King Gizzard & The Lizard Wizard – Murder Of The Universe

King Gizzard & The Lizard Wizard – Murder Of The Universe

La fin du monde approche ! Ce n’est pas moi ou Paco Rabanne qui l’annonce mais les King Gizzard & The Lizard Wizard en personne. Pour nous en persuader, ils nous livrent le 2e de leurs 5 albums prévus cette année, Murder Of The Universe, aux allures de récit de héroïc fantasy en trois tomes. Et effectivement, il y a de quoi flipper à l’écoute de ces 3 contes terrifiants lus/chantés/hurlés par Stu McKenzie, accompagné de ses habituels comparse chtarbés et d’une narratrice (Leah Senior) qui prend sa tâche très au sérieux. Fuyez jeunes fous, mais avant cela, écoutez ce disque. Le premier récit prend très vite la forme d’une cavalcade effrénée pour s’arracher des griffes de cet abominable « Altered Beast ». Après l’escapade orientale Flying Microtonal Banana moins barge (encore que), King Gizzard nous refait le coup des boucles interminables (relire les chapitres I’m In Your Mind Fuzz et Nonagon Infinity) à base de guitares déchainées, de rythmique hystérique et d’harmonicas hurleurs. La folie qui émane de ces compos est très contagieuse, l’oeuvre est haut perchée et on a envie de soutenir corps et âme Stu qui ne se dégonfle pas face à l’Altered Beast (« I see you/I want to/Seize your brain/I’d like to/Put it in my head »). Mais l’objectif de l’Altered Beast n’est pas de terrasser Stu mais de prendre possession de lui, de rentrer dans son esprit. Et à la fin de cette lutte de tous les instants aussi éprouvante pour lui qu’exaltante pour nos esgourdes, le combat est perdu comme le lui rappelle l’Altered Beast (« You lost your will and your sanity/You certainly lost your humanity/Now it’s your turn to give back to the Earth/May you return to the ground and ossify/It’s time for you to die, die, die »). C’est l’heure du second récit. Nouveau duel fratricide, qui met aux prises cette fois « The Lord Of Lightning » à « The Balrog ». Un nom tiré du Seigneur des Anneaux, auquel on pense fort d’ailleurs dans cette aventure épique face à des forces supérieures. L’ambition des King Gizzard n’a plus de limite, leur son, qui passe sans complexe à la moulinette metal, space rock, et psychédélisme, fracasse tout et efface presque à lui seul leurs précédentes oeuvres déjà protéiformes (malgré des réminiscences en forme de clins d’oeil appuyés à Nonagon Infinity). Après ce raz-de-marée dévastateur, il ne reste plus grand chose sur terre. La narratrice a été balayée et remplacée par une voix robotique pour ce troisième et ultime conte. La voix d’un cyborg du nom de Han-Tyumi (anagrame de Humanity, qui, elle, semble avoir disparu au profit de l’ère technologique). « Digital Black » annonce la couleur, carrément metal. L’heure de l’extermination. On pense alors que King Gizzard va verser...

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The Black Angels – Death Song

The Black Angels – Death Song

Comme bien d’autres avant eux, les Black Angels ont la particularité d’avoir accru leur popularité avec un disque (Indigo Meadow) reçu sans grand enthousiasme par la critique (nous, on l’aime beaucoup). Parfois ce type de disque est un peu le chant du cygne (regard appuyé vers les Black Keys et Foals dont on ne veut plus entendre parler). Restait donc à savoir si le virage «  » »mainstream » » » (j’insiste sur le nombre de guillemets) des Black Angels serait annonciateur d’un aller sans retour au royaume des groupes qui rêvent d’un avenir à la U2 plutôt qu’à la Brian Jonestown Massacre. Et bien, rassurez-vous, de ce point de vue-là, les Black Angels sont toujours très fréquentables. Très fréquentables, et très efficaces, comme le prouvent les trois singles qui sont aussi les trois premiers morceaux du disque. Est-ce à dire que n’importe quel morceau aurait pu faire figure de single ? Malheureusement non. Car si « Currency » dispose d’une force de frappe imparable, si « I’d Kill For Her » joue remarquablement l’alternance entre groove et envolées puissantes et, enfin, si « Half Believing » est en tout point sublime (et intégrerait sans peine un best of du groupe), ces morceaux n’ont guère d’équivalents/de concurrents sur un disque qui ronronne un peu parfois. Les Black Angels ont toujours survolé la meute du revival psyché, ici ils ne le font que par intermittence et se contentent le reste du temps de réciter leur manuel de parfaite maitrise du son 60s (« Comanche Moon », « Hunt Me Down », « I Dreamt », « Medicine »). Je ne vous encourage pas pour autant à vous procurer les singles susnommés en 45 tours plutôt que l’album qui comporte d’autres franches réussites. En particulier « Estimate » qui, comme « Half Believing » dévoile un Alex Maas apaisé et profondément touchant ou la conclusive « Life Song » très Pink Floyd, aussi planante que captivante. Comme quoi on aurait pu avoir un EP assez monstrueux mais au lieu de ça le léger trou d’air dont souffre ce Death Song n’est pas loin de nous susurrer le mot déception à l’oreille....

