Wonderflu revient avec un double album !

Wonderflu revient avec un double album !

Il se sera fait attendre celui-là. Après avoir sorti un nombre incalculable d’EP, tous aussi excellents les uns que les autres, Wonderflu vient d’annoncer la sortie prochaine de son premier album. Et comme pour se faire pardonner de cette longue attente (7 ans tout de même depuis Lota Schwager, le premier EP), les parisiens nous ont concocté un DOUBLE album ! Rien de moins. La sortie est prévue le 14 juin chez Influenza Records évidemment et un premier extrait est en écoute (et en clipd). Ça s’appelle « Tease You », c’est court et intense !...

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Wonderflu – Bison EP

Wonderflu – Bison EP

On pensait que les mecs de Wonderflu, et leur label subsidiaire Influenza Records, étaient de simples producteurs de rock indé Do It Yourself du terroir élevé en plein air et à la bonne musique. Derrière leurs airs avenants, leurs sourires charmants, leur sympathie chaleureuse, on pensait qu’il n’y avait que l’envie de partager de la musique sincère et artisanale entre passionnés. Pleins de modestie, toujours un mot sympa, je pense même que l’un d’eux a dû m’offrir une bière, une fois. J’aurais dû me méfier. Car il ne faut pas vous y tromper, et ce Bison en est la preuve la plus flagrante : Wonderflu, ce n’est pas un groupe de rock indé talentueux. Ce sont des dealers de drogue. D’abord, on t’alpague avec des tubes bien troussés et hautement addictifs, qui ont l’air de ne pas y toucher, on te promet des sorties régulières et au moins un titre inédit tous les trois mois, on y met notre cœur et toute notre passion, tu te laisses prendre, tu crois qu’écouter « Fine Now » ou « Get Down » juste une fois de temps en temps est complètement anodin. Fatalement, tu n’arrives pas à te contenter d’une fois de temps en temps, tu te passes l’EP en boucle (EP, jamais d’albums évidemment !) puis les autres, puis les Bastard Tracks, et il t’en faut plus, toujours plus ! Alors tu attends fébrilement la nouvelle bastard track qui doit sortir ce trimestre, c’est imminent, et tu baves, tu te sens fébrile, tu as la nausée à l’attente du nouvel EP, qui sortent chez Influenza avec un rythme proche des équinoxes, et tu souffres, tu es prêt à revendre ta collection entière de disques, ta mère ou ton chien pour un nouveau disque de leur part et tu constates qu’à chaque fois, on t’en offre de moins en moins : 3 malheureux morceaux ! Mais tu ne tiendras jamais avec ça ! En même temps, on t’avait prévenu, Social Square avait même appelé son dernier disque Kaijû Quick FIX, tu aurais dû te douter de quelque chose… Évidemment, les morceaux sont excellents. Le bison éponyme est même d’un bon gabarit, plutôt Bud Spencer que Terrence Hill, mais délicat, les deux autres, fatalement plus courtes mais pas moins réussies. Et c’est encore pire. Si les morceaux étaient mauvais, on pourrait simplement cracher sur le groupe et ne plus y penser, mais là on se dit qu’avec ça et le précédent Call It Monster, on aurait pu avoir un excellent album. Pourquoi ne pas prendre son temps et nous proposer un disque substantiel ? D’où vient cette loi de ne sortir que des EP ? Pourquoi les bastard tracks voient-elles leur durée diminuer au fil du...

