Birth Of Joy, c’est fini

Birth Of Joy, c’est fini

  This is the end. C’est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons que les hollandais de Birth Of Joy se séparent après 13 ans de carrière et cinq albums dont le dernier, Hyper Focus, sorti en début d’année. Ce groupe mêlant blues et hard psychédélique marqué par les années 70 avait une valeur sentimentale à nos yeux puisqu’ils avaient joué l’an dernier à Petit Bain (Paris) à l’occasion de nos 5 ans et avait réalisé (comme toujours) une performance éclatante. Ils se produiront une dernière fois chez eux, au Paradiso d’Amsterdam le 3 janvier 2019. Merci pour votre musique, votre énergie et, sans doute, à très bientôt dans de nouveaux projets ! Jonathan...

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SLIFT – La Planète Inexplorée

SLIFT – La Planète Inexplorée

Après son remarquable EP Space Is The Key sorti l’année dernière, le trio toulousain SLIFT revient ce vendredi avec son premier album La Planète Inexplorée. Dès le morceau d’ouverture, “Heavy Road”, on embarque dans le space opéra de SLIFT avec un garage-rock survolté fortement teinté de psychédélisme. En 40 minutes SLIFT nous fait découvrir sa planète inexplorée peuplée de spécimens des plus accueillants : riffs fuzzy, rythmiques soutenues et même apparition inattendue de parties de flûte. Le tout pour nous livrer ce qui pourrait être une bande son psychédélique d’une très bonne série B de Science Fiction. Les explorateurs des planètes Oh Sees, Ty Segall et autres King Gizzard & The Lizard Wizard ne voyageront pas en terre inconnue. Si à la première écoute “Heavy Road”, “Doppler Ganger” et “Fearless Eyes” se détachent immédiatement, les autres morceaux se dévoilent peu à peu au fil du temps. Signalons notamment la très cool “Trapezohedron” et son break sous acides ou l’instrumentale “La Planète Inexplorée” avec son intro heavy à souhait à la Black Sabbath et son riff qui pourrait être une chute de l’un des derniers Oh Sees. Dans la foulée du dernier Kaviar Special, eux aussi chez Howlin Banana Records, SLIFT nous montre que le rock psyché français peut bomber le torse tant il n’a pas grand chose à envier à celui de la côte ouest américaine. Avec ce premier album les toulousains transforment l’essai et confirment que l’on doit dorénavant compter sur eux. Reste à espérer qu’ils empruntent une trajectoire plus personnelle par la suite car malgré ses indéniables attraits cette Planète Inexplorée nous donnent parfois le sentiment qu’on l’a déjà foulée. Alain Dutertre LIRE LA CHRONIQUE DE KAVIAR SPECIAL – VORTEX LIRE LA CHRONIQUE DE KAVIAR SPECIAL – #2 LIRE LA CHRONIQUE DE VOLAGE – SITTIN’ SIDEWAYS LIRE LA CHRONIQUE DE VOLAGE – HEART HEALING LIRE LA CHRONIQUE DE THE MADCAPS – SLOW DOWN LIRE LA CHRONIQUE DE THE MADCAPS – HOT SAUCE LIRE LA CHRONIQUE DE THE MADCAPS – THE...

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Nouvelle collaboration entre Ty Segall et White Fence

Nouvelle collaboration entre Ty Segall et White Fence

On ne va pas se mentir, à force on n’y croyait plus trop. 6 ans après l’excellent Hair, trois ans après que Tim Presley nous annonce sa sortie prochaine, le nouvel album issu de la collaboration entre Ty Segall et White Fence verra bien le jour le 20 juillet prochain chez Drag City et Modulor. Il s’appellera Joy, comportera 15 titres et voici le premier extrait “Good Boy” Joy by Ty Segall & White Fence Ci dessous la pochette et la tracklist :                     01 Beginning 02 Please Don’t Leave This Town 03 Room Connector 04 Body Behavior 05 Good Boy 06 Hey Joel, Where You Going With That? 07 Rock Flute 08 A Nod 09 Grin Without Smile 10 Other Way 11 Prettiest Dog 12 Do You Hair 13 She Is Gold 14 Tommy’s Place 15 My Friend   LIRE LA CHRONIQUE DE FREEDOM’S GOBLIN DE TY SEGALL LIRE L’INTERVIEW DE WHITE...

