PLAYLIST – Nirvana, l’anti best of

PLAYLIST – Nirvana, l’anti best of

© Charles Peterson Voilà 25 ans qu’on nous rebat les oreilles avec le suicide de Kurt Cobain et il est fort probable, du moins si vous avez de la chance et un minimum de bon goût, que vous ayez écouté au moins 25 fois les 4 albums de Nirvana (on n’est pas radin chez Exitmusik, on considère Incesticide comme un album). Il n’empêche que, trop entendus ou non, Kurt Cobain a composé de son vivant un nombre impressionnant de titres pas piqués des hannetons (on n’est pas radin chez Exitmusik, on ressort les expressions de mémé pour tous ceux qui les aiment ou qui voudraient les remettre à la mode). On vous a donc concocté une petite playlist des titres de Nirvana que vous avez peut-être moins écoutés que les autres mais qui défoncent tout quand même. Et c’est cadeau, on n’est pas radin chez Exitmusik… (Vous connaissez SoundsGood ? Non ? On vous explique*) Blackcondorguy *Vous pouvez choisir le lecteur de votre choix pour écouter les morceaux, donc si vous n’êtes inscrit sur aucun d’entre eux, préférez Youtube ou Sound Cloud. Certains morceaux ne sont présents que sur Youtube donc si vous optez pour un autre lecteur, il zappera directement au suivant. ÉCOUTEZ LA PLAYLIST DES 30 ANS DE SUB POP ÉCOUTEZ LA PLAYLIST SUR LE SEATTLE SOUND LIRE LA CHRONIQUE DE NEVERMIND LIRE LA CHRONIQUE DE IN UTERO LIRE LA CHRONIQUE DU MTV...

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PLAYLIST – Le Seattle Sound en 20 morceaux

PLAYLIST – Le Seattle Sound en 20 morceaux

Jour funeste de l’histoire du grunge, le 5 avril a vu la mort de deux icônes du genre, Kurt Cobain, il y a 25 ans de cela puis Layne Staley, merveilleuse voix d’Alice In Chains, parti huit ans plus tard. Ces tristes anniversaires constituent une (énième) occasion de se replonger dans l’incroyable scène de Seattle (et ses environs, on n’oublie pas que Nirvana est un groupe d’Aberdeen) des 90s. Nous avons donc choisi 20 morceaux de groupes, du plus fameux au plus confidentiel, à qui on a accolé l’étiquette grunge lorsque c’était hype, avant tout en raison de leur provenance géographique. Des groupes, au sein desquelles les connexions étaient multiples (nombreux sont les membres que l’on retrouve dans deux ou trois groupes différents) mais dont le son était parfois très éloigné (difficile de trouver des points communs entre Nirvana et Alice In Chains ou entre Melvins et Temple Of The Dog). Il ne tient qu’à vous de le vérifier. (Vous connaissez Sounds Good ? Non ? On vous explique*) On n’oublie pas Shawn Smith, chanteur de Brad (où officie également Stone Gossard de Pearl Jam), Satchel et Pigeonhed (avec Steve Fisk) qui nous a quitté vendredi dernier. Le 5 avril, donc. Un de plus. RIP Jonathan Lopez *Vous pouvez choisir le lecteur de votre choix pour écouter les morceaux, donc si vous n’êtes inscrit sur aucun d’entre eux, préférez Youtube ou Sound Cloud. Certains morceaux (ceux de My Sister’s Machine et Blood Circus) ne sont présents que sur Youtube donc si vous optez pour un autre lecteur, il zappera directement au suivant. ÉCOUTEZ LA PLAYLIST DES 30 ANS DE SUB POP LIRE L’ARTICLE SUR LA DISCOGRAPHIE DE SOUNDGARDEN LIRE LA CHRONIQUE DE TRULY – FAST STORIES… FROM KID COMA LIRE LA CHRONIQUE DE PEARL JAM – VS. LIRE LA CHRONIQUE DE PEARL JAM – VITALOGY LIRE LA CHRONIQUE DE NIRVANA – NEVERMIND LIRE LA CHRONIQUE DE NIRVANA – INCESTICIDE LIRE LA CHRONIQUE DE NIRVANA – IN UTERO LIRE LA CHRONIQUE DE NIRVANA – MTV UNPLUGGED LIRE LA CHRONIQUE DE GREEN RIVER – DRY AS A BONE/REHAB...

