Queens Of The Stone Age – Villains

Queens Of The Stone Age – Villains

Une fois n’est pas coutume, puisque ce disque divise la rédaction, voici deux chroniques aux avis diamétralement opposés. POUR // Voilà l’objet de la discorde, le centre de la polémique, le disque des Queens Of The Stone Age que même les fans risquent de trouver à chier, et qu’il y aura pourtant toujours des contradicteurs invétérés pour défendre. Sauf que cette fois, le contradicteur invétéré, c’est moi. C’est d’autant plus étonnant que je n’avais pas tellement aimé le dernier album en date, ni la collaboration avec Iggy Pop, et que j’ai une aversion naturelle assez forte pour le pop rock dansant, surtout quand il est teinté années 80. Ajoutez à cela que j’ai trouvé le premier morceau à avoir fuité, « Feet Don’t Fail Me » très, très mauvais à la première écoute. Bref, je n’avais a priori pas du tout le profil pour défendre cette nouvelle sortie, d’autant plus que je n’aime aucun album du groupe depuis le départ d’Oliveri, à l’exception de quelques chansons par-ci, par-là. Or, c’est peut-être justement pour ça que je suis plutôt bienveillant à l’égard de Villains. Déjà, contrairement à Lullabies To Paralyze et les albums qui ont suivi, ce n’est pas une variation sur le thème de Songs For The Deaf en moins réussi, ce n’est pas une répétition moins convaincante de la formule Queens Of The Stone Age, et c’est déjà respectable en soi. Mais le meilleur moyen d’expliquer ce qu’il y a de positif dans ce nouveau disque, c’est de le comparer au précédent. Pour moi, …Like Clockwork, fortement surestimé ici-même, était un échec. Une tentative louable pour Josh Homme de renouveler sa musique, avec de vraies incursions pop rock, mais pas assez franches. D’une part, les morceaux purement pop n’étaient pas tous réussis (« …Like Clockwork » en étant l’exemple le plus flagrant), et d’autre part, ils étaient noyés entre des morceaux typiques du rouquin complètement anecdotiques mis là comme pour rassurer les fans que c’était bien un album de Queens Of The Stone Age et des ratages complets malgré la présence de pléthore de guests (« If I Had A Tail », le pire morceau qu’ait écrit Homme ou pas loin). Au final, une seule réussite, grandiose, le titre « I Appear Missing » qui était la meilleure chanson du groupe à sortir depuis longtemps. À l’époque, je m’étais dit que Josh Homme gagnerait à assumer pleinement son envie de faire du pop rock. Cette orientation s’est confirmée avec le dernier album d’Iggy Pop, dont les plus gros défauts à mon goût étaient une influence très marquée des années 80 et une trop grande molesse. Un délire musical qui ne me plait pas avec des chansons qui ne me plaisent pas, ça ne pouvait pas décemment...

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Queens Of The Stone Age : un single, une date de sortie d’album et un concert

Queens Of The Stone Age : un single, une date de sortie d’album et un concert

Après nous avoir fait le coup de petits teasers plus ou moins subtils (et plus ou moins compréhensibles), Queens Of The Stone Age cesse de tourner autour du pot et annonce la couleur : son prochain album Villains sortira le 25 août chez Matador Records. Sa sortie sera suivie d’une grande tournée avec un passage en France par la case Accor’Hotel Arenas le 7 novembre. Premier album depuis 2013 et le contesté …Like Clockwork (mais plébiscité par celui qui écrit cette news), Villains devrait poursuivre dans une veine très pop et plus du tout stoner, comme le confirme la collaboration annoncée avec le producteur Mark Ronson, connu pour ses travaux avec Adele, Bruno Mars, Lady Gaga (et d’autres artistes bien plus recommandables comme les Black Lips)… En tout cas, un premier extrait a été dévoilé et il n’est pas très rassurant…...

