Sebadoh @ Petit Bain (Paris), 07/10/19

Sebadoh @ Petit Bain (Paris), 07/10/19

© Philippe Midy Un concert de Sebadoh à Paris, c’est une bonne occasion pour tous les amateurs de rock indé de la capitale de se rassembler. Certes, ça fait aussi un petit choc de voir que les plus jeunes de la salle affichent une bonne trentaine, mais au moins ceux qui sont là ont vécu les années 90 sans les fantasmer et savent donc qu’un concert de Sebadoh, le haut du panier à l’époque, ça ne se loupe pas. En première partie, The Dearly Beloved envahit la scène, presque littéralement puisqu’ils sont 6, pour nous proposer du punk rock à la limite de l’emo ou du californien. Bien en place, et bien fait, mais qui rappelle un peu trop de choses douteuses pour vraiment nous convaincre. On se demande un peu pourquoi ce groupe est l’heureux élu en terme de cohérence stylistique, mais on est forcé de reconnaitre qu’ils font le taf de leur mieux. Une fois que Lou Barlow a fini de signer des vinyles et serrer des mains, avec sa simplicité habituelle, le trio entre enfin en scène et nous propose une entrée en scène on ne peut plus jouasse : “Beauty Of The Ride”, jouée avec une énergie et une bonne humeur palpables. Puis viennent “Not A Friend” et “Soul And Fire” qui, contrairement à ce qu’on croirait ne calment pas vraiment le jeu. Finalement, un groupe de punk rock en première partie, ce n’était pas si illogique. © Philippe Midy La structure du concert suit celle de la tournée, Lou et Jason Loewenstein enchainent 5 morceaux chacun, avec une entrée en matière qui ressemblerait presque à un rappel avant d’enchainer les compos du dernier album (et “I Will” au milieu). L’ambiance est bonne, le groupe communique, nous répète qu’il regrette de ne faire qu’une date en France et s’excuse même de jouer autant de nouveaux morceaux après nous avoir remercié de les écouter. “C’est pas comme si vous aviez le choix…vous auriez pu partir !“, plaisantent-ils… “Au secours, Sebadoh joue de nouveaux morceaux ! Jetez les canots à la mer ! Les gens hurlent “Gimmie Indie Rock” en s’enfuyant !” ajoute Lou. Et ça ne loupe pas, certains dans la foule crient le nom du morceau en réponse. Jason, quant à lui, rassure le public sur le fait que “Lou reviendra chanter dans quelques chansons“, ne comprenant pas que c’est de jouer “Not Too Amused” qu’on lui réclamait. D’ailleurs si on doit trouver un défaut à cette soirée, c’est celui-ci : Jason semble avoir oublié qu’il a dans son répertoire une flopée de tubes, ne préférant jouer que des titres des 2 derniers disques (et demi, puisque “My Drugs” est sur le Secret EP) hormis...

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Interview – Sebadoh

Interview – Sebadoh

Avoir Lou Barlow au téléphone pour une discussion d’une demi-heure, pour le fan que je suis de l’ensemble de ses projets musicaux, ça avait de quoi mettre le trac. Surtout qu’à l’heure prévue, seul son répondeur décroche. Je me retrouve donc à laisser un message, opération toujours pénible, dans une langue qui n’est pas la mienne à un de mes artistes préférés ! Quand il me rappelle, échaudé par mon expérience avec Donita Sparks, je commence par une notice explicative « J’adore ce que vous faites, donc je serais peut-être un peu intimidé, et j’enregistre la conversation, mais je serais peut-être amené à reformuler vos réponses pour m’assurer de les traduire correctement. » Il acquiesce. Heureusement, après cette entrée en matière laborieuse, grâce à la simplicité et l’honnêteté du bonhomme, le reste de l’entretien se déroule de façon parfaitement fluide, presque détendue, pour aborder aussi bien le dernier disque de Sebadoh et les habitudes d’écriture de Lou Barlow que son fils, les Ramones ou Ariel Pink ! Pre-scriptum : ayant déjà lu la réponse de Lou Barlow sur leur changement récent de label dans d’autres interviews, j’ai préféré garder du temps pour d’autres questions. L’explication est donnée dans notre critique de Act Surprised. “C’est un vrai challenge d’être un groupe démocratique (rires). C’est un énorme challenge de tenir au fil du temps.” © Justin Pizzoferrato Vous venez de sortir le dernier album de Sebadoh… Enfin, jusqu’au prochain… (Rires). Je me demandais si c’était le 8e ou le 9e ? En fait, Weed Forestin compte-t-il ? Je pense qu’il compte comme un de nos albums. Quand il est sorti, c’était sous le nom de Sentridoh, mais quand notre maison de disque a sorti le vinyle, ça s’appelait Sebadoh. Donc, Act Suprised est le 9e album. J’en ai compté 10, hier, mais je ne sais pas. En fait je crois que ça fait 10 aux États-Unis, et sûrement 9 en Europe. Il y en a un aux États-Unis qui s’appelle Smash Your Head On The Punk Rock, qui a dû sortir comme EP ou quelque chose de ce genre en Europe. Vous avez dit que c’était votre album le plus collaboratif puisque vous aviez tous travaillé ensemble sur toutes les chansons. Pensez-vous que cela ait un impact sur le disque ? Oui, je pense. L’album est plus homogène, le groupe semble plus soudé d’une chanson à l’autre et c’est sûrement notre album le plus cohérent en termes de texture depuis longtemps, voire depuis toujours (rires). Est-ce que cela a changé votre manière de travailler avec Sebadoh ? Allez-vous garder cette manière de faire ? Je ne sais pas. Je ne sais pas ce que nous allons faire après. Nous devons partir en tournée. Après avoir...

