L’album de Tool déboule(rait) en avril !

L’album de Tool déboule(rait) en avril !

Après une interminable attente et bon nombre d’annonces contradictoires, le retour de Tool se précise de plus en plus, près de… 13 ans après 10,000 Days (pas loin de 5000 jours, donc…) ! Le chanteur Maynard James Keenan avait annoncé en début d’année que l’enregistrement est terminé, c’est au tour du batteur Danny Carey, interpellé par un fan, d’en dévoiler un peu plus. Ce dernier lui a en effet répondu que la sortie de l’album devrait intervenir mi avril. Et d’ajouter “c’est ce qui est prévu, en tout cas...” Ce n’est pas encore gravé dans le marbre comme une annonce officielle mais il est donc très probable que l’album sera sorti lorsque Tool effectuera sa tournée européenne, avec notamment un passage au Hellfest le 23 juin prochain. Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DE...

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Failure – In The Future Your Body Will Be The Furthest Thing From Your Mind

Failure – In The Future Your Body Will Be The Furthest Thing From Your Mind

(Failure Records, 16 novembre 2018) Il y en a toujours un pour foutre la merde. La fin d’année approche, mon top 25 est bien ficelé, je ne procède qu’à de petites retouches occasionnelles et là, y a celui du fond de la classe qu’on avait oublié et qui vient tout chambouler. Cette année, le fouteur de merde se nomme Failure mais on ne lui en veut pas trop. Car ce groupe injustement sous-estimé des 90s confirme son retour au tout premier plan après The Heart Is A Monster en 2015. Et s’il y a bien un gagnant dans l’affaire, c’est nous. Pourtant, Failure ne nous a pas pris par surprise puisqu’il a été présent toute l’année, en distillant quatre EP qui sont aujourd’hui regroupés en un album de plus d’une heure. Un album qui nous fait d’abord croire à un virage inattendu avec son ouverture post punk (“Dark Speed”, très réussi), où la basse prend les devants sur les guitares et Ken Andrews parle (rappe ?!) plus qu’il ne chante. Après cela, retour en terrain connu et distribution de tubes pour tout le monde. Et Failure n’a pas fait son crevard sur le dosage. C’est Noël après tout. Envolées mélodiques irrésistibles (“Found A Way”, “Heavy And Blind”, “What Makes It Easy”), riffs de plomb (“Distorted Fields”, “No One Left” avec sa basse “à la Shellac”), refrains qui emportent tout (“Pennies”, “Solar Eyes”), et souvent tout cela à la fois (on va arrêter de lister tout l’album). Andrews chante juste et superbement. Les poils se dressent volontiers. Les nuques s’agitent machinalement. Seules ombres au tableau, mais on a l’habitude avec Failure, les “Segue” (morceaux instrumentaux sans aucun intérêt qui viennent polluer inexplicablement chacun de leur album) et des mélodies qui semblent parfois un peu faciles, aux frontières du radiophonique (quand c’est trop irrésistible, ça nous parait tout de suite louche). Mais si Failure passait à la radio, le monde s’en porterait mieux. Non, Failure est et restera un groupe pour initiés. Des initiés bien contents d’être constamment gâtés par ces fouteurs de merde au grand cœur. Jonathan...

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Faith No More : bientôt un successeur à Sol Invictus ?

Faith No More : bientôt un successeur à Sol Invictus ?

Il y a trois ans Faith No More mettait fin à un break de 18 ans avec l’excellent Sol Invictus. Il se pourrait bien que celui-ci ait un successeur prochainement. Roddy Bottom, le claviériste du groupe, a en effet déclaré dans une interview qu’il allait se rendre régulièrement à San Francisco pour composer de nouveaux morceaux et jouer de la musique avec les autres membres du groupe. D’après ses dires, Sol Invictus a été très compliqué à composer mais compte tenu du vécu du groupe, il reste confiant « Nous étions super jeunes, nous avions 18-19 ans quand nous avons commencé à faire de la musique, donc nous entrons dans la pièce et nous avons un langage fort et clair, au moins entre nous trois (Mike Bordin et Billy Gould, batteur et bassiste du groupe, NdR). Je veux dire, la direction à prendre est parfois source de débats, mais nous avons un langage commun, indéniable, comme au sein d’une famille. »  Jonathan Lopez   LIRE LA CHRONIQUE DE ANGEL...

