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Adrienne Lenker – Songs And Instrumentals

Publié par le 20 octobre 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Adrienne Lenker – Songs And Instrumentals

(4AD, 23 octobre 2020) On ne peut pas dire que la chanteuse/guitariste Adrianne Lenker ait particulièrement chômé ces dernières années. En moins de six ans, depuis son premier album chez Saddle Creek, Hours Were The Birds, elle aura sorti un deuxième disque en solo, deux autres avec son ex-mari et toujours compagnon de route Buck Meek et bien sûr quatre albums avec le groupe dans lequel l’ex-couple évolue toujours, Big Thief, dont U.F.O.F. et Two Hands, deux des disques les plus célébrés de 2019. Bombardé meilleur groupe indie du moment, Big Thief a enchaîné avec une tournée triomphale et on a pu se rendre compte lors de son dernier concert parisien à quel point le groupe avait su nouer une relation très intime avec son public. Lenker n’y est évidemment pas pour rien. Non seulement ce sont ses chansons que la formation interprète, avec parfois une confusion savamment entretenue entre le matériau de groupe et le matériau solo, à l’instar de ce que peuvent faire des artistes comme Neil Young ou Howe Gelb, mais c’est bien la personnalité de la musicienne qui crée l’événement – ce qui ne remet nullement en cause la qualité et la cohésion du quartet – tant son mélange de maîtrise musicale, de timidité, un certain sens du chaos contrôlé dans son jeu et son attitude scénique témoignent d’une personnalité unique.C’est justement en rentrant de cette tournée européenne, écourtée pour cause de crise sanitaire, que Lenker s’est enfermée dans une cabane du Massachusetts. Émotionnellement épuisée par des mois de travail ainsi que par une rupture amoureuse qui lui a fait quitter New York, elle eut alors l’idée d’appeler son ami l’ingénieur Philip Weinrobe pour lui demander s’il accepterait de venir l’aider à enregistrer de nouveaux morceaux. Muni de magnétophones à bandes, le duo a profité de la pandémie pour mettre en boîte les onze chansons et les deux instrumentaux qui composent ce double album sobrement intitulé Songs And Instrumentals. Le matériau pour cet enregistrement a été composé dans sa grande majorité sur place et fait donc écho à la crise amoureuse de l’artiste. Comparées aux chansons des deux derniers disques de Big Thief – auxquels s’ajoutent le récent EP Demos Vol. 1 – Topanga Canyon, CA – Feb 2018 – et même au dernier disque solo de Lenker en date, le très beau abysskiss, celles de Songs sont plus difficiles d’accès. Souvent basées sur des motifs répétitifs qui rappellent la musique de Steve Reich ou John Adams, ces chansons ne comportent pas de refrains marquants mais la magie finit par opérer du fait de l’interaction entre les entrelacs répétitifs de guitare acoustiques et des mélodies de voix venant se faufiler entre les notes, que Lenker chante de sa voix fluette habituelle – cette voix qui constitue généralement la barrière qui sépare les fans et les réfractaires de l’artiste. À cela s’ajoute des sons naturels, le bruit de la cabane et parfois quelques murmures ou échanges entre la musicienne et son ingénieur. On retrouve cette fusion entre la musique et son environnement de production dans la partie Instrumentals, composée de deux pièces de plus de quinze minutes chacune. La première commence par des arpèges très construits à la manière de ceux d’un John Fahey (ou plus récemment du guitariste de Lambchop, William Tyler) mais très vite...

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Les Thugs déterrent un live de 99 sur leur bandcamp

Publié par le 19 octobre 2020 dans News | 0 commentaire

Les Thugs déterrent un live de 99 sur leur bandcamp

Alors que LANE a dû annuler ou repousser ses dates de tournée en raison de la crise sanitaire, Les Thugs sont au cœur de l’actualité. L’auteur Patrick Foulhoux vient de publier leur première biographie “Les Thugs : Radical History”, aux éditions Le Boulon et le groupe angevin a mis en ligne pour l’occasion un live datant de 1999 à Paris sur son Bandcamp. Un live de 21 titres en 1h16, sans fioritures, dans lequel on retrouve toute l’énergie du groupe sur scène. Ceux qui avaient participé au financement participatif du livre ont reçu (ou vont recevoir) ce live. Pour les autres, ça s’écoute gratuitement en ligne et ça peut aussi s’acheter en digital ou en CD ici. Live Paris 1999 by Les Thugs Tous nos articles sur Les Thugs Tous nos aticles sur...

