Alice In Chains à l’Olympia (Paris) en mai prochain !

Alice In Chains à l’Olympia (Paris) en mai prochain !

  Dix ans après leur dernière date à Paris (au Bataclan), Alice In Chains fera son grand retour dans la capitale le 28 mai 2019 à l’Olympia ! Auteurs au mois d’août d’un excellent nouvel album, Rainier Fog, ils seront attendus de pied ferme et accompagnés qui plus est de Black Rebel Motorcycle Club, valeur sûre en live (même si leur dernier album ne laissera pas une marque indélébile dans l’histoire du rock). Les places seront mises en vente vendredi 9 novembre sur le site de Live Nation. Jonathan Lopez   LIRE LA CHRONIQUE DE...

Lire la suite

“In Utero” de Nirvana a 25 ans. Chronique

“In Utero” de Nirvana a 25 ans. Chronique

Vu que vous allez trouver des dizaines voire des centaines de sites pour vous raconter l’histoire de ce disque, la vie de Cobain et de Nirvana, je vais jouer à fond le mauvais critique, celui qui ne parle que de lui-même. Du coup, si vous cherchez un article historique ou que vous avez un avis très arrêté sur ce que doit être la critique musicale, vous pouvez d’emblée passer votre chemin. Au commencement, ce disque n’était rien qu’une image. Une femme avec des ailes d’ange sur un fond orangé. Une femme tellement nue qu’on voit l’intérieur de son  corps. Et un nom qui sonne familier et mystique, Nirvana. À l’époque où j’ai vu cette image, je devais déjà avoir entendu parler du groupe sans jamais l’avoir écouté, je savais que c’était de la musique mais pas du rock, pas du grunge, ces mots n’avaient que peu de sens pour moi, même pas qu’elle était faite par des hommes, je m’étais même imaginé que c’était une femme qui devait chanter ça, allez savoir pourquoi. Je n’avais donc aucune idée de qui était Kurt Cobain et j’ignorais complètement que dans à peine 6 mois, il serait l’objet de la plus grosse tragédie musicale des années 90. En revanche, je me souviens parfaitement du jour où j’ai écouté ce disque, en même temps que son ainé Nevermind. La grosse claque dans la gueule pour un gamin élevé dans une maison où la plupart des disques avaient sur leur pochette un quelconque hippie barbu orné d’une guitare classique et d’un pull dégueulasse. Le truc le plus rock que j’avais dû entendre jusque-là, c’était Jean Jacques Goldman. Imaginez le choc ! Mon premier émoi, sans surprise, c’était “Rape Me”. Le tube accrocheur par excellence, et rebelle en plus. On était tous des brêles en anglais, à l’époque, mais on savait étonnamment exactement ce que le titre voulait dire. Ce morceau, évinçant ainsi la bombe “Smells Like Teen Spirit” qui pour ma part fut à retardement, devenait mon premier coup de foudre avec Nirvana. Le deuxième viendra très vite, “Heart-Shaped Box” qui reste encore aujourd’hui un de mes tubes préférés du groupe. Ensuite, mon histoire avec In Utero fut jalonnée de va et vient, jamais vraiment disparu mais parfois en retrait avant d’y revenir inexorablement. Au collège, alors que je découvrais Oasis et tombais dans le piège de la britpop pour quelques années, chaque réécoute de Nirvana faisait vaciller mes sens d’une façon différente. In Utero,  souvent. Après le lycée, alors que j’errai sans gloire dans des sphères métalliques, il fallut l’influence bienvenue de ma petite amie d’alors pour me remettre dans le droit chemin. In Utero, toujours In Utero. Aujourd’hui que le gros de...

Lire la suite

PLAYLIST – Mudhoney en 20 morceaux

PLAYLIST – Mudhoney en 20 morceaux

  “Mudhoney fait partie de ces groupes qui n’y vont pas par quatre chemins. Il suffit de quelques morceaux pour savoir exactement la musique qu’ils aiment et celle qu’ils veulent faire. Pour l’auditeur, c’est pareil, quelques écoutes suffisent pour savoir si on accroche ou non, et même s’ils ont des disques meilleurs que d’autres, je pense que vous ne perdez pas grand chose à les éviter si vous n’aimez pas ce que vous entendez. A contrario, si vous aimez, vous pouvez vous plonger sans crainte dans l’ensemble de leur discographie.” Voilà ce qui se dit, entre autre, dans notre chronique de Digital Garbage, leur nouvel album. Du coup, je vous ai fait une petite liste de vingt morceaux qui contient les classiques de rigueur, un tour d’horizon de leurs 9 albums précédents et quelques-unes de mes chansons préférées. Si vous aimez ce que vous entendez, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Mudhoney devrait jouer pas mal de ces morceaux le 27 novembre prochain en concert au Trabendo (Paris) !   LIRE L’INTERVIEW DE MUDHONEY LIRE LA CHRONIQUE DE VANISHING POINT LIRE LA CHRONIQUE DE TOMORROW HIT...

