5 chansons, 5 disques par Sebadoh

Publié par le 10 décembre 2019 dans 5 chansons, 5 disques, Interviews, Notre sélection, Toutes les interviews

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Quand on a l’occasion d’interviewer un artiste qu’on écoute depuis de nombreuses années, même si ce n’est qu’au téléphone, c’est un moment assez intense, surtout quand l’artiste en question se montre sympathique et accessible, et prêt à répondre avec une grande sincérité. Quand on a l’occasion de l’interviewer deux fois de suite la même année, dont une hors promotion avec la possibilité de discuter de choses qui dépassent ses questions d’actualité, c’est encore plus fort. Mais quand cette deuxième occasion se passe en face à face, juste avant le concert, dans les backstages d’une petite salle avec une ambiance de discussion entre potes, c’est presque un rêve éveillé. Alors quand le tout se clôture par un excellent concert de Sebadoh, on a simplement envie de dire « merci la vie ! ». Et maintenant qu’on a exprimé sa gratitude, on peut prendre le temps et le plaisir de lire cette interview simple et sincère sur cinq des meilleurs morceaux de Sebadoh… et tellement plus.

Scars, Four Eyes (III, 1991)

Déjà, l’album s’appelle-t-il Three ou Third ?
Lou Barlow : C’est Three, comme Led Zeppelin Four. (Rires)

C’est une collaboration entre vous et Eric Gaffney, et vous n’en avez pas fait beaucoup…
Non, c’est vrai. Au début, si, mais à chaque fois qu’on a collaboré sur une chanson, il l’a regretté après et l’a ressortie sans moi dessus.
Je crois que le riff de début est basé sur une de ses idées, puis on est parti de là pour écrire la chanson presque vers par vers ensemble et on l’a chantée ensemble. C’était l’idée de départ du groupe. Enfin, au début l’idée était de combiner nos enregistrements solos, mais en devenant un groupe, puisqu’on jouait ensemble, je pensais qu’on devait composer et chanter ensemble aussi. Il y a eu un bref moment où on a été en capacité de le faire. Cette chanson est l’une des rares qu’on a créée ensemble.

Il vous a prévenu qu’il voulait la refaire tout seul ?
Il l’a fait comme il le voulait, on en a d’ailleurs fait deux versions : une qu’on a enregistré à deux dans un tout petit studio et la version sur ce disque qu’on a enregistrée à trois. Mais bon, il est très obsessionnel compulsif, donc il pète les plombs quand les choses échappent à son contrôle. Dans ce cas précis, il sort peut-être encore aujourd’hui des versions différentes de cette chanson. Il retravaille constamment ce qu’il a déjà fait car il n’en est pas satisfait.

Même quand c’est son propre travail ? Ce n’est pas juste parce que vous étiez dessus ?
Non, mais c’est aussi en grande partie pour ça. Le fait que j’ai collaboré sur ce morceau, je veux dire. Pour lui, c’est comme si je l’avais entaché. J’ai toujours considéré que pour qu’une collaboration fonctionne, il faut s’y lancer intensément. Il faut échanger constamment des idées, c’est une rencontre d’esprits. Eric est une des nombreuses personnes passives-agressives avec qui j’ai tenté de collaborer et qui détestent ce fonctionnement. Ou peut-être que ça vient de moi, peut-être que ma personnalité est si forte que les gens n’aiment pas collaborer avec moi. Parce que je m’emporte très vite quand je travaille en collaboration, je suis vraiment à fond dedans ! Et les gens que j’ai rencontré, les membres de mes premiers groupes comme J ou Eric, étaient très perturbés par mon enthousiasme. Bien que J… Je pourrais continuer des heures, là-dessus ! Pour en revenir à Eric Gaffney, on a coécrit ce morceau qu’on a joué en studio avec ces deux mecs qui ont produit des trucs comme le premier disque de Radiohead (Pablo Honey, ndr), on a bossé avec eux 3 jours à 500 dollars la journée ; ce qui n’était pas cher, à l’époque. On s’est bien débrouillés sur ce morceau… enfin, selon moi ! (Rires) Je l’adore. J’adore ce qu’on a fait sur cet album. C’était compliqué pour Eric parce qu’on a travaillé avec deux producteurs qui étaient deux personnalités fortes, et qui ont changé la texture des morceaux. C’est très difficile pour lui d’accepter que n’importe qui puisse toucher à ses affaires, ses petites billes, ça le rend dingue.
Moi, je considère que c’est le disque le plus intéressant qu’on ait fait. J’en suis très fier. Et puis, en collaborant avec Eric Gaffney, j’ai réussi quelque chose que presque personne d’autre au monde n’a pu faire ! (Rires) Je me sens très chanceux d’avoir pu produire ça.

