Mudhoney de retour à Paris !

Mudhoney de retour à Paris !

Réjouissons-nous ! Alors que Mudhoney fête cette année ses 30 ans de carrière (tout comme son label historique Sub Pop), il reviendra d’ici la fin de l’année avec son 10e album, successeur de Vanishing Point, et sera de retour sur scène le 27 novembre au Trabendo (Paris). Après avoir snobé la capitale lors de leur dernier passage en France, puis carrément le pays quand ils ont sillonné l’Europe il y a 2 ans (tournée gravée sur l’album LiE sorti en début d’année), le légendaire groupe de Seattle est plus qu’attendu. Ça va fuzzer ! Les places sont d’ores et déjà en vente ici. Jonathan Lopez     LIRE LA CHRONIQUE DE TOMORROW HIT TODAY LIRE LA CHRONIQUE DE LIE LIRE L’INTERVIEW DE...

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L7 en concert à La Cigale (Paris) le 13 juin !

L7 en concert à La Cigale (Paris) le 13 juin !

On avait jusque-là de quoi être frustré. L’an passé , L7 avait bien pointé le bout de son nez en France mais uniquement en festival (Rock En Seine, Le Cabaret Vert). Alors qu’on craignait que le même scénario se répète cette année (passage au Hellfest), voilà qu’une date à Paris, à La Cigale plus précisément, vient d’être annoncée. Auteures de quelques brûlots grunge/punk durant les années 90 (Smell The Magic et Bricks Are Heavy en tête), les riot grrrl vont pouvoir nous prouver qu’elles n’ont rien perdu de la rage dévastatrice qui les habitaient il y a deux décennies. Un début de réponse nous est donné avec le nouveau single, “I Came Back To Bitch”, reste à aller vérifier par nous-mêmes ce qu’il en est sur scène. Jonathan Lopez L’event FB La...

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Pearl Jam – Yield

Pearl Jam – Yield

L’été prochain je passe mon bac PJ avec trois épreuves de 3h chacune dans 3 villes d’Europe (et oui, il se mérite ce diplôme !). Une épreuve ardue car on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Alors forcément je potasse mes classiques. Assidu comme je suis, les premiers chapitres ne me font pas peur, je les maitrise sur le bout des doigts. Même sur le chapitre No Code, pas évident à retenir, je suis parfaitement serein parce que j’ai bossé dur l’an dernier. Les derniers chapitres n’étant pas les plus passionnants loin s’en faut, il y a peu de chances qu’on tombe dessus. J’ai donc décidé de mettre l’accent sur la partie Yield aujourd’hui, un programme vieux de 20 ans mais qui se porte comme un charme. C’est bien simple, quand on le relit, on se dit qu’il aurait pu être écrit hier. Allez, au boulot ! Nous sommes donc en 98. Pearl Jam se retrouve quelque peu esseulé au sein du « big four » de Seattle pour cause de suicide de chanteur (Nirvana), descente aux enfers de chanteur (Alice In Chains) ou tensions entre chanteur et ses copains (Soundgarden). Eddie Vedder, lui, va mieux. La pression médiatique est retombée, les regards commencent à se braquer sur des faisceaux autres que Seattle et en s’affranchissant des codes Pearl Jammiens (No Code, 1996), égarant ainsi quelques adeptes en chemin, Pearl Jam s’est donné de l’air. Avec Yield, il revient sur un sentier plus balisé. La production, un temps envisagée seul, est finalement confiée au bon vieux fidèle Brendan O’Brien qui s’est battu pour ne pas rester sur la touche. L’unité du groupe est de plus en plus probante. Chacun y va de sa contribution, les débats sont ouverts. Ensemble tout devient possible. Il est loin le temps où Stone Gossard arrivait avec ses compos clés en main. Très vite, Pearl Jam fait de nouveau parler de lui en pondant un bon gros single. Un beau jour, bloqué par la neige, Mike McCready s’emmerde chez lui, prend sa gratte et brode un merveilleux riff aussi limpide que virevoltant. « Given To Fly » est (presque) né. On pense d’abord à une ballade tout en douceur mais le morceau vire à l’épique sur l’explosion du refrain. Un classique supplémentaire dans la besace. Et un carton sur les ondes. Le même jour, McCready écrit « Faithful », autre point culminant du disque. Une fois de plus, l’intro tout en délicatesse est trompeuse, le titre prend son envol ensuite. Pour la petite histoire, Mike avait écrit deux parties distinctes : l’intro et la partie principale (bien plus burnée) et ne trouvait pas comment raccrocher les wagons. Il appelle alors Stone pour lui jouer les deux parties en...

