The Coral – Distance Inbetween (Ignition)

Publié par le 2 avril 2016 dans Chroniques | 0 commentaire

The-coral-distance-inbetweenThe Coral fréquente depuis pas mal d’années maintenant la classe des glorieux perdants.

Choyé par ses fans (certains – dont Noel Gallagher – les positionent même tout en haut de la hiérarchie pop anglaise), cajolé par la critique, le groupe demeure malgré tout ignoré de la majorité du grand public*.

Il y a fort à parier que ce nouvel album ne change rien à la donne. Et pourtant, il ne manque pas d’atouts et ajoute même une touche pimentée à la pop raffinée du quintette liverpuldien.

Effectivement, la première chose qui frappe à l’écoute de ce Distance Inbetween, c’est cette section rythmique pleine de mordant, clairement à l’offensive dès l’entame de l’album. Bien secoués d’emblée par la très Queens of the Stone Agienne (et imparable !) « The Connector », on guette ensuite l’accalmie alors que « White Bird » et « Chasing The Tail Of A Dream » poursuivent dans une veine burnée.

Il faut attendre pour retrouver les ballades subtiles et caractéristiques du groupe (la magnifique « Distance Inbetween », « Beyond The Sun » ou « She Runs The River » et son package choeurs/clavier/notes de guitares suspendues).

Autres saveurs assez inattendues, la virevoltante « Holy Revelation », où on percevrait presque du Beck période Midnite Vultures, en moins exubérant tout de même. Ou ce « Fear Machine », plus volontiers rentre dedans et noyé sous la reverb, rappelant l’amour du groupe pour le psyché (notable également à doses plus homéopathiques sur « Chasing The Tail Of A Dream » ou « Miss Fortune »)…

Finalement, tout ce petit monde cohabite sans problème, porté comme toujours par le songwriting méticuleux du groupe et la voix superbe de James Skelly.

Et alors que certains comme Foals ou les Black Keys ont acquis un regain de notoriété au moment ils le méritaient le moins (au moment où ils vendaient leur âme au diable diront les plus radicaux), on peut souhaiter secrètement que The Coral reste confiné à ce relatif anonymat*, qui leur sied plutôt pas mal. Et continue de sortir d’excellents albums.

JL

*Bien sûr, tout est relatif, ils passent mercredi au Trianon, on souhaite ça à bien des groupes…

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