Lire la suite

Mudhoney – Digital Garbage

Mudhoney – Digital Garbage

Mudhoney a sorti en janvier un disque live qui, bien que très plaisant et de bonne qualité, nous laissait un peu sur notre faim. Mais ce n’était pas sans la promesse d’un nouvel album cette année. L’album arrive en cette fin de mois de septembre et, ne tergiversons pas, il valait le coup d’attendre. Mudhoney fait partie de ces groupes qui n’y vont pas par quatre chemins. Il suffit de quelques morceaux pour savoir exactement la musique qu’ils aiment et celle qu’ils veulent faire. Pour l’auditeur, c’est pareil, quelques écoutes suffisent pour savoir si on accroche ou non, et même s’ils ont des disques meilleurs que d’autres, je pense que vous ne perdez pas grand chose à les éviter si vous n’aimez pas ce que vous entendez. A contrario, si vous aimez, vous pouvez vous plonger sans crainte dans l’ensemble de leur discographie. Malgré cela, il serait réducteur de considérer que le groupe fait toujours la même chose. Ils ont coloré leur son tour à tour de blues (Tomorrow Hit Today), de psychédélisme (Since We’ve Become Translucent), ajouté des cuivres (Since… et Under A Billion Suns), supprimé une guitare (The Lucky Ones) et Vanishing Point, le dernier en date, ressemblait fort à une tentative expérimentale tout en restant dans le domaine swamp-punk-fuzzy habituel. Qu’en est-il de Digital Garbage, donc ? Et bien, encore une fois, c’est du Mudhoney pur jus ; si vous aimez Mudhoney, vous adorerez, sinon vos resterez froid (mais si vous n’aimez pas Mudhoney, je vous encourage tout de même à consulter). Malgré cela, on a l’impression que l’album est un retour aux sources ; non pas aux sources de leur discographie en tentant de refaire un Superfuzz Bigmuff bis, mais bien aux sources du groupe en pondant presque l’album punk qu’ils n’ont jamais fait. Je dis “presque”, car ce disque est également fort de leurs expériences passées, comme si les expérimentations de Vanishing Point, et l’ensemble de leur carrière, avaient bien été digérées. On fait difficilement meilleur album pour fêter les 30 ans d’un groupe. Punk, cet album l’est également dans les textes. Mark Arm est plus critique que jamais, lui qui au début n’écrivait que des chansons avec les mots “sick” et “dog”, et son esprit vif fait des merveilles. Tout le monde en prend pour son grade, la génération youtube avec “Kill Yourself Live” (“Tue-toi en direct, fais-le pour les likes“), les complotistes avec “Paranoid Core”, les religieux sur “Messiah’s Lament” et “21st Century Pharisees”, le capitalisme avec “Prosperity Gospel” (“Baise la planète, nique tes enfants, deviens riche, c’est gagné“), la race humaine entière avec “Next Mass Extinction” (“Rien ne nous remplacera à la prochaine extinction de masse“) et je ne serais pas...

Lire la suite

Alice In Chains – Rainier Fog

Alice In Chains – Rainier Fog

Hasard du calendrier (ou pas ?), Rainier Fog, 3e album de la “deuxième carrière” d’Alice In Chains, est sorti deux jours après l’anniversaire de Layne Staley. Comme un énième symbole que son fantôme hantera à jamais ce groupe. A tel point que certains ne veulent même pas entendre parler du Alice In Chains post-Staley. Ils ont totalement tort. Car Black Gives Way To Blue et, dans une moindre mesure, The Devil Put Dinosaurs Here, étaient des plus consistants et n’entachaient en rien la légende des grungeux. Ceux qui ont accepté de tourner la page attendaient donc de pied ferme ce Rainier Fog, et l’écoute du premier single, “The One You Know”, au riff en béton armé et à la mélodie instantanément gravée, n’a fait qu’accentuer l’impatience. Pourtant, la première écoute du disque laissait une impression de “bien mais pas top“. Et puis, le brouillard s’est peu à peu dissipé, bien plus vite que celui trônant constamment au sommet du mont Rainier (de Seattle, évidemment) qui orne la pochette et donne son nom à l’album. Dans un premier temps, la production limpide du disque et les harmonies de Cantrell et DuVall, plus au point que jamais, pouvaient laisser penser à un album un peu trop propre. Il faut le dire, et cela ne surprendra personne, Rainier Fog, n’atteint pas les sommets de noirceur d’un Dirt. Mais Cantrell n’a pas laissé au placard ses riffs ténébreux et ses solos habités. Et il porte comme toujours le groupe avec sa patte inimitable. Tellement inimitable, et tellement omniprésente, qu’on aurait pu craindre que ça frôle l’auto-caricature par moments. Mais il fallait le temps de dompter la bête pour apprécier la qualité irréprochable des compos et ses subtilités malgré la chape de plomb qui s’abat constamment sur notre caboche (comme ce break aussi classe qu’inattendu sur le titre éponyme). Rainier Fog, s’il ne bouleverse en rien les habitudes du fan d’Alice In Chains (bien qu’un peu moins sombre qu’à l’accoutumée, on l’a dit), lui offre quelques excellents morceaux pour venir garnir la compil maison (triple cd la compil). Sans jamais tenter de singer son inimitable prédécesseur, William DuVall s’est imposé dès le départ et continue de renforcer sa complémentarité vocale avec Cantrell et de légitimer sa place dans le groupe. On a évoqué le premier single, les deux autres ne sont pas en reste (“So Far Under”, poisseuse comme il faut, et “Never Fade”, dédiée aux disparus, dont le refrain marque les esprits). En moitié d’album, la colossale doublette monolithique “Drone” – “Deaf Ears Blind Eyes” appuie là où ça fait du bien. Et il serait criminel de ne pas citer “Red Giant”, terriblement dynamique et rentre dedans, tout en sentant bon la dépression....

Lire la suite