Festivals été 2019 : suivez le guide

Festivals été 2019 : suivez le guide

Summer is coming! On ressort les lunettes de soleil qui avaient pris la poussière, on se fait une boisson anisée en terrasse et… on coche les festivals estivaux à ne pas manquer. Pour vous faciliter la tâche, on vous a préparé une petite sélection : Vous n’avez pas besoin de nous pour le savoir, s’il y a bien un incontournable, c’est le This Is Not A Love Song. Cette année encore, le rock indé sera à l’honneur avec Shellac, Built To Spill, Low, Stephen Malkmus & The Jicks, Kurt Vile & The Violators, Courtney Barnett, Fat White Family, It It Anita, The Messthetics (avec Brendan Canty et Joe Lally, anciens batteur et bassiste de Fugazi), Shame, Fontaines DC, Big Thief, Poutre… C’est déjà beaucoup, mais ce n’est même pas tout (voir la prog complète ci-dessous). Nîmes, capitale indie rock. Du 30 mai au 1er juin, à Nîmes (34). Toute la prog Du côté de Paris, le Villette Sonique fait toujours dans le pointu et qualitatif, avec de quoi satisfaire les amateurs de rock (Stereolab, Jonathan Bree, Julia Holter, Cate Le Bon…), d’électro (Tim Hecker, Mondkopf, David August…) ou de rap (Danny Brown, Channel Tres…). Et toujours de bons concerts gratuits en plein air pour flâner une bière à la main (Fontaines D.C., Black Midi, Crack Cloud, The Messthetics). Du 6 au 9 juin, à Paris. Toute la prog Nouveau venu creusois, le Check-In Party frappe très fort avec (on retient son souffle) Patti Smith, Foals, Etienne de Crécy, Oh Sees, Deerhunter, It It Anita, The Psychotic Monks, Slaves, La Colonie de Vacances, Bodega…. On espère un énorme carton pour qu’ils continuent dans cette voie… Et il n’y a aucune raison pour que ce ne soit pas le cas. Du 22 au 24 juin, à Augères (23). Toute la prog Au Pointu Festival, on a l’habitude de proposer du très lourd gratuitement. Et cette cinquième édition frise l’indécence. Jugez plutôt : Mogwai, Melvins, Converge, METZ, Slaves, Hot Chip, Steve Gunn, J.C. Satàn. Du 5 au 7 juillet, à l’ile du Gaou (83). Toute la prog On a déjà fait preuve d’un plus grand enthousiasme face à une prog de La route du rock mais ça reste solide. Les bretons font dans la valeur sûre avec de la grosse tête d’affiche plus (Stereolab, Deerhunter) ou moins (Tame Impala, Metronomy) respectable, du psyché cool (Pond, The Growlers, White Fence), de l’excité (Idles, Fontaines D.C.) et de quoi remuer le popotin (Jon Hopkins, Hot Chip). A St-Malo, du 14 au 17 août. Toute la prog La ferme électrique occupe toujours une place à part, à des années lumières des grosses machines (à fric). Encore du beau monde pour cette 10e édition et des...

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La programmation du This Is Not A Love Song est connue, et elle est excellente !

La programmation du This Is Not A Love Song est connue, et elle est excellente !

