Nouvel album de METZ en octobre. Extrait en écoute

Nouvel album de METZ en octobre. Extrait en écoute

© Norman Wong Mine de rien, cela faisait déjà trois ans qu’on attendait le successeur de Strange Peace, troisième album de METZ. Le power trio canadien vient d’annoncer la sortie prochaine de Atlas Vending, pour le 9 octobre prochain chez Sub Pop. Un disque co-produit par Ben Greenberg (Uniform) et enregistré avec Seth Manchester (Daughters, Lingua Ignota, The Body) au studio Machines with Magnets, qu’on nous promet “massif, riche et fulgurant“. Venant d’eux, on serait surpris du contraire. Première occasion de le vérifier avec le single clippé (par Tony Wolski) “A Boat To Drown In” étonnamment long, à retrouver ci-dessous (et encore plus en-dessous, on vous met la pochette et la tracklist) : Tracklist :1/ Pulse2/ Blind Youth Industrial Park3/ The Mirror4/ No Ceiling5/ Hail Taxi6/ Draw Us In7/ Sugar Pill8/ Framed by the Comet’s Tail9/ Parasite10/ A Boat to Drown In Tous nos articles (chroniques, itw) sur...

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Un documentaire sur les Swans à paraitre en septembre

Un documentaire sur les Swans à paraitre en septembre

Le documentaire Where Does A Body End?, réalisé par Marco Porsia, dont la sortie est prévue en septembre prochain, reviendra sur la riche histoire des Swans depuis leur formation en 1982. Il sera disponible en dvd et blu-ray, version classique ou deluxe (avec un documentaire rallongé à 161 mns et 2h30 de bonus sur un autre disque). Parmi les musiciens ayant participé au documentaire, notons les présences de Michael Gira (encore heureux), Jarboe, Thurston Moore, Lee Ranaldo, Blixa Bargeld, Kid Congo Powers, Jehnny Beth, Amanda Palmer, JG Thirlwell, Jim Sclavunos, Devendra Banhart… Voici la bande-annonce pour ronger son frein : Les DVD et BluRay seront en vente ici, le documentaire sera également disponible en streaming payant. Rappelons que Swans se produira le 7 mars 2021 au Trabendo (Paris). Tous nos articles sur les...

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DISCO EXPRESS #1 : Sonic Youth

DISCO EXPRESS #1 : Sonic Youth

À l’opposé de notre rubrique sobrement intitulée « discographies » qui se veut objective, exhaustive et documentée, nous avons choisi ici de vous résumer chaque mois des discographies avec concision, après une seule réécoute (quand ce n’est pas la première !) de chacun des disques. Des avis tranchés, des écrits spontanés, plus ou moins argumentés avec une bonne dose de mauvaise foi et d’amateurisme. Cause hey, this is just music! Sonic Youth (1982) : je suis toujours surpris de me rappeler que les débuts du groupe sonnaient très post punk. Les lignes de basse de « The Good and The Bad », « Burning Spear » et « I Dreamed I Dream » (peut-être le meilleur morceau), on pourrait prendre ça pour du PIL ou du early Cure. À part ça, ça ne déborde pas de mélodies (doux euphémisme) et le chant est peu présent. Il y a un côté cauchemar hitchcockien sur « I Don’t Want To Push It » avec des grattes hyper intenses et anxiogènes qui passeraient volontiers pour des violons. Ça triture, ça divague, ça fait mumuse avec les tournevis, ça se paluche sur Glenn Branca et Andy Warhol… Intéressant, c’est le mot. Pas non plus captivant. L’album ne comporte que 5 morceaux mais j’ai écouté la version rallongée avec les lives et on ne va pas se mentir, j’ai eu un peu de mal à réfréner les bâillements. Confusion Is Sex (plus Kill Yr Idols EP) (1983) : « (She’s In A) Bad Mood » est d’emblée plus percutante, les guitares s’affirment davantage. « Protect Me You » est assez hypnotique avec une Kim qui chuchote. Ils arrivent aussi à faire plus crade que des enregistrements pirates de « I Wanna Be Your Dog » et Iggy passe pour Elvis à côté des vociférations de Kim. La basse de « Inhuman » matraque, le chant est sous-mixé comme pas possible. Ce n’est pas toujours une partie de plaisir (morceau-titre assez éprouvant). J’ai relevé la tête et l’ai agitée compulsivement sur « Brother James » (on est donc passé à l’EP Kill Yr Idols) mais il est probable que ce soit parce que j’ai poncé 1991, The year punk broke. En résumé, moi : « Je peux entrer ? » Le groupe : « non, mon petit, il va falloir encore patienter ». Bad Moon Rising (1985) : pas (encore) de révolution. Longs errements de Thurston pendant que les guitares tricotent autour de lui (« Society Is A Hole »), c’est toujours très expérimental et couvert de bruit, de la musique quasi hallucinogène sur « I Love Her All The Time ». Cela reste très arty mais on entrevoit des éclaircies mélodiques (« I’m Insane » bien qu’un brin...

