Queens Of The Stone Age : un single, une date de sortie d’album et un concert

Queens Of The Stone Age : un single, une date de sortie d’album et un concert

Après nous avoir fait le coup de petits teasers plus ou moins subtils (et plus ou moins compréhensibles), Queens Of The Stone Age cesse de tourner autour du pot et annonce la couleur : son prochain album Villains sortira le 25 août chez Matador Records. Sa sortie sera suivie d’une grande tournée avec un passage en France par la case Accor’Hotel Arenas le 7 novembre. Premier album depuis 2013 et le contesté …Like Clockwork (mais plébiscité par celui qui écrit cette news), Villains devrait poursuivre dans une veine très pop et plus du tout stoner, comme le confirme la collaboration annoncée avec le producteur Mark Ronson, connu pour ses travaux avec Adele, Bruno Mars, Lady Gaga (et d’autres artistes bien plus recommandables comme les Black Lips)… En tout cas, un premier extrait a été dévoilé et il n’est pas très rassurant…...

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Edam Edam – Volcano

Edam Edam – Volcano

En novembre 2016, Shyle Zalewski sortait son album définitif d’Edam Edam, dont le nom était un symbole très casse-pied à retranscrire sur un clavier d’ordinateur, et nous annonçait prendre une pause musicale d’une durée indéterminée. Comme l’album était très bon, on avait de quoi se consoler, mais c’était quand même le coeur gros qu’on se demandait combien de temps il faudrait attendre pour voir Shyle reprendre sa guitare et nous balancer ses chansonnettes pop-punk. Avril 2017, un nouveau disque sort. Le tracklisting n’est pas encore définitivement arrêté (oui, chose exceptionnelle, c’est un work in progress qui nous a été envoyé pour chroniquage), mais on approche de la vingtaine de titres. En 5 mois, ce qui devait être au minimum un aurevoir s’est transformé en un dernier petit EP pour le plaisir puis en EP de 14 titres, soit un album, puis en album protéiforme. La vérité, à mon avis, c’est que Shyle est incapable de s’arrêter de composer, d’interpréter, d’enregistrer, de bidouiller. Ce type est non seulement un hyper actif, mais un hyper créatif, et jamais satisfait, avec ça ! L’album va sortir, mais non, un nouveau titre est fini, et finalement il passerait mieux, alors je vire tel autre, mais à bien y réfléchir, tel autre est pas si mal, mais je ne vais pas mettre 40 titres, bon, ben je fais un double album. J’exagère, mais pas tant que ça, à mon avis. Bon, pour parler du disque en lui-même, Volcano reprend dans la lignée de son prédecesseur, avec un « Paper Thin » d’ouverture qui évoque d’emblée Eels. On y retrouve des morceaux pop-punk typiquement Edam Edam, comme « Salem » ou « Witchy-Bitchy », du banjo et du cheap tunes (« Special Flame »), des ballades folk plus calmes (« Twisted Hair », « Castletown »), des inspirations punk ado évidentes (« Volcano »), des petites bizarerries comme le faux jazz de « Wednesday » ou « I’m On Fire With You » qui donne une idée de ce que serait une reprise de « New York Conversation » par les Moldy Peaches et même des instrumentales (« Flyweight Theme », « Pâquerettes »). On est donc en terrain connu sans répéter à l’infini une formule toute faite, ce qui fait qu’on ne s’ennuie jamais même si l’album, copieux, sort dans la foulée d’un autre qui l’était tout autant. Son seul véritable défaut, d’ailleurs, est que sa sortie aussi rapide fait qu’on n’avait même pas eu le temps de se repasser le précédent un million de fois. Quoi qu’il en soit, j’attends impatiemment la sortie physique de ce Volcano qui risque, comme d’habitude, d’être un bel objet. À ce que j’en sais, le fond est là, en tout cas !...

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The Lemonheads – The Lemonheads

The Lemonheads – The Lemonheads

En 2006, personne n’aurait parié un centime sur la reformation des Lemonheads. Séparés presque aussitôt après un Car Button Cloth néanmoins convaincant, 10 ans auparavant, et malgré quelques disques solos d’Evan Dando, le groupe de Boston est passé en une décennie de future nouvelle sensation à artistes dont le nom évoque vaguement quelque chose à ceux qui étaient jeunes à l’époque. Au milieu des années 2000, il faut être connaisseur pour se rappeler des Lemonheads, particulièrement pointu pour se souvenir de leur musique. Dans l’indifférence quasi-générale, un peu comme leurs voisins de Dinosaur Jr, les têtes de citron jouent le jeu de la reformation. La différence majeure, c’est que ces derniers n’ont pas eu un line-up très stable depuis la fin des années 80, n’étant de fait que le groupe d’Evan Dando. Ainsi, quand on parle de reformation, il faut s’entendre : Dando choisit simplement de s’entourer à nouveau de musiciens et de bosser à trois plutôt que de le faire tout seul dans son coin. Et il décide également de faire appel à l’australien Tom Morgan qui a déjà offert quelques tubes au groupe, mais comme pour le précédent album uniquement pour ce qui est de la composition. Pour ce qui est du backing band, Dando recrute Bill Stevenson et Karl Alvarez des Descendents ; on fait pire. Si on est triste de savoir aujourd’hui que cette reformation aura été de courte durée, il serait dommage de passer à côté de l’excellent album qu’elle a produit. Sobrement intitulé Lemonheads, celui-ci est un véritable retour en grâce pour Evan Dando, car s’il est malheureusement plus connu pour sa belle gueule et ses frasques avec la drogue, il prouve une fois de plus qu’il sait composer des pépites power pop comme il respire. Et si les mauvaises langues pourraient mettre en avant que « Become The Enemy » ou « No Backbone », deux des titres les plus mémorables, ne sont pas de lui, son interprétation est irréprochable et sa voix, l’une des plus belles des années 90, est pour beaucoup dans leur efficacité. Musicalement, on est toujours dans de la power pop qui n’hésite pas à donner dans les tempos lents (« Become The Enemy », « Baby’s Home », « Let’s Just Laugh ») mais qui ne renie pas ses origines punk pour autant (« Poughkeepsie », « Black Gown » ou « Pittsburgh ») sans jamais vraiment se défaire d’une certaine mélancolie. Tout en étant profondément pop, les morceaux peuvent aussi partir dans leurs petits délires bordélico-noisies comme le démontre le final « December ». Bref, on n’est dépaysé ni par le style ni par le niveau moyen. Par ailleurs, les thèmes abordés démontrent d’une certaine maturité, on a beau être dans un disque de power pop hérité des 90s, on n’est pas non plus dans...

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Edam Edam – ❤

Edam Edam –  ❤

On savait qu’Edam Edam n’était pas un groupe comme les autres. Pendant musical de Shyle Zalewski, artiste prolifique tour à tour dessinateur, scénariste, peintre, réalisateur, infographiste, et surtout profondément ancré dans le Do It Yourself, multipliant aussi les casquettes (auteur, éditeur, rédacteur en chef…), il s’agit en fait d’une nouvelle fenêtre par laquelle observer ce qui se passe dans la tête de son créateur. On sait comment c’est avec les artistes, même les plus prolifiques ne font en fait qu’une simple variation de l’éternelle même oeuvre, et la musique d’Edam Edam n’y échappe pas. Je ne parle pas simplement des thèmes récurrents dans l’oeuvre de Shyle (ex à grosses fesses, cœurs brisés, crise d’adolescence, identité sexuelle ou inadéquation sociale) qui sont également présents sur ce disque, je vous rassure, mais bel et bien de ce sentiment palindromique inaltérable chaque fois que l’on met un de ses disques dans la platine, ou que l’on lance un de ses mp3 sur bandcamp même si l’image est moins belle ; Shyle, c’est Edam Edam, mais Edam Edam, c’est Shyle. Plus que tout autre jusqu’ici, cet album illustre parfaitement cela. Chaque note, chaque mot, chaque ambiance, est profondément personnelle et nous donne une idée de la personne qu’est Shyle Zalewski derrière sa coupe de cheveux improbable et son sourire d’éternel ado. Ou plutôt, avec sa coupe de cheveux et son sourire d’éternel ado. Alors oui, <3 (que vous pouvez appeler Cœur, Heart ou même Trou Du Cul selon les dires de son auteur) n’est qu’une énième variation de la même œuvre. Pour autant, ce n’est pas un disque de Edam Edam comme les autres. Déjà, il s’ouvre par un bon titre punky qui raconte l’histoire fictive mais peut-être un peu vraie quand même d’un type enfermé chez lui pendant 41 jours pour cause de problèmes cardiaques, le bien nommé « 41 Days At Home » qui éructe comme s’il ne tenait pas en place, exactement comme son protagoniste contraint à l’isolement. Je vous rassure si vous vouliez de la chanson folk trash poppy comme vous en aviez l’habitude, les deux suivantes sont beaucoup plus classiques, refrains imparables inclus (essayez donc de vous sortir « Eternal Teenage Crisis » de la tête une fois écoutée), et on retrouve aussi du cheaptune ici ou là comme sur « Uncomfortable At Parties » où Shyle se permet une sorte de rap assez inhabituel et néanmoins très efficace. Tout le disque est de cet acabit, alternant les titres les plus poppy dynamiques classiques de Edam Edam (« A Pop Song », « Fuckcakes ») avec des titres plus folks calmes, plus rares mais pas non plus surprenants de sa part (« The Mess » ou « It’s Been Cold Today ») et d’autres plus inattendus et sacrément réussis comme le bizarroïde...

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Theodora @ Supersonic (Paris), 05/11/16

Theodora @ Supersonic (Paris), 05/11/16

On connait le trio Austra, le quartor Warpaint, maintenant il est temps de passer au duo Theodora ! C’est l’histoire d’un samedi soir où t’es perplexe sur tes différents plans de soirée, la capitaine de ton équipe de foot te propose un concert gratos au Supersonic, la musique prenant le dessus sur tous les plans possibles, je me laisse embarquer… mais avant toutes choses, je me renseigne, je comprends assez vite que Theodora était bassiste dans le groupe pop folk Theodora Paul & Gabriel créé en 2009 et qu’en 2014 elle décide de dévoiler sa voix en solo. Puis, je jette un coup d’œil au Deezer du groupe, j’aime quand même bien savoir où je mets les pieds. « One Foot In The Grave » devient celle que j’écoute en boucle et puis après « Let Me In ». Bon allez, je m’emballe pas, je vais attendre le live ! Tic tac, tic tac, 22h30, Theodora porte une petite veste teddy qui fait son effet et on reste subjugué par les cheveux de son binôme Zoé Hochberg. Bref, elles installent leur matos, j’ai hâte et en même temps je ne sais pas à quoi m’attendre. Allez hop la première note raisonne dans cette petite salle cosy du 12e arrondissement et je sais d’ores et déjà que je suis en train de prendre une claque. Très active, Théodora est à la basse et au synthé. Quant à Zoé, elle officie aux percussions avec un beau multipad  SPD –SX de chez Roland. Je suis complètement envoûtée par ces deux voix, on sent les inspirations féminines, Lykki li, Grimes… Et toutefois proche de Bat for Lashes ou Hyphen Hyphen, parfois même plus électro et psychédélique. Cette musique qui te transporte, celle que tu remercies d’exister car sans elle tu ne pourrais pas te stabiliser. A.B...

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