Ecce Homo, le nouvel album de Heliogabale en écoute exclusive !

Ecce Homo, le nouvel album de Heliogabale en écoute exclusive !

  Dans la grande famille des noiseux français, Heliogabale se pose là. Et ce, depuis le début des années 90. En un plus de deux décennies, Heliogabale s’est forgé une solide réputation en empilant les disques de haut vol, en retournant des scènes et en signant des collaborations classieuses (Steve Albini, Iain Burgess, pour ne citer que les plus illustres), tout en évitant soigneusement le piège de la redite. Sur Ecce Homo, leur 7e album, qui sort chez Atypeek Music et Les Disques Du Hangar 221, c’est cette fois Jean-Charles Versari (déjà à l’oeuvre récemment sur l’excellent album d’Adam H.) qui se partage les manettes avec Al Sutton. Alors qu’autour d’elle le chaos règne, Sasha Andrès opte pour la première fois pour un chant en français. Et ça le fait grave. Heliogabale a toujours la classe, certaines choses sont immuables. Pour le vérifier par vous-mêmes, on vous propose d’écouter Ecce Homo en exclu ci-dessous : Heliogabale sera au Batofar (Paris) le 13 octobre avec Zerö....

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Emboe – Aléa Deluxe

Emboe – Aléa Deluxe

Emboe est un sadique. Voilà il fallait que ça sorte, ça ne pouvait plus continuer comme ça. De longues années durant, Emboe s’est adonné à la maltraitance de guitares. Il n’avait alors pas encore de pseudo pensant bénéficier d’un relatif anonymat au sein de ses associations de malfaiteurs précédentes (Sons Of Frida, Dernière Transmission, No.On…). Mais sa réputation n’étant plus à faire, il s’est résolu à œuvrer dans l’ombre pour regagner en confidentialité. Sadisme suprême, il avait fait se côtoyer Rihanna et Sonic Youth, qui a priori n’ont pas grand-chose à se dire. Et contre toute attente, le courant était bien passé. Las de molester des guitares, Emboe s’est attaqué l’an dernier à des appareils électroniques. Une manière à lui de brouiller les pistes. Mais sa philosophie n’a pas changé d’un iota : il aime faire mal. Faire mal aux machines qu’il triture jusqu’à plus soif, et faire mal aux crânes des auditeurs. Et cette fois, il n’y va pas avec le dos de la cuillère, œuvrant pendant près d’1h20 derrière des machines entièrement soumises à son esprit malfaisant. Comme lorsqu’il assemble, bien malgré elles, tout un tas de sonorités perverties (« In Like Dead » dans un registre qui tabasse, « Feel The Same » ou « Shot Groove », quelque part entre expérimental et indus) alors qu’il est tout à fait capable de façonner des pièces bien plus faciles d’accès (« Crash Rain », « Cold Clown » et son beat outrancier). Sadique, Emboe l’est encore quand il nous laisse sous la menace d’une « Neverskin » prête à exploser mais qui se contente de nous narguer indéfiniment. Sadique toujours quand il laisse s’infiltrer une étrange beauté à cet univers inquiétant et tourmenté, ravivant à nos pauvres esprits le souvenir d’un autre azimuté de première, Aphex Twin (« Just Your Shoulder »). Ou quand il convoque My Bloody Valentine, maîtres ès maltraitance guitaristique, dans ses lentes progressions éthérées et saturées (« Somebody In The Clouds ») où peut parfois débarquer sans coup férir un beat geignard, voire génial (« Cacatoes »). Sadique et narquois quand il nous renvoie à nos heures d’ado loser se déhanchant laborieusement sur une house music entrainante à défaut d’être finaude (« Mastic Dead »), ou lorsqu’il nous pousse à la consommation de psychotropes en délivrant un groove subtil et hallucinatoire (« Pink Pussy »). Monstrueusement sadique également quand il nous inflige une basse dont on est bien incapable de se défaire (« Gosasys »), ou lorsqu’il nous livre cette superbe fin d’album (« Hope To See You Again », « Wicked Lovers ») chargée de mélancolie qui nous poussera à remettre le couvert et à repasser ainsi par tous les sentiments contraires qui...