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Hint – Rareties Of Two Centuries

Publié par le 15 octobre 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Hint – Rareties Of Two Centuries

(Bruillance Records/Atypeek Music, 1er septembre 2020) Tiens donc, Hint serait toujours des nôtres ? Rien n’est moins sûr malheureusement. Pour ce qui est du studio du moins, où on attend désespérément un successeur à Wu Wei qui a plus de 20 ans. La glorieuse formation noise 90s n’a probablement plus grand-chose à nous offrir (hormis éventuellement un concert masqué à 12 personnes à 19h grand max) mais se rappelle ici à notre bon souvenir avec neuf titres (c’est peu mais on prend) ne figurant sur aucun de ses trois albums.Et il suffit de quelques secondes pour se remémorer que Hint n’a jamais consenti à se ranger sagement derrière une étiquette. Ainsi, d’emblée, “The Fish And The Fisher” nous trimballe vers d’étranges contrées avec un son répétitif, truffé d’échos, une trompette qui ne sait pas trop ce qu’elle fait là et un chant féminin venu d’on ne sait où, probablement d’Orient. C’est joli, foutrement dépaysant et éminemment trompeur. Hint a toujours eu le goût de l’aventure, du métissage sonore, parfois proche du dub (en atteste sa rencontre sur scène avec EZ3kiel, dont aurait très bien pu être issu ce “Trafics” ethnico-expérimental-proche-de-te-péter-à-la-gueule-mais-ne-le-fait-jamais-vraiment). Mais si on ne sait jamais trop à quelle sauce le duo angevin va nous dévorer, on n’oublie pas qu’il aime généralement le faire de façon retentissante. Ce qui ne tarde pas à se produire. Notamment sur les trois reprises enregistrées avec les copains de Portobello Bones (parues initialement sur Portobello Amigos), autres glorieux défenseurs de la french noise. On y entend donc leurs propres versions (assez respectueuses) de poètes comme Guzzard (“Sixed”, punky à souhait), Unsane (la monumentale “Alleged” pour une bonne dérouillée des familles) ou Distorted Pony (“Hod”, décrassage d’esgourdes garanti). Plus complexes et personnels, l’inquiétant “A Hint Of 1989” en forme de BO de film noir cauchemardesque qui ne lésine ni sur les bruitages malaisants ni sur les déflagrations soudaines ou la contemplative “Diagonal” où le saxo agonisant de Daunik Lazro distille une constante incertitude.Changement de registre encore alors qu’on se rapproche de la fin avec l’indus spasmodique et envoûtant d'”Alaska’s Polaroid” qui n’a pas dû déplaire à l’ex- Young Gods Al Comet qui boucle l’affaire via un remix inspiré de “Wu-Wei Reloaded”, lequel avance à tâtons dans le noir alors qu’un saxo prend un malin plaisir à nous désorienter plus qu’à nous guider. À quoi bon ? On sait à qui on a affaire. Tout se mérite. Voilà donc 9 titres bien difficiles à se procurer auparavant, regroupés désormais au sein d’une bien belle galette blanche, qui devrait aisément se trouver une petite place chez vous pour venir compléter dignement la trop courte mais essentielle discographie d’un groupe comme on n’en fait plus. Ou si peu. Jonathan...