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Voix de Garage présente Choix de Garage #2 (Mars 2016)

Voix de Garage présente Choix de Garage #2 (Mars 2016)

  Deuxième volet de Choix de Garage avec une sélection commentée des meilleurs morceaux passés dans les émissions Voix de Garage du mois de mars.   Diégo : « Me Gusta Ser Una Zorra » / Las VulpeSS / Single / 1983 / Espagne, Barakaldo / Dos Rombos Entendu dans Voix de Garage Punk Pirate Radio #5 Tout premier groupe de punk féminin espagnol (ou devrais-je dire basque !) formé pendant l’été 82, Las VulpeSS deviennent célèbres après un passage à la télé où elles jouent cette reprise bien sentie du tube des Stooges, « I Wanna Be Your Dog », avec des paroles adaptées en espagnol. Elles ont entre 17 et 22 ans et elles chantent « ça me plait d’être une salope, fous-toi ton patriarcat de merde au cul« , tout ça en prime-time sur une chaine nationale : gros scandale, plaintes, procès, célébrité immédiate ! Le single se vend mais les fachos les attaquent à répétition pendant les concerts. Elles splittent rapidement. Et nous on ré-écoute en boucle cette version féministe de notre tube punk préféré.   « Let Your Hair Hang Down » / Catapult / Catapult / 1974 / Netherlands / Polydor Entendu dans Voix de Garage #53 Où placer la frontière entre le Glam Rock et la Disco ? How far can too far go ? « Let Your Hair Hang Down » c’est une batterie devant tout le reste, un saxophone (un synthé dégueu qui l’imite plus ou moins bien), des coupes de cheveux douteuses et des ensembles décolletés avec des paillettes. Mais ne serait-on pas à la limite de la limite du Glam ? Le Guitar Hero est crucial dans le Glam Rock (une pensée pour Ronson) mais la guitare disparait complètement dans la Disco. Une composante électronique se fait une place dans la Disco. Les paillettes sont remplacées progressivement par le spandex. Difficile de trancher pour le groupe Catapult qui joue de 73 à 79. Ces 4 vieux briscards de la scène rock hollandaise se retrouve pendant l’été 73 en vacances sur une plage de la station balnéaire de Lloret del Mar. Et là, la magie du Glam opère : – Geertjan ?! Cees ?! – Oui, Aart ! Aart sort de la salle de bain une serviette trop courte autour de la taille qui laisse apparaître le bout de son long pénis hollandais – Avec Erwin dans la douche on a eu une super idée les gars : on va faire comme Gary Glitter ! – Aart, okay on est en Espagne mais on peut pas violer des enfants, c’est interdit ! – Non, non, tu comprends pas ! On va monter un groupe de Glam Rock ! Le rock classique c’est has-been ! – Purée, il est pas con ce Geertjan… J’appelle...

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Tops albums 2015

Tops albums 2015

  Nous y sommes, les traditionnels tops albums de fin d’année des rédacteurs au prix de moult arrachages de cheveux, réflexions intenses, prises de têtes interminables… pour aboutir à un résultat qui ne contentera évidemment personne. Chacun trouvera à redire devant des oublis honteux, des surcotages scandaleux. Après tout, on s’en fout un peu, ceci n’est qu’un petit jeu tout ce qu’il y a de plus subjectif. En espérant quand même que vous trouverez là-dedans quelques trucs intéressants à écouter… et que 2016 apportera à son tour des flots de bonne musique ! (Comme d’hab tout en bas, notre playlist de l’année, pour votre nouvel an) Allez à la vôtre et à la vie !   Le top de JL           25/ Ghostpoet – Shedding Skin Artiste singulier, des plus attachants, qui nous offre avec sa voix chaleureuse un excellent album entre hip hop, trip hop et rock tranquillou. LA CHRONIQUE           24/ Strange Wilds – Subjective Concepts Du Sub Pop 2015 comme en 1990. On s’y croirait et on a envie d’y croire. LA CHRONIQUE           23/ J.C. Satàn – J.C. Satàn Désormais chez Born Bad, J.C. Satàn calme le jeu mais n’oublie pas de fournir sa cargaison de bonnes mélodies. Il y a du Queens Of The Stone Age dans cet album. Il y a du talent aussi. LA CHRONIQUE           22/ Wild Raccoon – Mount Break Une des sensations Howlin Banana de l’année. One-man band lillois qui a de la fuzz à revendre. LA CHRONIQUE           21/ Sun Kil Moon – Universal Themes Mark Kozelek ne parvient pas à maintenir la barre aussi haut que sur le prodigieux Benji, certes. Les chansons de Universal Themes ne sont pas aussi inoubliables mais la variété est au rendez-vous. Kozelek reste unique et les fans (comme moi) pourront trouver leur bonheur dans les quelques morceaux qui sortent du lot de cet album plus inégal. LA CHRONIQUE           20/ BADBADNOTGOOD & Ghostface Killah – Sour Soul Le Wu n’est plus que l’ombre de lui-même mais Ghostface continue de s’épanouir en solo… ou avec BADBADNOTGOOD qui lui délivre ici des ambiances jazzy sur-mesure qui lui vont à ravir. LA CHRONIQUE            19/ The Madcaps – The Madcaps Autre révélation Howlin Banana de l’année, les Madcaps surfent toujours en toute décontraction sur l’esprit 60s. Bonheur en bandoulière, à mille lieux des folies de ce foutu monde. LA CHRONIQUE           18/ Bärlin – Emerald Sky Voilà un album qui devrait figurer dans un classement à part, tant Bärlin propose une musique inclassable. Parmi nos...

