Mudhoney et Melvins sortent un EP commun

Mudhoney et Melvins sortent un EP commun

Melvins et Mudhoney, deux groupes légendaires de la scène grunge de Seattle, viennent de sortir un EP collaboratif de 4 titres, White Lazy Boy. Un EP qui s’annonce bien difficile à se procurer puisque sorti uniquement en CD et déjà écoulé… Y figurent deux compositions et deux reprises (“Drive Back” de Neil Young et “My War” de Black Flag). Les quatre morceaux sont à retrouver ci-dessous puisque certains ont eu la bonne idée de les mettre sur youtube. Tous nos articles sur Mudhoney (chroniques, interviews,...

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Wylde Ratttz – Wylde Ratttz

Wylde Ratttz – Wylde Ratttz

(1er avril 2020… enregistré en 1997) Vous pensiez que, sous prétexte qu’on est un webzine entièrement dématérialisé, que nous sommes sur les réseaux et que nous avons diversifié notre offre avec des playlists, des DJ sets (RIP) et des concerts, nous étions modernes et dans le coup ?  Allons, quelques indices auraient pu vous mettre la puce à l’oreille : nous parlons principalement de rock, et pire, de rock indé (et pire encore, certains d’entre nous ont une fascination pour la musique des années 90), nous sommes principalement présents sur Facebook, le réseau social des vieux qui pensent encore être jeunes et pour ce qui est de diversifier notre activité, nous le faisons à pure perte sans aucun business plan efficace. On a même lancé une rubrique bd, comme si on se prenait pour un vrai magazine culturel, tout cela aurait dû vous alerter. La seule chose qui nous distingue de rock&folk aujourd’hui, c’est que nous ne portons pas de perfectos et que nous n’avons jamais dit de bien des groupes de baby rockers à la con qui ont complètement disparu depuis le milieu des années 2000. Et que les membres de notre rédaction sont trop jeunes pour avoir entendu en direct l’appel du 18 juin, accessoirement. Bref, quand on voit surgir de nulle part en plein confinement un album inédit sur lequel ont participé Ron Asheton (là, on rejoint R&F), Mark Arm (Mudhoney), Mike Watt (Minutemen, fiREHOSE), Thurston Moore, Steve Shelley (Sonic Youth) et Don Fleming (Gumball)*, on est tenté de le propulser album de l’année direct sans même l’avoir écouté. Quand bien même l’enregistrement date de 1997, au contraire, c’est presque un argument supplémentaire pour envoyer chier toute la production actuelle. Pour situer un peu, le groupe s’appelle Wylde Ratttz et a servi à agrémenter la BO du très anecdotique Velvet Goldmine, film des années 90 sur la scène glam un peu trop focalisé sur le fantasme homosexuel qui tournait autour. Au-delà de Christian Bale nous offrant la scène de masturbation la plus ridicule de l’histoire du cinéma et d’un caméo de Brian Molko en Mark Bolan, le film proposait surtout une prestation assez marquante de “TV Eye” par Ewan Mc Gregor dans le rôle d’Iggy Reed, et les Wylde Ratttz en formation restreinte lui servaient de backing band. Ce morceau et une compo originale s’étaient retrouvés sur le disque de la BO. Des rumeurs faisaient état de sessions assez productives, mais rien n’était venu le confirmer. Or aujourd’hui, 23 ans après le film et 10 ans tout pile après le décès de Ron Asheton, 10 morceaux refont surface sur le bandcamp du groupe et viennent former ce qui apparaît comme leur premier album. Dès le premier...

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Mudhoney – Morning In America EP

Mudhoney – Morning In America EP

(Sub Pop, 20 septembre 2019) Une sortie de Mudhoney est toujours (pour moi, au moins) une occasion de se réjouir. Je crois que je commence toutes mes chroniques du groupe ainsi. Oui, mais, après un live en demi-teinte pour faire patienter, ils avaient enchainé avec un album génial, qui à mon sens n’est pas loin en qualité des sommets du groupe. De quoi être donc très enthousiaste pour la suite. Et la suite ne s’est pas faite attendre, puisqu’à peine un an après, Mark, Steve, Guy et Dan enchainent avec un EP qui reprend en fait un certain nombre de titres sortis de façon plus ou moins exclusive (compilation ou 45 tours vendus sur la tournée). On pourrait critiquer la facilité de sortir une compil’, surtout quand celle-ci ne contient que 7 titres dont une version alternative d’un morceau de l’album. D’accord, mais c’est de Mudhoney dont il s’agit ! Quand ces gars ont-ils sorti un disque pourri et inutile juste pour le fric ? Même leur live « en demi-teinte » est super, même leurs démos de Piece Of Cake en exclu vinyle sont jouissives. Alors forcément, là, encore, on prend notre pied. Et vu que les titres en question étaient quasiment introuvables, c’est une bonne initiative de les réunir pour ne pas avoir à débourser un bras pour les ajouter à sa collection ! Parlons de la musique : les morceaux sont dans la veine de Digital Garbage, forcément, mais montrent assez bien l’éventail du groupe, du punk direct introductif (« Creeps Are Everywhere ») au blues swampy final (« One Bad Actor » et « Vortex Of Lies »), en passant par les influences garage et ce qu’on qualifiera simplement de « grunge » par faiblesse journalistique. Le tout avec une énième démonstration de leur sens du riff inné. Même les morceaux qui pourraient sembler les plus inintéressants, la reprise des Leather Nuns « Ensam I Natt » et la version alternative de « Kill Yourself Live » rebaptisée « Kill Yourself Live Again », sont des réussites. La première a été traduite en anglais par son auteur original et apporte la patte Mudhoney à cette tuerie punk d’une efficacité redoutable, la seconde vire le farfisa et offre donc une version plus proche du live qui n’enlève en fait rien à la qualité ni à la pertinence du morceau. Bref, plus qu’une compilation ou qu’un nouveau disque, on a l’impression d’avoir droit à du rab de Digital Garbage ; même les paroles semblent encore très engagées. Du coup, les mauvaises langues pourraient dire que cet EP n’a que peu d’intérêt. Pour ma part, l’album étant un de mes préférés de la décennie, je profite goulument comme un gamin...