Think (Bubble & Scrape, 1993)

J’adore cette chanson, et c’est un duo !
Oui, c’est une de mes chansons les plus touchantes, je la joue tout le temps. La version du disque est un duo. Je l’ai écrite avec un accordage sur 4 cordes, puis je l’ai adaptée à un accordage standard. À ce moment-là, je l’ai enregistrée et j’ai invité Shanna, des Swirlies, un groupe shoegaze de Boston.
En fait, elle bossait dans un bureau avec ma femme, donc je l’ai invitée en studio pour chanter ce morceau. Cette chanson explore presque toute ma tessiture, elle commence assez bas et finit plus haut ; j’ai une voix limitée, et elle m’oblige à la pousser. L’enregistrement a été très compliqué pour Shanna et je m’en suis beaucoup voulu ! (Rires) Parce que j’avais déjà enregistré ma partie, et il fallait juste qu’elle s’assoie devant le micro pour imiter ce que je chantais moi. Je l’ai déjà fait aussi, et c’est un des trucs les plus difficiles ! C’était de la torture pour elle, c’était horrible…
Enfin, je ne lui ai évidemment pas crié dessus, ou quoi que ce soit, mais je pense que c’était dur et ça aurait été beaucoup plus simple de la chanter en même temps ensemble.

Pourquoi vous ne l’avez pas fait comme ça ?
Tout le monde enregistre de façon séparée, en studio. On avait déjà enregistré la piste, et je me suis rendu compte qu’on aurait besoin d’une autre voix. J’ai pensé à Shanna…

Pourquoi pas quelqu’un d’autre du groupe ?
Car je voulais une chanteuse. C’est une chanson d’amour.

La chanson est tellement intime que je pensais qu’elle avait plutôt été enregistrée à la maison.
Nous avons tenté avec ce disque de faire un album studio lo-fi. Enfin, ce n’est pas le terme qu’on a utilisé, on n’y pensait pas consciemment. Mais on voulait faire en studio exactement ce qu’on voulait, c’est pour ça qu’on a fait appel à notre ami Bob Weston, qui maitrisait la technologie. C’était notre intermédiaire. On voulait vraiment avoir le contrôle sur ce qu’on enregistrait. Bon, ce n’est pas mon album préféré de Sebadoh, à cause du contexte, mais je joue toujours beaucoup de chansons qui sont dessus.

Skull (Bakesale, 1994)

Ça parle de drogue, ou c’est moi ?
Ça parle précisément de la seule fois où j’ai pris de l’héroïne et du crack. Il y a des références explicites à la drogue, comme « chasing dragons (poursuivre les dragons) » qui est une expression d’argot pour dire « fumer de l’héroïne », ce que j’avais fait, sur du papier alu ; avec Evan Dando (leader des Lemonheads, ndr), bien sûr. C’était après un concert à Los Angeles, il m’a invité à sa chambre d’hôtel et on a pris des drogues dures. Et j’en ai écrit une chanson… puis je n’en ai jamais repris ! Ce qui est une bonne chose ! (Rires)

C’est mieux, oui. (Rires)
En fait, Eric Gaffney venait de quitter le groupe et plus il restait dans le groupe, plus il faisait peser de tension car il voulait tout contrôler et… il n’avait aucun humour. Ce qui est ironique car quand je l’ai connu, c’était un esprit libre, extraverti et qui semblait prendre son pied en jouant. Il donnait l’impression d’adorer l’interaction pendant les concerts, mais il a fini par se refermer sur lui-même. Peut-être parce que j’attirais plus l’attention que lui, simplement parce que j’avais été dans Dinosaur Jr, et il a très mal réagi à ça. Il en était littéralement à élaborer des stratagèmes contre moi ! J’essayais de ne pas y prêter attention. Mais quand il est enfin parti, c’était comme si le soleil se levait ! Tout devenait incroyablement simple, je pouvais prendre une guitare normale avec 6 cordes normales, alors que jusque-là je composais sur plein d’accordages différents. J’avais envie de jouer ce qui me venait directement, et c’est ainsi que des chansons comme « Skull » ou « Rebound » sont nées.