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Sebadoh – Act Surprised

Sebadoh – Act Surprised

(Dangerbird/Fire, 24 mai 2019) Pour un groupe qui a une aussi longue carrière que Sebadoh sans jamais se fourvoyer ni exploser auprès du grand public, il y a deux manières d’aborder un nouvel album. Soit vous faites partie de ceux qui s’en foutent (Seba-quoi ? Connais pas !), soit vous faites partie de ceux qui y prêteront de l’intérêt, voire qui attendent fébrilement de pouvoir l’écouter. Car, si le groupe n’a jamais eu trop d’exposition, ceux qui l’écoutent ne tarissent pas d’éloges à son sujet ; à tel point que je ne pense pas avoir lu un seul avis négatif au sujet d’un de leurs disques (hormis chez Pitchfork, mais depuis quand leur avis nous intéresse-t-il ?)… Cette chronique ne dérogera pas à la règle, donc si vous vouliez lire quelqu’un leur casser du sucre sur le Seba-dos (ok, ce jeu de mot est minable), il faudra chercher ailleurs. On pourra, à la limite, parler du fait divers de leur changement de label de dernière minute, qui a fait couler un peu d’encre. Pour résumer, Joyful Noise leur a reproché d’être partis chez Dangerbird Records sans les prévenir et sans leur faire de contre-proposition. Lou Barlow s’est justifié en interview : le choix était démocratique au sein du groupe, la somme proposée par Dangerbird Records bien plus importante, et il n’avait pas envie de faire monter les enchères auprès de Joyful Noise qui est un petit label avec peu de moyens. Bref, en terme de saloperie croustillante, vous pouvez également passer votre chemin. Maintenant, si ce qui vous intéresse, c’est d’écouter un album de Sebadoh, alors là, vous pouvez y aller les yeux fermés. Ça se met dans la platine, ou ça se lance dans le lecteur mp3, et c’est partie pour une collection de morceaux Barlow-Loewenstein de grande qualité, à la fois sincères, mélodiques et efficaces. N’oublions pas Bob d’Amico, qui signe un “Leap Year” hyper bien troussé. Même si chacun a toujours sa patte identifiable, et une façon de chanter à lui, le tout est remarquablement cohérent et ce n’est pas un hasard puisque pour une fois les musiciens ont travaillé ensemble l’album de bout en bout (d’habitude, chacun vient avec ses morceaux, ils enregistrent le tout et c’est plié). Si on y perd peut-être, en conséquence, la capacité des précédents disques à partir dans de multiples directions (sans jamais vraiment s’égarer, ce qui est très fort), on y gagne en contre-partie leur album le plus…”album”, dans le sens où le tout semble bien construit pour aller ensemble. Et franchement, ça fonctionne tout aussi bien. Je pourrais vous faire la liste de mes morceaux préférés (et je vous citerai au moins “Reykjavik”, qui clôt le disque en...

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PLAYLIST – Sebadoh en 20 morceaux

PLAYLIST – Sebadoh en 20 morceaux

Sebadoh, c’est 30 ans de rock lo-fi qui fait le grand écart entre l’intimiste déchirant et le bruit déjanté, porté par trois compositeurs (même si l’un des trois a lâché le groupe il y a bien longtemps) qui écrivent chacun une musique totalement personnelle, une tambouille qui se fait presque chacun dans son coin et produit au final un répertoire de morceaux qui se retrouvent dans le haut du panier en termes de musique rock au sens large. Pour célébrer cette longévité et patienter un peu avant la sortie imminente de leur nouvel album, nous nous sommes lancés dans la lourde tâche de ne retenir que 20 titres de leur excellente discographie. LIRE LA CHRONIQUE DE DEFEND YOURSELF LIRE LA CHRONIQUE DE LOU BARLOW – BRACE THE WAVE LIRE LE REPORT DU CONCERT DE LOU BARLOW AU POINT EPHEMERE EN 2015 ECOUTEZ LA PLAYLIST DES 30 ANS DE SUB...

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Sebadoh revient et ça fait du bien

Sebadoh revient et ça fait du bien

Six ans déjà après Defend Yourself, Sebadoh effectuera son retour dans les bacs avec Act Surprised le 24 mai prochain chez Fire Records. Lou Barlow avait entre temps sorti un album solo Brace The Wave (2015) et un EP, Apocalypse Fetish (2016). L’avenir nous dira si le groupe nous fera l’honneur d’une tournée européenne et d’un passage par chez nous. Voici en attendant “Celebrate The Void”, premier extrait et la tracklist du disque ci-dessous. 1/ Phantom2/ Celebrate The Void3/ Follow The Breath4/ Medicate5/ See-saw6/ Vacation7/ Stunned8/ Fool9/ Raging River10/ Sunshine11/ Act Surprised12/ Battery13/ Belief14/ Leap Year15/ Reykjavik LIRE LA CHRONIQUE DE BAKESALE LIRE LA CHRONIQUE DE JASON LOEWENSTEIN – SPOOKY ACTION LIRE LA DISCOGRAPHIE DE DINOSAUR JR. PARTIE 1 LIRE LA DISCOGRAPHIE DE DINOSAUR JR. PARTIE 2 LIRE LA CHRONIQUE DE DINOSAUR JR. – I BET ON SKY LIRE LA CHRONIQUE DE DINOSAUR JR. – GIVE A GLIMPSE OF WHAT YER...

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