On a l’habitude, tous les ans, le This Is Not A Love Song (TINALS pour les intimes) nous réserve une programmation aux petits soins avec bon nombre d’artistes indie rock incontournables. Cette année, l’équipe s’était jurée de revenir aux bases, de ne pas courir après une coûteuse tête d’affiche, de fonctionner aux coups de cœur. L’affiche ne manque pas de valeurs sûres pour autant avec les présences ds géniaux Built To Spill, des bruyants et mythiques (et habitués) Shellac, de l’icône indie Stephen Malkmus (ex-leader de Pavement pour ceux qui n’auraient pas suivi), des envoûtants et passionnants Low. A leurs côtés, quelques pointures comme Kurt Vile, Courtney Barnett ou Shame et quelques-uns qui promettent de mettre un beau bordel : nos chouchous belges It It Anita, les gentiment timbrés Fat White Family, les (post) punkeux Fontaines DC, les noiseux de Poutre, les punk nippones Shonen Knife qui rendaient dingues Kurt Cobain ou encore The Messthetics qui rassemblent ni plus ni moins que Brendan Canty et Joe Lally (anciens batteur et bassiste de Fugazi). Excusez du peu ! Bref, il y aura de quoi s’amuser du côté de Nîmes du 30 mai au 1er juin prochains. La programmation complète est ici, la billetterie par là. Jonathan Lopez LIRE NOTRE REPORT DE L’EDITION 2015 LIRE NOTRE REPORT DE L’EDITION 2016 LIRE NOTRE REPORT DE L’EDITION...

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Premiers noms pour This Is Not A Love Song

Premiers noms pour This Is Not A Love Song

Tous les ans, l’annonce des premiers noms du This Is Not A Love Song est attendue de pied ferme par les amateurs d’indie rock, dont nous faisons partie. Et comme tous les ans, il y aura du beau monde du côté de Nimes du 1er au 3 juin. Jugez plutôt : Beck, The Breeders, Ty Segall (un habitué), Sparks, Deerhunter, Father John Misty, Jesus And Mary Chain, Cigarettes After Sex, Flat Worms ou encore Dead Cross (un des derniers projets de Mike Patton)… On aura du mal à faire preuve d’autant d’enthousiasme face à la venue de Phoenix mais que voulez-vous, il en faut pour tous les goûts. En tout cas, on a hâte de connaitre les noms suivants et on prend déjà rendez-vous cet été sous le soleil nîmois. JL   LIRE LE LIVE REPORT DE L’EDITION 2017 LIRE LE LIVE REPORT DE L’EDITION 2016 LIRE LE LIVE REPORT DE L’EDITION...

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Interview – Slaves

Interview – Slaves

Slaves, à ne pas confondre avec le groupe américain de post-hardcore expérimental… Slaves c’est le vrai punk britannique ! Le duo de Kent, formé par Laurie Vincent (guitare/basse/chant) et Isaac Holman (batterie/chant), a la parole libre et bien des choses à dire. Leur album Are You Satisfied? nous avait comblés… Il en a été de même avec le dernier en date, Take Control, qui comprend une collaboration avec Mike D des Beastie Boys. Du pur punk rageur et abrasif qui crache allègrement sur notre société contemporaine. Il nous tardait donc de les questionner. Et nous avons sauté sur l’occasion lors de leur venue au festival This Is Not A Love Song.   “Le Brexit ? Un vrai pas en arrière pour l’humanité. La politique dans notre pays est complètement niquée… J’ai le sentiment d’être gouverné par des idiots”   Salut les gars, bon déjà… Cool vos tatouages !  Laurie :  j’ai commencé à me faire tatouer quand j’avais 16 ans.   Et c’est comme manger des cerises, une fois que tu commences tu ne peux plus t’arrêter ! Laurie : ahah oui je suis bien d’accord.   Vous vous êtes rencontrés comment ? Isaac : on jouait des concerts chacun avec nos groupes et on appréciait respectivement notre musique. Laurie nous a rejoint dans mon précédent groupe mais on n’aimait pas la direction que ça prenait donc on a fondé Slaves.   C’est comme dans une relation, chaque membre doit avoir une approche similaire pour parvenir à un bon résultat. Isaac/Laurie : oui, exactement !   J’adore ce que vous faites sinon je ne serais pas là… et votre musique me rappelle cette devise : fais ce que tu veux, c’est ta vie !  Isaac : oui il s’agit juste de s’exprimer de la manière qui te convient, on a suivi nos rêves et finalement ça montre que tout est possible. S’amuser tout simplement, et montrer aux gens que tu peux apprécier ta vie plutôt que de faire partie du système.   Ça se tient ! Qu’est-ce que vous ressentez vis-à-vis du Royaume-Uni actuellement ? Laurie : je suis fier que le parti travailliste (Labour Party) ait obtenu son meilleur résultat historique auprès des jeunes début juin, même si le parti n’est pas arrivé au pouvoir… Le parti écologique, le parti travailliste… Avec nos amis nous sommes ouverts d’esprit et plutôt fiers de notre pays. On est anti-Brexit et le fait de faire ce festival ça m’énerve encore plus vis-à-vis de ça parce que je pense à ce que ce sera dans le futur. C’est un vrai pas en arrière pour l’humanité… Il y a beaucoup d’émotions contradictoires mais il reste de l’espoir, Jeremy Corbyn semble plus fort qu’il ne l’a jamais...