Bakesale est sorti la même année que le premier disque de The Folk Implosion, qui est assez différent. J’ai l’impression que d’un côté, vous étiez prêts à faire des choses plus pop, mais que de l’autre vous vouliez rester plus marginaux.
Pour moi, le vrai disque de pop entre les deux, c’est celui de The Folk Implosion. Mais ce qui est intéressant, c’est que sur Bakesale, j’ai utilisé le matos de John Davis, le guitariste de The Folk Implosion. Quand on a commencé à bosser ensemble, il avait une Mustang géniale et un ampli Ampeg incroyable, et je lui ai demandé de me les prêter pour cet enregistrement. J’ai pris exactement le son de John et je l’ai appliqué sur cet album ! C’est comme un crossover. J’ai utilisé cette guitare sur « Rebound », « Magnet’s Coil »… Encore aujourd’hui, quand je l’écoute, je repense à combien j’aime ce son de guitare, au point que je lui ai simplement demandé si je pouvais lui emprunter ! (Rires)
Mais quand je regarde, rétrospectivement, c’était parmi les meilleures années de ma vie, haut la main. Faire ces albums, travailler avec John Davis… C’était une véritable collaboration, pour le coup, entre John et moi. Entre ça et le départ d’Eric Gaffney, c’était une super période ! (Rires)

Beauty Of The Ride (Harmacy, 1996)

Vous avez dit plusieurs fois que vous n’aimiez pas cet album car vous le trouvez moins bon que Bakesale
Il est surproduit, surtout

… Pourtant, je trouve que ce titre est un de vos meilleurs.
Ce qui rend ce disque si frustrant, pour moi, c’est que j’adore beaucoup de mes chansons, dessus. Je les joue régulièrement en acoustique. Je pense que mon écriture à l’époque était bien en place. Mais il y avait beaucoup d’attentes autour de ce disque, et ça a beaucoup nuit à la spontanéité en studio. Il y avait beaucoup de gens qui voulaient contrôler ce qu’on faisait, et je les ai laissé faire car peu importe combien je sais ce que je veux, et la joie que je retire du processus créatif, je déteste me battre avec les gens. J’aime quand on s’accorde.
Bref, et aussi à l’époque on fumait beaucoup trop de marijuana et on était beaucoup trop défoncés tout le temps. On était paralysés par le joint, et on ne peut pas dire à un fumeur de joints qu’il fume trop. Donc personne ne nous arrêtait.

Comment prend-on conscience qu’on fume trop ?
C’est une question de périodes dans ma vie. Harmacy, c’était vers 1995, donc je fumais du cannabis régulièrement depuis 1985 ; 10 ans à se réveiller et fumer de la marijuana toute la journée. Et c’est le moment où je me sentais me renfermer sur moi-même plutôt que de m’ouvrir. Alors que c’était ça, ma première expérience avec la marijuana ; et ça l’est toujours, d’ailleurs, car je fume moins, et quand ça m’arrive c’est génial, j’adore ça. La marijuana est une drogue formidable mais au quotidien, elle peut changer ton comportement, te rendre moins créatif, te rendre parano… Tous les effets dont on nous parle et que nous, les fumeurs, nions en bloc, sont vrais. C’est aussi ce qu’on trouve derrière ce titre, Harmacy (jeu de mot entre « Pharmacie » et « harm », qui signifie « blesser »), c’est le moment où les drogues prenaient le contrôle sur ma vie. J’ai commencé à prendre du speed quand on faisait ce disque… Les drogues étaient là, et elles détruisaient la musique.

