Deftones : nouvel album en septembre + album de remixes de White Pony

Deftones : nouvel album en septembre + album de remixes de White Pony

Le nouvel album de Deftones devrait débouler courant septembre d’après les dires de Chino Moreno, soit quatre ans après Gore. C’est ce que le chanteur a affirmé au batteur de Primus, Tim “Herb” Alexander, dans son émission Herb’s Happy Hour “Notre disque est terminé depuis environ un mois. Nous venons d’obtenir tous les mixes finaux. Il devrait sortir en septembre.” L’album était prêt depuis quelques temps mais la finalisation fut plus longue que prévu, notamment à cause de la pandémie de coronavirus “nous avons tout enregistré l’été dernier à L.A., puis nous avons travaillé sur les overdubs, les voix, le mixage, ça fait presque un an. (…) Il ne manquait que les parties vocales, puis le mixage et le mastering, nous avons tout terminé il y a quelques semaines“. Malgré cet accouchement compliqué, Chino se montre très satisfait du travail accompli “nous en sommes très contents. Nous avons travaillé avec l’un de nos amis producteurs de longue date, Terry Date, qui a fait nos trois premiers albums. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas fait de disques avec lui, et c’était vraiment génial.“ Enfin, le groupe a annoncé en parallèle la sortie prochaine d’un album de remixes de White Pony, à l’occasion des 20 ans de ce dernier. Peu d’informations ont filtré à ce sujet, à part le nom de l’album, Black Stallion, et la participation de DJ Shadow. Si vous voulez revoir l’itw de Chino Moreno avec Tim Alexander : View this post on Instagram lost the first 30min. looks like instagram is changing things. A post shared by Herb's Cider (@herbscider) on Jul 4, 2020 at 6:09pm...

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Un « Hellfest From Home » du 18 au 21 juin sur Hellfest.fr & Arte Concert

Un « Hellfest From Home » du 18 au 21 juin sur Hellfest.fr & Arte Concert

L’édition 2020 du Hellfest devait se tenir du 19 au 21 juin à Clisson. Annulé à cause du Coronavirus, le festival “des musiques extrêmes” qui aurait dû fêter ses 15 ans sera tout de même honoré par Arte Concert et le site du Hellfest qui diffuseront le 18 juin à 20h les concerts en direct de 3 groupes nantais : Ultra Vomit, Regarde Les Hommes Tomber et Stinky. Des concerts suivis deux heures plus tard du documentaire d’1h30 de Fabrice Gerardi Hellfest, quinze ans de bruit et de fureur. Puis, entre le 19 et le 21 juin, vous pourrez revivre 45 concerts enregistrés les années précédentes (soit trois par jour) sur Arte concert, Facebook et Youtube. Parmi les groupes proposés, on retrouvera notamment Faith No More, Sepultura, Lamb Of God, Turbonegro, Opeth, Suicidal Tendencies, Body Count ou encore Prophets Of Rage… Le 19 juin à 1h05, la chaîne franco-allemande diffusera le meilleur de l’édition 2019. Le 26 à 23h05, nous aurons droit au Tracks spécial “Les dessous du metal”, lequel sera suivi là encore du documentaire Hellfest, quinze ans de bruit et de fureur. Rappelons que la prochaine édition du Hellfest devrait se dérouler du 18 au 20 juin 2021 à Clisson (Loire-Atlantique). On regarde la bande-annonce du “Hellfest From...

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Paradise Lost – Draconian Times

Paradise Lost – Draconian Times

(Relativity, 12 juin 1995) « The New Metallica! Paradise Lost! The Band You Need to Hear! » Voilà ce que titrait le magazine Kerrang! en juin 1995 (la preuve en image) avec à sa une Nick Holmes, le chanteur de la formation de Halifax, Yorkshire. À cette époque, Paradise Lost était sur toutes les lèvres dans le milieu metal. Icon, leur quatrième album, qui les voyait sortir un peu plus du doom/death de leurs débuts et contenait les micros tubes « Embers Fire » et « True Belief » avait déjà attiré l’attention sur le groupe mais il se murmurait que le disque suivant les propulserait sur le devant de la scène metal britannique. Bien que n’étant pas signé sur une major mais juste sur un gros indépendant, Music for Nations, Paradise Lost semblait bien parti pour faire son Black Album. Paradise Lost ne s’était pourtant pas payé les services d’un Bob Rock. Le producteur de Draconian Times était Simon Effemey, qui avait déjà produit Shades of God et Icon. Cependant, le fait qu’il y ait déjà eu une grosse évolution dans le son et les compositions du groupe entre ces deux albums laissait espérer un nouveau virage stylistique. L’une des grandes caractéristiques de Draconian Times fut de décevoir ces attentes, mais de les décevoir en bien. L’album n’allait finalement pas tourner le dos à Icon. Si l’on veut vraiment faire une comparaison avec Metallica, on comparera les deux disques à Ride The Lightning et Master of Puppets, deux albums très semblables mais dont on sent que le second enfonce le clou du premier. Sur Shades of God, Paradise Lost s’était présenté comme une usine à riffs. Le disque regorgeait d’idées mais peut-être au détriment des compositions. Avec Icon, Paradise Lost avait raccourci les morceaux, varié un peu plus les tempos et s’était mis à composer des chansons plus mélodiques, des versions musclées du rock gothique des Sisters of Mercy, tout en gardant la lourdeur du doom et une voix mi-claire, mi-gutturale du plus bel effet. Draconian Times répète tout cela, mais le fait mieux. Gregor McIntosh, le guitariste et leader de la formation, a récemment déclaré préférer Icon car il lui semblait que Draconian Times était une redite. Je vais être obligé de le contredire : Icon est un très bon disque mais Draconian Times, lui, est l’un des dix meilleurs disques de metal de la décennie durant laquelle il est sorti, et ce n’est pas rien de dire cela d’une période qui a vu naître des disques comme Chaos A.D. de Sepultura ou In The Nightside Eclipse d’Emperor. Avec ce disque, Paradise Lost allait prendre un son prisé d’une poignée d’aficionados de gothic/doom et en faire quelque chose...

