Interview – Birth Of Joy

Interview – Birth Of Joy

Le 10 novembre prochain, pour célébrer nos 5 ans d’existence, nous aurons l’immense honneur d’accueillir Birth Of Joy, ainsi que Wonderflu et The Blind Suns, pour une soirée qui s’annonce d’ores et déjà inoubliable à Petit Bain (Paris). Birth Of Joy, actuellement en tournée en Europe de l’Est, vient tout juste de terminer l’enregistrement de son nouvel album. L’occasion d’échanger à ce propos avec le batteur Bob Hogenelst dans un riche entretien téléphonique. Elle s’annonce bien cette soirée…   « On va essayer de revenir plus dans l’esprit de Prisoner avec des morceaux plus courts, un peu plus d’énergie et de puissance. » Alors ça y est le nouvel album est enregistré. Oui il est enregistré, le mix est terminé. Il est en train d’être masterisé. Ça devrait être fini la semaine prochaine, il va partir au pressing pour être mis sur CD et vinyle. La sortie est prévue pour quand ? En février 2018. J’ai vu que sur Facebook vous aviez demandé de l’aide à vos fans pour trouver le titre du disque. Ça y est vous l’avez ? Oui c’était il y a deux mois environ. On n’avait aucune idée à l’époque. Maintenant on a quelques idées mais on n’est pas complètement sûrs. OK, vous avez besoin d’encore un peu de temps. Oui, d’ici une semaine ou deux, ça devrait être bon. Qu’est-ce qu’on peut attendre de ce nouveau disque ? Vous allez tenter d’évoluer à nouveau par rapport à Get Well ? Get Well était un peu plus expérimental et avait des chansons plus longues, assez différent de Prisoner. Je pense qu’avec ce nouveau disque on va essayer de revenir plus dans l’esprit de Prisoner avec des morceaux plus courts, un peu plus d’énergie et de puissance. Il y a un morceau plus long que le reste mais on essaye d’avoir la même énergie en studio qu’en live, on essaie de retranscrire ça sur ce disque avec des morceaux plus courts et plus d’énergie. Donc ça devrait sonner parfaitement en concert ! Oui ça devrait ! On ne les a pas encore joués sur scène donc à vérifier. Mais les albums précédents étaient déjà enregistrés live non ? Oui, les bases de morceaux on les a jouées ensemble live. On a ensuite fait quelques arrangements et overdubs mais la plupart de l’enregistrement a été fait live, comme auparavant. Et vous êtes retournés dans cette église comme pour les précédents ou vous êtes revenus en studio pour une formule plus classique ? Non, pas dans l’église cette fois. Prisoner et Get Well étaient tous les deux enregistrés dans cette vieille église du nord de la Hollande. Pour celui-ci on a cherché un nouveau studio parce qu’on avait besoin d’un...

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Interview – The Richmond Sluts

Interview – The Richmond Sluts

Manu démarre: « Ok guys, my friend Marlon is gonna… » « …fuck us !! », m’interrompt un Sluts. Gros rire gras backstage. S’ensuit une discussion inédite sur les penis de scorpions qui se trouveraient à la base de leur dard, etc. Bonne intro ! Comment va la tournée jusqu’à présent ? (John Tyree, batteur, passe une tête et les autres lui disent de rappliquer pour l’interview. John semble dans un état second, ca promet… Back to the questions.) Excellent ! Ça se passe très bien. On revient d’Italie où on était pour la première fois. On a fait beaucoup de petits clubs avec toujours une très bonne interaction . Et après on débarque en France et là, c’est l’explosion ! » Pourquoi en France ? Je ne sais pas ! A toi de me le dire ! Peut-être avec notre premier LP dans les meilleurs albums selon Rock and Folk. Mais vous vous attendiez à cette popularité en Europe? Non pas du tout. On ne fait rien de nouveau en fait mais la seule différence est qu’en 2001, personne ne faisait ce qu’on faisait. Mais tout le monde s’en foutait. Nous, on répétait 3 fois par semaine. Et… on n’a fait qu’un album (rires). (Shea précise qu’il est batteur à la base mais qu’il s’est mis au chant et à la gratte après qu’on lui ait montré 2 accords de Chuck Berry, accords qu’ il joue tout le long du mythique premier album. Chris le vanne en expliquant que Shea est maintenant un incroyable guitariste. Ambiance bon enfant…) Que pouvez-vous dire du nouvel album ? Quand on est rentrés d’Europe il y a 3 ans, on a réalisé qu’on avait des fans et qu’on pourrait faire un nouveau LP (NDLR : 12 ans après le premier). On avait quelques chansons mais ça a mis du temps, avec des membres du groupe à L.A. et d’autres à San Francisco… En plus, ce n’est pas comme si on avait un label qui nous poussait. (Shea explique qu’il a monté son label pour l’occasion, que Mauvaise Foi Records allait aider et donc que les choses se sont mises en place.) Ce n’est pas trop difficile en concert de placer les nouveaux morceaux alors que tout le monde attend ceux de 2001 ? Les Sluts confirment que c’est un vrai sujet mais qu’avec 2 albums (et même 3 en comptant Big Midnight, version des Sluts avec juste Shea et Chris, ils peuvent maintenant jongler avec la setlist et jouer plus longtemps. Une conversation sur Big Midnight plus loin, ils expliquent que leur premier batteur résume la discographie des Sluts ainsi : « Le premier album était du sexe, le second de l’héroïne et le troisième, un bon gros joint ». (rires) On...

