Nine Inch Nails – Not The Actual Events EP

Nine Inch Nails – Not The Actual Events EP

On ne va pas faire la fine bouche, une nouvelle sortie de Nine Inch Nails est toujours guettée du coin de l’oeil, même s’il est plus méfiant qu’avant. En résumé, depuis que Reznor n’est plus dépressif, ses disques sont plus déprimants. Alors OK, Hesitation Marks n’était pas franchement folichon. OK, on comprend mieux avec le recul pourquoi The Slip n’est jamais sorti en version physique. OK, With Teeth avait ses hauts et ses bas (je vous les fais pas tous, hein…). Mais ça reste Nine Inch Nails, pas Trent Reznor qui fait mumuse à pondre des ambiances pour les réalisateurs de films à gros budget histoire de récupérer un grammy award. Non Nine Inch Nails, c’est Trent Reznor et ses compositions indus, bruitistes, torturées (normalement). Donc d’office on est curieux et impatient. Le premier constat à propos de ce Not The Actual Events, c’est qu’il est rude. Pas franchement accessible dès les premières écoutes. Le bougre rebute. Ce qui aurait plutôt tendance à réjouir de prime abord, en se disant que ce disque recèle de bien des secrets difficiles à percer. Mais finalement non, si ce disque n’est pas très accessible c’est avant tout parce qu’il est pauvre en mélodies. Et ça, le nombre d’écoutes n’y change rien. Là où Hesitation Marks pêchait par son aspect trop lisse (un comble pour NIN), celui-ci serait presque trop rugueux. Les angles sont biscornus, l’atmosphère est étouffante, saturée, il y a clairement une volonté de revenir aux bases qui ont fait les plus beaux jours de Nine Inch Nails. Mais le dosage est un poil déséquilibré ; « The Idea Of You » (qui sous le torrent de décibels final reprend les notes au synthé de « Closer ») et « Burning Bright (Field On Fire) », tout en violence contenue, au lieu de s’imposer comme de nouveaux monuments, se contentent de n’être que des démonstrations bruitistes, sans grand intérêt. Pour le plaisir d’écoute, on repassera. Dommage parce qu’un riff vorace comme celui de « Burning Bright » avait un méchant potentiel. « Dear World, » (et ses bleeps électro façon Pretty Hate Machine modernisé) et « She’s Gone Away » sauvent la mise en n’oubliant pas de rester des chansons. Mais le bilan est malheureusement un peu maigre. On peut néanmoins nourrir des espoirs avec cet EP qui se rapproche davantage dans son atmosphère, sa saleté de la période dorée du groupe. Reste à espérer que Reznor ait encore sous la caboche suffisamment de créativité, d’inspiration pour nous sortir de nouveau un disque pouvant se mesurer sans rougir aux monstres d’antan. JL...

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Nine Inch Nails : un nouvel EP d’ici la fin de l’année + réédition de The Fragile !

Nine Inch Nails : un nouvel EP d’ici la fin de l’année + réédition de The Fragile !

Cette année le père Noël se nomme Trent Reznor. Le bonhomme vient d’annoncer un nouvel EP de Nine Inch Nails pour les fêtes. Not The Actual Events sera disponible sur le site de NIN le 23 décembre. L’album a été composé en compagnie de son acolyte privilégié du moment, Atticus Ross, déjà à ses côtés sur plusieurs BO (The Social Network, Girl With A Dragon Tattoo, Gone Girl…). Il fera suite au décevant Hesitation Marks, sorti en 2013. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, ceux qui ne jurent que par les premiers albums seront tout aussi gâtés. En effet, le monumental double album The Fragile sera enfin réédité dans une version luxueuse (le prix allant de pair sans doute) de 4 vinyles, avec pas moins de… 37 morceaux bonus ! L’indispensable EP Broken ainsi que The Downward Spiral seront également réédités avec un “souci du détail démentiel” dixit l’intéressé. Quand on connaît le perfectionnisme du père Reznor, on se dit qu’il n’y a pas vraiment de souci à se faire…...

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Dans le bac d’occaz #4 : Joy Division, The Stone Roses, Nine Inch Nails