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Walking Papers – WP2

Walking Papers – WP2

La renommée de Walking Papers en France étant somme toute modérée malgré son casting luxueux, ce serait mentir que de dire que ce disque était plus qu’attendu. Il l’était, par moi en tout cas, tant sa sortie s’est faite désirer. Il y a quatre ans (déjà !), ce supergroupe de Seattle rassemblant Barrett Martin (Screaming Trees, Mad Season, Tuatara), Duff McKagan (Guns’nRoses), Jeff Angell et Ben Anderson (The Missionary Position) nous avait particulièrement séduit avec ses compos blues/grunge, beaucoup plus dans l’esprit 90s que dans les gros sabots Guns’N’Rosiens. Ouf ! Il révélait en outre Jeff Angell, chanteur au registre assez large et à la voix éraillée juste ce qu’il faut pour lui conférer un charisme certain. En 2018 donc, alors qu’on osait à peine l’espérer, Walking Papers revient et, dans un premier temps du moins, Walking Papers déçoit. Car le début d’album est un peu plan plan et peine à nous embarquer complètement : le riff de “My Luck Pushed Back” sent le réchauffé à plein nez, “Death On The Lips” est un single efficace à défaut d’être dévastateur… Mais n’enterrons point ces vieux ours avant de les avoir entendus. À y écouter de plus près, ce WP2 dispose tout de même de vrais bons moments (la superbe ballade, même si un brin cheesy, “Red And White”, la gonflée aux hormones “Somebody Else”). Mais, comme souvent, quand la sortie d’un disque est maintes fois repoussée, les attentes sont élevées et difficiles à combler. Le syndrome du “tout ça pour ça“. Si WP2 n’est certainement pas un mauvais disque, on regrette tout de même cet aspect un peu trop propret (“Yours Completely”) et un manque d’audace et d’imagination parfois criants (“Hard To Look Away” qui montre les muscles mais délaisse la finesse). Sur quelques ballades, Angell tire son épingle du jeu (“Don’t Owe Me Nothin'”) mais globalement la production gagne en épaisseur ce qu’elle fait perdre en spontanéité à l’album (“Before You Arrived” aussi puissant mélodiquement que lourdaud quand le synthé vient appuyer chaque parcelle du refrain) et la durée non négligeable du disque (plus d’une heure) se transforme vite en inconvénient. Auteur de quelques prestations mémorables en 2014, Walking Papers sera certainement à ne pas manquer s’il pointe le bout de son nez sur scène et on ne doute pas un instant que certains morceaux s’intégreront parfaitement dans la nouvelle setlist. D’ici là, on risque de se réécouter plus volontiers le premier album qui reste un cran au-dessus de ce successeur. JL   LIRE L’INTERVIEW DE WALKING PAPERS LIRE L’INTERVIEW DE BARRETT...

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Mudhoney – LiE

Mudhoney – LiE

Un nouveau Mudhoney, c’est toujours une occasion de se réjouir. Un live de Mudhoney, c’est toujours une occasion de se réjouir. Alors pourquoi ce nouveau live de Mudhoney ne serait-il pas une occasion de se réjouir ? Simplement parce que c’est le cinquième disque live du groupe depuis 10 ans (sixième si on compte le split avec les Melvins et septième si on inclut le disque bonus de l’édition deluxe de Superfuzz Bigmuff) et qu’il souffre des mêmes défauts que quasiment tous les autres. Déjà, il est trop court. 11 titres pour un album live d’un groupe comme Mudhoney, c’est comme si on les cantonnait à une première partie ou à une prestation de festival à 14h30. Honteux. Ensuite, il contient beaucoup de morceaux dont il existe déjà des versions live de très bonne qualité : la moitié sont déjà sur des disques lives de Sub Pop (et “What To Do With The Neutral”, “I’m Now” et “The Final Course” sont même tous les trois sur les 3 derniers lives du groupe !) et seuls 2 ne se trouvaient sur aucun disque officiel. Ce qui laissera au fan moyen un goût de déjà vu, au complétiste une vraie déception d’avoir si peu d’exclusivités. Là, c’est le point de vue du fan qui a déjà écouté en boucle tous les précédents albums live et qui en possède la plupart. En revanche, en étant moins pointu, on se prend quand même une bonne claque, car Mudhoney en live, c’est excellent, et au niveau de la prise de son, on s’y croirait. En plus, les morceaux sont tous très bons, et les deux exclusivités sus-cités sont “Editions Of You”, face b rarissime, et “Broken Hands”, une des plus belles chansons du groupe. L’interprétation est parfaite, l’énergie palpable, bref, c’est une captation live de haut niveau. Au final, même si le fan hardcore que je suis regrettera de ne pas avoir d’autres morceaux joués sur cette tournée (“Sonic Infusion”, “1995”, “Flat Out Fucked”, “F.D.K.” ou “Something So Clear”, par exemple), la seule vraie frustration est la durée trop courte du disque, qui donne furieusement envie de se le remettre. Cet album live ne laissera certainement pas sa trace dans l’Histoire de la musique, ni dans celle de Mudhoney, d’ailleurs, mais il s’écoute avec un putain de plaisir, et ça reste le principal, non ? BCG   LIRE L’INTERVIEW DE...

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