PLAYLISTS – Stay home and listen to music

PLAYLISTS – Stay home and listen to music

Ce n’est pas d’une originalité folle mais on s’est dit que vous proposer un peu de musique ne ferait pas de mal en ce moment. Voici donc trois playlists dont les titres de morceaux font écho à la situation actuelle et qui reflètent forcément nos goûts personnels. En espérant vous divertir ! Sonicdragao : À l’heure du confinement total, et parce que seule la musique est un soulagement, une petite playlist… Parce que parfois les mots sont vains… On s’inquiète pour nos proches à chaque signe physique suspect. On guette les SMS de nouvelles de nos amis obligés de travailler au cœur de l’effort national. On rage de voir et d’entendre la légèreté des inconscients qui ne pressentent pas le désastre. On aimerait dire toute notre admiration aux sacrifiés de cette crise sanitaire. Alors parce qu’on a pas forcément le talent pour le dire avec des mots et parce qu’on n’a pas envie de se regarder le nombril quand on doit être solidaire avec tout le monde… On emprunte ces chansons et on les partage. Parce que si elles ont pu nous faire du bien, on espère qu’à vous aussi. STAY HOME, TAKE CARE! Blackcondorguy : Voilà une petite playlist qui résume à peu près mon confinement (surtout avec ses titres, parfois celui de l’album, parfois les paroles). Et oui, il y a bien un morceau très 80s post-punk perdu au milieu de tout ça, ça vous montre à quel point le confinement et le manque de sommeil jouent sur ma santé mentale… Stay safe, stay home, stay free! Jonathan Lopez : Pas grand-chose à ajouter que mes camarades n’ont pas dit. Prenez soin de vous, lisez, binge watchez des séries, profitez de votre famille, écoutez beaucoup de musique, lisez nos articles… Et continuez à acheter des disques pour soutenir les artistes, labels, disquaires qui en ont bien besoin actuellement. Toutes nos...

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Mark Lanegan dévoile un premier extrait de Straight Songs Of Sorrow

Mark Lanegan dévoile un premier extrait de Straight Songs Of Sorrow

Comme il l’évoquait dans notre interview, Mark Lanegan sortira ses mémoires (Sing Backwards And Weep) fin avril et elles seront accompagnées d’un album, Straight Songs Of Sorrow, prévu pour le 8 mai prochain chez Heavenly Recordings. Un disque au sujet duquel il nous a déclaré “J’avais déjà commencé à composer ces chansons quand j’ai écrit le livre, basées sur des souvenirs évoqués dedans. (…) J’ai des chansons acoustiques mais aussi certaines qui ressemblent à celles que je compose actuellement. Il était hors de question que je sorte The Winding Sheet 2.” De nombreux invités ont participé à sa confection. Parmi eux, Greg Dulli (The Afghan Whigs, The Gutter Twins), Warren Ellis (Nick Cave & The Bad Seeds), John Paul Jones (Led Zeppelin), Jack Bates (The Smashing Pumpkins), Mark Morton (Lamb of God), Ed Harcourt… Un premier extrait “Skeleton Key”, long de 7 minutes, est en écoute. Et il est très beau. Tous nos articles sur Mark...

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Interview – Mark Lanegan

Interview – Mark Lanegan

On se fait toujours une montagne à l’idée d’aller rencontrer Mark Lanegan. Peur de tomber sur un vieil ours renfrogné qui ne nous lâchera rien. On ne devrait pas. L’homme se révèle finalement bien plus avenant et chaleureux que sa musique ténébreuse ne le laisse augurer. Et la seule difficulté pour mener à bien cette interview fut le temps accordé : 25 minutes chrono face à un artiste de cette envergure qui se livre sincèrement et dont l’actualité est aussi chargée (deux disques sortis cette année, une autobiographie accompagnée d’un nouvel album l’an prochain !), c’est un peu comme assister à un concert génial qui s’interrompt brutalement au bout d’une heure. Un moment fort, mais dont on garde un léger goût d’inachevé… “Voilà bien longtemps que je n’avais pas repensé à ma vie d’avant ces 20 dernières années, ce n’était donc vraiment pas évident… J’ai tenté de me sortir de là le plus vite possible pour que ça ne me poursuive pas.” © Travis Keller Cela fait plusieurs albums que tu intègres des influences des années 80 mais j’ai le sentiment que Somebody’s Knocking est celui où tu as assumé pour de bon cette direction et il s’agit probablement le plus réussi dans cette veine-là… Partages-tu ce sentiment ? Je n’étais pas certain de vouloir un disque qui sonnerait 80s mais je voulais en tout cas faire un double album, c’était mon souhait depuis longtemps. Je voulais y intégrer un maximum de morceaux accrocheurs, c’était comme un défi envers moi-même, savoir si j’en étais capable. J’ai réussi à enregistrer suffisamment de morceaux pour le faire et je crois que je suis parvenu à remplir cet objectif. Après, je ne tenais pas spécialement à le faire sonner comme un disque des années 80 mais ce sont mes influences qui parlent, j’ai tout piqué à Joy Division, New Order, Depeche Mode. (Rires) Au final, ce n’est pas un double album. Il te reste donc beaucoup de morceaux pour un autre disque ? Il dure quand même près d’une heure et c’est un double vinyle. J’ai déjà un autre album de prêt, il sortira en avril en même temps que mes mémoires (Sing Backwards And Weep, ndr). Je l’ai fait spécialement pour accompagner le livre. Il est donc totalement inspiré par les souvenirs et les gens de cette époque. J’allais justement en venir à tes mémoires, d’où t’est venue cette idée ? Tu l’avais en tête depuis des années ou quelqu’un t’a convaincu de franchir le pas ? Certains de mes amis sont des auteurs à succès et ils ont lu ce que j’ai écrit pour accompagner mon livre de paroles sorti il y a quelques années… (Il réfléchit) I Am The...

