Dälek clippe un extrait de son prochain album

Dälek clippe un extrait de son prochain album

L’an passé Dälek revenait d’entre les ténèbres avec un nouvel album un brin frustrant parce que trop court, le revoilà donc dès le 1er septembre avec Endangered Species qui sortira chez Ipecac. Et voici le clip de « Echoes Of… », premier extrait de l’album. L’occasion de vérifier que Dälek n’a rien perdu de son sens de la gaudriole. Rappelons que Dälek sera en concert en France prochainement : 2 novembre à Grenoble (La Bobine), 4 novembre à Lyon (Bizarre!), 17 novembre à Paris (Batofar), 18 novembre à Brest (Festival Invisible à La Carene)....

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Pawz One – Pick Your Poison

Pawz One – Pick Your Poison

Vous cherchiez le disque idéal à écouter dans votre bolide pour le trajet des vacances, celui qui vous aide à ne pas piquer du nez et à garder le sourire dans les interminables bouchons, avec les gamins qui braillent à l’arrière (« c’est quand qu’on arrive papaaa ?« ) ? Il se pourrait bien que le deuxième opus de Pawz One soit la solution. La nouvelle figure du rap underground venu tout droit de la cité des anges, poursuit son petit bonhomme de chemin, et ce n’est pas pour nous déplaire. Vous zappez l’introduction pour passer dans le vif du sujet et la vous êtes sublimé d’entrée avec « Front to Black », cette instru qui sans tarder vous fera bouger la tête, toute cette fraîcheur qui s’en dégage, de quoi oublier tous vos soucis le temps d’une chanson. Vous vous imaginez déjà dans votre transat sirotant un Malibu Coco, devant un défilé de belles jeunes femmes en bikini qui courent cheveux aux vents sur la plage. Eh bien non, il vous reste trois quarts d’heure de route et votre dulcinée ronfle à côté de vous. Ce que vous ne réalisez pas encore, c’est que vous être en train d’écouter l’une des meilleures sorties hip hop de ce début d’année. Pick Your Poison réserve son lot de bonnes surprises, de quoi satisfaire un public assez large mais avec un certain degré d’exigence tout de même. L’enchaînement « Keep It Low »/ »Built To Destroy »/ »Frequent Fliers » ravira les amoureux de la face la plus obscure du hip hop new yorkais des années 90, on ne s’étonne pas que Gang Starr y soit samplé. Mais ce qui fait le charme réel de cet album, c’est cette légèreté qui s’en dégage, cette facilité à passer d’une ambiance à une autre. Pawz One a un sacré bon flow, les quelques featurings (Talib Kweli, El Da Sensei, Masta Ace…) apportent leur pierre à l’édifice, juste ce qu’il faut pour varier les plaisirs. Joie et mélancolie se côtoient avec brio sur ce disque qui mériterait bien plus d’exposition, tellement il est réussi. On promet d’ores et déjà un bel avenir à Pawz One, vu le très haut niveau que nous propose Pick Your Poison. JR Pick Your Poison by PAWZ...

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Public Enemy – Nothing Is Quick In The Desert

Public Enemy – Nothing Is Quick In The Desert

Pour fêter l’anniversaire d’un groupe ou d’un disque, certains se contentent de nous balancer des rééditions à n’en plus finir, avec son lot de remixes, inédits, souvent plus que dispensables et vendues qui plus est à prix d’or, histoire de marquer l’événement et surtout de renflouer les caisses sans trop se prendre la tête. Public Enemy ne mange pas de ce pain-là et on ne peut que les saluer pour ça. Pour fêter ses 30 ans de carrière, le groupe nous a pondu un nouvel album intitulé Nothing Is Quick In The Desert et cerise sur le gâteau, ce disque était offert en téléchargement gratuit sur leur Bandcamp avant sa sortie officielle*. Chuck D et sa bande n’ont pas vu le temps passer, une quinzaine d’albums à leur actif, une tripotée de tournées dans le monde entier, et toujours ce discours hautement politisé et engagé qui ne s’est pas non plus atténué avec le temps. Véritable machine de guerre inusable, constituée de vétérans qui n’ont jamais lâché leurs armes ; platines et microphones en main, P.E. continue sa belle aventure dans le rap. Le timbre de voix de Chuck D est moins tonique, son flow est rocailleux comme encombré d’un gros rhume, les apparitions de Flav se font rares… Mais ça s’écoute comme on déguste un bon vin qui a patiemment vieilli dans la cave et qu’on sort pour la grande occasion. Nothing Is Quick In The Desert comporte son lot de fraîcheur, grâce notamment à des instrus taillées sur mesure pour les deux MC’s. Les grattes sont partie prenante de ce disque, à coup de riffs rageurs sur « Yesterday Man » ou de solos démentiels comme à la fin de la très réussie « sPEak! » et sur « Rest In Beats ». L’influence rock a toujours eu sa place dans la discographie de Public Enemy. À l’aise dans tout les domaines Dj Lord nous propose une bonne touche d’électro sur « Sells Like Teens Hear It » et son côté très Kool Keith, puis sur la sombre et envoûtante « Terrorwrist ». Deux interludes pas vraiment nécessaires viennent toutefois gâcher toutes ses ondes positives (« Exit Your Mind » et l’inaudible « If You Can’t Join Em Beat Em »). Niveau déception ça se passe exclusivement à mi parcours de l’album avec « Beat Them All » et « Smash The Crowd » qui manquent clairement d’inspiration. Dans un style plus classique  » So Be It »  fait son petit effet tout comme le morceau-titre qui ouvre l’album. On notera le bel hommage rendu en guise de conclusion aux représentants du Hip Hop partis trop tôt (« Rest In Beats (Part 1&2) »). Public Enemy n’en a pas fini de gouverner la planète Rap, trois décennies à prêcher la bonne parole, celle qui ferait froncer les sourcils d’un certain Donald s’il...

