Ty Segall – First Taste

Ty Segall – First Taste

(Drag City/Differ-Ant, 2 août 2019) Étant un fan très tardif du père Segall, je décompte les jours qui me séparent d’une première expérience scénique à Paris en octobre 2019. Il parait qu’il joue trop fort, trop vite et de manière approximative, j’ai hâte. Qu’est-ce qui me touche dans sa musique ? Plusieurs choses : – D’abord, un artiste si prolixe applique souvent des recettes (King Gizzard à tout hasard) mais chez lui, elles sont extrêmement discrètes. – La noirceur et parfois la folie de sa musique qui agissent comme des déversoirs.– Le charisme monstrueux du type. Alors, ce First Taste ? L’idée de l’album sans guitare est bonne et dans l’air du temps. Si je prends « Self Esteem », Ty nous embarque assez loin dans cette direction en rajoutant des couches d’instrus à vent pas tous identifiés et on finit en une espèce de bande-son d’un mauvais polar 70s. Pareil pour la plage d’ouverture, « Taste » qui m’a fait penser à ces vieux trucs electronic body music genre Fad Gadget ou Neon Judgement et aussi étonnamment au… Sepultura des années Roots Bloody Roots ! Ou encore « I Worship The Dog » avec des espèces de vuvuzelas mortifères et… un solo de batterie, ça faisait longtemps. Très réussis, ces trois morceaux ! J’évacue rapidement ce que j’ai détesté, ces deux machins de la filiation Queen/Muse que sont « Ice Plant » et « When I Met My Parents Part 3 ». Je suis sûr que ce n’est qu’ un moment d’égarement. Pour le reste, « The Fall » est complètement tribal et j’anticipe avec délice la perte de contrôle généralisée en live. Le reste du LP se dévoilera, ou pas, à l’épreuve du temps. Encore une fois, l’introduction d’une multitude d’instruments serait une suite logique à l’œuvre de Ty Segall, toujours en exploration sonique. Voyons si cela l’inspire à l’avenir ! Manu Retrouvez tous nos articles sur Ty...

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Ty Segall & White Fence – Joy

Ty Segall & White Fence – Joy

Longtemps encensé pour sa productivité et sa constance, il faut bien reconnaitre que Ty Segall marque un peu le pas ces derniers temps. Signe d’une inspiration en berne, le très décousu Freedom’s Goblin, sorti en début d’année, ressemblait davantage à une compil’ d’inédits qu’à un véritable album. Alors pour retrouver son mojo, quoi de mieux que de renouer avec son vieux comparse Tim Presley (Mr White Fence pour ceux qui ne suivent pas), jamais vraiment perdu de vue mais avec qui il n’avait plus croisé le fer depuis leur dernière œuvre commune, l’excellent Hair, sorti en 2012. Soit une éternité dans l’espace temps segallien puisqu’il a depuis sorti environ 325 albums, pas tous inoubliables, vous l’aurez compris. L’entame de Joy ne déboussolera pas les adeptes de Hair mais rassurera les inquiets. Le duo se connait parfaitement et fonctionne toujours à pleins tubes. Des tubes, ils en offrent quelques-uns forts efficaces d’emblée (“Please Don’t Leave”, “Body Behavior”, “Good Boy”) dans une veine pop psyché enlevée et rafraichissante où règnent les slide guitars. Entame en trompe l’œil toutefois puisque le duo s’amuse ensuite à nous prendre à rebrousse poil en partant dans de multiples directions, avec une efficacité plus aléatoire. En magasin, on trouve de la petite ritournelle folk séduisante so segallienne (“A Nod”, “My Friend”, “Do Your Hair”), des délires vaguement arty pop totalement débraillés comme Presley en raffole (“Tommy’s Place” qui en agacera plus d’un, “Hey Joel, Where You Going With That?” où il entonne nonchalamment un “rock is deaaaad” auquel il ne croit sans doute pas une seconde), la punk metal (donc grunge ?) “Other Way” façon Nirvana période Bleach mais sans la mélodie inoubliable normalement comprise dans le package. Sans oublier des curiosités comme ce “Prettiest Dog” de 16 secondes évoquant Minor Threat. A l’image de ce morceau, Segall qui avait tendance dernièrement à parsemer tous ses morceaux de solos de guitares pas toujours indispensables retrouve ici le goût de la concision (9 morceaux sous les deux minutes, 2 seulement au-delà des trois minutes !). Le seul titre vraiment long (“She Is Gold”) met beaucoup trop de temps à lâcher les chevaux… Pas besoin d’en faire des caisses, quand tu tiens une bonne mélodie. Ce n’est a priori pas à lui qu’on devrait l’apprendre. Pour l’homogénéité et la cohérence, il faudra repasser mais ce joyeux foutoir issu probablement d’une bonne tranche de rigolade entre amis demeure appréciable. Parce qu’on aime bien se fendre la poire avec ces gars-là. Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DE TY SEGALL – FREEDOM’S GOBLIN LIRE LA CHRONIQUE DE TY SEGALL – MANIPULATOR LIRE LA CHRONIQUE DE TY SEGALL – SLEEPER LIRE LA CHRONIQUE DE TY SEGALL – TY SEGALL LIRE LA CHRONIQUE...

