Zenzile @ La Maroquinerie (Paris), 18/04/13

Publié par le 20 avril 2013 dans Live reports | 0 commentaire

 

zenzileÇa faisait un bail que je n’avais pas eu l’occasion de voir Zenzile sur scène mais j’avais encore en mémoire des soirées fantastiques à l’EMB de Sannois (95) il y a de ça quelques années. Pas loin de 10 ans quand même. Époque Sound Patrol, Totem qui reste pour moi l’apogée du groupe.

Mais les gars de Zenzile ont su faire évoluer leur son, toujours se remettre en question et ne jamais tourner en rond (on m’appelle le roi de la rime). Et à l’heure où la scène dub française, autrefois brillante, cherche son second souffle, Zenzile est toujours là en chef de file et sort encore des albums qui tiennent sacrément la route.

Il me tardait donc de voir s’ils étaient toujours aussi renversants sur scène. Avec notamment une interrogation : le petit nouveau au chant Jay Ree s’est-il bien intégré ?

Affirmatif. Dès le premier morceau « Scars », qui ouvre le dernier album, on constate que le duo avec Jamika fonctionne très bien.

La première tarte ne mettra pas longtemps à arriver avec l’intro au saxo d' »Anti Bass Neighbourhood ». Jamika s’en va, la basse débarque… Une basse mastodonte qui écrase tout. Raggy nous livre un solo de saxo démentiel et on sait déjà qu’on n’a pas fait le voyage pour rien.

Jay Ree revient ensuite s’emparer du micro pour une belle interprétation du dernier single « No Idol ». Il a l’air de bien s’éclater et nous confie d’ailleurs qu’il est ravi de reprendre la tournée dans cette superbe salle. C’est vrai qu’elle est sympa cette salle ! Et bizarrement je n’y étais jamais allé alors que la programmation a d’la gueule (et je vais rater Shannon Wright lundi putaaaain !!).

Enfin revenons à Zenzile. Chouette surprise : le groupe joue « Crash Test », morceau de Zentone (fusion avec High Tone) ultra percutant qui alterne passages bien planants et accélérations rock foudroyantes.

Le final fracassant d' »Over/time » fera également son petit effet mais ce n’est rien à côté de ce qui va suivre. D’un coup, Zenzile change de registre, se fait festif, le saxo s’emballe et la folie gagne la fosse de la Maroquinerie sur une version endiablée et complètement revisitée de « Bomba » (Jah Wobble).

Autre reprise, plus fidèle celle-ci, du morceau « Walking in the Rain » de la chanteuse jamaïcaine Grace Jones. Une chanteuse qui a dû fortement influencer Jamika tant leur phrasé et leur voix sont d’une proximité troublante. Les zicos nous gratifieront d’un passage dubwise basse-batterie assez monumental.

Suivront deux très bons morceaux d’Electric Soul, le dernier album : l’envoûtant « Stay » où le duo Jamika/Jay Ree fait des merveilles. Jamika en mode spoken word sur les couplets et les envolées soul de Jay Ree sur le refrain (« you’re running away from me« ). Magnifique ! Puis « Yuri’s Porthole » dont le finish en fanfare en a fait suer plus d’un. Parfait pour terminer le set avant le rappel.

Un rappel en mode nostalgique avec « Morning Daylight » pour débuter. Souvenirs, souvenirs… Le titre sera une fois de plus grandement étiré pour avoisiner les 10 minutes (à la louche) avec notamment un freestyle de Jay Ree pas dégueu.

L’assaut final sera porté par « Pumpin ». Matthieu le bassiste nous prévient « this is not a rock song » avant de nous asséner une ligne de basse monumentale dont il a le secret qui tournera en boucle et résonnera dans nos cœurs durant de longues minutes de jouissance. Les accélérations terribles à la gratte accompagnés des cris de Jamika « I dont need the American dream » laisseront également des traces.

Et quelques regrets aussi. Car 1h30 de concert de cette qualité, ça passe à vitesse grand V. Et vu la très riche discographie de Zenzile, on aurait aimé avoir droit à plus d’anciens morceaux comme la fantastique « Axis Of Evil » (mais sans Sir Jean c’est compliqué) ou « Smell The Roses » ou « Icepack Sonar »… La liste de grands morceaux est longue.

Mais ne chipotons pas trop car on a quand même pris un sacré panard ce soir et une soirée comme ça dans une salle comme ça pour moins de 20 euros c’est cadeau !

Un dernier mot pour relayer les propos de Matthieu en fin de concert « tous les gens qui manifestent contre le mariage gay on les aime pas. Et j’espère que personne ne les aime dans cette salle« . On te rassure Mathieu nous non plus on les aime pas. Et madame Barjot peut aller se faire mettre.

 

JL

 

Line-up : Vince (claviers, guitare), Matthieu (basse), Raggy(saxophone, flute, clavier, percussions), Alex (guitare), Werner (batterie), Jamika (chant), Jay Ree (chant).

 

Setlist : Scars – Life’s A Dance – Antibass Neighbourhood – No Idol – Over/Time – Bomba (Jah Wobble) – Walking In The Rain (Grace Jones) – Stay – Yuri’s Porthole.

Rappel : Morning Daylight – Pumpin.

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