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Dälek – Endangered Philosophies

Dälek – Endangered Philosophies

“Bonjour, mon garçon. Installez-vous et dites-moi ce qui vous amène.” “Et bien voilà, je ne suis pas comme les autres garçons de mon âge.” “Vous pouvez préciser ?” “Les autres garçons aiment le foot, les filles et les jeux vidéos. Moi j’aime les films d’horreur, les animaux morts, le feu…” “Oh là là, mais enfin mon petit Dälek vous n’avez que 10 ans, l’âge de l’insouciance. Qu’est ce qui vous attire dans tout ça ?” “J’ai une fascination pour les ténèbres.” “Ah oui quand même. Bon. On va procéder à un jeu très simple. Je vous pose des questions courtes et vous me répondez ce qui vous vient à l’esprit. Votre couleur préférée ?” “J’en aime deux !” “Ah super, vous voyez ! Lesquelles ?” “Le noir et la couleur de la rouille.” “Hum. C’est très bien (sourire gêné). Votre animal préféré ?” “La mouche tsé tsé” (Embarrassé) “D’accord, d’accord. Je vais maintenant vous faire écouter des sons très courts et vous me dites ce qu’ils vous inspirent.” (Un oiseau qui chante) “L’ennui.” (Un ruisseau qui coule) “La tristesse.” “Avec des oreilles aussi insensibles, j’espère que vous ne projetez pas de devenir musicien ! HAHA”. Docteur Dickhead part dans un fou rire aussi bruyant qu’incontrôlable. “Je veux devenir rappeur.” “…..” Après une longue hésitation mêlée de désarroi, le Dr Dickhead reprend la parole “J’avoue que je ne vois pas trop comment m’y prendre avec vous. Vous avez au moins une chance, vous êtes américain ! Raccrochez-vous à ça ! Vous êtes fier de votre pays ?” “Je conchie la politique étrangère des Etats-Unis et je considère le second amendement de la constitution comme une hérésie”. “Sortez de ce bureau.” Dälek ne revit plus jamais le Dr Dickhead mais il se porte aujourd’hui à merveille. Il vient de sortir un nouveau disque, Endangered Philosophies, plus consistant encore que le précédent un rien frustrant, sans jamais rien céder à ses principes. Ses textes rageurs faisant remarquablement corps avec de fascinants échafaudages sonores soigneusement élaborés (les percutantes “Echoes Of…” ou “The Son Of Immigrants”, “A Collective Cancelled Thought” et ses 5 premières minutes instrumentales, “Battlecries” et son spleen écrasant). Le tout distille un sentiment étouffant palpable qui pourrait être malaisant pour l’auditeur non averti mais se révèle au contraire jubilatoire pour celui qui l’est. Dälek demeure incompris mais il n’en a cure (“a few understand what i’m talking about, whatever” clame-t-il sur “Few Understand”). Nous non plus, on se réjouit même qu’il poursuive cette route que peu d’artistes osent emprunter....

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Sons Of Frida ressort quelques vieilles conneries de son chapeau

Sons Of Frida ressort quelques vieilles conneries de son chapeau

S’il y a une bonne nouvelle à retenir en cette fin de semaine ce n’est pas la signature de Neymar au PSG, mais bien la sortie de Some Old Bullshit des Beast… euh des Sons of Frida ! (Pour ceux qui ne comprennent pas bien le lien, jetez donc un oeil par ici). Comme Emmanuel Boeuf (le guitariste du groupe) nous l’avait dit lors de notre interview récemment, cette sortie regroupe 10 ans d’inédits, de lives et d’impros enregistrés (parfois avec les pieds, c’est ça qu’est bon) entre 2004 et 2014. A défaut d’une reformation pour l’argent, voici du contenu inédit pour combler le manque laissé par le split du groupe après le remarquable Tortuga. Et ça s’écoute (et se télécharge) sur leur bandcamp : some old bullshit by Sons of Frida...

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Un album live pour La Colonie De Vacances et Greg Saunier

Un album live pour La Colonie De Vacances et Greg Saunier

  Quoi de plus normal pour ce concept live détonnant que de sortir un disque qui retranscrit cette expérience hors norme ? La Colonie De Vacances c’est un live quadriphonique regroupant les groupes Papier Tigre, Electric Electric, Pneu et Marvin. Les 4 ensemble, dans une joyeuse colo, qui fait du bruit en harmonie. Un concept des plus ambitieux au résultat épatant. Il y a de ça deux bonnes années, le Confort Moderne invitait Grégory Saunier (Deerhoof) à composer pour La Colonie De Vacances une pièce originale qu’ils allaient appeler “Les 26 sauces de Maître Saucier”. Le 4 juin 2015, la joyeuse troupe jouait cette pièce en ouverture du festival Less Playboy is More Cowboy​. L’enregistrement de ce concert sortira le 1er septembre chez Murailles Music. L’artwork a été dévoilé :       Et pour les plus impatients, l’album vinyle est en précommande ici....

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