Évènements à venir

Prophets Of Rage – Prophets Of Rage

Publié par le 19 septembre 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Prophets Of Rage – Prophets Of Rage

Il fallait bien passer à l’acte, celui de l’épreuve cruciale et non sans danger de la conception d’un album. Car oui Prophets of Rage a fait ses preuves. Sur scène, la mayonnaise à pris très vite, on sent l’envie et le plaisir communicatif des membres à jouer ensemble, qui plus est pour la bonne cause, toujours le bras tendu. En studio et sur disque c’est une autre histoire. L’EP sorti en 2016 n’a eu pour seul effet que de nous renvoyer 20 ans en arrière, avec l’unique envie de nous replonger dans la discographie de leurs formations d’origines. Les quelques morceaux balancés au compte-goutte avant la sortie officielle de ce premier opus se sont eux avérés prometteurs, mention spéciale à « Unfuck The World », « Radical Eyes » et « Living On The 110″, particulièrement émérites. Mais rien n’est joué car la véritable épreuve repose sur le fait de tenir la distance sur un album complet et au premier abord, les membres de Prophets s’en sont sur ce coup-là plutôt biens sortis. Mais voilà si l’on creuse un peu, on se rend vite compte que les ex-membres de Rage Against The Machine ne sortent jamais des sentiers battus. Aucune prise de risque, ils martèlent la même formule sans relâche. Les riffs et solos de Morello sonnent souvent comme du déjà entendu, on reste sur notre faim et c’est bien dommage. Fort heureusement, Tim commerford et Brad Wilk redonnent du peps à l’ensemble en déployant une bonne dose de groove comme sur » Take Me Higher », taillée sur mesure pour Chuck D. Globalement trop propre et poli, on reprochera un manque de hargne et de brutalité, sûrement dans un souci de plaire au plus grand nombre plutôt que dans une difficulté à se renouveler. Musicalement on assiste à une révolution en demi teinte que Chuck D et B-Real peinent à tirer vers le haut. S’ils assurent toujours dans leur rôle de Mc’s, nos messagers n’ont pas la fougue ni l’énergie d’un Zack De La Rocha prêchant la bonne parole. On frôle même la catastrophe pour ne pas dire le ridicule sur « Legalize Me » où la voix trafiquée de B-Real qui ne méritait vraiment pas ça, risque d’en faire pâlir plus d’un. On le sait l’épreuve est délicate, et il est vrai qu’en un an les membres de Prophets n’ont pas chômé… Le meilleur de cet album avait déjà été dévoilé, ce qui est fort dommage, le reste n’offrant pas de réelles surprises. Une bonne marge de progression est à prévoir/espérer pour la suite, pour le moment attendons de voir comment le groupe va défendre cet album en live. Parce que c’est peut-être bien là où il est le plus fort....

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Ecce Homo, le nouvel album de Heliogabale en écoute exclusive !

Publié par le 18 septembre 2017 dans Non classé | 0 commentaire

Ecce Homo, le nouvel album de Heliogabale en écoute exclusive !

  Dans la grande famille des noiseux français, Heliogabale se pose là. Et ce, depuis le début des années 90. En un plus de deux décennies, Heliogabale s’est forgé une solide réputation en empilant les disques de haut vol, en retournant des scènes et en signant des collaborations classieuses (Steve Albini, Iain Burgess, pour ne citer que les plus illustres), tout en évitant soigneusement le piège de la redite. Sur Ecce Homo, leur 7e album, qui sort chez Atypeek Music et Les Disques Du Hangar 221, c’est cette fois Jean-Charles Versari (déjà à l’oeuvre récemment sur l’excellent album d’Adam H.) qui se partage les manettes avec Al Sutton. Alors qu’autour d’elle le chaos règne, Sasha Andrès opte pour la première fois pour un chant en français. Et ça le fait grave. Heliogabale a toujours la classe, certaines choses sont immuables. Pour le vérifier par vous-mêmes, on vous propose d’écouter Ecce Homo en exclu ci-dessous : Heliogabale sera au Batofar (Paris) le 13 octobre avec Zerö....

