Interview – Slaves

Interview – Slaves

Slaves, à ne pas confondre avec le groupe américain de post-hardcore expérimental… Slaves c’est le vrai punk britannique ! Le duo de Kent, formé par Laurie Vincent (guitare/basse/chant) et Isaac Holman (batterie/chant), a la parole libre et bien des choses à dire. Leur album Are You Satisfied? nous avait comblés… Il en a été de même avec le dernier en date, Take Control, qui comprend une collaboration avec Mike D des Beastie Boys. Du pur punk rageur et abrasif qui crache allègrement sur notre société contemporaine. Il nous tardait donc de les questionner. Et nous avons sauté sur l’occasion lors de leur venue au festival This Is Not A Love Song.   « Le Brexit ? Un vrai pas en arrière pour l’humanité. La politique dans notre pays est complètement niquée… J’ai le sentiment d’être gouverné par des idiots »   Salut les gars, bon déjà… Cool vos tatouages !  Laurie :  j’ai commencé à me faire tatouer quand j’avais 16 ans.   Et c’est comme manger des cerises, une fois que tu commences tu ne peux plus t’arrêter ! Laurie : ahah oui je suis bien d’accord.   Vous vous êtes rencontrés comment ? Isaac : on jouait des concerts chacun avec nos groupes et on appréciait respectivement notre musique. Laurie nous a rejoint dans mon précédent groupe mais on n’aimait pas la direction que ça prenait donc on a fondé Slaves.   C’est comme dans une relation, chaque membre doit avoir une approche similaire pour parvenir à un bon résultat. Isaac/Laurie : oui, exactement !   J’adore ce que vous faites sinon je ne serais pas là… et votre musique me rappelle cette devise : fais ce que tu veux, c’est ta vie !  Isaac : oui il s’agit juste de s’exprimer de la manière qui te convient, on a suivi nos rêves et finalement ça montre que tout est possible. S’amuser tout simplement, et montrer aux gens que tu peux apprécier ta vie plutôt que de faire partie du système.   Ça se tient ! Qu’est-ce que vous ressentez vis-à-vis du Royaume-Uni actuellement ? Laurie : je suis fier que le parti travailliste (Labour Party) ait obtenu son meilleur résultat historique auprès des jeunes début juin, même si le parti n’est pas arrivé au pouvoir… Le parti écologique, le parti travailliste… Avec nos amis nous sommes ouverts d’esprit et plutôt fiers de notre pays. On est anti-Brexit et le fait de faire ce festival ça m’énerve encore plus vis-à-vis de ça parce que je pense à ce que ce sera dans le futur. C’est un vrai pas en arrière pour l’humanité… Il y a beaucoup d’émotions contradictoires mais il reste de l’espoir, Jeremy Corbyn semble plus fort qu’il ne l’a jamais...

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This Is Not A Love Song (Nîmes), du 09 au 11/06/17

