Le nouveau King Gizzard & The Lizard Wizard annoncé pour juin. Premier extrait en écoute

Le nouveau King Gizzard & The Lizard Wizard annoncé pour juin. Premier extrait en écoute

  Les King Gizzard & The Lizard Wizard avaient promis 5 albums pour 2017 et ce n’était certainement pas des paroles en l’air. Après l’excellent orientalisant Flying Microtonal Banana du début d’année, le numéro deux vient d’être annoncé : Murder Of The New Universe est en effet prévu pour le 23 juin. L’album sera composé de 21 titres divisés en trois parties. Voici la dernière « Han-Tyumi & The Murder Of The New Universe » (ci-dessous). Attention ces australiens sont toujours dingos, et maintenant ils font peur…...

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The Black Angels dévoilent un 3e extrait de leur prochain album

The Black Angels dévoilent un 3e extrait de leur prochain album

Les texans de The Black Angels reviennent la semaine prochaine, le 24 avril plus précisément, avec Death Song (histoire qu’il n’y ait plus le moindre doute quand à la référence au titre du Velvet), et ils viennent de dévoiler « Half Believing », très bon morceau au visuel assez barré (cf ci-dessous). Il s’agit du 3e extrait après « Currency » et « I’d Kill For Her » et ça commence à sentir bon cette affaire…...

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King Gizzard & The Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana

King Gizzard & The Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana

Ils sont joueurs les King Gizzard & The Lizard Wizard (dernière fois que je l’écris en entier). A chaque nouvel album, ils se fixent un nouveau défi. Avec une constante cependant, les bonhommes planant à 15000, ils ont choisi de retourner le psyché dans tous les sens possibles et imaginables. Après avoir fait du rock psyché vénère bien imbibé de fuzz (12 Bar Bruise), puis du psyché façon western spaghetti (Eyes Like The Sky), du pop psyché guilleret (Oddments), du psyché planant (Quarters!, chaque morceau durant 10 minutes 10), du psyché chansonnier pour hippies jamais redescendus (Paper Maché Dream Balloon), du psyché qui tourne en boucle pour bien te rentrer dans le crâne façon kaléidoscope (I’m In Your Mind Fuzz, Nonagon Infinity), ils reviennent ici à du « King Gizzard classique » (pour peu que ça ait un sens). A savoir une sorte de synthèse de tout cela. Mais bien psyché hein, sinon ce serait moins fun. Pour corser le challenge, l’ami Stu MacKenzie s’est doté d’une gratte microtonale (qui permet de jouer des quarts de ton). Ça peut sembler anecdotique voire de la branlette arty mais ça illustre bien l’amour de la musique de ces australiens sans cesse en quête d’exploration et de mise en danger. On ne va pas vous faire croire qu’on a détecté un apport considérable grâce à l’ajout de cet instrument peu commun, on peut en revanche vous assurer que le programme de ce Flying Microtonal Banana est des plus variés. Et des plus trippants. Le bon gros single « Rattlesnake » ouvre le bal de façon sacrément jouissive avec ses boucles infinies façon kraut sous taurine. On est tenté de laisser le doigt sur la touche repeat. Mais ce serait dommage de se priver du reste. Les titres s’étirent, des tiroirs s’ouvrent un peu partout, remplis d’idées aussi brillantes que saugrenues. A retenir parmi les démonstrations les plus éclatantes de ce psychédélisme foutraque savamment maîtrisé  : « Melting » et ses synthés 60s hallucinés qui tourbillonent avec les voix, « Sleep Drifter » qui invite un harmonica à la fête. Ou l’excellent « Billabong Valley » et sa touche ethnique apportée par un zorna (une trompette turque) railleur. Une touche ethnique bienvenue et très présente tout du long, comme si les australiens étaient allés à la rencontre des touaregs. Façon Page et Plant, il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine… Tout n’est pas issu du même moule, certains morceaux se révélant plus anecdotiques, mais l’impression d’ensemble est d’avoir affaire à un groupe sans frein, qui s’éclate et régulièrement nous éclate aussi. A défaut de nous pondre l’album ultime de leur discographie, les australiens continuent de sortir à leur rythme effréné des disques bien au-dessus de la moyenne. Ne reste plus qu’à confirmer ça avec...