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This Is Not A Love Song (Nîmes), du 09 au 11/06/17

This Is Not A Love Song (Nîmes), du 09 au 11/06/17

5e édition. 5 scènes. 52 groupes. 47 heures de live.   Cette édition 2017 du This Is Not A Love Song (Tinals pour les intimes) commence de la meilleure des façons : pas de grèves de la SNCF. Il y a un an, c’était la première fois que j’y allais, ce fut le coup de foudre. Tinals ressemble à une famille. Nous y trouvons des bars, des concerts, des gens cool et du soleil. On est donc prêt pour trois jours de bonheur à l’état pur.     Vendredi 9 juin   Après avoir pris le train à 8h du mat’, je réalise que j’ai pas fait mes 7h de sommeil… fuck it. On commence avec The Coathangers (interview à lire prochainement). Le trio d’Atlanta assure grave en live. Elles commencent par jouer mon morceau préféré (“Squeeki Tiki”), ce qui n’est jamais mauvais signe. Fureur et mélodie, le son est violent, dynamique et efficace. Grand final sur scène… une guitare sera donnée à un fille du public. Et ce n’est pas n’importe quelle gratte… mais celle volée aux Growlers ! Et ouais… YOU DON’T FUCK WITH THE COATHANGERS… Trop cool ces trois filles ! Live 9/10   Je file voir The GROWLERS. Quatuor de rock pop psyché californien, les Growlers sont aussi trés connus pour leur festival annuel Beach Goth – super festoche que je recommande au passage. Sur leur 5eme Album, City Club (Cult Records), moins surf que les précédents et avec un penchant plus prononcé pour les synthés, on retrouve  de façon notable la touche de Julian Casablancas (The Strokes), dans le plus pur style New Yorkais made in Cult Rds. Et, dans la douceur d’un coucher de soleil et forts d’une nouvelle gratte, commence leur show… qui se révèlera excellent. Le morceau “City Club” me tue en live. Je reste bloqué dessus. J’ai hâte de les voir à nouveau sur scène. Live 8/10   A 22h30 déboule Flying Lotus. De l’art. De la musique. Un concept. La dernière fois que j’ai vu FlyLo remonte à 2009 ou 2010 à Los Angeles, juste après la sortie de son album bien nommé Los Angeles (Warp RDS- 2008). Le concert était complètement dingue et ce fut le cas à nouveau à TINALS. Tout est dans le personnage et son style, assez uniques, tout autant que les visuels qui l’accompagnent sur scène. Voilà quelqu’un qui s’efforce de faire preuve d’originalité et de contenance, ne se contentant pas seulement de produire des beats cool. Un artiste à part entière, tout simplement. Le concert de FlyLo fait tripper tout le monde, avec ou sans drogue. Live 8/10   Avec tout ça j’ai loupé Shame. Il parait que c’est bien… Mais il reste deux gros morceaux, respectivement électro et punk (ou deathpunk pour les spécialistes) : Moderat et Turbonegro. Malheureusement programmés en même temps. Le set des premiers est impeccable. Son parfaitement berlinois et avec la pleine lune, ça le fait....

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