Secret EP (2012)

Je voulais interroger Bob d’Amico sur « Leap Year » (qu’il a écrite sur le dernier disque), mais puisqu’il n’est pas là, j’ai un ami qui voulait absolument savoir si vous trouviez vraiment les chansons sur ce disque moins bonnes que celles de Defend Yourself.
En fait, je trouve même qu’elles sont meilleures ! Je trouve ce disque génial. On l’a quasiment fait de bout en bout tout seuls. On n’a qu’une chanson qui a été mixée par quelqu’un d’autre, mais Jason (Loewenstein, le co-leader du groupe, ndr) et moi avons travaillé de façon très proche sur cet EP. Jason a vraiment pris en main la production et le mix, et j’ai adoré ce qu’il a fait. Ça m’avait énormément enthousiasmé concernant l’avenir du groupe. Puis on a fait l’album, et Jason s’est désengagé, il ne voulait plus mixer mes chansons. Alors que pour moi, ce qui rend « All Kinds » ou « Keep The Boy Alive » si réussies, c’est qu’on y a travaillé ensemble de façon très proche. C’était une vraie collaboration, et j’avais le sentiment que la magie du groupe était revenue. Mais en faisant Defend Yourself, Jason s’est tellement impliqué sur ses propres chansons que je n’ai pas pu le faire venir à Los Angeles. On en est arrivés au point où il ne pouvait même pas mixer mes chansons, donc j’ai dû les apporter à un mec de Los Angeles que je connaissais. Je savais que ça ne serait pas aussi bien, ça ne l’est pas, et c’est pour ça que je n’aime pas cet album. J’ai l’impression que toutes les promesses du Secret EP se sont égarées en chemin. J’ai réessayé d’écouter Defend Yourself il y a quelques mois quand on a fini Act Surprised, et ça m’a rendu physiquement malade. C’est trop triste. C’est aussi le moment où j’ai laissé ma femme, et ce qui aurait pu être un disque vivant et cathartique ne l’a pas été du tout. Je n’aime pas ce que donnent mes chansons au final. Certaines de Jason sont superbes car il en a fait ce qu’il voulait, mais je n’ai pas pu l’amener à collaborer sur les miennes.

C’est revenu sur Act Surprised ?
Pour celui-là, j’avais posé une condition : si on fait un nouvel album, ce n’est pas Jason qui l’enregistre. Pour qu’il n’ait à se concentrer que sur l’écriture de ses chansons. Je pense que c’est un ingé son brillant, il aurait pu faire tout ça très bien, mais c’était évident que c’était trop pour lui, et je ne voulais pas le surcharger de travail. Il fallait qu’on se concentre sur le son et la texture du groupe en écrivant des chansons. Pour moi, ce qui s’est passé sur Defend Yourself était presque tragique. Après l’album, on a tourné, et ça ne s’est pas très bien passé. Les gens ne venaient pas aux concerts, et on a fini par se disputer tout le temps. Ça a été une expérience assez horrible. Bref, c’était pas bon !
Donc, pour Act Surprised, il fallait qu’on se retrouve, qu’on choisisse bien le studio, qu’on travaille avec les gens de notre choix, qu’on répète les chansons en amont, puis qu’on aille en studio se concentrer sur la texture des guitares électriques, et qu’on fasse le mix avec Justin. J’avais travaillé avec lui et je savais qu’on pourrait faire un super album de groupe avec son aide. Et j’en suis très heureux. Pour moi, ce nouvel album rattrape… tout le reste ! (Rires) Harmacy, Defend Yourself… en un mot, je serai heureux si c’est le dernier album qu’on sort.

