Un nouveau projet rap/rock pour Casey

Un nouveau projet rap/rock pour Casey

Artiste sans concession et plume unique du rap français, Casey n’avait pas donné de nouvelles d’elle depuis quelques temps, son dernier projet Asocial Club avec Prodige, Vîrus et DJ Kozi remontant à six ans déjà. Son grand retour s’effectuera sous l’étendard Ausgang, qui mêlera rap et rock, en compagnie de Marc Sens (guitare/basse, déja membre de Zone Libre qui avait sorti deux albums remarquables avec Casey et Hamé puis Casey et B James), Manusound (machines/basse), et Sonny Troupé (batterie). L’album Gangrene sortira le 6 mars. Un premier extrait “Chuck Berry” sera dévoilé le 7 février. Voici un teaser pour patienter. Trois concerts sont déjà prévus en France : 17 mars @ La Maroquinerie, Paris (75) 18 mars @ Festival Pink Paradise, Toulouse (31) 19 mars@ Le Jack Jack, Lyon...

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Last Train @ La Laiterie (Strasbourg), 20/12/19

Last Train @ La Laiterie (Strasbourg), 20/12/19

Last Train sur ses terres pour sa dernière date de 2019. L’affiche avait de l’allure avec Bandit Bandit en ouverture et sur scène dès… un trop précoce 20 heures (un vendredi soir !). Autant dire qu’à 4 jours de Noël, avec une circulation strasbourgeoise dense, l’habituelle chasse à la place de parking autour de la Laiterie et un concert sold out, il aurait fallu… que je parte plus tôt pour ne pas rater à peu près tout le set de Bandit Bandit. Shame on me, vu que le peu de la performance entrevue m’a bien plu. Pas tous les jours que des groupes rock frenchies pratiquent leur art dans la langue de Molière en plus. A revoir… 21h00 précises (on est ponctuel à La Laiterie, ça fait peur), bière de Noël à peine sirotée, Last Train déboule sur scène. Troisième rencontre avec eux pour ma part mais première en salle d’où une grosse attente et excitation non dissimulée. On parle quand même d’un groupe de ma région qui peut prétendre à une place sur le podium très officieux de meilleur groupe rock français en activité. Assertion totalement gratuite et scandaleusement subjective ok. Mais The Big Picture, leur deuxième album, a quand même marqué la scène rock hexagonale en 2019. Et l’aura du groupe, sorte de « dream come true » de copains qui montent leur band puis se propulsent jusque sur les scènes internationales au gré de centaines de dates en à peine quelques années a de quoi faire fondre le cœur endurci de n’importe quel indie rock critique sceptique. En terre promise, le groupe a démarré tambour battant avec une doublette puissante et imparable : l’impeccable « All Alone », toutes guitares dehors et le tubesque « Way Out » qui a fait monter la température très vite dans les premiers rangs totalement acquis à la cause des alsaciens. Le groupe a choisi une setlist en montagnes russes alternant titres enragés et plages plus contemplatives proches du post-rock comme sur un « On Our Knees » où le silence quasi religieux de La Laiterie avait de quoi foutre le frisson. Quel titre ! Beau travail sur les lights au passage avec de belles ambiances en clair-obscur sur les passages instrumentaux paisibles. Le groupe a de la bouteille (plus de 400 dates au compteur) et leur complicité est visible. Des titres classiques comme « House On The Moon » ou « Fire » ont retourné la Laiterie. On est pourtant pas loin d’un post-rock assez lent qui peut rebuter les non-initiés. Mais la patte mélodique du groupe, le chant assuré de Jean-Noel Scherrer et la capacité du groupe a « électrifier » cette belle mélancolie a fait fondre le...

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Sticky Fingers des Rolling Stones aura 50 ans… en avril 2021. Chronique !

Sticky Fingers des Rolling Stones aura 50 ans… en avril 2021. Chronique !