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Body Count – Bloodlust

Body Count – Bloodlust

Voilà un disque qui a le mérite de traumatiser les esprits et de régaler les amateurs de sensations fortes. Âmes sensibles s’abstenir. Je scinderai en deux parties la fougue dévastatrice que Body Count nous jette à la gueule. D’une part, la brutalité extrême qui ressort de certains titres, notamment lorsque les pontes du métal viennent leur prêter main forte. Car oui il y a du beau monde sur ce Bloodlust. Commençons par « Walk With Me… » où Randy Blythe de Lamb of God apporte une sacrée dose d’adrénaline. Vous sentez des palpitations cardiaques, rassurez-vous c’est normal ! Rien de tel également qu’une bonne reprise, certes très conventionnelle mais toujours aussi efficace de Slayer (« Raining Blood »), on le verra plus comme un hommage, à un groupe qui compte énormément pour Ice T. D’autres invités de taille sont là, ni pour blaguer ni juste pour faire figuration. Max Cavalera que l’on ne présente plus, scande le refrain de « All Love Is Lost » puisé au fond de ses entrailles. Pas d’amour là-dedans. La violence est de mise, et Body Count nous le fait savoir dès « Civil War », premier titre de cet album qui voit le leader de Megadeth pondre un solo comme il sait les faire. Qu’on aime ou pas, on valide cette entrée en matière. Voilà pour la partie la plus dark et trash. Une autre facette plus commune à Body Count car elle définit beaucoup mieux le style du groupe depuis ses débuts, une fusion rap/métal au groove imparable qui n’apaise pas pour autant nos tympans. Oui Body Count s’en sort très bien sans guest et tant mieux, à commencer par l’excellent et accrocheur single « No Lives Matter ». La police en prend pour son grade sur  » Black Hoodie », petit clin d’œil à un grand nom du rap cette fois-ci, KRS-One, qui s’est vu subtiliser avec brio son légendaire refrain « Woop-woop! That’s the sound of da police!« . Un titre encore une fois méchamment puissant et addictif. Autre bombe « This Is Why We ride », Ill Will y martèle ses fûts au rythme des balles, Ice-T a déclaré la guerre, on assiste à un véritable carnage dans les rues de L.A. Ice-T et sa bande n’ont pas perdu l’énergie des débuts, et prouvent que l’alliance du rock et du rap que l’on pensait totalement enfouie sous terre depuis au moins 15 ans, a finalement encore de beaux jours devant elle. Dans la même veine, Prophets Of Rage, réunissant des membres de Cypress Hill, Rage Against The Machine et Public Enemy, commence à faire bon usage de leurs forces respectives, certes dans une mouvance moins hardcore que Body Count, mais aux discours toujours aussi engagés. En tout cas une chose est sûre Body Count...

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DJ Shadow – The Mountain Has Fallen EP

DJ Shadow – The Mountain Has Fallen EP

DJ Shadow nous balance un nouvel EP, il fut un temps où j’aurais sauté de joie, et me serais empressé de l’écouter. Sauf que le Monsieur ne m’a pas époustouflé depuis un bail… Ça doit remonter à The Private Press. Oui je sais je suis vache, mais pour le coup quand j’écoute Shadow avec plaisir c’est avec ce dernier et Endtroducing. Voilà donc un EP de 4 titres, je me suis laissé tenté après avoir lu quelques éloges. Et puis Nas en featuring, je me suis dit que ça pouvait être classe… Faux départ avec « Systematic ». Nas a beau faire le taf, a beau être l’un de mes rappeurs préférés, pourtant capable d’enflammer une salle a capella, il se heurte ici à une instru qui ne mérite pas son talent. Totale déception. Au tour de Danny Brown de poser (« Horror Show »), je ne le connais pas trop, et j’avoue que la surprise est de mise. Un flow bien particulier qui n’est pas sans rappeler le rap froid et hybride de Cannibal Ox et les sommets du label Definitive Jux. Shadow pour le coup semble retrouver une belle inspiration. Encourageant. On aurait aimé meilleure nouvelle que ce « Good News » qui n’aura pour effet que de vouloir se coller la tête dans le mur, Si vous pensiez que la MPC et Dj Shadow ne faisaient qu’un, il s’avère que la machine a fait des siennes sur ce coup là, la montagne n’est pas la seule à être tombée… Sur « Corridors » on retrouve l’âme profonde du DJ capable du meilleur, quand il veut. On y est, là où on veut que sa musique nous emmène. Fermer les yeux et avoir des étoiles plein la tête (vous me direz normal après avoir pris un mur en pleine face…) et cerise sur le gâteau il nous offre même un final complètement fou. Bilan très mitigé tout de même… Et oui Monsieur Shadow, on ne peut qu’être exigeant avec un Maître. Je vais de mon côté aller écouter du Danny Brown qui, lui, ne m’a pas laissé de marbre....

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