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PLAYLIST – Le Seattle Sound en 20 morceaux

PLAYLIST – Le Seattle Sound en 20 morceaux

Jour funeste de l’histoire du grunge, le 5 avril a vu la mort de deux icônes du genre, Kurt Cobain, il y a 25 ans de cela puis Layne Staley, merveilleuse voix d’Alice In Chains, parti huit ans plus tard. Ces tristes anniversaires constituent une (énième) occasion de se replonger dans l’incroyable scène de Seattle (et ses environs, on n’oublie pas que Nirvana est un groupe d’Aberdeen) des 90s. Nous avons donc choisi 20 morceaux de groupes, du plus fameux au plus confidentiel, à qui on a accolé l’étiquette grunge lorsque c’était hype, avant tout en raison de leur provenance géographique. Des groupes, au sein desquelles les connexions étaient multiples (nombreux sont les membres que l’on retrouve dans deux ou trois groupes différents) mais dont le son était parfois très éloigné (difficile de trouver des points communs entre Nirvana et Alice In Chains ou entre Melvins et Temple Of The Dog). Il ne tient qu’à vous de le vérifier. On n’oublie pas Shawn Smith, chanteur de Brad (où officie également Stone Gossard de Pearl Jam), Satchel et Pigeonhed (avec Steve Fisk) qui nous a quitté vendredi dernier. Le 5 avril, donc. Un de plus. RIP Jonathan Lopez ÉCOUTEZ LA PLAYLIST DES 30 ANS DE SUB POP TOUS NOS ARTICLES SUR SOUNDGARDEN TOUS NOS ARTICLES SUR TRULY TOUS NOS ARTICLES SUR PEARL JAM TOUS NOS ARTICLES SUR NIRVANA TOUS NOS ARTICLES SUR GREEN...

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Tops albums 2018 par les rédacteurs

Tops albums 2018 par les rédacteurs

Après le top albums de la rédaction, voici les tops détaillés des rédacteurs parmi les plus réguliers du site qui ont accepté de se livrer à ce petit jeu tant divertissant que prise de tête. Avec des morceaux à écouter, parfois du texte, parfois de la BD et parfois rien du tout. Jonathan Lopez : 25/ The Doppelgangaz – AAAAGGGHH Un titre d’album débile mais toujours du gros hip hop bien dark à écouter fort dans sa bagnole en se prenant pour une caille-ra. 24/ Kurt Vile – Bottle It In (chronique) Pas énervé, le Kurt poursuit sa belle aventure solo avec un disque riche en forme de bilan. Pas énervant non plus donc, au contraire. 23/ Cypress Hill – Elephants On Acid (chronique) Muggs est peut-être le pire interviewé de l’histoire du site, c’est aussi l’un des meilleurs beatmakers de l’histoire du hip hop. Cypress le sait et quand il revient à la maison, ce n’est plus la même histoire… 22/ Hot Snakes – Jericho Sirens (chronique) Ça joue vite, ça joue fort, ça cloue tout le monde mélodiquement. On se donne encore 5 ans pour se remettre de « Six-Wave Hold Down »… 21/ Cat Power – Wanderer (chronique) Chan Marshall dans ses plus beaux atours c’est à dire (le plus souvent) dans le dépouillement le plus total. Un disque empli de sincérité et par moments bouleversant. 20/ Délage – Loverboy Beatface (chronique) De la pop synthétique. Sur le papier, ça ne me faisait pas rêver. Sur disque, ça m’a grandement enthousiasmé. 19/ Atmosphere – Mi Vida Local (chronique) Des putains d’instrus pour un putain de rappeur. On savait déjà qu’Atmosphere était un putain de groupe et c’est une putain de confirmation. 18/ Mark Lanegan & Duke Garwood – With Animals (chronique) C’est loin d’être le meilleur Lanegan, ce n’est même pas la meilleure collaboration entre les deux hommes. C’est malgré tout (encore et toujours) très recommandable. 17/ J.C. Satàn – Centaur Desire (chronique) Un Centaur plus difficile à dompter que son prédécesseur mais une fois pris par les cornes, le bestiau est finalement très attachant. 16/ Thalia Zedek Band – Fighting Season (chronique) Thalia ne fait jamais le déplacement en studio pour rien. Soit elle nous en colle une belle, soit elle nous fait chialer. Là, c’était l’option chialade. 15/ Nine Inch Nails – Bad Witch EP (chronique) On adorait Bowie quand il se prenait pour Reznor, on aime aussi beaucoup quand Reznor se prend pour Bowie. Et on a de nouvelles bonnes raisons d’adorer Nine Inch Nails. 13/ A Place To Bury Strangers – Pinned (chronique) Un APTBS un poil plus sage, une nouvelle batteuse qui se la joue chanteuse. Pas de révolution de palais en vue...

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