C’est pour ça qu’il a été si long à sortir ?
Oui, car j’avais dit à Jason après la tournée de Defend Yourself « Si on enregistre encore quelque chose, il faudra venir le faire avec moi. » Et à l’époque, il n’en avait pas du tout envie. Je voulais qu’on chante plus de choses ensemble, pas lui. C’était mal barré ! (Rires) J’ai honnêtement cru que c’était la fin du groupe.
Puis j’ai fait quelques dates en solo l’année dernière, et il m’a appelé pour savoir si on pouvait se remettre à Sebadoh ensemble. Et Bob, notre batteur, c’est un mec génial et un super collaborateur. C’est le premier batteur avec qui je joue qui est vraiment impliqué dans la batterie. Tous les autres batteurs avec qui j’ai joué voulaient être guitaristes ! Ils ne voulaient jamais être derrière les fûts pour ne pas être cachés. Comme J Mascis qui voulait être sur le devant de la scène, Eric Gaffney qui est un batteur incroyable mais voulait jouer de la guitare, John Davis était aussi un batteur génial ; mais lui, physiquement, il a du mal à tenir le coup. Ça reste un percussionniste brillant. Jason est aussi un batteur génial, mais lui aussi veut jouer de la guitare ! J’ai toujours eu du mal à trouver un batteur qui voulait jouer de la batterie. Tous les musiciens que je connais sont des batteurs, j’étais toujours le seul du groupe à ne pas l’être. Imad Wassif, avec qui j’ai fait The New Folk Implosion, est la seule exception. Et Bob est le premier à ne se consacrer qu’à la batterie. Il est tellement attentionné, énergique et ambitieux créativement. C’est lui, la colle qui fait tenir le groupe. Honnêtement, je ne crois pas que Jason serait revenu sans lui. Mais il est revenu, et j’en suis très heureux.

5 disques/chansons

Thee Oh Sees – Dead Energy (Dog Poison, 2009)

(NdR : aucun commentaire de la part de Lou, même si ce choix semblait une évidence)

Ramones – Ramones (1976)

C’est évident, mon fils de 9 ans est à fond dedans et c’est une source de joie ! Il est fasciné par eux. Il fait comme moi quand j’étais un peu plus vieux que lui, il les écoute en fixant la pochette, allongé par terre. J’adore le voir faire ça ! C’est magnifique.

Animal Collective – I Think I Can (Fall Be Kind, 2009)

C’est une compo de Panda Bear. Il me rend dingue, sa musique est une vraie source d’inspiration. J’adore comme il est expérimental tout en gardant une approche ouverte. On parle beaucoup de pop expérimentale, mais c’est rarement expérimental. A part chez Animal Collective, eux ils font vraiment ça. Et pour moi, c’est généralement un terme galvaudé qui ne s’applique véritablement que pour des trucs sortis en 66-67. Les Beatles, les Pretty Things, Pink Floyd, ça c’est de la pop expérimentale ! (Rires)

Rocket Ship – Tommy McCook (sorti en 1965 en 45 tours)

J’adore ce truc Ska. Cette chanson me rend dingue, j’en suis complètement fou ! (Rires)

The Jujus – You Treat Me Bad (Pebbles, volume 1, 1978)

Je suis aussi à fond dans le garage 60s, mais je ne dois en choisir qu’un. J’ai une playlist sur mon ordi avec 280 chansons garage, et je les connais toutes super bien. Celle-là est géniale.

(Bob D’amico est arrivé juste après, et Lou lui a signifié que je voulais parler de « Leap Year », nous avons donc eu doit à une anecdote en bonus)
Lou : Dans la version originale de « Leap Year », il y a un passage instrumental où nous voulions mettre un discours du président mexicain Vicente Fox. Il n’est plus président, mais fait toujours des émissions de radio ou de télé. Il a fait un discours énervé où il critique Donald Trump, et on l’avait mis sur l’enregistrement mais on a dû le retirer.
Bob : La chaine de télé qui a fait l’interview, Univision, voulait un truc comme 5000$ rien que pour ce petit sample en espagnol.
Lou : Ça collait parfaitement dans la chanson, il a une voix magnifique, très théâtrale et le rythme était parfait !

Interview réalisée par Blackcondorguy

Merci à Lou Barlow pour sa disponibilité, à Alice de Fire Records pour la logistique, à Thomas Gomez même si les photos sont ratées et un remerciement tout particulier à l’excellent Halfbob pour nous avoir offert une solution magistrale aux photos pourries.

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1 commentaire

  1. Merci d’avoir posé la question pour le Secret EP
    Ça fait plaisir de savoir qu’il l’aime bien, plus je l’écoute, plus je le trouve extraordinaire

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