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Paradise Lost – Obsidian

Paradise Lost – Obsidian

(Nuclear Blast, 15 mai 2020) Pendant une poignée d’années, au mitan des 90s, Paradise Lost fut mon groupe préféré. Depuis le jour où j’ai entendu « Christendom » sur l’album Icon chez un ami, ma vie de mélomane en a été transformée. Jusqu’à la fin de la décennie, le groupe d’Halifax, Yorkshire m’a permis de m’initier à tout un tas de genres musicaux, tant lui-même évoluait. Du Death lent de ses débuts à la pop sous influence Depeche Mode de Lost en passant par le metal poisseux et sabbathien en diable de Shades of Gods, Paradise Lost a toujours su éveiller ma curiosité. Paradoxalement, cette capacité de renouvellement fut ce qui scella mon divorce d’avec le groupe. Lorsque sortit One Second (1997), cela provoqua en moi un point de non retour. Ce disque, que je considère rétrospectivement comme le meilleur album de metal hybride de la période, brassait tellement large avec son chant clair courageux, ses samples et ses guitares triturées qu’il me fit écouter des choses aussi variées que Massive Attack ou les Smiths. Devant les contrées qui s’ouvraient à moi, je me mettais alors à creuser, oubliant le groupe même qui avait attisé ma curiosité en premier lieu. Dans les années 2000, je ne m’intéressais à Paradise Lost que de loin, écoutant d’une oreille distraite chaque nouvelle livraison en regrettant de ne pas y retrouver l’excitation de mes seize ans. Pas grave : d’autres prendraient la relève. Ce n’est pas que des disques comme Paradise Lost (2005) ou In Requiem (2007) soient mauvais, mais ils manquaient juste un peu de direction et de compositions marquantes. Le groupe semblait avoir du mal à se renouveler, tentant une sorte de synthèse entre ses années gothic/doom et ses années pop, sans vraiment s’engager pleinement. Alors que My Dying Bride s’était à la même époque recentré sur son « cœur de métier » (un doom bien pesant), Paradise Lost souffrait de ce qui avait fait sa supériorité dix ans plus tôt : sa versatilité. Quand arriva The Plague Within (2015), la surprise fut très bonne : boosté par des side projects intéressants (le passage de Nick Holmes chez Bloodbath, notamment), le groupe proposait un véritable disque de doom, intense et puissant, avec un retour au chant death parfaitement maîtrisé, et des chants clairs toujours plus travaillés. On avait le meilleur des deux mondes et en même temps un disque véritablement cohérent et bien foutu. Medusa (2018) enfonça le clou : Paradise Lost était de retour pour dominer à nouveau la scène metal alternative britannique. Ce « retour à la forme » allait-il se prolonger ? Obsidian constitue une nouvelle grosse – et heureuse – surprise. C’est en effet une sorte de...

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PLAYLIST – French rock is not dead!

PLAYLIST – French rock is not dead!

Loin des standards de la pop FM, le rock à la française est bel et bien vigoureux pour le plus grand bonheur de nos petites esgourdes. Nullement présent sur les autoproclamées grandes radios musicales qui nous repassent les 10 mêmes artistes soit disant « rock » depuis une bonne décennie, ces « petits » groupes sont les dignes héritiers du peuple gaulois au milieu de cet empire constitué des grosses maisons de disques et de leurs consanguines radios nationales. Nous ne pouvons qu’être admiratifs et remercier les labels indépendants (Vicious Circle, À Tant rêver du roi, Howlin Banana, Bord Bad, Influenza Records, Teenage Menopause, Rejuvenation, Et mon cul c’est du tofu ?, Kerviniou Recordz, Atypeek Music…) qui luttent pour exister et nous proposer de la musique de qualité. Espérons qu’ils ne souffriront pas trop de cette sale période et que d’ici quelques mois les artistes « rock » français survivants ne seront pas les seuls Calogero ou autre Obispo. Afin de leur rendre justice, l’équipe d’Exit Musik a consacré la semaine écoulée à ces groupes qui méritent amplement d’être écoutés, diffusés et achetés bien évidemment ! Chaque jour, un membre de la rédaction a partagé sur notre page Facebook une playlist de 10 groupes/artistes français qui lui sont chers et voici l’ensemble agrémenté de malheureux laissés pour compte pour aboutir à une grande playlist de 100 morceaux. Afin de ne léser aucun auditeur, nous avons décliné ces playlists sur deux supports (Youtube et Spotify). Celles-ci diffèrent légèrement selon les disponibilités des artistes sur ces plateformes. Et même avec (un peu plus de) 100 groupes, on n’a pas pu inclure tous ceux que nous aurions aimé (on n’oublie pas Sweat Like An Ape, Poil, Rome Buyce Night, Kataplismik, Social Square, Cosmopaark, plein de groupes de Et mon cul c’est du tofu? ou Rejuvenation Records…), c’est dire la vitalité de la scène française. Il ne tient qu’à vous de le vérifier en écoutant notre sélection. Soutenez les artistes, payez ce que vous écoutez… et achetez français...

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