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Green River – Dry As A Bone EP/Rehab Doll

Green River – Dry As A Bone EP/Rehab Doll

Sub Pop (Rééditions), 25 janvier 2019 Green River ou le supergroupe avant l’heure. Le groupe se forme en 1984 et en cet an 0 du grunge, il n’est alors composé que de cinq illustres inconnus chevelus. Parmi eux, deux futurs Mudhoney, Mark Arm (chant) et Steve Turner (lead guitar), croisaient le fer avec deux futurs Mother Love Bone et Pearl Jam, Stone Gossard (guitare rythmique) et Jeff Ament (basse). Un an plus tard, Green River a un premier EP (Come On Down) dans sa besace et s’est déjà fait plaquer par Steve Turner, remplacé par Bruce Fairweather (qui, lui, n’est autre que le futur gratteux de Love Battery). Un début d’émulation est en train de naître dans la ville où il tombe toujours des cordes. Aux côtés de Green River, quelques groupes bruyants font trembler les murs des clubs de Seattle et se retrouveront sur la (désormais culte) compil Deep Six. Ils s’appelaient Melvins, Soundgarden ou encore Malfunkshun (avec Andy Wood, futur frontman exubérant de Mother Love Bone, futur coloc de Chris Cornell, futur premier destin tragique d’une longue lignée…). L’histoire est en marche et si on leur avait dit à l’époque qu’ils seraient à l’avant-garde de la scène vers qui tous les yeux allaient être rivés quelques années plus tard, ils se seraient bien foutus de notre gueule. Nous non plus, on n’y aurait pas cru à l’écoute de Dry As A Bone, première sortie d’un petit label local nommé Sub Pop, et deuxième EP de ce groupe au cul un peu coincé entre une chaise punk et l’autre hard rock/metal. Pas très confortable mais Green River s’en accommode assez bien et cette particularité fait également son charme (même si elle les mènera à un irrémédiable split). Malgré tout, on ne va pas vous la faire à l’envers non plus, Green River, en dépit de son indiscutable statut culte et sa prépondérance pour façonner un son qui allait traumatiser toute une génération, n’a pas produit de chef-d’œuvres injustement méconnus. Bien sûr, Fairweather savait déjà tricoter du riff qui cogne bien (“In My Town”), la doublette Gossard/Ament était déjà des plus affûtées et groovait comme il faut (“PCC”, “Unwind”), Mark Arm s’en donnait à cœur joie et faisait déjà un très bon imitateur d’Iggy Pop (comme sur le bien teigneux “Hangin’ Tree”, présent initialement sur la – non moins culte – compil Sub Pop 200)… Mais en dehors de quelques titres qui sortent aisément du lot, on déplore bon nombre de morceaux plus anecdotiques. Rehab Doll et Dry As A Bone avaient pour eux une énergie féroce, des membres indiscutablement talentueux, des compos solides mais finalement assez peu de mélodies mémorables. Au-delà DU tube “Swallow My Pride” écrit par...

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5 chansons, 5 disques par Mudhoney