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Wonderflu – Call It Monster EP (Influenza)

Wonderflu – Call It Monster EP (Influenza)

La fin d’année, c’est toujours une galère pour un critique de musique, aussi amateur soit-il. Quand vient décembre, il y a toujours un rédacteur, aussi amateur soit-il, ou un sujet sur un forum, ou un pote, pour rappeler que l’année arrive à son terme comme une femme enceinte et que ce serait sympa d’avoir un top pour marquer le coup. Et ça, c’est vraiment un moment pénible. Certes, il y aura toujours les vaillants, les prétentieux, les adeptes du « c’est moi qui ai la plus grosse« , pour pondre des tops déjà préparés depuis mi-septembre, et qui prétendent qu’ils n’auront jamais la place pour rentrer toutes les découvertes qui les ont percutés de plein fouet cette année, comme s’ils découvraient chaque semaine des merveilles musicales qu’ils continueront d’écouter de nombreuses années et dont ils vous reparleront dans dix ans, la larme à l’oeil, en disant « quand même 2015, quelle année !« . De l’autre côté du spectre, il y a les fainéants, les insatisfaits, les ayatollahs, aux yeux desquels les nouveautés ne trouvent que rarement grâce, ou qui vont devoir gratter le fond de leur maigre cervelle pour se rappeler ne serait-ce que 3 albums qu’ils ont écouté et apprécié cette année. Et pour tourmenter tous ceux-là, il y a les groupes, dont les pires sont ceux qui n’hésitent pas à sortir leurs albums en décembre. Surtout quand le groupe s’appelle Wonderflu, et que son dernier disque vient donner à votre top de fin d’année, durement monté et dont on aimerait vite se débarrasser, un grand coup de latte sadique. Du genre « tiens, tu pensais avoir bien ordonné tout ça, et ben dans tes dents, tu vas devoir faire avec Call It Monster, maintenant ! » Les salopards. Il y aurait vraiment de quoi les détester si ce Call It Monster n’était pas gorgé (du haut de sa vingtaine de minutes, n’abusons pas) de pépites indé plus accrocheuses tu meurs. Un grand coup dans la face qui nous ramène à la première écoute de leur EP No End In Sight et de son tube « Fine Now ». Rien que ça. C’est que « Get Down » en est un digne successeur, et que les deux titres suivants, « Fail » et « Life Vest Under Your Seat » sont tout aussi addictifs ; certes, le double EP précédent avait aussi ses instantanés (« Motorcycle », par exemple), mais il fallait plus de temps pour bien rentrer dedans. Là, on a frénétiquement envie d’appuyer sur repeat à chaque piste, ce qui est un peu gênant pour l’écoute, mais plutôt bon signe en soi. Bon allez, j’aime moins « Machines », mais c’est vraiment parce que j’aime trop les autres. Encore une fois, on retrouve dans leur musique des effluves de ce qui se faisait...

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