Dans le bac d’occaz #4 : Joy Division, The Stone Roses, Nine Inch Nails

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon un journaliste musical, un oncle cool ou encore un ami mélomane. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite). Dans le bac d’occaz #4 : les années en 9     1979 : Joy Division – Unknown Pleasures Joy Division et moi, ça commence à dater. La première fois, c’était sur la BO de The Crow (oui, j’ai grandi dans les années 90), un morceau par Nine Inch Nails que je trouvais plutôt cool (“Dead Souls”, ndlr). Je reviens plus tard sur Nine Inch Nails, mais ce morceau-là me plaisait beaucoup et j’ai appris par un gothique de mon entourage que c’était une reprise de Joy Division. Je m’empresse d’écouter l’originale : j’aurais préféré ne connaitre que la reprise. Quelques années après, c’est l’inévitable “Love Will Tear Us Apart” dans la BO de Donnie Darko. Le film est beaucoup mieux, la chanson pas tellement. Je me convainc vite que Joy Division, ça n’est pas pour moi. Encore quelques années plus tard, je joue de la basse dans un groupe d’indie/stoner 90s. Le chanteur/guitariste/compositeur me fait part de son envie de reprendre un morceau de Joy Division, sans doute influencé par le film de Corbijn. C’est vraiment pas mon truc. Il insiste, m’envoie une démo de sa version, la ligne de basse, et là je suis sur le cul. Putain, c’est cool, en fait ! Le morceau s’appelle “She’s Lost Control”, je le note dans un coin de ma tête et j’adore notre version guitare/basse/batterie et fuzz crado. Avance rapide, le groupe s’est séparé, je ne joue plus de basse et encore moins de reprises de groupes post-punk. Lors d’une soirée chez un pote qui a 30 Go de musique et écoute de tout, vous voyez le genre, je vois qu’il a la disco complète de Joy Division, téléchargée mais jamais écoutée. Vous voyez le genre. Aussitôt, je m’empresse de mettre “She’s Lost Control”, persuadé que le morceau est cool et va plaire. L’ambiance retombe, c’est tout bonnement horrible à écouter, son dégueulasse, platitude absolue… En fait c’est NOTRE version qui était cool. Et Joy Division, ça n’est vraiment pas pour moi. 2016, entouré de fans de post-punk qui ne cessent de vanter les mérites de ce groupe, je le mets sur ma liste des albums qu’il faudrait quand même que j’écoute plus attentivement. Qui sait, je passe peut-être à côté de quelque chose. Je vous la fais courte, je trouve...

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Un nouveau Nine Inch Nails en 2016

Un nouveau Nine Inch Nails en 2016

C’est Trent Reznor himself qui a annoncé la nouvelle sur Twitter : un nouvel album de Nine Inch Nails sortira l’an prochain. Et Reznor annonce “d’autres trucs aussi”. Aucune date de sortie ou indication supplémentaire n’a filtré pour le moment. New NIN coming in 2016. Other stuff, too. — Trent Reznor (@trent_reznor) 18 Décembre 2015 Gageons que ce nouveau disque renouera avec l’âge d’or de NIN après un Hesitation Marks mi-figue mi-raisin en 2013. JL...

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Nine Inch Nails @ Zénith (Paris), 29/05/14

Nine Inch Nails @ Zénith (Paris), 29/05/14

Il y a 5 ans c’est les larmes aux yeux qu’on assistait au « dernier concert de Nine Inch Nails » en France, aux arènes de Nîmes. La tournée s’appelait Wave Goodbye Tour. C’était cuit de chez cuit. Et puis finalement le père Trent s’est vite emmerdé de ses projets gentillets avec sa douce et l’an dernier il annonçait un nouvel album et une tournée (ponctuée d’un passage à Rock en Seine). Malgré un album bof bof, il nous a une fois de plus prouvé que sur scène NIN ça fracasse tout. Mais c’était en festival avec tous les désagréments que ça peut engendrer (set raccourci, public qui n’y connaît rien, effets de lumière atténués…). Jeudi dernier (le 29 mai donc), NIN renouait avec une salle parisienne, le Zénith. Une salle à sa mesure qu’il avait transformé en boîte de nuit géante en 2009 avec un son stratosphérique. Notre présence était donc obligatoire. On a même une amie qui venait de Limoges pour l’occasion, c’est pour dire. Pour fêter l’événement comme il se doit, petit apéro de circonstance. Le risque du petit apéro c’est qu’il peut vite se transformer en grand apéro… Et après on appelle des taxis pour le fun, ils arrivent avec 23 euros au compteur, on leur dit d’aller se faire voir chez Uber, on fait des selfies dans l’ascenseur, et au final on prend la caisse bien éméchés et ÇA Ç’EST MAL. C’est d’autant plus mal que quand on arrive, on a loupé Cold Cave (bon ça on s’en remettra) et les 3 premiers morceaux du set… Remarquez arriver en fanfare sur « March Of The Pigs », et se frayer un chemin vers les premiers rangs c’est assez jouissif, vous devriez essayer ! Forcément on est direct dans le bain, la salle est pleine à craquer évidemment, le son est irréprochable, le public est bouillant, nous encore plus. Très vite on note qu’une large part de la setlist est consacrée aux morceaux de The Downward Spiral (LE chef-d’œuvre de NIN), personne ne s’en plaindra. Une setlist assez best of sans grande surprise mais un petit (que dis-je un énoooorme) « Reptile » qui fait bien plaisir. Et l’avantage de NIN c’est que même les morceaux qu’on trouve moyens sur disque, deviennent géniaux sur scène (« Survivalism »). Et ceux qui ont pris un petit coup de vieux (« Sanctified ») sont de nouveau éclatants. Trent est là et bien là, bodybuildé comme jamais, mais toujours aussi charismatique et intense. Pas un mot pour le public hein, pour quoi faire ? Sur « Closer », la chaleur humaine passe de 30 à 54° et on se demande si on doit hurler « i wanna fuck you like an animal » ou passer à la pratique. So hot ! Les effets de lumière,...

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