The Jesus And Mary Chain – Damage And Joy

The Jesus And Mary Chain – Damage And Joy

Ne jouons pas les vierges effarouchées ou les esprits obtus : les reformations, si elles débouchent sur des albums de qualité et quand il s’agit de groupes mythiques comme The Jesus And Mary Chain, on prend. Les anglais nous avaient laissé orphelins près de 20 ans après le moyennasse Munki et reviennent donc près de 30 ans après le cultissime Psychocandy, nous étions donc aussi impatients que légitimement inquiets. Si cette affreuse pochette n’augurait rien de bon, le groupe a décidé de nous en mettre plein la vue dès le début. En vieux briscards, ils se doutaient bien qu’en mettant les morceaux moyens au début, le public et la critique auraient eu bien du mal à apprécier ce disque. Donc, les morceaux moyens, ils les ont disséminé plus loin dans la tracklist… Psychocandy s’ouvrait avec “Just Like Honey”, Darklands s’ouvrait avec.. “Darklands”. Qu’à cela ne tienne, Damage And Joy s’ouvre avec “Amputation”, tube incontestable. Et derrière on a droit à la magnifique et cotonneuse “War On Peace”, suivie de l’excellente et énergique “All Things Must Pass”. On est heureux de retrouver la voix de Jim Reid, le son caractéristique de Jesus And Mary Chain… Et tout va bien dans le meilleur des mondes. C’est à partir de “Always Sad”, sympathique ritournelle pop mais un peu trop innocente, que le bât blesse. Les frères Reid se mettent ensuite à souffler le chaud et le froid avec d’autres franches réussites quand les larsens viennent brouiller les mélodies avec bonheur (“Get On Home”, “Facing Up To The Facts” ou “Mood Rider” qui s’envenime méchamment sur le finish), et des morceaux franchement dispensables (“Los Feliz”, “Presidici”, un “Can’t Stop The Rock” qui, comme son nom pouvait le laisser craindre, flirte dangereusement avec la mièvrerie ou “Simian Split” aux breaks de batterie aussi déconcertants que les paroles : “I killed Kurt Cobain, i put a shotgun through his head. And his wife gave me the job” qui ne manqueront pas de faire jaser, ce qui permettra au moins de faire parler de ce morceau assez quelconque). Jim Reid n’oublie pas un rappel essentiel : “i hate my brother and he hates me“. Ouf, rien n’a vraiment changé ! Mais au final, The Jesus And Mary Chain nous offre un bon album pop, un retour honnête mais certainement pas un grand disque de Jesus And Mary Chain. On peut avancer sans trop se mouiller que dans 10 ans on préfèrera sans doute se réécouter Psychocandy, Darklands ou Automatic, même si on les connait par cœur. Mais au moins on ne tirera pas la tronche quand ils joueront dans deux semaines à l’Elysée Montmartre les meilleurs titres de ce Damage And Joy....

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Slowdive : retour imminent !

Slowdive : retour imminent !

Décidément il semblerait que les légendes shoegaze se soient passés le mot. Si My Bloody Valentine avait montré la voie il y a 4 ans maintenant, The Jesus And Mary Chain, Ride et maintenant Slowdive ont quasiment coordonné leur retour dans les bacs. Damage And Joy, le nouveau disque de Jesus & Mary Chain est disponible depuis quelques jours, celui de Ride, Weather Diaries, suivra le 16 juin et Slowdive vient d’annoncer à son tour la sortie du sien, qui viendra s’intercaler entre les deux : le 5 mai prochain. Cet album éponyme  succèdera donc à Pygmalion, 22 ans après. Après la divulgation du premier single, le joli “Star Roving”, Slowdive nous offre cette fois le clip du second extrait, “Sugar For The Pill”. Voilà, maintenant on a deux bons morceaux, une date de sortie. Ne reste plus qu’à attendre la délivrance dans un gros mois. JL Rappelons que Slowdive se produira au Trabendo de Paris dimanche 5 avril. Mais ne cherchez pas, c’est...

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Ride : une date de sortie et un clip pour le prochain album

Ride : une date de sortie et un clip pour le prochain album

  Le retour de Ride devient de plus en plus concret plus de 20 ans après son dernier album Tarantula. En effet on connait maintenant la date officielle de sortie du prochain disque. Weather Diaries, c’est son petit nom, devrait débarquer le 16 juin dans les bacs et en attendant “Charm Assault”, le premier extrait dévoilé (suivi du très bon “Home Is A Feeling”) bénéficie de son petit clip réalisé par Anton Newcombe et Jean de Oliveira. Voilà vous n’avez plus qu’à cocher la date et à mater ce clip psyché-révolutionnaire en attendant… JL...

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The Jesus And Mary Chain de retour aux affaires

The Jesus And Mary Chain de retour aux affaires

Il y a des groupes comme ça, cultes, mais qui semblent appartenir au passé. The Jesus And Mary Chain en fait partie car leur discographie était figée depuis les années 90 (Munki en 96, pas vraiment inoubliable qui plus est). Une tournée pour les 30 ans de Psychocandy avait quelque peu rallumé la flamme, mais elle s’était peu à peu éteinte ensuite. Cette fois-ci le retour en grâce semble bel et bien enclenché puisqu’un nouvel album devrait voir le jour en mars 2017 chez Warner selon les dires d’Alan McGee, leur manager historique et patron de Creation. Le rendez-vous est pris....

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The Brian Jonestown Massacre – Third World Pyramid

The Brian Jonestown Massacre – Third World Pyramid

C’est sur un air de funérailles que s’ouvre ce Third World Pyramid (“Good Mourning” avec Tess Parks, nouvelle acolyte de predilection d’Anton Newcombe). Enterrerait-on le Brian Jonestown Massacre ? On n’espère pas. Et on a du mal à l’imaginer vu la productivité de son inébranlable leader. Anton nous connait, il sait qu’on l’aime et il sait comment on l’adore. Alors il nous ressert sur un plateau des restes bien assaisonnés de Methodrone (“Government Beard”, “Third World Pyramid”). Voix perdue dans la brume, basse vrombissante… Et même une assise rythmique d’humeur post punk sur le morceau-titre. Difficile alors pour nous de la ramener. Les trompettes sont aussi de sortie pour accompagner Newcombe et sa fausse nonchalance en bandoulière (“Don’t Get Lost”). Tout ceci fait mouche et ne déboussolera nullement l’amateur du BJM en manque de volutes opiacées (“Like Describing Colors To A Blind Man On Acid”, double miam). Bien calé dans ses souliers,  le BJM et son charismatique leader nous embarquent également dans de sympathiques vadrouilles dans le far west (“Oh Bother”) ou en surf sur la lune (“Lunar Surf Graveyard”). Ça s’écoute, plutôt très bien même, même si ça ne marquera sans doute pas les esprits durablement. Finalement qu’est ce qu’on pourrait reprocher à ce disque ? De se la jouer facile, de ne pas innover plus que de raison ? Certes. Mais si on voit plutôt le verre à moitié plein, notons que le père Newcombe semble avoir conservé sa verve et son insouciance des débuts, qu’il est toujours capable de composer d’excellents morceaux… Et puis surtout, le Brian Jonestown Massacre est toujours debout, nullement vacillant, ce qui, au regard de son parcours tumultueux, tient quasiment du miracle....

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