(Rolling Stones Records, 23 avril 1971) Fêtes de fin d’année obligent, quand le boss d’Exitmusik m’a parlé de célébrer les 50 ans de Sticky Fingers, je me suis lancé sans réfléchir… Avec donc plus d’un an d’avance… Et tant pis pour Let It Bleed !  C’est à peu près là que ma vie rock’n roll a réellement commencé. Sticky f*** fingers. Le LP de 71. Mon préféré de toute la disco des Stones. Celui que je redécouvre tous les 5 ou 10 ans. Que je rachète sous différents formats. On parle beaucoup de la cover pic qui est en effet un coup de génie mais ce qui est un souvenir d’enfance pour moi est plutôt la pochette intérieure. D’un côté, on a une belle langue, le tout nouveau logo des Stones, affiché en pleine page. Business deal. De l’autre, une photo de famille. Les 5 Stones. Mick est un peu dans son coin et baille aux corneilles. Les mains dans ses poches de blazer trop grand sont gravées à jamais dans mon cerveau reptilien. Keith, un poil trop gros pour ce collant moyen-âgeux joue au chef de bande. Bill mime une descente de poudreuse et Charlie et Mick (Taylor) font un sourire de photo de classe. Par son geste, Bill résume bien l’esprit de cet album. Upper. Downer. Les “produits”. La vie est amusante mais fatigante. Jouissons mais avec un Mother’s Little Helper en support. On dirait que les enfants de 66 ont farfouillé dans le vanity case de maman et ont trouvé de quoi il s’agissait. Il n’y a pas que maman qui a besoin d’un boost pour supporter le quotidien.  Cet album devrait être interdit aux moins de 12 ans. Je ne serais peut-être pas tout à fait le même aujourd’hui si cet album n’avait pas existé. On a affaire à une roche ciselée, une opération à cœur ouvert, un pont bringuebalant, un vieux matelas puant. Ça apprend la vie. On se dit que ce n’est que de la musique mais on se dit la même chose quand on est petit et qu’on regarde un film d’horreur. Ce n’est que du cinéma. Quand j’étais petit et mort de trouille devant un film, je pensais aux acteurs qui rigolaient entre eux, une fois la prise finie. Ici, c’est pareil. On se dit que c’est un délire de musiciens riches et surdoués. Mais non, c’est la vraie vie. Six ans plus tard, Keith n’est pas loin du trou (canadien). Et puis, Brian a fait le grand plongeon depuis deux ans déjà. La mort est là, elle rôde. Comment les protagonistes de Sticky Fingers sont encore tous vivants en 2020 malgré l’appel du vide d’un coup de génie évident et...

