Iggy Pop – Post Pop Depression (Loma Vista)

Iggy Pop – Post Pop Depression (Loma Vista)

Iggy Pop + Josh Homme. Un des derniers monstres sacrés du rock avec un des plus respectés/tables des années 2000. Le premier a prouvé à toute une génération de gosses mal élevés adeptes du “no future” qu’ils pouvaient en avoir un, même à très court terme. Le second s’est appliqué à bousiller les tympans de centaine de coyotes, jusque-là bien peinards dans leur désert (en composant de la putain de musique, parce que c’est quand même ça le plus important). Le duo était très alléchant sur le papier, à un bémol près. Malgré tout le respect qui lui est dû, l’iguane n’a rien sorti de bien fameux depuis… fiouuu.. au moins deux décennies. Le roux s’est, quand à lui, métamorphosé en tombeur de ses dames, se souciant davantage de son aura pop que de sa propension à balancer du riff jouissif. Restait à savoir si l’alchimie allait prendre, si Josh allait réveiller le bestiau quelque peu assoupi, si des tonnes d’idées allaient jaillir de ces deux cerveaux bouillonants, provoquer des étincelles et finir par nous mettre le feu au cul… La réponse s’impose assez vite : de feu il n’y a jamais sur ce disque, les braises sont à peine fumantes et personne ne cherche à souffler dessus pour les raviver. Tout ceci est bien fade, mou, aseptisé. C’est donc ça la Post Pop Depression ? Assez déprimant en effet. “I have nothing but my name” semble se lamenter Iggy (“American Valhalla”). Pas faux. Et que dire du navrant “Vulture” avec son final faussement emballant, réellement chiant… Iggy Pop semble feindre l’excitation, alors que de toute évidence il s’emmerde autant que nous. Qu’il est loin le temps des glapissements sexués de “Dirt”… Il faut dire que le père Josh ne s’est pas foulé des masses non plus pour remuer papy Osterberg, concoctant toute une série de riffs et ambiances entendus mille fois. Sur le dernier Queens of the Stone Age (bien plus enthousiasmant, au demeurant), on se demandait où était passée toute la pléiade d’invités tant le roux monopolisait l’attention et tirait la couverture à lui. Ici, on se demande si l’album, au lieu d’être crédité au nom d’Iggy Pop n’aurait pas dû s’appeler Queens of the Stone Age featuring Iggy Pop. Allez, pour le geste, sauvons tout de même trois morceaux du (quasi) marasme : “Break Into Your Heart” (sympathique à défaut d’être renversante), “Gardenia” (bien foutue mais un brin trop sage) et “Paraguay”. Enfin, la deuxième partie de “Paraguay”. Quand l’affaire s’emballe un peu. Mais il faut attendre 3′ pour ça et se coltiner les “tralalalala” d’Iggy. Tristesse. On avait envie d’y croire, voire de s’enflammer. Finalement, Josh Homme semble faire dans le charitable, composant (recyclant ?) des accompagnements...

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Iggy Pop et Josh Homme vont sortir un album en commun

Iggy Pop et Josh Homme vont sortir un album en commun

  La nouvelle a été annoncée par le New York Times et le secret était bien gardé jusque-là. Le projet serait né d’un texto envoyé par Iggy Pop à Josh Homme lui disant simplement que ce serait cool d’écrire un truc ensemble à l’occasion. Voilà qui est fait. L’album en question, intitulé Post Pop Depression, sortira en mars chez Loma Vista. On y retrouvera un autre membre de Queens Of The Stone Age, Dean Fertita, à la guitare et aux claviers. Iggy Pop a indiqué que l’album serait en quelque sorte dans la continuité de Lust For Life. Pas mal comme argument… Un premier extrait, “Gardenia”, a été dévoilé.     Une tournée va suivre pour défendre l’album, avec Fertita, Matt Helders (batteur d’Arctic Monkeys), Troy Van Leuwen (guitariste également de QOTSA) et Chavez’s Matt Sweeney. Reste à savoir si un détour par nos contrées est envisagé. Une première performance live a été enregistrée chez Steven Colbert     JL...

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Iggy Pop dans un film barge au casting rock 5 étoiles

Iggy Pop dans un film barge au casting rock 5 étoiles

« Le film muet le plus bruyant de la planète » c’est ainsi que se présente Gutterdämmerung dont le casting fait effectivement déjà grand bruit. Et il y a de quoi. Jugez plutôt : Iggy Pop, Grace Jones, Henry Rollins, Josh Homme, Mark Lanegan, Slash, Jesse Hughes (Eagles Of Death Metal)… Au vu de la bande-annonce le film ne devrait pas être totalement muet, mais sera à n’en pas douter très musical (on ne s’en plaindra pas). L’iguane incarnera un ange punk nommé Vicious, envoyé sur Terre pour tester l’humanité et mettre le feu au monde. Tout un programme. Au-delà du film, plusieurs représentations sont prévues « à la tradition des films classiques du Hollywood des années 1920 » comme il est indiqué sur le site internet du film. « Le film est majoritairement silencieux, mais au lieux d’un seul piano pour accompagnement, un groupe de rock exprimera ses émotions en action tandis que des effets spéciaux du film prendront vie au sein du public ». Début des hostilités le 12 novembre à Londres....

