Birth Of Joy – Hyper Focus

Birth Of Joy – Hyper Focus

Avec ses prestations scéniques fiévreuses (on sait de quoi on parle) et quelques solides albums au compteur, Birth Of Joy jouit depuis quelques années maintenant d’un statut particulier en France (comme ils nous l’expliquaient l’an dernier). Et le 5e album des néerlandais, Hyper Focus, ressemble fort à une nouvelle occasion de franchir un palier. Enregistré live (comme toujours) Hyper Focus a le mérite d’être hyper costaud. Intro batterie/clavier qui groove à mort, refrain scandé façon “Grow” (un de leurs tubes imparables), break hystérique, solos endiablés. Il y a tout, et même plus dès l’entame “Join The Game”. On ne va pas se mentir, à l’image de ce morceau, Hyper Focus a les défauts de ses qualités. C’est efficace en diable, ça pétarade tous azimuts. Une machine de guerre bien huilée. Trop huilée parfois. On aimerait que le groupe s’autorise quelques sorties de route (maîtrisées, cela va de soi) et surprenne davantage. Ils le font par moments, et avec réussite (“Forenoon” qui calme le jeu avant de partir dans des envolées Floydiennes quand Kevin Stunnenberg se la joue Gilmour, l’excellente “Witches Hammer” à la Mike Patton où heavy rime avec zarbi et grain de folie). Mais ces escapades ne suffisent pas à nous sortir d’une certaine monotonie (l’album dure 51 minutes, ça joue aussi). Les quelques interludes instrumentales (“i”, “ii”, “iii”) se révèlent assez anecdotiques, et certains morceaux prennent aisément le pas sur d’autres (“Riff Raff” qui riffe sec, “Let It Slide” qui avec son groove contagieux envoie valser nos considérations de journaliste aigri). Le synthé manzarekien est par ailleurs omniprésent. Et sur la très bluesy “Poor Duffy”, le fantôme de Morrison plane à ses côtés. Ce n’est ni la première ni la dernière fois que Birth Of Joy nous fait le coup. Mais il le fait toujours très bien. Bref, rien de bien nouveau pour Birth Of Joy qui maitrise toujours son affaire. Les fans du groupe vont se régaler. Les amateurs, s’ils passent outre le manque d’effet de surprise, y trouveront leur compte. Ceux qui n’étaient guère convaincus ne le seront pas davantage. Jonathan Lopez   LIRE LE REPORT PHOTOS 5 ANS EXITMUSIK : BIRTH OF JOY + WONDERFLU + THE BLIND...

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Kaviar Special – Vortex

Kaviar Special – Vortex

Avertissement de la rédaction : “Aucune plainte pour dépendance ne sera acceptée après la lecture de cet article, nous vous avons prévenus avant que vous ne vous lanciez dans l’écoute de cet album.” Après un second opus sobrement intitulé #2 sorti en 2016, les rennais ont sorti fin janvier dernier leur troisième LP, toujours sous l’excellent label français Howlin’ Babana Records affublé d’une magnifique pochette signée Valentin Pinel. Ici pas de chichi, un seul et unique maître mot : E.F.F.I.C.A.C.I.T.É. Les tubes Garage-Psyché-Surf s’enchainent sans vous laisser de répit pendant 40 minutes de pur plaisir auditif non dissimulé. De l’énergique “Run Away” qui ouvre l’album à “Scattered (All Around)” en passant par la bluesy “Back To School”, les rageuses “The Draugr” et “Busted” ou la planante “Roadhouse”, pas même le temps de lever votre gras du canapé pour prendre une binouze bien méritée dans le frigo. Vous serez emportés dans cette tempête sonique avec quelques sonorités qui vous rappelleront leurs inspirations (Thee Oh Sees, Ty Segall, Black Lips…) mais disséminées plus subtilement que sur leur précédent opus. Les influences ont été digérées et le groupe affirme plus fermement son identité sur ce disque. Tout est bon dans le Kaviar, les riffs sont accrocheurs et la rythmique prendra possession de votre corps quitte à vous retrouver seul au milieu de votre salon à faire du headbanging et du air guitar tel un ado boutonneux sous le regard ahuri de la voisine d’en face. On a hâte de vivre ces morceaux en live et de se déchainer joyeusement dans la fosse pour la release party au Point Ephémère (Paris) le 16 février prochain. Avec Vortex, Kaviar Special prend son envol et confirme qu’il est en train de devenir le groupe garage-psyché français de référence. Ce troisième album est la première grosse claque de l’année et c’est avec un certain plaisir masochiste que l’on tend l’autre joue. Alain...