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Interview – J.C. Satàn

Interview – J.C. Satàn

Villette Sonique, samedi 28 mai. J.C. Satàn doit jouer en plein air dans l’après-midi, il tombe des trombes d’eau. À tel point que le concert est incertain. Il sera maintenu et auparavant on se réfugie avec le groupe dans leur van, juste avant qu’ils attaquent leurs balances. Interview. Je crois que vous êtres un groupe qui n’a pas volé sa réputation de groupe de scène, parfois usurpée. On sent que sur scène vous vous lâchez complètement. Quand vous composez vous avez déjà hâte d’y être, vous visualisez la façon dont vos morceaux vont évoluer ? Dorian (claviers) : on le prévoit pas forcément, mais en entendant le morceau on se projette un peu, oui. Arthur (guitare,chant) : des fois je me dis « celui-là il pourrait bien envoyer sur scène », mais ça va pas plus loin que ça. On sait pas trop ce que ça donnera sur scène. Vu qu’on refait les morceaux tous ensemble – moi je les écris, on enregistre avec Dorian -, on sait pas trop ce que ça va donner souvent. Des fois on se demande si certains passages vont pas complètement changer, c’est pas prévisible. Mais on sait que quoiqu’il arrive, même une espèce de ballade, on finit par envoyer. Romain (batterie) : y a toujours des morceaux, on sait qu’ils vont marcher, d’autres on les teste et des fois ça marche pas et on les fait pas…   Je pensais à un morceau comme « Waiting For You » qui paraît assez tranquillou sur album et qui explose complètement sur scène… Arthur : t’as « I Will Kill You Tonight » sur album qu’on joue pas. Paula (chant) (à Arthur) : quand t’as enregistré « Waiting For You » tu pensais pas que ça rendrait quelque chose comme ça sur scène. Arthur : pas du tout, non. Je pensais même pas qu’on pourrait le jouer.   Parce que toi t’écris la majorité des morceaux, et derrière vous vous retrouvez tous ensemble et vous les rebossez, c’est ça ? Arthur : ouais. Moi j’écris la logique en gros, Paula écrit tous les textes. Avec Dorian on enregistre et tous ensemble après on voit comment ça marche. Dorian : on les répète qu’après. Arthur : oui, c’est vraiment deux façons complètement différentes de fonctionner. C’est un peu deux groupes. La scène c’est quand même le plus…   Ce qui vous éclate le plus, et puis déjà vous êtes tous ensemble. Sur le dernier album, il y a un côté un peu moins « chien fou », je dirais. D’ailleurs le premier morceau « Satan II » est trompeur parce qu’ultra bourrin par rapport au reste. L’idée c’était d’évacuer ce côté-là pour après développer d’autres choses ? Arthur : un peu. C’est pas si réfléchi que ça mais...

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Mastodon + QOTSA + At The Drive-In = Gone Is Gone

Mastodon + QOTSA + At The Drive-In = Gone Is Gone

  Voilà un nouveau supergroupe potentiellement capable de produire du super son. Gone Is Gone rassemble Troy Sanders (chanteur-bassiste de Mastodon), Troy Van Leeuwen (guitariste de Queens Of The Stone Age), Tony Hajjar (batteur de At The Drive-In), et le multi-instrumentiste Mike Zarin. En attendant l’EP, prévu cet été, puis l’album (fin 2016), qui devrait être du rock expérimental d’après leurs dires, voici un teaser qui contient un extrait du premier single « Violescent » :...

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Iggy Pop – Post Pop Depression (Loma Vista)

Iggy Pop – Post Pop Depression (Loma Vista)

Iggy Pop + Josh Homme. Un des derniers monstres sacrés du rock avec un des plus respectés/tables des années 2000. Le premier a prouvé à toute une génération de gosses mal élevés adeptes du « no future » qu’ils pouvaient en avoir un, même à très court terme. Le second s’est appliqué à bousiller les tympans de centaine de coyotes, jusque-là bien peinards dans leur désert (en composant de la putain de musique, parce que c’est quand même ça le plus important). Le duo était très alléchant sur le papier, à un bémol près. Malgré tout le respect qui lui est dû, l’iguane n’a rien sorti de bien fameux depuis… fiouuu.. au moins deux décennies. Le roux s’est, quand à lui, métamorphosé en tombeur de ses dames, se souciant davantage de son aura pop que de sa propension à balancer du riff jouissif. Restait à savoir si l’alchimie allait prendre, si Josh allait réveiller le bestiau quelque peu assoupi, si des tonnes d’idées allaient jaillir de ces deux cerveaux bouillonants, provoquer des étincelles et finir par nous mettre le feu au cul… La réponse s’impose assez vite : de feu il n’y a jamais sur ce disque, les braises sont à peine fumantes et personne ne cherche à souffler dessus pour les raviver. Tout ceci est bien fade, mou, aseptisé. C’est donc ça la Post Pop Depression ? Assez déprimant en effet. « I have nothing but my name » semble se lamenter Iggy (« American Valhalla »). Pas faux. Et que dire du navrant « Vulture » avec son final faussement emballant, réellement chiant… Iggy Pop semble feindre l’excitation, alors que de toute évidence il s’emmerde autant que nous. Qu’il est loin le temps des glapissements sexués de « Dirt »… Il faut dire que le père Josh ne s’est pas foulé des masses non plus pour remuer papy Osterberg, concoctant toute une série de riffs et ambiances entendus mille fois. Sur le dernier Queens of the Stone Age (bien plus enthousiasmant, au demeurant), on se demandait où était passée toute la pléiade d’invités tant le roux monopolisait l’attention et tirait la couverture à lui. Ici, on se demande si l’album, au lieu d’être crédité au nom d’Iggy Pop n’aurait pas dû s’appeler Queens of the Stone Age featuring Iggy Pop. Allez, pour le geste, sauvons tout de même trois morceaux du (quasi) marasme : « Break Into Your Heart » (sympathique à défaut d’être renversante), « Gardenia » (bien foutue mais un brin trop sage) et « Paraguay ». Enfin, la deuxième partie de « Paraguay ». Quand l’affaire s’emballe un peu. Mais il faut attendre 3′ pour ça et se coltiner les « tralalalala » d’Iggy. Tristesse. On avait envie d’y croire, voire de s’enflammer. Finalement, Josh Homme semble faire dans le charitable, composant (recyclant ?) des accompagnements...

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