrée. Il...

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Nouvel album de METZ en octobre. Extrait en écoute

Publié par le 21 juillet 2020 dans News | 0 commentaire

Nouvel album de METZ en octobre. Extrait en écoute

© Norman Wong Mine de rien, cela faisait déjà trois ans qu’on attendait le successeur de Strange Peace, troisième album de METZ. Le power trio canadien vient d’annoncer la sortie prochaine de Atlas Vending, pour le 9 octobre prochain chez Sub Pop. Un disque co-produit par Ben Greenberg (Uniform) et enregistré avec Seth Manchester (Daughters, Lingua Ignota, The Body) au studio Machines with Magnets, qu’on nous promet “massif, riche et fulgurant“. Venant d’eux, on serait surpris du contraire. Première occasion de le vérifier avec le single clippé (par Tony Wolski) “A Boat To Drown In” étonnamment long, à retrouver ci-dessous (et encore plus en-dessous, on vous met la pochette et la tracklist) : Tracklist :1/ Pulse2/ Blind Youth Industrial Park3/ The Mirror4/ No Ceiling5/ Hail Taxi6/ Draw Us In7/ Sugar Pill8/ Framed by the Comet’s Tail9/ Parasite10/ A Boat to Drown In Tous nos articles (chroniques, itw) sur...

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