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Viagra Boys dévoile “Ain’t Nice”, premier extrait de Welfare Jazz

Publié par le 14 octobre 2020 dans News | 0 commentaire

Viagra Boys dévoile “Ain’t Nice”, premier extrait de Welfare Jazz

Les teigneux de Viagra Boys reviendront le 8 janvier prochain avec leur second album Welfare Jazz, titre satirique en référence à l’aide du gouvernement suédois accordée aux musiciens de jazz (alors que les autres se brossent gentiment). Sebastian Murphy, chanteur du groupe déclare “nous avons écrit ces chansons à une période ou j’étais en couple, prenait de la drogue tous les jours et était un véritable connard. Je ne m’en suis pas rendu compte avant qu’il soit trop tard, et beaucoup de titres de cet album ont à voir avec le fait de s’être fixé les mauvais objectifs pour soi-même.” Voici “Ain’t Nice”, le premier extrait clippé (pochette et tracklist ci-dessous) La pochette La tracklist : Ain’t NiceCold PlayToadThe Old DogInto The SunCreatures6 ShooterBest In Show IISecret Canine AgentI Feel AliveGirls & BoysTo The CountryIn Spite Of...

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METZ – Atlas Vending

Publié par le 13 octobre 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

METZ – Atlas Vending

Déjà le quatrième album chez Sub Pop pour le trio canadien METZ. Sur le précédent, ils avaient coché la case obligatoire “Recorded by Steve Albini”, aujourd’hui c’est avec le concours de Ben Greenberg, le guitariste de Uniform et producteur fameux de groupes tels que Institute, Destruction Unit ou encore Snakehole, qu’ils nous crachent leur nouvelle livraison de punk rock abrasif, sombre et sec comme la proverbiale trique. Rien ne change à METZ, si ce n’est quelques déviances mélodiques (encore très éloignées de toutes considérations pop) suffisamment notables pour définir à elles seules la couleur légèrement inédite du disque. On pense à Fugazi, par moments (“Hail Taxi” fait penser à une face B d’une démo de In On The Kill Taker), aux Trail of Dead, à d’autres, et à Pissed Jeans aussi, leurs cousins d’écurie. Toutefois, aucune de ces comparaisons n’est à leur avantage et elles dénotent une différence d’envergure criarde et dommageable, presque coupable. Car il y a un problème avec Metz et ils le trainent depuis leur premier album. Ils ont tout pour eux, le son, le matos, le visuel, les titres… et pourtant il leur a toujours manqué cette petite chose indéfinissable qui fait la différence entre un bon titre et un grand titre, entre un bon groupe et un grand groupe. Ils m’ont toujours donné l’impression d’être des étudiants brillants qui ont bien buché leur punk rock, avec, au bout de l’effort, les félicitations de leur prof principal. Ils me rappellent ces premiers de la classe qui savaient rendre ce avec quoi on les avait gavé, mais qui ne comprenaient finalement pas grand-chose à ce qu’ils faisaient ou à ce qu’on leur demandait. De bons élèves qui font illusion et qui s’illusionnent certainement eux-mêmes. Ça ne veut pas dire que leur musique n’est pas bonne, loin de là, mais ils sont juste un peu trop propres, un peu trop parfaits… et le punk, le hardcore, la noise, qu’ils soient post ou non, ne doivent pas être parfait s’ils veulent prétendre à leur titre. Au mieux, ce sont d’excellents artisans qui ont le savoir-faire sans avoir la portée. C’est bien fait, très bien fait même, mais c’est creux et hautement périssable. Un quatrième album, donc, encore une fois le plan com’ est bien rodé et le cahier des charges dûment rempli. « Le retour du rentre dedans, le brûlot dans les gencives, le punk rock abrasif, sombre et sec comme la proverbiale trique »… Tant qu’à faire. OK ! Y’a pas erreur sur la marchandise mais c’est faute de mieux, en souvenir d’autre chose, et ce n’est pas suffisant. Il y a peu de chances que METZ deviennent autre chose que ce qu’ils ont toujours été. Peu de chance également que rien que l’on dise ne les fasse dévier. Certains trouvent ça noble, je trouve ça un peu triste. J’ai tout réécouté et je n’ai rien retenu. Pas un riff pour du air guitar, rien qui ne s’imprime. Leur radicale neutralité est presque admirable. Elle interroge. J’ai envie d’en dire du bien et je ne trouve rien, ou pas grand-chose. J’ai envie d’en dire du mal et c’est déjà mollement fait. Max Tous nos articles sur METZ (chroniques,...