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Queens of the Stone Age @ Zénith (Paris), 13/11/13

Queens of the Stone Age @ Zénith (Paris), 13/11/13

    10 jours après Vista Chino, on va voir l’ancien roi du désert Josh, reconverti depuis en Elvis roux tombeur de ces dames, devenu un as de la pop avec « son » dernier brillant album Like Clockwork… Après avoir rempli en quelques minutes le Trianon en juin dernier (on en rage encore), QOTSA investit cette fois le Zénith de Paris deux dates d’affilée. Nous ferons la première. Comme pour perpétrer la tradition, j’arrive à la bourre, juste le temps de me laisser amadouer par l’attractif merchandising du groupe (oh le beau t-shirt) et de choper une bière hors de prix. Tant pis pour la première partie. On claque la bise au padre situé en tribunes et on part rejoindre CB dans les tout premiers rangs (les pigistes d’Exit sont dans la place, quand vous voulez, vous pondez un article d’ailleurs hein !). Le début du concert nous fait penser à une tournée Songs For The Deaf avec les deux premiers morceaux de l’album en ouverture : « You Think I Ain’t Worth A Dollar, But I Feel Like A Millionnaire » et « No One Knows ». Pour le moment, c’est un peu statique, on attendra pour s’enflammer (« No One Knows » en deux c’est ptet pas le plus judicieux). Montée en puissance avec « Avon » (bien qu’encore un poil sage). Finalement, contre toute attente ou presque, c’est « My God is the Sun », énergique single du dernier album, qui nous procurera les premières montées d’adrénaline. Le morceau sonne déjà comme un classique sur scène. Je ne comprends toujours pas pourquoi Like Clockwork divise autant. Pour ma part, il s’agit incontestablement d’un grand disque et cette date au Zénith en est la parfaite illustration. Les nouveaux titres sonnent en effet remarquablement en live. Mention spéciale au titre éponyme, superbement interprété et s’enchaînant parfaitement avec « In The Fade », un des plus beaux morceaux de ce monument qu’est Rated R. Josh est sacrément en voix. Le bonhomme a beau arborer sa chemise de bûcheron, il  rappelle aux sceptiques (y en a-t-il encore ?) qu’il est un grand chanteur capable de toutes les variations et de susciter aussi bien l’exaltation que le hérissement de poil. QOTSA n’est plus seulement une machine de guerre (mais « Burn The Witch » ou « Little Sister » sont toujours de sacrés défouloirs), c’est aussi une usine à groove comme le prouvent la très sexy « If I Had a Tail » qui nous laisse tout émoustillés ou la géniale « Smoth Sailing » groovy à souhait, suivie de « Make It Wit Chu » qui provoque toujours l’envie de copuler sur le champ (mais y a un peu de monde). Désormais en écoutant QOTSA, on ne pense plus uniquement à du Sabbath sous acide mais également à des David célèbres : Byrne et Bowie. Certains n’ont guère goûté...

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Queens Of The Stone Age – …Like Clockwork (Matador)

Queens Of The Stone Age – …Like Clockwork (Matador)

Ça y est je l’ai dans les mains cet album attendu depuis de longs mois. Une attente fébrile mêlée d’excitation au fur et à mesure que s’allongeait l’impressionnante liste d’invités. Dave Grohl d’abord aux fûts, puis la participation de Nick Oliveri et Mark Lanegan. De quoi raviver les espoirs les plus fous : réitérer les coups de maître que furent Rated R et Songs For The Deaf, deux des meilleurs albums rock du 21e siècle. Bon je ne vais pas y aller par quatre chemins, quitte à doucher les ardeurs : cet album n’est nullement comparable avec ce dernier. Les présences de Trent Reznor (aussi enthousiasmante soit-elle), d’Alex Turner (Arctic Monkeys), de Jack Shears (Scissor Sisters) et Elton John (!) constituaient déjà des indices que la recette serait tout autre mais on avait envie d’y croire. Et bien non, l’époque Songs For The Deaf semble désormais loin derrière. Ce disque n’a rien de stoner. En même temps le père Josh a 40 piges maintenant. Kyuss c’était il y a un bail et au fil du temps Queens Of The Stone Age a évolué avec lui, devenant plus pop et plus accessible. Et là je vois les gouttes de sueur perler sur votre front. Essuyez-moi ça et détendez-vous. Car passée cette relative déception, on constate assez rapidement (au bout de 4, 5 écoutes) que l’album a d’autres atouts à faire valoir. On y découvre d’abord un Josh Homme aux qualités de songwriter insoupçonnées. Derrière la brute il y a un cœur qui bat et le leader laisse s’exprimer toute sa sensibilité pour se montrer touchant. Il y va même de ses ballades avec piano et larme à l’oeil (si, si) et le fait plutôt bien (“The Vampyre Of Time And Memory” et dans une moindre mesure le titre éponyme qui clôt l’album). Malgré tout, Josh n’oublie pas qu’il reste quand il le souhaite the coolest guy on earth et nous fait groover à mort sur les redoutables “If I Had A Tail” et “I Sat By The Ocean”. Deux titres très entrainants, deux petites bombes qu’on n’a pas fini de chérir. On imagine d’avance ses groupies mouiller leurs culottes quand l’Elvis roux chantera sur scène “Guichie, Guichie, Ooh La La. (…) I wanna suck, I wanna lick…” (“If I Had A Tail”). La très déjantée “Smooth Sailing” avec un Josh qui part haut dans les aigüs fera aussi guincher les plus coincés d’entre vous. Finalement le single “My God Is The Sun”, un peu décevant de prime abord (car pas innovant pour un sou), passe tranquillou dans l’enchaînement des titres. Ce titre était d’ailleurs un parfait trompe-l’oeil puisqu’il est sans doute le plus prévisible de l’album alors que le reste est très déroutant. Et...

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