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King Gizzard & The Lizard Wizard – Gumboot Soup

King Gizzard & The Lizard Wizard – Gumboot Soup

Des morceaux épiques commençaient Polygondwanaland (“Crumbling Castle”) et Flying Microtonal Banana (“Rattlesnake”) et j’ai beaucoup aimé ça. Ici, l’attaque est plus légère mais seulement en apparence car la petite guimauve d’intro comporte quelques boucles vicelardes. Puis, dès le second morceau, “Greenhouse Heat Death”, on part sur une ambiance malsaine et brutale rappelant plutôt Murder Of The Universe. Ensuite, “Barefoot Desert” nous ramène à Paper Mâché mais en plus psychédélique encore. Je pourrais continuer comme cela mais en gros, on a affaire ici à un album qui enfonce le clou des gimmicks gizzardiens (par exemple, je mets toujours 10 écoutes à comprendre ce que font les deux batteurs). Ils creusent leur sillon mais sans que ça fasse “recette”. Si leur musique était une accumulation de bonnes idées, le public se serait déjà barré mais je vois que nos amis australiens gagnent en popularité. Non, ils ont une dimension en plus qui transcende (ça y est, je l’ai placé !) les genres. Peut-être juste une intelligence et état d’esprit à part. Ceci dit, il faut l’avouer, cet album manque un peu de maturation, challenge des 5 albums 2017 oblige. Y a des longueurs… Mort de soif, je ne suis jamais arrivé au “Last Oasis”… Alors, on est content quand “All Is Known” arrive avec son rythme millimétré, son riff tout simple, son son de gratte particulier (toujours le truc microtonal ?), final stoner et tout et tout. Bon, voilà, je reste preneur de KGATLW mais je viens de réécouter “Open Water”, une authentique machine de guerre, et on en est loin dans cette livraison du 31 décembre 2017. J’attends de voir ce que 2018 nous réserve. Peut-être après quelques jours de vacances bien méritées pour eux, non ? Manu Gumboot Soup by King Gizzard & The Lizard Wizard LIRE LA CHRONIQUE DE QUARTERS! LIRE LA CHRONIQUE DE PAPER MACHE DREAM BALLOON LIRE LA CHRONIQUE DE MURDER OF THE UNIVERSE LIRE LA CHRONIQUE DE SKETCHES OF BRUNSWICK EAST LIRE LA CHRONIQUE DE POLYGONDWANALAND LIRE L’INTERVIEW DE KING GIZZARD...

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Black Rebel Motorcycle Club – Wrong Creatures

Black Rebel Motorcycle Club – Wrong Creatures

Savez-vous combien de disques sortent tous les mois ? Moi non plus. Plus de 1000 sans doute… Alors évidemment pour se démarquer il faut de solides arguments (ou un bon budget promotion). Quand le groupe s’appelle Black Rebel Motorcycle Club on y prête forcément une oreille. Même s’ils ne nous ont plus fait vibrer depuis un bail, leur réputation les précède. Et puis rapidement le soufflé retombe. Après une intro mystico tribale à l’intérêt limité, le groupe lui-même nous avertit “it’s just another song“. Voilà qui ne va pas nous aider à croire au coup de coeur. Et c’est vrai que “Spook” n’est qu’une chanson psychée de plus. Pas mauvaise mais pas mémorable non plus. Bien meilleure toutefois que ce “King Of Bones” bien pompier (la basse et la grosse caisse qui crient “j’arrive avec mes gros sabots s’il vous plait, passez-nous à la radio“, le refrain trop moche pour être vrai), ou “Echo” qui se veut épique mais se révèle surtout insupportable (le refrain à la U2 brrr). Quelques rock psychés de bon aloi, bien calibrés viennent redresser un peu la barre (“Ninth Configuration”, “Question Of Faith” en BRMC pur jus ou “Circus Bazooko” qui a au moins le mérite d’amuser la galerie, à défaut de marquer les esprits). Mais Black Rebel retombe trop souvent dans ses travers (“Calling Them All Away” qui veut la jouer aérienne mais qui ne méritait pas non plus de tutoyer les 7 minutes, ni ce traitement trop propret, “Little Thing Gone Wild” trop surchargée). Et pour ne laisser aucune place au doute, rien de tel qu’un “All Rise” bien craignos. Wrong Creatures oscille donc entre le correct et le calamiteux. Disparue la prise de risque, envolée la spontanéité des débuts. BRMC court visiblement après l’hymne de stade. On n’a que nos yeux pour pleurer et nos oreilles à laver. “There’s no one ready for this” chante Peter Hayes. Nous en tout cas on n’était effectivement pas prêt à subir pareille déconvenue. JL LIRE LA CHRONIQUE DE SPECTER AT THE...

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Birth Of Joy : nouvel album le 16 février

Birth Of Joy : nouvel album le 16 février

Le nouvel album de Birth Of Joy qu’ils nous promettent “plus énergique et puissant“ que son prédécesseur Get Well, est annoncé pour le 16 février prochain chez Glitterhouse Records. Pour découvrir de nouveaux morceaux en avant-première, rendez-vous le 10 novembre à Petit Bain pour célébrer nos 5 ans d’existence dans la joie et les gouttes de sueur en compagnie des excellents Wonderflu et The Blind Suns. JL L’event Facebook La...

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