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Cloud Nothings de retour en février. Extrait en écoute

Publié par le 13 octobre 2020 dans News | 0 commentaire

Cloud Nothings de retour en février. Extrait en écoute

© Daniel Topete Après un vrai-faux (plutôt vrai et réussi) nouvel album composé pendant le confinement (The Black Hole Understands), Cloud Nothings reviendra le 26 février prochain avec The Shadow I Remember chez Carpark. Et voici (ci-dessous) “Am I Something”, le premier extrait clippé. Le groupe a par ailleurs annoncé la réédition pour le 29 janvier de son premier album Turning On qui fêtera ses 10 ans. Tous nos articles (chroniques, interview) de Cloud...

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The Stooges – Live At Goose Lake August 8th, 1970

Publié par le 10 octobre 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

The Stooges – Live At Goose Lake August 8th, 1970

(Third Man, 7 août 2020) Je m’attendais à une bonne vieille ficelle de maison de disques pour fourguer des fonds de tiroir. Quand je lis que ce Live At Goose Lake August 8th, 1970 est le dernier concert de Dave Alexander, bassiste des Stooges, viré à peine sorti de scène à cause de sa prestation pathétique, je me suis dit que le « Club des 27 » avait encore frappé et que Dave attirait le mystère surtout pour l’âge où il a quitté cette bonne vieille Terre. En fait, non, tout est vrai. Dave plante royalement le « Loose » d’ouverture. Iggy lui éructe : « Wake up! », Ron Asheton démarre son solo sans basse comme base de lancement et du coup, le solo en question tombe gentiment à plat. Au début en tout cas. Car ce qui étonne dans ce live, c’est à quel point les frères Asheton soutiennent le tout avec une efficacité remarquable. En particulier Scott. Dave Alexandre se reprend un peu sur « Down On The Street », nous fait quelques montées sans trop se vautrer à la redescente. Puis, forcément, « TV Eye » où il se perd à nouveau et ne saute dans le train qu’à 00:30. Du coup, l’essentiel du morceau se joue comme sur les dernières secondes sur le LP, c’est-à-dire sans basse. Scott maltraite sa batterie, c’est un vrai plaisir. « Dirt » est un morceau précis, la section rythmique ne peut pas foirer alors voyons ça… Scott attaque vite et ralentit avant que Iggy ne démarre, j’avais déjà remarqué ça, peut-être sur Fun House ou alors sur un live. On le sent énervé, Scott, il fait un tas de plans pour réveiller son acolyte. Puis, vers la fin, Iggy démontre ses talents de crooner (rôle dont il mettra du temps à assumer l’envie) sur ce petit « bridge » tout fragile dont il se sortira sans encombre. Allez ! Face B de Fun House, free jazz !  Le solo de Ron sur « 1970 » occupe tout l’espace sonique pendant que Iggy mène probablement quelques assauts vers les premiers rangs. Moi qui ne suis pas forcément très solo de guitare, j’en ai repris deux fois. Ce solo-là n’aurait pas pu être joué une autre année, ni en 69 ni en 71. Ce qui m’avait frappé avec l’album Fun House, avant même de l’écouter, c’était la beauté ultime de la pochette et en particulier, cette ambiance de néons rouges, ambiance de soufre et de tous les excès. Une année est en symbiose avec cette imagerie : 1970. Mais revenons à Goose Lake (a priori dans l’Oregon, au nord de la Californie). Les frères Asheton arrêtent le morceau avant la fin, un bon petit « pain » comme on dit mais bon, là, c’est du détail à ce stade du concert. D’ailleurs, un « L.A. Blues » de 8 minutes nous attend. Je crois que Dave Alexander joue « Loose » mais ce n’est pas grave… Le concert se termine… Bon, si je pouvais voyager dans le temps, je choisirais d’aller à un concert de 73 au Whiskey A Go Go (ambiance Metallic KO pour donner une référence), je préfère assister à un vrai combat pour la survie de chacun des membres du groupe plutôt qu’à un concert poussif, si légendaire soit-il. Mais bon, on parle ici de témoignage plus que de musique, non ? Qui va écouter le live de Goose Lake avant d’aller bosser ? James Williamson sort...