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Arcade Fire – Funeral

Arcade Fire – Funeral

(Merge, 14 septembre 2004) Il y a quinze ans, on assistait à l’avènement d’un groupe phare des années 2000 : Arcade Fire. Le groupe canadien, originaire de Montréal, réussissait le coup de maitre de sortir un classique intemporel dès son premier album. Et son meilleur disque (?). Très tôt adoubé par David Bowie (y’a pire pour débuter dans le métier) et acclamé par la critique nord-américaine, Funeral a rapidement déferlé sur l’Europe. Déjà très amateur de la scène canadienne et du label Constellation (Godspeed You! Black Emperor, Thee Silver Mount Zion, Do Make Say Think…), je suis forcément tombé sur ce disque en 2005 à sa sortie européenne. Avec un nom pareil, on pouvait craindre un album sombre et les premières écoutes furent assez surprenantes. Malgré de nombreux décès survenus dans l’entourage du groupe à l’époque de la genèse du disque, c’est pourtant une énergie folle et un lyrisme incandescent qui émanent d’une bonne partie des 10 titres. Comme une furieuse envie de (sur)vivre. Malgré le deuil, le groupe va aligner hymnes (pop)-rock épiques et addictifs, alternant avec quelques titres touchants et plus introspectifs (le folk élégant de « Neighborhood#4 (7 Kettles) »). L’album est riche, plein de surprises, foisonnant d’instruments divers, et de cordes élégantes. Et malgré une production qui sonne aujourd’hui un peu « plate », le charme opère toujours. Par la grâce d’un songwriting d’orfèvre. Dès les premières notes de piano de « Neighborhood#1 (Tunnels) », on replonge. Le rythme en crescendo, le motif répétitif piano-guitare, le chant erratique mais habité de Win Butler, les envolées de cordes. Quelle ouverture d’album ! Le groupe a soigné ses effets et la clôture est tout aussi sublime avec ce « In The Backseat » explicite où la voix, tour à tour fragile et déchirante de Régine Chassagne fout le frisson. Sur le titre le plus tragique, évoquant la mort de sa mère. Si l’on peut trouver à redire sur la qualité technique et vocale du duo Butler-Chassagne, la sincérité, la fragilité et l’émotion qui émanent des titres plus intimistes emportent l’adhésion. Et le groupe est par ailleurs capable de semer un beau petit brin de folie dans des titres de facture classique comme « Une année sans lumière » ou « Crown Of Love », au final assez halluciné tout en violons. Ou de s’évader vers d’autres contrées musicales comme sur le tropical « Haiti » qui évoque (en partie en français) le pays d’origine de Régine Chassagne. Mais c’est surtout l’énergie flamboyante du septet qui irradie des titres les plus énervés. Pour un « Neighborhood#2 (Laïka) » un poil faiblard, on a un trio de titres parfaitement disséminés dans l’album pour ranimer le feu qui couve. « Neighborhood#3...

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L’envoûtante – L’envoûtante

L’envoûtante – L’envoûtante

(Modulor, 17 mai 2019) On ne va pas s’en cacher : on a un peu de mal à s’enthousiasmer pour des artistes de rap français ces derniers temps. Peut-être qu’on prend aussi moins le temps d’aller fouiner là où il faut, préférant se concentrer sur d’autres genres mais ce qui arrive à nos oreilles est bien souvent déprimant. Et puis, sans coup férir, deux inconnus déboulent, affublés d’un patronyme intrigant : L’envoûtante. Comme son nom ne l’indique pas, L’envoûtante fait dans le rap énervé, qui ne regarde pas ses pompes et n’exhibe pas sa chaine en or (qui brille) mais crie sa colère à qui veut bien l’entendre. D’entrée de jeu,« Hymne aux irrassemblables », forte d’une instru corrosive, donne envie de brandir le poing et de repartir de l’avant, d’oublier la nausée causée par le résultat des européennes. Une bonne odeur de soufre se dégage de ce début d’album, la « Nouvelle méthode » déployée ici n’est pas sans rappeler celle de Zone Libre, malgré un effectif bien plus réduit ou même Dälek quand le ciel se couvre (« En vrai »). Sonorités rock ou électro aussi soignées qu’exaltantes, appuyées par les rythmiques incisives du batteur Sébastien Tillous et enflammées par le flow survolté (qui fleure bon la sincérité) de Bruno Viougeas. Mais cette attaque virevoltante est trompeuse car le duo ne se contente pas toujours de prendre les armes. Certains morceaux, aux instrus plus purement hip hop, instaurent une atmosphère sombre et fonctionnent tout aussi bien (l’excellente « Vite stressé » et la classieuse « Moments de grâce » qui semble évoluer en apesanteur). Le duo s’est bien trouvé. Bruno a des choses à dire et les exprime avec une science de la rime affutée (on pense furtivement à Marc Nammour de La Canaille), les instrus de Sébastien sont suffisamment variées pour stimuler constamment l’oreille et l’apport de la batterie est indéniable (« Voilà où naissent ces putains d’textes » où les pionniers NTM et Assassin ne sont pas oubliés). Au final, trois quarts d’heure de bon gros rap comme on l’aime, infiniment supérieur à la grande majorité des groupes du genre qui percent. On souhaite donc à L’envoûtante de faire grand bruit, et d’attirer bon nombre de prétendus irrassemblables qui pourraient bien s’y retrouver. Jonathan...

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