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Mark Lanegan Band – Somebody’s Knocking

Mark Lanegan Band – Somebody’s Knocking

(Heavenly, 18 octobre 2019) Tiens, quelqu’un frappe. C’est ce bon vieux Mark Lanegan. Qu’il entre ! Il est toujours le bienvenu. « You wanna ride, you wanna take a ride? » propose-t-il d’emblée (« Disbelief Suspension »). Difficile de refuser. D’autant plus quand il y va bille en tête comme ici, à la manière d’un « Hit The City » qui donnait le ton du fabuleux Bubblegum, toujours inégalé depuis (bien qu’approché par le presque aussi fabuleux Blues Funeral). Cette fois-ci, le bon vieux Mark Lanegan est accoutré différemment, il assume pour de bon ses vieilles lubies 80s. Depuis Blues Funeral, on y avait droit de plus en plus fréquemment sur ses albums, en concert il reprenait régulièrement du Joy Division… Autant dire que ça nous pendait au nez. C’est fou ça, être un des musiciens éminents des années 90 et vouloir s’immerger à fond dans la décennie précédente (qui a connu des heures bien sombres, rappelons-le)… Toute la panoplie est donc de sortie : batteurs imitant des boites à rythme (ou l’inverse), synthés décomplexés, basse aux avant-postes… « Letter Never Sent » ne fait pas les choses à moitié et y ajoute un refrain plein de « ohohohoho ». Ça pourrait suinter la ringardise à 12 bornes mais avec Lanegan, c’est du tout bon, entrainant et efficace à souhait. N’essayez pas chez vous. En 14 titres, Mark Lanegan nous décline les années 80 pour les nuls, mais en version haute qualité. Déjà, en piochant dans ce que cette décennie a connu de meilleur : le post punk rentre dedans (« Night Flight To Kabul », « Gazing From The Shore » et leur basse-batterie totalement early Cure), la cold wave hantée (« Dark Disco Jag »). Ensuite, en y accolant des refrains qui frappent (« Stitch It Up », gonflée à bloc) et des mélodies qui marquent (« War Horse » et ses couplets scandés à la… Everlast). Enfin, en nous faisant fondre de sa voix inimitable et chaleureuse (la magnifique « Playing Nero » et ses nappes brumeuses qu’on croirait tirées de Twin Peaks – la série, pas le groupe). Plus troublés nous sommes, face à cette intro proche de l’acid house façon Underworld avant de se la jouer New Order (« Penthouse High »). Il faut s’imaginer écouter du Mark Lanegan en boite mais une fois l’idée acceptée, on se dit que pourquoi pas. Après tout, il y a tellement de merde en boite, ça ne ferait pas de mal (souvenez-vous « Ode To Sad Disco » sur Blues Funeral, encore lui. On est dans le même esprit). Il n’y a bien que « Paper Hat » qui laisse une guitare acoustique mener les débats comme à la belle époque et, sans surprise, nos cœurs sont brisés en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Malgré une fin...

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Mark Lanegan frappe à la porte cet automne

Mark Lanegan frappe à la porte cet automne

© Travis Keller Après un Gargoyle mi-figue mi-raisin en 2017 et une nouvelle collaboration (plutôt réussie) avec Duke Garwood l’an passé, Mark Lanegan reviendra le 18 octobre avec Somebody’s Knocking chez Heavenly Recordings. Un disque qu’il annonce plus politique “la haine, le racisme, toute cette peur omniprésente… Ceux qui continuent de perpétuer l’ignorance dans le seul but d’arriver à leurs fins devraient aller en prison plutôt que les “délinquants” toxicomanes. Je ne peux pas dire clairement à quel point cela influence mon écriture mais ce qui est très présent dans mon esprit finit toujours par se retrouver dans une chanson.” Des chansons dans lesquelles on devrait retrouver également ses récentes influences électro et 80s (évoquées lors de notre interview il y a deux ans) “depuis tout petit, je me suis intéressé à la musique électronique mais ces éléments ont été de plus en plus présents dans ma musique ces derniers temps car mes goûts évoluent. J’écoute principalement ce genre de musique aujourd’hui, j’ai toujours été un grand fan de New Order et Depeche Mode et je souhaitais faire une chanson dans ce genre depuis longtemps. Un morceau accrocheur, un peu dance old school.” Une description qui colle assez bien à “Stitch It Up”, le premier clip dévoilé, long de 7 minutes (le morceau commence à 2 minutes), où Mark Lanegan embarque aux côtés de Jimmy The Cab Driver de MTV. La tracklist : 1/ Disbelief Suspension 2/ Letter Never Sent 3/ Night Flight To Kabul 4/ Dark Disco Jag 5/ Gazing From The Shore 6/ Stitch It Up 7/ Playing Nero 8/ Penthouse High 9/ Paper Hat 10/ Name and Number 11/ War Horse 12/ Radio Silence 13/ She Loved You 14/ Two Bells Ringing At Once La pochette : Le Mark Lanegan Band se produira à la Sirène de La Rochelle le 3 novembre, à l’Hydrophone de Lorient le 4, au 106 de Rouen le 5, à l’Aeronef de Lille le 6 et au Trianon de Paris le 8 décembre. LIRE LA CHRONIQUE DE BUBBLEGUM LIRE LA CHRONIQUE DE BLUES FUNERAL LIRE LA CHRONIQUE DE PHANTOM RADIO LIRE LA CHRONIQUE DE GARGOYLE LIRE L’INTERVIEW DE MARK...

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