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Emboe – Aléa Deluxe

Publié par le 17 septembre 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Emboe – Aléa Deluxe

Emboe est un sadique. Voilà il fallait que ça sorte, ça ne pouvait plus continuer comme ça. De longues années durant, Emboe s’est adonné à la maltraitance de guitares. Il n’avait alors pas encore de pseudo pensant bénéficier d’un relatif anonymat au sein de ses associations de malfaiteurs précédentes (Sons Of Frida, Dernière Transmission, No.On…). Mais sa réputation n’étant plus à faire, il s’est résolu à œuvrer dans l’ombre pour regagner en confidentialité. Sadisme suprême, il avait fait se côtoyer Rihanna et Sonic Youth, qui a priori n’ont pas grand-chose à se dire. Et contre toute attente, le courant était bien passé. Las de molester des guitares, Emboe s’est attaqué l’an dernier à des appareils électroniques. Une manière à lui de brouiller les pistes. Mais sa philosophie n’a pas changé d’un iota : il aime faire mal. Faire mal aux machines qu’il triture jusqu’à plus soif, et faire mal aux crânes des auditeurs. Et cette fois, il n’y va pas avec le dos de la cuillère, œuvrant pendant près d’1h20 derrière des machines entièrement soumises à son esprit malfaisant. Comme lorsqu’il assemble, bien malgré elles, tout un tas de sonorités perverties (« In Like Dead » dans un registre qui tabasse, « Feel The Same » ou « Shot Groove », quelque part entre expérimental et indus) alors qu’il est tout à fait capable de façonner des pièces bien plus faciles d’accès (« Crash Rain », « Cold Clown » et son beat outrancier). Sadique, Emboe l’est encore quand il nous laisse sous la menace d’une « Neverskin » prête à exploser mais qui se contente de nous narguer indéfiniment. Sadique toujours quand il laisse s’infiltrer une étrange beauté à cet univers inquiétant et tourmenté, ravivant à nos pauvres esprits le souvenir d’un autre azimuté de première, Aphex Twin (« Just Your Shoulder »). Ou quand il convoque My Bloody Valentine, maîtres ès maltraitance guitaristique, dans ses lentes progressions éthérées et saturées (« Somebody In The Clouds ») où peut parfois débarquer sans coup férir un beat geignard, voire génial (« Cacatoes »). Sadique et narquois quand il nous renvoie à nos heures d’ado loser se déhanchant laborieusement sur une house music entrainante à défaut d’être finaude (« Mastic Dead »), ou lorsqu’il nous pousse à la consommation de psychotropes en délivrant un groove subtil et hallucinatoire (« Pink Pussy »). Monstrueusement sadique également quand il nous inflige une basse dont on est bien incapable de se défaire (« Gosasys »), ou lorsqu’il nous livre cette superbe fin d’album (« Hope To See You Again », « Wicked Lovers ») chargée de mélancolie qui nous poussera à remettre le couvert et à repasser ainsi par tous les sentiments contraires qui nous traversent au cours de cette longue épopée. Mais le plus embêtant dans tout ça, c’est que ce sadique en veut à votre porte monnaie. Enrichissant ses Aléa(s) précédents de 11 nouveaux morceaux qui ne débarquent pas à l’improviste, genre invités de dernière minute, mais semblent tout à fait à leur place dans cet ensemble cohérent de musique électronique sous (presque) toutes ses formes, il semblerait bien qu’Emboe parvienne encore à ses fins. Ne soyez pas surpris, et continuez de le craindre comme la peste, si vous le voyez débarquer l’an prochain avec un recueil de musique classique, vous savez...

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RIP Grant Hart

Publié par le 14 septembre 2017 dans News | 0 commentaire

RIP Grant Hart

  Je ne vais pas faire pleurer dans les chaumières ni m’inventer une vie pour jouer l’érudit que je ne suis pas. Je ne vais pas vous faire croire que j’ai grandi avec Grant Hart, que sa mort m’affecte autant que celle d’un Chris Cornell, comme un bout de ma jeunesse qui se tire. Non, je n’écoute pas Hüsker Dü depuis ma plus tendre enfance, Hüsker Dü est plutôt un groupe qu’on découvre avec le temps quand on cherche à parfaire ses connaissances musicales, à retourner à la source, à chercher les pionniers qui ont précédé les Dinosaur Jr., Pixies ou Nirvana, qui oeuvraient dans l’ombre quand les guitares n’étaient plus les bienvenues dans les charts. Comme beaucoup, c’est donc en grandissant que je me suis penché sur Zen Arcade, l’oeuvre majeure du groupe, il y a de ça quelques années, vérifiant au passage que son statut culte n’avait rien d’usurpé. Et creusant par la suite le reste de la discographie, où trônent également les incontournables Flip Your Wig et New Day Rising. Hüsker Dü était important, c’est indéniable, l’histoire et ses héros en attestent. Hüsker Dü était aussi un groupe très talentueux et n’importe qui peut s’en convaincre à l’écoute des disques sus-cités, aussi pétris de bonnes mélodies que gorgés d’énergie féroce. Grant Hart oeuvrait à la batterie mais c’est aussi lui qui se partageait les compositions avec Bob Mould, et donnait de la voix régulièrement. Sa carrière solo qui s’ensuivit n’est pas passé inaperçue non plus avec notamment l’acclamé The Argument en 2013. Grant Hart s’en est donc allé ce 14 septembre 2017 des suites d’un cancer. Il n’avait que 56 ans et avec lui c’est un nouveau pan du rock alternatif qui vient de foutre le camp. Fuck. JL...