This Is Not A Love Song (Nîmes), du 09 au 11/06/17

5e édition. 5 scènes. 52 groupes. 47 heures de live.   Cette édition 2017 du This Is Not A Love Song (Tinals pour les intimes) commence de la meilleure des façons : pas de grèves de la SNCF. Il y a un an, c’était la première fois que j’y allais, ce fut le coup de foudre. Tinals ressemble à une famille. Nous y trouvons des bars, des concerts, des gens cool et du soleil. On est donc prêt pour trois jours de bonheur à l’état pur.     Vendredi 9 juin   Après avoir pris le train à 8h du mat’, je réalise que j’ai pas fait mes 7h de sommeil… fuck it. On commence avec The Coathangers (interview à lire prochainement). Le trio d’Atlanta assure grave en live. Elles commencent par jouer mon morceau préféré (« Squeeki Tiki »), ce qui n’est jamais mauvais signe. Fureur et mélodie, le son est violent, dynamique et efficace. Grand final sur scène… une guitare sera donnée à un fille du public. Et ce n’est pas n’importe quelle gratte… mais celle volée aux Growlers ! Et ouais… YOU DON’T FUCK WITH THE COATHANGERS… Trop cool ces trois filles ! Live 9/10   Je file voir The GROWLERS. Quatuor de rock pop psyché californien, les Growlers sont aussi trés connus pour leur festival annuel Beach Goth – super festoche que je recommande au passage. Sur leur 5eme Album, City Club (Cult Records), moins surf que les précédents et avec un penchant plus prononcé pour les synthés, on retrouve  de façon notable la touche de Julian Casablancas (The Strokes), dans le plus pur style New Yorkais made in Cult Rds. Et, dans la douceur d’un coucher de soleil et forts d’une nouvelle gratte, commence leur show… qui se révèlera excellent. Le morceau « City Club » me tue en live. Je reste bloqué dessus. J’ai hâte de les voir à nouveau sur scène. Live 8/10   A 22h30 déboule Flying Lotus. De l’art. De la musique. Un concept. La dernière fois que j’ai vu FlyLo remonte à 2009 ou 2010 à Los Angeles, juste après la sortie de son album bien nommé Los Angeles (Warp RDS- 2008). Le concert était complètement dingue et ce fut le cas à nouveau à TINALS. Tout est dans le personnage et son style, assez uniques, tout autant que les visuels qui l’accompagnent sur scène. Voilà quelqu’un qui s’efforce de faire preuve d’originalité et de contenance, ne se contentant pas seulement de produire des beats cool. Un artiste à part entière, tout simplement. Le concert de FlyLo fait tripper tout le monde, avec ou sans drogue. Live 8/10   Avec tout ça j’ai loupé Shame. Il parait que c’est bien… Mais il reste deux gros morceaux, respectivement électro et punk (ou deathpunk pour les spécialistes) : Moderat et Turbonegro. Malheureusement programmés en même temps. Le set des premiers est impeccable. Son parfaitement berlinois et avec la pleine lune, ça le fait....

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Festivals été 2017 : suivez le guide !

Festivals été 2017 : suivez le guide !

Alors qu’est ce qu’on a de beau cette année au menu des festivals estivaux ? Résumé des immanquables et des plus dispensables… (On n’a évidemment pas cité tous les groupes mais si vous cliquez sur les liens, vous retrouverez les programmations complètes) Il y a des choses immuables dans la vie et parmi celles-ci, il y a la très grande qualité de l’affiche du This Is Not A Love Song. Comme tous les ans, le TINALS propose une alléchante programmation qui fait la part belle aux références indie (Primal Scream, The Make Up, Echo & The Bunnymen, Grandaddy) et aux décharges de décibels (Turbonegro, King Gizzard & The Lizard Wizard, The Black Angels, Thee Oh Sees, Johnny Mafia). On en passe et des meilleurs parce qu’il faut laisser un peu de place aux autres. Comme tous les ans, on y sera et tu ferais bien d’en faire autant si tu veux pas mourir bête. This Is Not A Love Song, du 9 au 11 juin, à Nimes (30). Autre référence indie incontournable, La Route Du Rock avait quelque peu perdu de sa superbe ces dernières années. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont mis le paquet sur cette nouvelle édition ! Jugez plutôt : PJ Harvey, The Jesus & Mary Chain, Interpol, Ty Segall, Arab Strap (date unique en France !), Angel Olsen, The Black Lips, DJ Shadow, Thee Oh Sees, Soulwax… N’en jetez plus, rendez-vous à St-Malo ! La route du rock, du 17 au 20 août, à St-Malo (35). Et pour ceux qui n’ont pas le temps/la motivation/les moyens de faire un tour chez les bretons, sachez que le week-end suivant, plusieurs de ces artistes seront présents à Rock En Seine (PJ Harvey, The Jesus & Mary Chain, Ty Segall). Mais l’aubaine ne s’arrête pas là, les amateurs de hip hop que nous sommes se frottent déjà les mains à l’idée de revoir Cypress Hill et Rock En Seine fera également l’événement avec le retour de At The Drive-In. Si l’affreux dernier album de The XX ne nous dit rien qui vaille quand à l’intérêt de voir ce groupe, les amateurs d’électro auront l’occasion de se dégourdir les jambes avec Rone et de bons groupes indie (Mac Demarco, Timber Timbre, The Lemon Twigs) viennent enrichir une affiche pas vilaine du tout. Rock en Seine, du 25 au 27 août, à St-Cloud (92). Villette Sonique ne fait jamais rien comme personne mais fait toujours tout pour nous donner envie de venir. Cette 11e édition ne déroge pas à la règle avec une programmation toujours audacieuse et ambitieuse (Royal Trux, Colonie De Vacances, The Make-Up, Einsturzende Neubauten, Jenny Hval, Bras Mort) et des concerts gratuits en plein air qui offrent un coup de projecteur à ce...