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Cosse – Nothing Belongs to Anything EP

Cosse – Nothing Belongs to Anything EP

(À Tant Rêver du Roi/Grabuge Records, 12 juin 2020) Il est grand temps de retrouver les salles de concerts. D’abord parce que ça fait déjà plus de 3 mois depuis le dernier. Mais aussi, et surtout, parce que notre scène française émergente fourmille de groupes excitants. Des groupes qui ont besoin de jouer live pour se développer et exister. Après avoir été bluffé par Dakiniz et Versari, voici Cosse, qui a tourné en compagnie de Lysistrata et sort cet EP, Nothing Belongs to Anything, conjointement sur le label À Tant Rêver du Roi et sur Grabuge Records, la structure du groupe de Saintes. En à peine 5 titres, c’est peu dire que le groupe impressionne. Par un art subtil à brouiller les pistes. Dès le bien nommé « Welcome Newcomers », tu te croyais tranquille à te balader sur un sentier post-rock contemplatif et mélodique, qui n’est pas sans rappeler les regrettés Rien. Mais le chemin devient plus rude, escarpé, une voix t’interpelle, le tempo s’affole, tu cours, et là tu comprends. Comme Lysistrata, on a affaire à des petits malins qui ont jeté le manuel du post-rock par la fenêtre. On ne sera jamais tranquille. Toujours sur le qui-vive. Un plan math-rock va surgir derrière une rythmique métronomique à la Tortoise. Les guitares vont rugir sans crier gare. Et une belle voix féminine inattendue va nous faire chavirer. Je lui aurais bien rajouté une minute ou deux à ce très bon « Pin Skin ». Comme chez Rien, et aussi pour les boites de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. « Sun Forget Me », en 4 minutes propose sa dose de sucreries noisy. Mid-tempo tranquille, guitares tendues, ça gronde… et puis le petit bonbon acidulé, ce duo vocal et cette dernière minute qui s’envole ! Au passage, ç’a beau être un EP d’un groupe émergent, la production est impeccable, le son ample, les guitares énormes ! Et pour ne rien gâcher, l’artwork est superbe. Sur les 2 derniers titres, Cosse semble vouloir inviter ses nouveaux fans à ses prochains concerts. Ils font parler la poudre. D’abord sur « Seppuku », qui avance sur la pointe des guitares, avant de méchamment s’embraser. Ne jamais donner de bonbons à Mogwai après minuit (#doublejoke). Alors forcément, on finit on « The Ground », après avoir été bien secoués 6 minutes durant par des guitares bien plus menaçantes que sur le début du disque. Avec l’outro noisy qui va bien. Idéal pour terminer un set sauvage. Lysistrata ne s’est pas trompé pour sa nouvelle signature sur Grabuge Records. Ce Nothing Belongs to Anything est (plus que) prometteur et Cosse pourrait bien prendre la relève de Rien dans...

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The K. – Amputate Corporate Art

The K. – Amputate Corporate Art

(JauneOrange, 3 avril 2020) Un boxer dédicacé par les membres du groupe. Sur fond rose. Difficile de faire une pochette plus classe et de meilleur goût. On imagine alors mal un disque de chamber pop précieux, aux arrangements sophistiqués. On a bien raison. The K. ne fait pas dans la dentelle, il nous rentre dans le lard gaiement. 35 minutes de tension sourde, de titres rageurs et accrocheurs, volontiers noisy. Pas vraiment à part, The K. incite au contraire à se livrer au jeu favori du name-dropping… Cette basse omniprésente qui n’épargne rien ni personne (« Human After All », « (Un)fortunate Youth »), ça ne vous rappelle pas du Jesus Lizard ? Cette immédiateté qui fait des ravages et nous enjoint à chantonner à tue-tête (« Shit Day »), ça ne semble pas venir tout droit de Seattle ? Si, si bien sûr. Et pourquoi on s’en plaindrait ? C’est carré, efficace, rentre-dedans et chaque noté jouée, chaque cri poussé nous renvoie aux heures bénies des 90s quand chacun ne pensait qu’à faire hurler ses amplis et saigner les oreilles. Comme It It Anita, The K. nous vient de Liège et a grandi en contemplant des idoles aux cheveux longs et jeans troués. Comme eux, ils font dans le bombardement intensif et dans le refrain matraqué qui s’immisce lentement mais sûrement (« it’s been a long long way hooome » sur « Dominant Tracks »). À mi-chemin, la ballade toute choupinette (et réussie) « Everything Hurts » (aucun lien) nous octroie un moment de répit bien mérité et prouve que ces gens-là ne font pas que se complaire dans l’hystérie. Ça ne dure pas bien longtemps évidemment, ça repart ensuite plus vite encore que c’était arrivé avec la foudroyante « The Rougher Aspects Of Love » ou « Swim It Better » et ses soubresauts permanents, Sebastien von Landau adoptant un chant aérien sur les couplets avant de nous gueuler dessus sans ménagement sur les refrains comme un Philippe Lucas déchiquetant oralement Laure Manaudou lorsqu’elle faiblissait au bout de 325 pompes. Au-delà d’une recette très au point (il faut dire que c’est leur troisième album), saluons cette facilité à proposer des mélodies réellement enthousiasmantes (allez, un bémol peut-être pour « Keep My Nightmares Cold » dont les gimmicks répétitifs peuvent irriter). Faire du bruit, c’est bien beau mais le faire seul dans son coin sans donner envie d’être rejoints, c’est un peu vain. On a hâte de vérifier l’efficacité de ces morceaux sur scène (dont on ne doute pas un instant), on en profitera pour faire signer nos boxers. Jonathan...

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