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Le nouveau King Gizzard & The Lizard Wizard annoncé pour juin. Premier extrait en écoute

Le nouveau King Gizzard & The Lizard Wizard annoncé pour juin. Premier extrait en écoute

  Les King Gizzard & The Lizard Wizard avaient promis 5 albums pour 2017 et ce n’était certainement pas des paroles en l’air. Après l’excellent orientalisant Flying Microtonal Banana du début d’année, le numéro deux vient d’être annoncé : Murder Of The New Universe est en effet prévu pour le 23 juin. L’album sera composé de 21 titres divisés en trois parties. Voici la dernière « Han-Tyumi & The Murder Of The New Universe » (ci-dessous). Attention ces australiens sont toujours dingos, et maintenant ils font peur…...

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The Black Angels dévoilent un 3e extrait de leur prochain album

The Black Angels dévoilent un 3e extrait de leur prochain album

Les texans de The Black Angels reviennent la semaine prochaine, le 24 avril plus précisément, avec Death Song (histoire qu’il n’y ait plus le moindre doute quand à la référence au titre du Velvet), et ils viennent de dévoiler « Half Believing », très bon morceau au visuel assez barré (cf ci-dessous). Il s’agit du 3e extrait après « Currency » et « I’d Kill For Her » et ça commence à sentir bon cette affaire…...

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King Gizzard & The Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana

King Gizzard & The Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana

Ils sont joueurs les King Gizzard & The Lizard Wizard (dernière fois que je l’écris en entier). A chaque nouvel album, ils se fixent un nouveau défi. Avec une constante cependant, les bonhommes planant à 15000, ils ont choisi de retourner le psyché dans tous les sens possibles et imaginables. Après avoir fait du rock psyché vénère bien imbibé de fuzz (12 Bar Bruise), puis du psyché façon western spaghetti (Eyes Like The Sky), du pop psyché guilleret (Oddments), du psyché planant (Quarters!, chaque morceau durant 10 minutes 10), du psyché chansonnier pour hippies jamais redescendus (Paper Maché Dream Balloon), du psyché qui tourne en boucle pour bien te rentrer dans le crâne façon kaléidoscope (I’m In Your Mind Fuzz, Nonagon Infinity), ils reviennent ici à du « King Gizzard classique » (pour peu que ça ait un sens). A savoir une sorte de synthèse de tout cela. Mais bien psyché hein, sinon ce serait moins fun. Pour corser le challenge, l’ami Stu MacKenzie s’est doté d’une gratte microtonale (qui permet de jouer des quarts de ton). Ça peut sembler anecdotique voire de la branlette arty mais ça illustre bien l’amour de la musique de ces australiens sans cesse en quête d’exploration et de mise en danger. On ne va pas vous faire croire qu’on a détecté un apport considérable grâce à l’ajout de cet instrument peu commun, on peut en revanche vous assurer que le programme de ce Flying Microtonal Banana est des plus variés. Et des plus trippants. Le bon gros single « Rattlesnake » ouvre le bal de façon sacrément jouissive avec ses boucles infinies façon kraut sous taurine. On est tenté de laisser le doigt sur la touche repeat. Mais ce serait dommage de se priver du reste. Les titres s’étirent, des tiroirs s’ouvrent un peu partout, remplis d’idées aussi brillantes que saugrenues. A retenir parmi les démonstrations les plus éclatantes de ce psychédélisme foutraque savamment maîtrisé  : « Melting » et ses synthés 60s hallucinés qui tourbillonent avec les voix, « Sleep Drifter » qui invite un harmonica à la fête. Ou l’excellent « Billabong Valley » et sa touche ethnique apportée par un zorna (une trompette turque) railleur. Une touche ethnique bienvenue et très présente tout du long, comme si les australiens étaient allés à la rencontre des touaregs. Façon Page et Plant, il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine… Tout n’est pas issu du même moule, certains morceaux se révélant plus anecdotiques, mais l’impression d’ensemble est d’avoir affaire à un groupe sans frein, qui s’éclate et régulièrement nous éclate aussi. A défaut de nous pondre l’album ultime de leur discographie, les australiens continuent de sortir à leur rythme effréné des disques bien au-dessus de la moyenne. Ne reste plus qu’à confirmer ça avec...

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