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Birth Of Joy – Hyper Focus

Birth Of Joy – Hyper Focus

Avec ses prestations scéniques fiévreuses (on sait de quoi on parle) et quelques solides albums au compteur, Birth Of Joy jouit depuis quelques années maintenant d’un statut particulier en France (comme ils nous l’expliquaient l’an dernier). Et le 5e album des néerlandais, Hyper Focus, ressemble fort à une nouvelle occasion de franchir un palier. Enregistré live (comme toujours) Hyper Focus a le mérite d’être hyper costaud. Intro batterie/clavier qui groove à mort, refrain scandé façon “Grow” (un de leurs tubes imparables), break hystérique, solos endiablés. Il y a tout, et même plus dès l’entame “Join The Game”. On ne va pas se mentir, à l’image de ce morceau, Hyper Focus a les défauts de ses qualités. C’est efficace en diable, ça pétarade tous azimuts. Une machine de guerre bien huilée. Trop huilée parfois. On aimerait que le groupe s’autorise quelques sorties de route (maîtrisées, cela va de soi) et surprenne davantage. Ils le font par moments, et avec réussite (“Forenoon” qui calme le jeu avant de partir dans des envolées Floydiennes quand Kevin Stunnenberg se la joue Gilmour, l’excellente “Witches Hammer” à la Mike Patton où heavy rime avec zarbi et grain de folie). Mais ces escapades ne suffisent pas à nous sortir d’une certaine monotonie (l’album dure 51 minutes, ça joue aussi). Les quelques interludes instrumentales (“i”, “ii”, “iii”) se révèlent assez anecdotiques, et certains morceaux prennent aisément le pas sur d’autres (“Riff Raff” qui riffe sec, “Let It Slide” qui avec son groove contagieux envoie valser nos considérations de journaliste aigri). Le synthé manzarekien est par ailleurs omniprésent. Et sur la très bluesy “Poor Duffy”, le fantôme de Morrison plane à ses côtés. Ce n’est ni la première ni la dernière fois que Birth Of Joy nous fait le coup. Mais il le fait toujours très bien. Bref, rien de bien nouveau pour Birth Of Joy qui maitrise toujours son affaire. Les fans du groupe vont se régaler. Les amateurs, s’ils passent outre le manque d’effet de surprise, y trouveront leur compte. Ceux qui n’étaient guère convaincus ne le seront pas davantage. Jonathan Lopez   LIRE LE REPORT PHOTOS 5 ANS EXITMUSIK : BIRTH OF JOY + WONDERFLU + THE BLIND...

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Kaviar Special – Vortex

Kaviar Special – Vortex

Avertissement de la rédaction : “Aucune plainte pour dépendance ne sera acceptée après la lecture de cet article, nous vous avons prévenus avant que vous ne vous lanciez dans l’écoute de cet album.” Après un second opus sobrement intitulé #2 sorti en 2016, les rennais ont sorti fin janvier dernier leur troisième LP, toujours sous l’excellent label français Howlin’ Babana Records affublé d’une magnifique pochette signée Valentin Pinel. Ici pas de chichi, un seul et unique maître mot : E.F.F.I.C.A.C.I.T.É. Les tubes Garage-Psyché-Surf s’enchainent sans vous laisser de répit pendant 40 minutes de pur plaisir auditif non dissimulé. De l’énergique “Run Away” qui ouvre l’album à “Scattered (All Around)” en passant par la bluesy “Back To School”, les rageuses “The Draugr” et “Busted” ou la planante “Roadhouse”, pas même le temps de lever votre gras du canapé pour prendre une binouze bien méritée dans le frigo. Vous serez emportés dans cette tempête sonique avec quelques sonorités qui vous rappelleront leurs inspirations (Thee Oh Sees, Ty Segall, Black Lips…) mais disséminées plus subtilement que sur leur précédent opus. Les influences ont été digérées et le groupe affirme plus fermement son identité sur ce disque. Tout est bon dans le Kaviar, les riffs sont accrocheurs et la rythmique prendra possession de votre corps quitte à vous retrouver seul au milieu de votre salon à faire du headbanging et du air guitar tel un ado boutonneux sous le regard ahuri de la voisine d’en face. On a hâte de vivre ces morceaux en live et de se déchainer joyeusement dans la fosse pour la release party au Point Ephémère (Paris) le 16 février prochain. Avec Vortex, Kaviar Special prend son envol et confirme qu’il est en train de devenir le groupe garage-psyché français de référence. Ce troisième album est la première grosse claque de l’année et c’est avec un certain plaisir masochiste que l’on tend l’autre joue. Alain...

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