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Public Enemy – What You Gonna Do When The Grid Goes Down?

Publié par le 9 octobre 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Public Enemy – What You Gonna Do When The Grid Goes Down?

(Public Enemy PS/Def Jam, 25 septembre 2020) La rumeur sur l’éviction de Flavor Flav du groupe pour divergences politiques n’était qu’une intox, nous voilà rassurés. Les membres de PE sont toujours en phase politiquement et ce nouvel album tombe à pic, quelques semaines avant des élections américaines tant redoutées. Les temps sont durs, l’heure est grave, les thèmes évoqués et dénoncés il y a 30 ans par le groupe restent malheureusement au cœur de l’actualité alors pourquoi pas remettre au goût du jour un classique comme « Fight The Power », surtout quand Nas, Black Thought (The Roots) et la rappeuse Rapsody y martèlent des couplets de haute volée ? Plus discutable est la présence de quatre autres pistes qui apparaissaient déjà sur Nothing Is Quick In The Desert, sorti 3 ans plus tôt en format digital à l’occasion du trentième anniversaire du groupe. Parmi elles, on retient surtout « Rest In Beats », hommage à leurs confrères rappeurs partis trop tôt « salute in tribute, light a candle, play a song, as their legacies continue on and on and on ». Heureusement, les nouveautés ne sont pas en reste et l’incroyable guestlist fait saliver. L’élite du rap US est ici conviée, une invitation des légendaires Public Enemy ne se refuse pas. Sur « State Of The Union (STFU) », Chuck D et Flav l’ont mauvaise, ils ne pèsent pas leurs mots, le message est clair et ciblé. En résulte un morceau hautement addictif, au refrain entêtant, bien aidé par la formidable prod de l’infatigable Dj Premier. Autre très bonne surprise « Public Enemy Number Won » au casting impressionnant (Ad-Rock et Mike D des Beastie Boys croisent le fer avec Run D.M.C.). Changement d’ambiance avec « GRID » et sa touche très funky apportée par le maître en la matière Georges Clinton. Chuck D y retrouve B-Real (Cypress Hill), son acolyte de Prophets of Rage et, sans surprise, l’alchimie entre les deux hommes fonctionne à merveille. Autre présence remarquée, celle d’Ice-T qui, entre le tournage de deux épisodes de New York Unité Spéciale, a fait un saut dans les studios du célèbre label Def Jam et contribue à ce “Smash The Crowd” bien saignant.Rien de surprenant à ce que le carnet d’adresses du groupe soit toujours aussi fourni, il est en revanche tout à fait réjouissant de constater que, les années passant, Public Enemy affiche toujours une forme olympique et tient la dragée haute à ses illustres convives. Cet ultime effort est une belle réussite de plus, l’heure de la retraite n’a pas encore sonné. Le combat continue !   Julien Robin   Tous nos articles sur Public...

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Tang – The Quiet Earth EP

Publié par le 8 octobre 2020 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Tang – The Quiet Earth EP