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Un blind test Exit Musik tous les mercredis au Sans Souci !

Publié par le 13 septembre 2017 dans News | 0 commentaire

Un blind test Exit Musik tous les mercredis au Sans Souci !

  Grande nouvelle ! Tous les mercredis au bar parisien Le Sans Souci (65 Rue Jean-Baptiste Pigalle, Paris 9e), l’équipe d’Exit Musik animera la soirée avec un blind test pour tester vos connaissances musicales. Epreuves thématiques, jeux à la con, bon son et bonne humeur au programme. Début des hostilités mercredi 20 septembre à 20h avec BCG aux commandes. Viens donc et amène tes amis !...

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Dälek – Endangered Philosophies

Publié par le 13 septembre 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Dälek – Endangered Philosophies

« Bonjour, mon garçon. Installez-vous et dites-moi ce qui vous amène. » « Et bien voilà, je ne suis pas comme les autres garçons de mon âge. » « Vous pouvez préciser ? » « Les autres garçons aiment le foot, les filles et les jeux vidéos. Moi j’aime les films d’horreur, les animaux morts, le feu… » « Oh là là, mais enfin mon petit Dälek vous n’avez que 10 ans, l’âge de l’insouciance. Qu’est ce qui vous attire dans tout ça ? » « J’ai une fascination pour les ténèbres. » « Ah oui quand même. Bon. On va procéder à un jeu très simple. Je vous pose des questions courtes et vous me répondez ce qui vous vient à l’esprit. Votre couleur préférée ? » « J’en aime deux ! » « Ah super, vous voyez ! Lesquelles ? » « Le noir et la couleur de la rouille. » « Hum. C’est très bien (sourire gêné). Votre animal préféré ? » « La mouche tsé tsé » (Embarrassé) « D’accord, d’accord. Je vais maintenant vous faire écouter des sons très courts et vous me dites ce qu’ils vous inspirent. » (Un oiseau qui chante) « L’ennui. » (Un ruisseau qui coule) « La tristesse. » « Avec des oreilles aussi insensibles, j’espère que vous ne projetez pas de devenir musicien ! HAHA ». Docteur Dickhead part dans un fou rire aussi bruyant qu’incontrôlable. « Je veux devenir rappeur. » « ….. » Après une longue hésitation mêlée de désarroi, le Dr Dickhead reprend la parole « J’avoue que je ne vois pas trop comment m’y prendre avec vous. Vous avez au moins une chance, vous êtes américain ! Raccrochez-vous à ça ! Vous êtes fier de votre pays ? » « Je conchie la politique étrangère des Etats-Unis et je considère le second amendement de la constitution comme une hérésie ». « Sortez de ce bureau. » Dälek ne revit plus jamais le Dr Dickhead mais il se porte aujourd’hui à merveille. Il vient de sortir un nouveau disque, Endangered Philosophies, plus consistant encore que le précédent un rien frustrant, sans jamais rien céder à ses principes. Ses textes rageurs faisant remarquablement corps avec de fascinants échafaudages sonores soigneusement élaborés (les percutantes « Echoes Of… » ou « The Son Of Immigrants », « A Collective Cancelled Thought » et ses 5 premières minutes instrumentales, « Battlecries » et son spleen écrasant). Le tout distille un sentiment étouffant palpable qui pourrait être malaisant pour l’auditeur non averti mais se révèle au contraire jubilatoire pour celui qui l’est. Dälek demeure incompris mais il n’en a cure (« a few understand what i’m talking about, whatever » clame-t-il sur « Few Understand »). Nous non plus, on se réjouit même qu’il poursuive cette route que peu d’artistes osent emprunter....

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Liars – TFCF

Publié par le 11 septembre 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Liars – TFCF

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Gageons qu’Angus Andrew, retrouvé seul dans le navire Liars depuis le départ d’Aaron Hemphill, ne s’est pas lamenté bien longtemps avec cette citation de Lamartine en tête. Si Liars a déjà touché à presque tout musicalement (souvent avec brio) on aurait pu craindre que le père Angus choisisse de simplifier la donne n’ayant plus de comparse avec qui partager ses délires et idées saugrenues. Il n’en est rien. Pourtant, les instruments à sa disposition sont réduits comme peau de chagrin : une gratte sèche omniprésente et des machines pour s’adonner à quelques bidouillages électroniques. C’est à peu près tout, si l’on excepte les coups de main épars de quelques copains. Mais inutile d’escompter un frein quelconque à son imagination débordante : ce TFCF a tout pour lui, excepté son affreuse pochette. A commencer par une atmosphère globale hypnotique, étrangement envoutante, un je ne sais quoi qui procure un grand attachement pour tout un tas de morceaux qui ne paient pas de mine de prime abord. Comme souvent chez ce groupe. L’univers Liars se retrouve dépouillé mais fourmille toujours d’idées. Et de bonnes chansons. Citons pèle mêle « Cliche Suite » aux allures médiévales, les errances mystiques d’un Angus tourmenté sur fond de beat d’abord rachitique puis épileptique (« Face To Face With My Face »), la mélancolie palpable de « No Help Pamphlet », la simplicité tubesque de « No Tree No Branch » dans un délire drum&bass, « Cred Woes » entre electro et hip hop, avec un chant rappelant Beck (!), tout en s’octroyant un break qui semble emprunté… au « My Sharona » des Knacks ! Ça fait beaucoup pour un seul disque. Et ça confirme que l’entité Liars conserve toute son âme, sa singularité et vient d’ajouter une réussite de plus à sa fascinante discographie....

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Sollomon Hollow – Sollomon Hollow EP

Publié par le 10 septembre 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Sollomon Hollow – Sollomon Hollow EP

Nostalgique des vacances ou besoin d’évasion ? Nous avons la bande son idéale pour une petite virée en voiture. Artiste solo originaire de Petaluma en Californie, Sollomon Hollow a sorti son premier EP éponyme fin juillet. Il nous propose un format court post-grunge avec une production brute et épurée, tout en livrant des mélodies efficaces. Dès l’entame du disque, il nous emmène en ballade sur les routes californiennes avec « Joy ride ». Le voyage se poursuit avec « Cheese » et sa fin grungy, sa voix éraillée qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain Kurt Cobain. Nous roulons ensuite tout en douceur avec « Young Skin » avant d’arriver à la perle de l’album « Reunion (Josh/Bay Street) », parfait condensé du talent de l’artiste écorché et de son sens de la mélodie. Arrivée à destination avec « Small Town Cops » teintée de pop music qui vient conclure ce premier EP très prometteur. Malgré quelques transitions abruptes cet EP a le charme d’un premier essai réussi, il ne reste plus à Sollomon Hollow de le confirmer avec ses prochaines compositions. Keep on rocking Sol’ AD Sollomon Hollow by Sollomon...

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Rock En Seine @ St-Cloud (92), du 25 au 27/08/17

Publié par le 7 septembre 2017 dans Live reports, Non classé | 0 commentaire

Rock En Seine @ St-Cloud (92), du 25 au 27/08/17

Quoi de mieux pour clôturer l’été que passer trois jour allongé sur l’herbe à écouter de la musique ? Rock en Seine est un peu le Noël du dernier weekend d’août. Retrouver ses potes autour d’une bière en profitant des derniers rayons du soleil. Autant dire que lorsque vous vous réveillez en sursaut à cause de l’orage grondant qui stagne au-dessus de La Capitale, l’envie de remettre en question votre amour pour la musique vous vient à l’esprit. Mais peu importe, le pass trois jours glissé dans la poche arrière de son jean, on saute dans le métro bien décidé à en profiter à fond ! Et cette année on est gâté. The Jesus and Mary Chain, Slowdive, Ty Segall, PJ Harvey… Je crois que c’est la première fois que je vais à un festival avec un programme aussi chargé, alors qu’importe la pluie, un vent d’excitation souffle sur l’édition 2017 du festival.   Vendredi 25 août “Hello, we are Cabbage from Manchester”. C’est classe de dire “Hello we are Cabbage from Manchester”. On n’avait pas entendu ça depuis un bout de temps. On se croirait presque revenu à la belle époque de la factory, de Joy Division et des Smiths. Premier concert et première claque, les 5 Mancuniens offrent une prestation des plus plaisantes et font même revenir le soleil. Pourtant ce n’est pas du punk. Ce n’est pas non plus du post punk. Leur son est au goût du jour tout en gardant un caractère atypique qu’on ne saurait décrire. The Pretty Reckless a tout pour séduire. Les jolis solos du guitariste aux faux airs de Slash font plaisir et je trouve toujours envoûtant que le leader du groupe soit de sexe féminin. Pourtant je me suis fait chier. Je dois être trop sensible. J’aime pas quand ça crie trop fort. Le temps d’un sandwich et je me retrouve devant Beach Fossils. Et là tout change. À peine les premières notes de « Generational Synthetic » retentissent que je me sens bien immédiatement. En arrivant à la scène du bosquet j’ai pu entendre « assis, c’est un concert assis« , c’est vrai que Beach Fossils ça s’écoute allongé dans l’herbe en regardant le ciel. C’est fait pour ça. Pourtant tout le monde est debout. On ne saurait manquer une miette de la formation américaine. Vous avez déjà découvert un groupe et eu l’impression que vous étiez passé à côté de quelque chose ? C’est ce qu’il m’est arrivé avec The Jesus and Mary Chain : « Mon dieu je suis né trop tard ». Séparés durant les années 90, c’est un peu la frustration ultime d’écouter Psychocandy en se disant qu’on aura jamais le plaisir de l’entendre en live. Pourtant, dans un élan de revival des années 90 les voilà de retour à l’instar de Slowdive et Ride. Le problème avec ce genre de retour 20 ans après, c’est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. Mais visiblement leur concert à l’Elysée Montmartre en avril dernier est resté dans les mémoires. Me voilà donc devant un des groupes mythiques de la fin du siècle dernier, attendant de me prendre une énorme claque. Les premières notes de « Amputation », extrait de leur nouvel album Damage And Joy, retentissent et me voilà subjugué par un mur de son qui vient se fracasser sur ma poitrine…. Et...