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Alice In Chains – Rainier Fog

Alice In Chains – Rainier Fog

Hasard du calendrier (ou pas ?), Rainier Fog, 3e album de la “deuxième carrière” d’Alice In Chains, est sorti deux jours après l’anniversaire de Layne Staley. Comme un énième symbole que son fantôme hantera à jamais ce groupe. A tel point que certains ne veulent même pas entendre parler du Alice In Chains post-Staley. Ils ont totalement tort. Car Black Gives Way To Blue et, dans une moindre mesure, The Devil Put Dinosaurs Here, étaient des plus consistants et n’entachaient en rien la légende des grungeux. Ceux qui ont accepté de tourner la page attendaient donc de pied ferme ce Rainier Fog, et l’écoute du premier single, “The One You Know”, au riff en béton armé et à la mélodie instantanément gravée, n’a fait qu’accentuer l’impatience. Pourtant, la première écoute du disque laissait une impression de “bien mais pas top“. Et puis, le brouillard s’est peu à peu dissipé, bien plus vite que celui trônant constamment au sommet du mont Rainier (de Seattle, évidemment) qui orne la pochette et donne son nom à l’album. Dans un premier temps, la production limpide du disque et les harmonies de Cantrell et DuVall, plus au point que jamais, pouvaient laisser penser à un album un peu trop propre. Il faut le dire, et cela ne surprendra personne, Rainier Fog, n’atteint pas les sommets de noirceur d’un Dirt. Mais Cantrell n’a pas laissé au placard ses riffs ténébreux et ses solos habités. Et il porte comme toujours le groupe avec sa patte inimitable. Tellement inimitable, et tellement omniprésente, qu’on aurait pu craindre que ça frôle l’auto-caricature par moments. Mais il fallait le temps de dompter la bête pour apprécier la qualité irréprochable des compos et ses subtilités malgré la chape de plomb qui s’abat constamment sur notre caboche (comme ce break aussi classe qu’inattendu sur le titre éponyme). Rainier Fog, s’il ne bouleverse en rien les habitudes du fan d’Alice In Chains (bien qu’un peu moins sombre qu’à l’accoutumée, on l’a dit), lui offre quelques excellents morceaux pour venir garnir la compil maison (triple cd la compil). Sans jamais tenter de singer son inimitable prédécesseur, William DuVall s’est imposé dès le départ et continue de renforcer sa complémentarité vocale avec Cantrell et de légitimer sa place dans le groupe. On a évoqué le premier single, les deux autres ne sont pas en reste (“So Far Under”, poisseuse comme il faut, et “Never Fade”, dédiée aux disparus, dont le refrain marque les esprits). En moitié d’album, la colossale doublette monolithique “Drone” – “Deaf Ears Blind Eyes” appuie là où ça fait du bien. Et il serait criminel de ne pas citer “Red Giant”, terriblement dynamique et rentre dedans, tout en sentant bon la dépression....

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Dans le bac d’occaz #27 : Suicidal Tendencies, Wu-Tang Clan, The Fiery Furnaces

Dans le bac d’occaz #27 : Suicidal Tendencies, Wu-Tang Clan, The Fiery Furnaces

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Dans le bac d’occaz’ #27 :suggestions pour les années en 3 Suicidal Tendencies – Suicidal Tendencies (1983) : suggéré par Okérampa Cher Oké, Cela fait un moment que je connais Suicidal Tendencies, depuis ma période Metallica, en fait, et il est même fort probable que ce soit toi qui me les avais recommandés. En revanche, de ce premier album, je ne connaissais que “Institutionalized”, donc c’était une bonne occasion d’aller voir ce qu’il y a derrière. Ce qu’il y a derrière : beaucoup de punk hardcore assez bourrin, mais, comme sur le morceau en question, pas mal de tentatives. Spoken word, donc, mais aussi, cassures de rythme, ralentissements, solos de guitare limite thrash (le solo de “I Shot The Devil” qui rappelle celui de “One” de Metallica, mais 6 ans avant, donc peut-être que Metallica s’en est inspiré), inclusion vers le metal et, plus surprenant, vers ce qu’on pourrait presque qualifier de rock alternatif/grunge (“I Want More”)… Un disque intéressant, c’est certain. Mon seul reproche, c’est que le hardcore bourrin en est non seulement le cœur, mais englobe aussi tout le reste. Je préfère personnellement quand il est là dans le fond, mais limité au strict minimum dans la forme. À part ça, rien à redire, ce disque est à découvrir ne serait-ce que pour l’histoire du punk.   Wu-Tang Clan – Enter the Wu-Tang (36 Chambers) (1993) : suggéré par JL Cher JL, Je dois t’avouer que, n’écoutant pas de rap dans les années 90, toute mon éducation est à refaire. En même temps, c’était peut-être du conditionnement social, mais en tant que petit babtou de classe moyenne, je ne me sentais pas du tout légitime à écouter du hip hop, et ceux qui le faisaient autour de moi, arborant tout l’arsenal ghetto street life, me paraissaient absolument ridicules. Ado on écoute surtout de la musique pour l’image, soyons honnêtes. Alors des niggaz de quartier qui revendiquaient une imagerie asiatique, en assimilant de surcroit les deux écoles d’arts martiaux les plus célèbres pour leur rivalité, ça me faisait pisser de rire. Impossible pour moi de prendre ce groupe au sérieux ! Les années ont passé et je me suis ouvert à d’autres horizons musicaux, j’ai pris conscience des carcans sociaux, et j’ai arrêté d’écouter de la musique pour l’image ou pour l’imagerie. Du...

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