(Influenza Records/Art of the Uncarved Block, 29 septembre 2020) Ça n’a l’air de rien comme ça. Des accords fluets, des effets qu’on peine à identifier, un chant perdu au milieu de la brume. Mais ces mélodies décharnés sont belles et terriblement attachantes. The Quiet Earth, c’est 7 morceaux enregistrés durant le confinement par un duo de Toronto, qui évoqueront tour à tour du Pavement en encore plus lo-fi, Troy Von Balthazar ou Sparklehorse en encore plus dépressif et des titres encore plus lents que ceux que nous offrent les meilleurs représentants du slowcore. Peut-être pas un hasard d’ailleurs si le dernier morceau se nomme “The New Year” (comme le fabuleux groupe des frères Kadane, ex-Bedhead). The Quiet Earth, c’est doux et langoureux, parfait pour s’extirper paresseusement de son lit au petit matin. Les yeux un peu dans le vague, les idées pas tout à fait en place. On s’y sent comme à la maison mais on ne perd pas de vue la fragilité de l’ensemble (« i wish i didn’t know how time flies » rappelle le dénommé Peter Connelly), toujours au bord de l’effondrement… Comme notre chère planète. Jonathan Lopez The Quiet Earth by...

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DISCO EXPRESS #4 : The Cure

Publié par le 7 octobre 2020 dans Chroniques, Disco express, Non classé, Toutes les chroniques | 1 commentaire

DISCO EXPRESS #4 : The Cure

À l’opposé de notre rubrique sobrement intitulée « discographies » qui se veut objective, exhaustive et documentée, nous avons choisi ici de vous résumer chaque mois des discographies avec concision, après une seule réécoute (quand ce n’est pas la première !) de chacun des disques. Des avis tranchés, des écrits spontanés, plus ou moins argumentés avec une bonne dose de mauvaise foi et d’amateurisme. Cause hey, this is just music! Three Imaginary Boys (1979) : c’est fougueux, juvénile, un peu plus décousu que sur les chefs-d’œuvre suivants mais « 10-15 Saturday Night », « Accuracy », « Grinding Halt », « Fire In Cairo » ou le morceau-titre… Quel pied ! Et puis, il y a « Foxy Lady » (rires). Seventeen Seconds (1980) : début de la trilogie cold wave. Hanté (« Three », « The Final Sound », gloups), ultra mélancolique (« Secrets »), un son de batterie d’une rigidité cadavérique à faire fuir les plus vaillants, mais malgré tout un sens mélodique affûté. La face A nous met en condition, la B explose tout. On se perd dans « A Forest », on s’agenouille et on en redemande. Again and again and again and again. Faith (1981) : il est austère à mort, ne nous prend jamais par la main et nous plonge au contraire la tête sous l’eau. Qu’il est bon de s’y perdre ! Des basses d’outre-tombe, ça suinte la trouille, le début d’album est fabuleux (« Primary », « Other Voices ») et la suite n’a pas à rougir (« The Funeral Party », « The Drowning Man »). Pornography (1982) : Allez, on s’enfonce gaiment douze pieds sous terre. « It doesn’t matter if we all die », c’est de circonstance. Difficile de mettre un disque au-dessus des autres dans cette trilogie cold wave mais difficile de ne pas considérer celui-ci comme le meilleur… Oh, et puis tiens, meilleur album cold wave, tout court. Comme ça, pas de jaloux. The Top (1984) : Rien ne me fait autant décoller que sur les précédents malgré d’excellents titres (« Shake Dog Shake » !) et ce disque a un peu trop le cul entre deux chaises. Après une face A plombée et envoûtante, la B faiblit dangereusement lorsque le groupe commence à affirmer (maladroitement) son côté pop (« The Caterpillar » on valide, moins les synthés lourdingues de « Piggy In The Mirror » et la flûte de Bilbon le Hobbit sur « The Empty Wall »). Not exactly the top, then. The Head On The Door (1985) : cette fois, le virage est assumé pour de bon. Une bonne dose de sucre pour tout le monde. J’imagine le traumatisme pour ceux qui suivaient le groupe à l’époque. Sauf que : « In Between Days », « Kyoto Song », « Push », « A Nigh Like This », « Close To Me »… C’est un grand OUI et un grand disque pop (faisons comme si « Screw » n’existait pas, voulez-vous). Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me (1987) : Cure n’échappe pas au syndrome du double album. Il y a là de quoi faire un grand album simple mais quelques-uns de leurs meilleurs morceaux (« Just Like Heaven » qu’on ne présente plus, les fantastiques « If Only Tonight We Could Sleep »,...

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