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Dans le bac d’occaz #18 : Bruce Springsteen, Low, The Von Bondies

Publié par le 6 septembre 2017 dans Le bac d'occaz | 0 commentaire

Dans le bac d’occaz #18 : Bruce Springsteen, Low, The Von Bondies

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon un journaliste musical, un oncle cool ou encore un ami mélomane. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Dans le bac d’occaz #18 : les années en 4   1984 : Bruce Springsteen – Born In The USA Après m’être farci pas mal d’artistes « élitistes » des années 80, défenseurs présumés de la diversité, de l’originalité et de la qualité (elle aussi présumée) de la période, et dont souvent la qualité réelle, sans parler du plaisir d’écoute, m’apparaissait comme quelque peu en deça de leur réputation, j’ai franchi un pas ce mois-ci en piochant carrément dans le populaire, le classique, le multi-diffusé sur RTL2. Et, étonnamment, ça m’a procuré à peu près le même effet. Non pas que Born In The USA soit difficile d’accès, ce serait un peu tiré par les cheveux de le prétendre, mais la musique, des compositions pop-rock assez classiques tirant légèrement sur la variété, alourdie par les clichés typiques de son époque (thèmes au clavier, batterie qui résonne, guitares faiblardes, solos de saxo…) et la longueur des titres devient vite indigeste. En fait, je suis emmerdé, parce que j’ai plutôt de la sympathie pour Springsteen, qui m’apparait comme un pilier du rock à papa, mais assez sincère, engagé et populaire au sens propre du terme. Je l’imagine faire des merveilles, ou au moins être tout à fait honorable, dans un registre petites chansons acoustiques sur la misère ouvrière, mais tout ce que j’ai entendu de lui, et ce disque en particulier, c’est du gros rock FM qui tâche, ni subtil, ni agréable. Du coup, j’ai renoncé à jeter un oeil aux paroles pour ne pas être déçu et pouvoir me dire que celles-ci, et le chant d’écorché qui les accompagne, sont peut-être les seuls signes d’une critique sociale qui serait la seule chose à sauver. Je ne sais pas où ce situe cet album parmi les oeuvres de Springsteen en termes de qualité, je sais simplement qu’il est globalement assez apprécié, mais j’espère sincèrement qu’il est l’un des plus mauvais, sinon j’aurais dû mal à redonner sa chance au Boss.   1994 : Low – I Could Live In Hope Je ne savais pas trop quoi attendre de Low hormis quelque chose de lent et, vu l’étiquette de slowcore qu’on leur colle, un peu énervé. Oui, je suis un peu con, mais quand je vois « core » dans un nom de genre musical, je pense à hardcore, donc un minimum violent. En fait non, ce n’est ni violent ni énervé, c’est super doux, lent, simple et même joli. Les deux voix s’accordent bien, et si on s’y laisse prendre on passe un très beau moment. D’un autre côté, si on n’est pas d’humeur, les morceaux sont quand même longs et monotones, ce qui est le revers de la médaille. Je ne sais pas non plus si j’aurais envie d’écouter une dizaine de disques dans ce genre, j’espère que le groupe s’est renouvelé au fil de sa carrière. Dans tous les cas, je ne suis pas...

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