The Madcaps – Hot Sauce (Howlin Banana)

Publié par le 20 janvier 2016 dans Chroniques | 0 commentaire

the-madcaps-x-martin-parr-hot-sauceLe monde a beau ne pas tourner bien rond en ce moment, les Madcaps ne dévient pas de leur trajectoire et continuent de délivrer à qui mieux mieux du bonheur en pack de 12.

12 vraies bonnes chansons, à la fibre pop affirmée, à la maîtrise éclatante, solidement mises en valeur par une production impeccable. Voici ce dont recèle ce Hot Sauce, deuxième album des rennais.

Les 60s sont une fois encore dans tous les esprits, les chœurs sont joyeux et omniprésents. L’énergie est belle et non feinte. Ça m’embête de devoir le dire, de sans cesse ressasser le passé mais on a invariablement des références qui sautent à l’esprit. Vous savez les K..ks ou encore les B….es (indice : ce ne sont ni les Kooks ni les Bee Gees. Ouf). Voilà on ne les a pas cités mais on y a songé très fort.

Les mélodies bien troussées se succèdent sans baisse de régime à déplorer. Fourbe et décontract’ (« Taco Truck »), se prélassant sur fond de guitares paresseuses (« Too Afraid To Give Up »), ou au contraire branché sur le mode pile électrique (« Crack Me Up »), les plaisirs sont variés et le groupe a dû être bien emmerdé pour déterminer le single à mettre en avant tant l’ensemble est homogène. « Rainy Days » y va, elle, de sa petite ritournelle implacable avant de s’offrir un final décapant, toutes guitares dehors. Nouveauté au programme, par rapport au déjà remarquable premier album, des cuivres remarquées qui se font une place intelligemment au royaume du refrain qui tue (le solo de « Taco Truck »).

L’affaire se boucle sur une note tout aussi heureuse avec « Walking Back Home » et sa ligne de basse caressante, son refrain à chanter sous la douche ou sous un marronnier, dans sa bagnole ou dans un métro bondé.

Y a pas de mystère, si ce Hot Sauce est parvenu régulièrement à se frayer un chemin jusqu’à nos oreilles, alors que depuis 10 jours on était fortement tenté de se retaper (avec délice mais de façon un brin monomaniaque) la discographie d’un seul et même artiste, c’est bien qu’il est sacrément cool.

Alors on applaudit des deux mains les cuistots et on réclame son supplément de sauce piquante.

JL

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