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Nouvelle collaboration entre Ty Segall et White Fence

Nouvelle collaboration entre Ty Segall et White Fence

On ne va pas se mentir, à force on n’y croyait plus trop. 6 ans après l’excellent Hair, trois ans après que Tim Presley nous annonce sa sortie prochaine, le nouvel album issu de la collaboration entre Ty Segall et White Fence verra bien le jour le 20 juillet prochain chez Drag City et Modulor. Il s’appellera Joy, comportera 15 titres et voici le premier extrait “Good Boy” Joy by Ty Segall & White Fence Ci dessous la pochette et la tracklist :                     01 Beginning 02 Please Don’t Leave This Town 03 Room Connector 04 Body Behavior 05 Good Boy 06 Hey Joel, Where You Going With That? 07 Rock Flute 08 A Nod 09 Grin Without Smile 10 Other Way 11 Prettiest Dog 12 Do You Hair 13 She Is Gold 14 Tommy’s Place 15 My Friend   LIRE LA CHRONIQUE DE FREEDOM’S GOBLIN DE TY SEGALL LIRE L’INTERVIEW DE WHITE...

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Ty Segall – Freedom’s Goblin

Ty Segall – Freedom’s Goblin

Copie suivante. Ty Segall. Ah je l’aime bien ce petit. Il a des facilités, il est créatif. Et bosseur avec ça. Je note quand même que ces derniers temps, il s’est un peu reposé sur ses lauriers. Avant il avait tendance à rendre trois fois plus de devoirs que ses camarades, il arrêtait pas et y avait quasiment rien à redire. Il a un peu ralenti la cadence dernièrement, mais sa dernière copie était réussie. Voyons voir celle-ci. Visiblement il s’est lâché et a retranscrit tout ce qui lui passait par la tête. Bon il aurait pu faire un petit tri, c’est pas très cohérent cette affaire. Il parvient toujours à faire mouche quand il joue franc jeu et attaque bille en tête, quitte à faire plein de ratures (“Fanny Dog”, “Alta”, “She”). Et quand il se contente de faire simple, délié et joli ça fonctionne également (“You Say All The Nice Things”, “My Lady’s On Fire”). J’aime quand il canalise sa fougue de la sorte. Il serait même capable de me briser le cœur ce pti con (“Rain”). Partageur, il a permis à ses collègues préférés comme le petit Mikal d’apporter leur contribution. Ce dernier, a l’air de s’être bien amusé à manier un langage cuivré. Mais s’il est distrayant en faisant son petit numéro (“The Last Waltz”), Ty verse parfois trop dans l’excès au goût douteux quand il évoque le disco (“Despoiler Of Cadaver”) et aurait pu nous épargner quelques anecdotiques saillies (“Meaning”, “Prison”, “The Main Pretender”) et autres recyclages de ses vieilles marottes (“Talkin 3”). Le petit salopiaud me fait tout de même mentir en me pondant un gros pavé en guise de conclusion (“And Goodnight”), revisitant là aussi un de ses anciens travaux (“Sleeper”) dans un style très enlevé et électrique. Il et bon, il le sait et il m’a encore eu. C’est imparfait, c’est fourre-tout mais c’est à son image : entier, débridé et parfois même réjouissant. Il ne faut toutefois pas être trop clément sur l’appréciation car je suis persuadé qu’il est capable de beaucoup mieux : Trop brouillon. De bonnes idées mais attention à ne pas trop se disperser. On attend plus de rigueur sur le prochain devoir. 13/20 JL Freedom’s Goblin by Ty Segall LIRE LA CHRONIQUE DE SLEEPER LIRE LA CHRONIQUE DE MANIPULATOR LIRE LA CHRONIQUE DE EMOTIONAL MUGGER LIRE LE REPORT DE SON CONCERT AT THE CHAPEL (SAN FRANCISCO) EN...

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Premiers noms pour This Is Not A Love Song

Premiers noms pour This Is Not A Love Song

Tous les ans, l’annonce des premiers noms du This Is Not A Love Song est attendue de pied ferme par les amateurs d’indie rock, dont nous faisons partie. Et comme tous les ans, il y aura du beau monde du côté de Nimes du 1er au 3 juin. Jugez plutôt : Beck, The Breeders, Ty Segall (un habitué), Sparks, Deerhunter, Father John Misty, Jesus And Mary Chain, Cigarettes After Sex, Flat Worms ou encore Dead Cross (un des derniers projets de Mike Patton)… On aura du mal à faire preuve d’autant d’enthousiasme face à la venue de Phoenix mais que voulez-vous, il en faut pour tous les goûts. En tout cas, on a hâte de connaitre les noms suivants et on prend déjà rendez-vous cet été sous le soleil nîmois. JL   LIRE LE LIVE REPORT DE L’EDITION 2017 LIRE LE LIVE REPORT DE L’EDITION 2016 LIRE LE LIVE REPORT DE L’EDITION...

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