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Interview – Mogwai

Interview – Mogwai

Jour de fête de la musique, le soleil tape fort sur la capitale. Ce n’est donc pas tout à fait un jour comme les autres au sein d’un été parisien globalement bien pourri. Et ce n’est décidément pas un jour comme les autres puisque l’occasion nous est donnée d’interviewer les légendes post rock Mogwai dans un hôtel parisien. A l’époque on était encore un peu juste pour mesurer la pleine réussite qu’est leur nouvel album, Every Country’s Sun, mais on avait pu se rendre compte que derrière leur musique complexe se cache deux joyeux lurons qui se prennent très peu au sérieux.   « Il est temps qu’on ait des chansons pop, on en a marre de vivre dans l’obscurité de la classe moyenne, on a besoin d’argent pour s’acheter des châteaux »   Vous venez de jouer votre nouvel album en entier à Primavera lors d’un concert surprise. C’était la première fois que vous jouiez un album entier que personne n’avait encore écouté ? Martin Bulloch (batteur) : Non, ça nous est arrivé une fois avant. Stuart Braithwaite (guitariste) : on l’avait fait au Japon pour Hardcore Will Never Die, But You Will mais c’était le jour de la sortie. Martin : c’était le jour de la sortie donc les gens s’étaient réveillés tôt le matin exprès pour l’écouter avant d’aller nous voir jouer (rires). Cette fois personne ne l’avait entendu probablement.   Ça doit être une sensation particulière. Vous étiez un peu nerveux ? Comment le public a réagi ? Stuart : oui, j’étais nerveux. Mais le public était super, les gens ont aimé, je pense que ça a aidé que la scène soit assez loin. Les gens sont donc venus de loin pour nous voir jouer, ils n’avaient sans doute pas envie de repartir ensuite ! C’était bien, une expérience marrante ! C’était bien aussi pour nous parce que généralement on ne joue pas toutes les chansons d’un album donc c’était intéressant de le faire. Ça nous a mis en bonne position avant d’entamer une tournée normale. Martin : c’est bien aussi d’être face à des gens qui ont bon goût parce qu’il y a tellement de bonne musique à Primavera ! On n’y était pas allé depuis quelques années donc c’était – enfin je croise les doigts – une bonne surprise pour le public. Ils ont été prévenus trois heures avant. En tout cas j’ai aimé, et les gens ont applaudi (sourire).   Et maintenant vous savez que vous pouvez jouez tous les morceaux de l’album. Que vous en êtes capables ! Mais vous n’aviez pas de doutes à ce sujet j’imagine ? Stuart : certaines chansons sont vraiment calmes, je ne pense pas que ce soit...

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Interview – Slaves

Interview – Slaves

Slaves, à ne pas confondre avec le groupe américain de post-hardcore expérimental… Slaves c’est le vrai punk britannique ! Le duo de Kent, formé par Laurie Vincent (guitare/basse/chant) et Isaac Holman (batterie/chant), a la parole libre et bien des choses à dire. Leur album Are You Satisfied? nous avait comblés… Il en a été de même avec le dernier en date, Take Control, qui comprend une collaboration avec Mike D des Beastie Boys. Du pur punk rageur et abrasif qui crache allègrement sur notre société contemporaine. Il nous tardait donc de les questionner. Et nous avons sauté sur l’occasion lors de leur venue au festival This Is Not A Love Song.   « Le Brexit ? Un vrai pas en arrière pour l’humanité. La politique dans notre pays est complètement niquée… J’ai le sentiment d’être gouverné par des idiots »   Salut les gars, bon déjà… Cool vos tatouages !  Laurie :  j’ai commencé à me faire tatouer quand j’avais 16 ans.   Et c’est comme manger des cerises, une fois que tu commences tu ne peux plus t’arrêter ! Laurie : ahah oui je suis bien d’accord.   Vous vous êtes rencontrés comment ? Isaac : on jouait des concerts chacun avec nos groupes et on appréciait respectivement notre musique. Laurie nous a rejoint dans mon précédent groupe mais on n’aimait pas la direction que ça prenait donc on a fondé Slaves.   C’est comme dans une relation, chaque membre doit avoir une approche similaire pour parvenir à un bon résultat. Isaac/Laurie : oui, exactement !   J’adore ce que vous faites sinon je ne serais pas là… et votre musique me rappelle cette devise : fais ce que tu veux, c’est ta vie !  Isaac : oui il s’agit juste de s’exprimer de la manière qui te convient, on a suivi nos rêves et finalement ça montre que tout est possible. S’amuser tout simplement, et montrer aux gens que tu peux apprécier ta vie plutôt que de faire partie du système.   Ça se tient ! Qu’est-ce que vous ressentez vis-à-vis du Royaume-Uni actuellement ? Laurie : je suis fier que le parti travailliste (Labour Party) ait obtenu son meilleur résultat historique auprès des jeunes début juin, même si le parti n’est pas arrivé au pouvoir… Le parti écologique, le parti travailliste… Avec nos amis nous sommes ouverts d’esprit et plutôt fiers de notre pays. On est anti-Brexit et le fait de faire ce festival ça m’énerve encore plus vis-à-vis de ça parce que je pense à ce que ce sera dans le futur. C’est un vrai pas en arrière pour l’humanité… Il y a beaucoup d’émotions contradictoires mais il reste de l’espoir, Jeremy Corbyn semble plus fort qu’il ne l’a jamais...

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5 chansons, 5 disques par The Madcaps

5 chansons, 5 disques par The Madcaps

Auteurs cette année d’un nouvel album aventureux, où son garage pop 60s se voit mâtiné de cuivres et d’ambiances soul so New Orleans, les Madcaps demeurent une des valeurs sûres de Howlin Banana. Thomas Dahyot, guitariste-chanteur du groupe, est également une valeur sûre en interview, pas du genre à te laisser dans la panade après une question pourrie mais plutôt à se montrer des plus affables et précis quand il s’agit d’évoquer sa musique et celle des autres, qui le fait vibrer. On l’avait constaté l’an dernier, on l’a de nouveau vérifié avec cette interview 5 chansons, 5 disques où il était accompagné de Léo Leroux, batteur fraichement débarqué  dans l’aventure.     1 – Cool Threads (The Madcaps EP – 2014) The Madcaps by The Madcaps C’est un des tous premiers morceaux que vous ayez composés ?  Thomas Dahyot (guitariste-chanteur) : oui, carrément. C’est un des trois premiers que j’ai composés pour les mecs qui n’étaient pas encore les Madcaps, j’avais fait des démos et je leur avais balancé ce morceau-là. Avec « Impossible Love » et « Emily Vandelay ». C’est ce que j’avais montré au départ et qui les avait botté a priori. Aujourd’hui c’est un morceau qu’on ne joue plus du tout. Il est même probable que des gens qui font partie de ce groupe ne le connaissent même pas (rires). Léo Leroux (batteur) : pour te dire, moi il me l’a même pas fait écouter. Thomas : ben t’as le disque, t’es un grand garçon ! Léo : oui bien sûr je l’ai écouté a posteriori mais quand je suis rentré dans les Madcaps c’est pas ça qu’il m’a fait écouter.   Tu parlais d’ « Emily Vandelay », celui-là s’est retrouvé en revanche sur le premier album. Thomas : Exactement. C’était une chanson pas trop Madcaps dans ce qu’était l’idée de départ, c’est à dire de faire du rock’n roll de type garage, un peu nerveux, un peu véloce. Donc j’avais proposé trois morceaux qui étaient trois versions un peu différentes de la pop music et…   Genre « choisissez votre direction ! » (rires) Thomas : Non mais c’était pour montrer le genre de trucs que je faisais. C’était pas trop réfléchi, ça sortait comme ça, un morceau rapide, un lent, un triste. Celui-ci était donc un morceau avec presque un bout de Pink Floyd dedans, une progression comme on peut trouver sur le premier album de Pink Floyd « Astronomy Domine » (il chante le passage en question).   Tu étais dans une tentative de reproduction de Pink Floyd c’était déjà ambitieux ! (Léo se marre) Thomas : Non, absolument pas ! Je me suis juste dit « ah c’est cool, ça me fait penser à ça. » C’est pas la même chose ! Mais...

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