5 chansons, 5 disques par Mudhoney

Il y a trois ans, l’un d’entre nous rencontrait Mudhoney pour la première fois, au cours d’un échange vif et passionné. Une expérience restée gravée. Car rencontrer Mudhoney pour une interview, c’est un vrai rêve de fan. Non pas que le groupe soit particulièrement inaccessible, on ne compte pas les photos de gens qui ont pu les croiser aux abords de leurs concerts, mais ils ne passent pas si souvent par chez nous et quand on n’a jamais vraiment eu l’occasion de discuter avec eux, c’est un moment assez énorme. Surtout quand, l’interview ayant un peu de retard, on a l’occasion de profiter des balances, quasiment seuls dans la salle. Seule petite déception, le chanteur Mark Arm ne sera pas de la partie, laissant la corvée des relations publiques au guitariste Steve Turner et au bassiste Guy Maddison. Déception vite envolée quand les deux répondent avec franchise, humour et sympathie (et un accent australien pas toujours facile à comprendre pour nous pauvres frenchies, en ce qui concerne Maddison) à nos questions sur 5 de leurs chansons.  © Emily Rieman Mudride (Superfuzz Bigmuff EP, 1988) Steve Turner : C’est une de nos plus vieilles chansons. On l’a écrite assez tôt. Il y avait carrément du Spacemen 3 et du 13th Floor Elevators dans nos inspirations pour ce morceau, je dirais.Guy Maddison : C’est comme ça que ça sonne ! (rires)ST : C’était marrant d’avoir un morceau plus lent pour se lâcher au début du groupe. On la fait encore, parfois, mais ça prend du temps pour l’amener à sonner comme il faut. Je pense qu’il faut la jouer souvent pour qu’elle sonne bien. GM : Oui, elle a un groove particulier sur lequel il faut qu’on se cale pour qu’elle sonne comme elle devrait. Je trouve qu’elle ressort de l’EP. C’était voulu ?ST : Non…C’est sur Superfuzz ? (Je confirme) Ben, on avait déjà « If I Think » qui était plus lente. Oui, mais sur celle-ci on sent du Black Sabbath sur les bords.ST : Nous, on pensait faire du psychédélique. Mais bon, j’en sais rien. On avait plus de chansons que les 6 qu’on a sorties sur Superfuzz. On a choisi un groupe de chansons variées, tu vois. Selon nous ! (rires) Cette question était plutôt destinée à Mark Arm, puisque c’est lui qui écrit les paroles, mais ça parlait de quelque chose en particulier ?ST : Il ne saurait pas répondre non plus à cette question ! (rires)Non, je crois qu’il ne parlait pas de quelque chose en particulier, il cherchait à évoquer des images. Nos plus vieilles chansons sont un peu plus brutes. Je n’ai jamais vraiment eu une idée précise de ce dont parlait ce morceau. GM : Souvent, Mark écrit des choses et il...

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Pearl Jam – Vs.

Pearl Jam – Vs.

Vous vous souvenez de la dépouille que vous aviez il y a 25 ans ? Bien sûr que vous vous en souvenez, on vous ressort souvent les photos devant votre mine déconfite et vous les planquez dès que possible, en espérant que plus personne ne remette la main dessus. Et le Billboard 200 (albums les plus vendus) il y a 25 ans, vous vous souvenez de la gueule qu’il avait ? On y trouvait en vrac (et, entre quelques merdes quand même, faut pas déconner) : Black Sunday de Cypress Hill, In Utero de Nirvana, Doggystyle de Snoop Dogg, Songs Of Faith And Devotion de Depeche Mode… et Vs. de Pearl Jam. Ne regardez pas le classement 2018, vous allez chialer. Une autre époque, clairement. En 1993 donc, Pearl Jam est au sommet de sa popularité mais pas au mieux dans les têtes. Comme Nirvana, le groupe inonde les ondes, est érigé en « nouvelles stars du rock », « dieux du grunge », Eddie Vedder en « voix d’une génération » et tout un tas de conneries difficiles à assumer quand on est jeunes immatures et qu’on a juste envie de faire de la musique avec ses potes (avec un peu d’ambition certes, on va y revenir). Blindé de tubes à entonner point levé, Ten les plaçait toutefois dans une bien inconfortable position. Ultra populaire auprès des kids, Pearl Jam était également raillé par une partie de la presse et des pontes de l’alternatif, Kurt Cobain en tête, qui leur chiait dessus dans les médias dès qu’il en avait l’occasion. Il est vrai que, tout réussi qu’il est, Ten s’appuyait sur une production bien clinquante et puisait davantage son inspiration dans le classic rock et le hard (FM diront les plus haineux) que le punk, chéris par Nirvana et Mudhoney. Un style de musique destiné à leur ouvrir les portes vers les plus grands stades au lieu des caves miteuses de Seattle. Pearl Jam est ambitieux et ne s’en cache pas. Des orientations qui auront d’ailleurs causé le split de Green River ; Gossard et Ament (futurs Pearl Jammeux) souhaitant devenir les nouveaux Jane’s Addiction, alors que Steve Turner et Mark Arm (futurs Mudhoniens) étaient entièrement dévolus à la cause punk. Une séparation, qu’aujourd’hui personne ne regrette, vu la suite de l’histoire… Eddie Vedder, n’en déplaise aux haters, est le plus punk de la bande. Il voue un culte aux Ramones, Dead Boys, Dead Moon et compagnie. Vivre à la fraiche, planche de surf sous le bras, le fait bien plus rêver que nager dans les biftons entouré de groupies en chaleur. Il digère ainsi très mal sa surexposition soudaine, et sombre dans la parano. Pearl Jam décide de couper les ponts avec la...

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