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The Brian Jonestown Massacre – Third World Pyramid

The Brian Jonestown Massacre – Third World Pyramid

C’est sur un air de funérailles que s’ouvre ce Third World Pyramid (« Good Mourning » avec Tess Parks, nouvelle acolyte de predilection d’Anton Newcombe). Enterrerait-on le Brian Jonestown Massacre ? On n’espère pas. Et on a du mal à l’imaginer vu la productivité de son inébranlable leader. Anton nous connait, il sait qu’on l’aime et il sait comment on l’adore. Alors il nous ressert sur un plateau des restes bien assaisonnés de Methodrone (« Government Beard », « Third World Pyramid »). Voix perdue dans la brume, basse vrombissante… Et même une assise rythmique d’humeur post punk sur le morceau-titre. Difficile alors pour nous de la ramener. Les trompettes sont aussi de sortie pour accompagner Newcombe et sa fausse nonchalance en bandoulière (« Don’t Get Lost »). Tout ceci fait mouche et ne déboussolera nullement l’amateur du BJM en manque de volutes opiacées (« Like Describing Colors To A Blind Man On Acid », double miam). Bien calé dans ses souliers,  le BJM et son charismatique leader nous embarquent également dans de sympathiques vadrouilles dans le far west (« Oh Bother ») ou en surf sur la lune (« Lunar Surf Graveyard »). Ça s’écoute, plutôt très bien même, même si ça ne marquera sans doute pas les esprits durablement. Finalement qu’est ce qu’on pourrait reprocher à ce disque ? De se la jouer facile, de ne pas innover plus que de raison ? Certes. Mais si on voit plutôt le verre à moitié plein, notons que le père Newcombe semble avoir conservé sa verve et son insouciance des débuts, qu’il est toujours capable de composer d’excellents morceaux… Et puis surtout, le Brian Jonestown Massacre est toujours debout, nullement vacillant, ce qui, au regard de son parcours tumultueux, tient quasiment du miracle....

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Tim Presley – The Wink

Tim Presley – The Wink

Après avoir sorti avec White Fence son album le plus accessible, le plus produit et sans doute le plus abouti (For The Recently Found Innocent), Tim Presley tient à nous rappeler qu’il n’est pas tout à fait ce qu’on peut appeler un vendu. La parenthèse aventureuse avec Cate Le Bon (au sein du projet DRINKS) l’avait déjà prouvée, ce premier album solo dont vous chercherez longtemps la clé achève la demonstration. On retrouve cette dernière à la production de The Wink qui ressemble parfois à un mur d’escalade où on aurait enlevé la majorité des prises. Presley semble avoir pris un malin plaisir à bricoler des morceaux avec des bouts de ci, des bribes de ça, des bruits chelous par ci par là… Et éventuellement quelques petites mélodies bien planquées dans les recoins. Et que s’accroche qui pourra. Mais ne fuyez pas tout de suite à grandes enjambées. Tim est facétieux mais pas complètement suicidaire non plus. Il ne fait guère de concessions mais il n’oublie pas de nous donner un peu à béqueter. Et les premiers nonosses qu’ils nous balancent sont remplis de moelle. Après une intro pas spécialement mémorable, « The Wink », d’humeur Velvetienne, se révèle très vite hautement addictif. Avec sa gratte à la Tom Verlaine, « Can You Blame » fait également mouche assez vite. Autre évidente réussite, ce « Long Bow » et son synthé gentiment barjot, son refrain « papaaaa-papaaa » qui ferait presque passer le tout pour une aimable ballade « beatles-ienne » alors qu’auparavant on nous a trimballé dans tous les sens. Encore un coup, l’expérience déstabilise mais ravit. On croit alors qu’on va pouvoir se la jouer tranquillou et laisser venir à nous des titres pop un brin perchés, pas vraiment sucrés, mais avec ce qu’il faut d’atours mélodiques pour nous maintenir en selle. Ce serait oublier un peu vite que le père Tim en a rien à secouer. Ou du moins il ne pense pas ses albums (et celui-ci en particulier) en fonction de l’accueil qu’il va recevoir. En fin d’album, Tim Presley se lâche pour de bon. Au cours d’une longue divagation perchée façon écriture automatique sur fond de jazz déstructurée (« ER ») ou d’une étrange symphonie psychée à la construction bizarroïde agrémentée de bruitages à la Mario Bros (« Underwater Rain »). Tel un Syd Barrett en son temps, Tim Presley fait fi de toutes modes, ignore les formats standards pour livrer brut ce qui a mûri dans son esprit. Que ça plaise ou non. Une belle leçon pour ceux qui se revendiquent psychés et ont besoin pour justifier leur étiquette d’activer 14 pédales de delay. Cet album a finalement les défauts de ses qualités. Exigeant, indéniablement original, c’est un disque très attachant et personnel mais difficile à appréhender et qui...

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