Wonderflu – No End In Sight (Influenza)

Publié par le 19 mars 2013 dans Chroniques, Incontournables | 0 commentaire

wonder3959287374-1On l’a découvert récemment, ce groupe de rock indépendant basé à Paris, qui j’en suis sûr n’a pas fini de faire parler de lui. Il s’appelle Wonderflu et il exerce depuis 2007. Les quatre membres ont pour influences majeures des groupes comme Dinosaur Jr, Pixies, Nirvana, Sonic Youth, Screaming Trees… bref ça tombe plutôt bien c’est le genre de références qui nous parlent.

Il est marqué dans leur bio que ce groupe n’a rien à envier à leurs ainés d’Outre-Atlantique ! Ça reste à voir, et pour s’en rendre compte, passons à l’écoute de leur deuxième et dernier EP en date No End In Sight, dont la pochette avec ses créatures zarbies (signée du dessinateur de BD Halfbob), aurait pu être celle du dernier Dinosaur Jr.

Ça commence vraiment fort avec le titre « Fine Now », deux minutes de rock explosif et entraînant, une belle entrée en matière qui retient immédiatement l’attention. Sur « Anybody », le tempo est réduit et nous plonge dans un univers plus sombre, aux frontières du Grunge et du Garage Rock. Les influences se font clairement ressentir mais on ne tombe pas pour autant dans le plagiat bien au contraire.

Un anglais parfaitement maitrisé, et une voix agréable, qui se marie parfaitement aux compos noisy du quatuor parisien. Un son volontairement crasseux, qui comporte également de belles phases mélodiques. L’exemple le plus flagrant est le titre « Power Of Time » qui propose une mélodie pop dont l’efficacité lui permettrait de postuler sans complexe à un passage sur les ondes radios (surtout qu’on entend de ces trucs parfois à la radio…).

« Thunder’s Grave », autre ballade du disque, prouve que le classique couplet/refrain n’est pas réservé uniquement à la pop britannique. Le morceau « Flames », trop évident à mon sens, est la seule déception de cet album.

Les riffs de guitares électriques sont grinçants et on note sur quelques envolées des ressemblances avec le jeu subtil de J Mascis (en particulier sur « Try To Try » et « Lost In The 50’s ») ce qui vient renforcer la qualité des compos.

En sept morceaux, ces parisiens de Wonderflu nous proposent un condensé d’étincelles électriques et de gracieuses mélodies. Ce No End In Sight, est la démonstration parfaite qu’on peut encore aujourd’hui être ébahis et agréablement surpris dans des styles musicaux surexploités au sein desquels peu de groupes arrivent à tirer leur épingle du jeu.

 

JR

 

En écoute et en téléchargement sur leur site.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :