PLAYLIST – Le Seattle Sound en 20 morceaux

PLAYLIST – Le Seattle Sound en 20 morceaux

Jour funeste de l’histoire du grunge, le 5 avril a vu la mort de deux icônes du genre, Kurt Cobain, il y a 25 ans de cela puis Layne Staley, merveilleuse voix d’Alice In Chains, parti huit ans plus tard. Ces tristes anniversaires constituent une (énième) occasion de se replonger dans l’incroyable scène de Seattle (et ses environs, on n’oublie pas que Nirvana est un groupe d’Aberdeen) des 90s. Nous avons donc choisi 20 morceaux de groupes, du plus fameux au plus confidentiel, à qui on a accolé l’étiquette grunge lorsque c’était hype, avant tout en raison de leur provenance géographique. Des groupes, au sein desquelles les connexions étaient multiples (nombreux sont les membres que l’on retrouve dans deux ou trois groupes différents) mais dont le son était parfois très éloigné (difficile de trouver des points communs entre Nirvana et Alice In Chains ou entre Melvins et Temple Of The Dog). Il ne tient qu’à vous de le vérifier. (Vous connaissez Sounds Good ? Non ? On vous explique*) On n’oublie pas Shawn Smith, chanteur de Brad (où officie également Stone Gossard de Pearl Jam), Satchel et Pigeonhed (avec Steve Fisk) qui nous a quitté vendredi dernier. Le 5 avril, donc. Un de plus. RIP Jonathan Lopez *Vous pouvez choisir le lecteur de votre choix pour écouter les morceaux, donc si vous n’êtes inscrit sur aucun d’entre eux, préférez Youtube ou Sound Cloud. Certains morceaux (ceux de My Sister’s Machine et Blood Circus) ne sont présents que sur Youtube donc si vous optez pour un autre lecteur, il zappera directement au suivant. ÉCOUTEZ LA PLAYLIST DES 30 ANS DE SUB POP LIRE L’ARTICLE SUR LA DISCOGRAPHIE DE SOUNDGARDEN LIRE LA CHRONIQUE DE TRULY – FAST STORIES… FROM KID COMA LIRE LA CHRONIQUE DE PEARL JAM – VS. LIRE LA CHRONIQUE DE PEARL JAM – VITALOGY LIRE LA CHRONIQUE DE NIRVANA – NEVERMIND LIRE LA CHRONIQUE DE NIRVANA – INCESTICIDE LIRE LA CHRONIQUE DE NIRVANA – IN UTERO LIRE LA CHRONIQUE DE NIRVANA – MTV UNPLUGGED LIRE LA CHRONIQUE DE GREEN RIVER – DRY AS A BONE/REHAB...

Lire la suite

Pearl Jam – Vs.

Pearl Jam – Vs.

Vous vous souvenez de la dépouille que vous aviez il y a 25 ans ? Bien sûr que vous vous en souvenez, on vous ressort souvent les photos devant votre mine déconfite et vous les planquez dès que possible, en espérant que plus personne ne remette la main dessus. Et le Billboard 200 (albums les plus vendus) il y a 25 ans, vous vous souvenez de la gueule qu’il avait ? On y trouvait en vrac (et, entre quelques merdes quand même, faut pas déconner) : Black Sunday de Cypress Hill, In Utero de Nirvana, Doggystyle de Snoop Dogg, Songs Of Faith And Devotion de Depeche Mode… et Vs. de Pearl Jam. Ne regardez pas le classement 2018, vous allez chialer. Une autre époque, clairement. En 1993 donc, Pearl Jam est au sommet de sa popularité mais pas au mieux dans les têtes. Comme Nirvana, le groupe inonde les ondes, est érigé en « nouvelles stars du rock », « dieux du grunge », Eddie Vedder en « voix d’une génération » et tout un tas de conneries difficiles à assumer quand on est jeunes immatures et qu’on a juste envie de faire de la musique avec ses potes (avec un peu d’ambition certes, on va y revenir). Blindé de tubes à entonner point levé, Ten les plaçait toutefois dans une bien inconfortable position. Ultra populaire auprès des kids, Pearl Jam était également raillé par une partie de la presse et des pontes de l’alternatif, Kurt Cobain en tête, qui leur chiait dessus dans les médias dès qu’il en avait l’occasion. Il est vrai que, tout réussi qu’il est, Ten s’appuyait sur une production bien clinquante et puisait davantage son inspiration dans le classic rock et le hard (FM diront les plus haineux) que le punk, chéris par Nirvana et Mudhoney. Un style de musique destiné à leur ouvrir les portes vers les plus grands stades au lieu des caves miteuses de Seattle. Pearl Jam est ambitieux et ne s’en cache pas. Des orientations qui auront d’ailleurs causé le split de Green River ; Gossard et Ament (futurs Pearl Jammeux) souhaitant devenir les nouveaux Jane’s Addiction, alors que Steve Turner et Mark Arm (futurs Mudhoniens) étaient entièrement dévolus à la cause punk. Une séparation, qu’aujourd’hui personne ne regrette, vu la suite de l’histoire… Eddie Vedder, n’en déplaise aux haters, est le plus punk de la bande. Il voue un culte aux Ramones, Dead Boys, Dead Moon et compagnie. Vivre à la fraiche, planche de surf sous le bras, le fait bien plus rêver que nager dans les biftons entouré de groupies en chaleur. Il digère ainsi très mal sa surexposition soudaine, et sombre dans la parano. Pearl Jam décide de couper les ponts avec la...

Lire la suite

PLAYLIST – On The Road

PLAYLIST – On The Road

Comme vous êtes nombreux à prendre (ou reprendre) la route des vacances et qu’on a la main sur le cœur, on vous a concocté une playlist pour votre trajet. 40 morceaux qui parlent de route, de conduite, de vacances ou qui sonnent juste idéalement en cette période estivale. Du classique, du connu, du moins connu et du pas connu du tout. Pas de jaloux. Une première playlist pour la route qui en appelle d’autres parce que c’est sympa à faire et c’est cool à écouter (normalement). Elle dure plus de 2h30, de quoi vous faire un Paris-Caen ou un Marseille-Béziers tranquillou. Bonne route...

Lire la suite

Mad Cool (Madrid, Espagne), du 12 au 14/07/18

Mad Cool (Madrid, Espagne), du 12 au 14/07/18

Au départ, on croyait qu’on allait assister au meilleur festival du monde, à la fin du premier jour on s’est dit que c’était en fait le pire festoche de la terre. Et au bout de trois jours, on s’est dit qu’on avait quand même passé un putain de bon moment dans ce festival de connards. Que s’est-il passé entre temps ? On vous explique. Tout a commencé par Pearl Jam. Evidemment. Fin 2017, les dates de tournée européennes tombent. La France est sur le carreau, comme d’hab. On cherche des solutions de remplacement. Parmi les festivals où ils jouent, le Mad Cool. Inconnu au bataillon. Mais le line-up est dingue, on n’a pas vu un truc pareil depuis Woodstock 69 (ou Primavera 2016, pour remonter un peu moins loin…) ! On sort la carte de crédit, le banquier fait la gueule, on l’emmerde. S’il veut se morfondre à son guichet tout l’été c’est son problème, nous on a décidé de profiter de la vie. Jeudi 12 juillet Après avoir compté les mois, puis les jours nous rapprochant de la date fatidique, nous y sommes. Sortie de métro, et là une queue comme on n’en a jamais vue (je vous préviens, je ne ferai aucun jeu de mot vaseux, vous valez mieux que ça). On marche pendant 15-20 minutes pour prendre place au bout de ladite queue et on poireaute. Sous 35°, sinon c’est pas drôle. La raison de ce calvaire ? Le festival n’est pas encore ouvert, alors que les premiers groupes jouent dans moins d’une heure… Une heure plus tard (adieu le concert de Slaves…), on pense arriver au festival et non, il faut encore marcher un bon quart d’heure… puis refaire la queue. Une heure de plus en plein cagnard, tout ça pour récupérer un bracelet qu’on a eu la malchance de ne jamais recevoir alors qu’on avait payé des frais d’envoi… En termes d’amateurisme, ça frôle le génie. On finit par rentrer dans ce maudit festival, un brin énervés. Besoin d’une grosse bière. Qui dit grosse bière dit nouvelle queue interminable. Si on a loupé l’intégralité de Slaves, il nous reste une bonne moitié de Eels à voir. Enfin, à écouter d’une oreille pendant qu’on fait la queue. On déboule sur « That Look You Give That Guy », le morceau qui plait même aux midinettes. Il nous plait aussi, c’est toujours joli à entendre. La voix de E a ce grain particulier très plaisant qui le fait passer aisément de rock gentiment burné (« Prizefighter », « Souljacker, Part 1 », « I Like Birds » péchu en diable) aux ballades mélancoliques (« My Beloved Monster », « Fresh Blood »). Grand ouf de soulagement, E ne pioche qu’avec parcimonie dans son dernier disque (« You Are The...

Lire la suite

Pearl Jam @ O2 Arena (Prague, République Tchèque), 01/07/18

Pearl Jam @ O2 Arena (Prague, République Tchèque), 01/07/18

Comme un camé en manque, j’ai besoin à intervalles réguliers de ma dose de concerts de Pearl Jam. Et comme tout bon dealer qui se respecte, ces derniers, bien conscients du nombre conséquent de junkies qui les suit aveuglément, augmentent les tarifs jusqu’à atteindre des niveaux indécents. Comme un camé en manque, j’ai donc (c)raqué pour avoir ma dose et j’en ai pris trois plutôt qu’une (on y reviendra, peut-être). A commencer par Prague. Avec un raisonnement simple, ils n’y vont pas souvent donc ils vont nous mettre cher. Et accessoirement, Prague est une très belle ville. Et pas chère avec ça. A l’exception des concerts de Pearl Jam, cela va de soi. Après avoir bien rigolé devant l’élimination des espingouins à la coupe du monde en enquillant quelques pintes, on jette un coup d’œil furtif au merch et constate qu’il ne reste que : des t-shirts moches, des portes-clés affreux, des paires de chaussettes hideuses. On a beau être des camés en manque, on ne nous y prendra pas. On s’enfile une ou deux grosses saucisses (aaah la gastronomie tchèque), on discute avec des Français camés comme nous et on prend place dans le gigantesque O2 Arena. Situés à environ 14 kms de la scène, la vue est imprenable. Et lorsque les meilleurs dealers de Seattle déboulent, on a d’emblée le souffle coupé par le son. Net, puissant, les frissons ne sont déjà pas loin. Mike McCready a fait péter son archet et le groupe de dégainer le meilleur morceau du dernier album, « Pendulum ». Ed Ved est en voix, nous sommes en joie. Le démarrage en douceur (et en beauté) se poursuit avec « Nothingman » avant que le groupe ne passe la surmultipliée. « Corduroy ». RAS. Personne ne bouge, ni à côté ni derrière nous. On échange un regard, la décision est prise : on laisse ces gros nazes profiter de leur pièce de théâtre et on va s’exciter comme des demeurés sur le côté, entre deux escaliers et derrière une vitre. Qu’importe, nous voilà libres de nos mouvements et de l’autre côté de la vitre, Pearl Jam balance du lourd et du speed sans discontinuer. Summum des réjouissances : « Brain Of J. » et son riff infernal, la sombre et poisseuse « Tremor Christ », invités surprises et de marque. On ne boudera pas non plus notre plaisir sur l’intense « Dissident » (dédié à Václav Havel) et on n’osera même pas cracher sur « Lightning Bolt » (issu du dernier album du même nom), loin d’être un chef-d’œuvre mais qui, si bien entouré, passe comme une lettre à la poste. Suivent de gros classiques – que dis-je, des hymnes – de Ten, l’inévitable « Even Flow » (lourdingue sur disque, toujours tonitruante en live. Merci Mike) et...

Lire la suite