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This Is Not A Love Song frappe (encore) très fort !

This Is Not A Love Song frappe (encore) très fort !

Amateurs d’indie rock, il y a de fortes chances que vous passiez votre second week-end de juin dans le sud de la France. Comme d’habitude le festival nimois This Is Not A Love Song Festival nous a concocté une magnifique programmation. Après une première annonce prometteuse (Grandaddy, Teenage Fanclub, Turbonegro, Pond, Thee Oh Sees, Moderat…), le line-up vient aujourd’hui d’être enrichie d’une nouvelle salve de noms tout aussi alléchants parmi lesquels Primal Scream (!), The Black Angels, Echo & The Bunnymen (!!), The Growlers ou encore Johnny Mafia… Ça commence à faire du (beau) monde ! Retrouvez le programme complet (en attendant les derniers noms) ici. This Is Not A Love Song se déroulera du 9 au 11 juin prochain, les pass 3 jours sont en vente au prix de 80 euros....

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This Is Not A Love Song (Nîmes), du 03 au 05/06/16

This Is Not A Love Song (Nîmes), du 03 au 05/06/16

Il fallait la mériter cette édition 2016 du This Is Not A Love Song. Compte tenu des grèves de la SNCF, la descente en TGV en terres nimoises était rendue pour le moins mouvementée et incertaine. Mais la qualité de la programmation n’a pas eu raison de notre motivation et c’est donc dans le train de 6h gare de lyon que nous parvenons à monter, entassés comme il se doit dans le wagon bar mais heureux d’avoir accomplie la mission la plus difficile du week-end. La seconde partie se résumant à délirer entre potes, boire des canons et assister à d’excellents concerts. Rien d’insurmontable donc.     Vendredi 3 juin Mon festival commence avec Dilly Dally (après avoir pu discuter avec le groupe, interview à lire en ces pages prochainement), groupe de jeunes sauvageons et sauvageonnes canadiens alliant rugosité et fort potentiel mélodique. L’énergie est bien là mais le son des guitares est bien faiblard et les mélodies en prennent un coup. Un bon moment donc, mais en deçà des espérances. Ty Segall et ses Muggers ont déjà débuté leur set lorsque je les rejoins sur la grande scène. Malgré une sacrée dream team (King Tuff, Mikal Cronin..), ce concert de Ty manque sérieusement de piquant comparée aux fessées administrées lors de ses précédentes prestations. Voilà qui ne va pas nous réconcilier avec son dernier album, d’autant que les « vieux » classiques « Thank God For The Sinners » ou « Feel » nous rappellent qu’il n’y a pas si longtemps c’était le feu ce genre de concert. Ty a délaissé sa gratte pour s’adonner à des bidouillages électroniques et s’égosille tellement que ses cordes vocales ne suivent plus en fin de show, King Tuff l’épaulera sur les aigus de « Feel » et moi je file voir un bout de Car Seat Headrest dans le club Paloma. Le club est bondé, la nouvelle coqueluche indie au look de premier de la classe achève son set par « Connect The Dots » ponctué d’un tribute de « Gloria » (de Patti Smith ou Them, selon vos préférences). Audacieux le bougre ! Il me fait même regretter d’avoir opté pour la solution de facilité en lui préférant Ty Segall… Un pote m’informe que le concert de The Mystery Lights vaut son pesant de pédales fuzz, j’y accoure donc (me félicitant au passage de la distance très réduite entre les différentes scènes). Un peu juste pour juger, je constate tout de même que ces jeunes chevelus ont pour eux une belle énergie et de chouettes compos. Impression à vérifier avec la sortie prochaine de leur premier album. Nous approchons des 21h30 et il est temps de se prendre sa première grosse claque du festival. Comme à tout concert de post-rock, il...

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