Interview confinement – Nicolas (Musicfearsatan)

Interview confinement – Nicolas (Musicfearsatan)

À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Pendant le confinement, nous avons souhaité interroger des artistes et des professionnels de la musique sur la manière dont ils vivent cette situation et sur l’impact qu’elle a sur eux, afin de mieux comprendre comment chacun est touché et gère la crise. Après Nick Oliveri (Mondo Generator, QOTSA, Kyuss…) et Charly Lurat (booker chez Kongfuzi/My Favorite), nous avons posé quelques questions à Nicolas du disquaire (et label) parisien Musicfearsatan. Peux-tu te présenter en quelques mots ?Je suis Nicolas, je m’occupe de musicfearsatan depuis 2007, au départ c’était juste un site de VPC et un label puis c’est devenu aussi un magasin de disques à paris en 2010 orienté rock et metal spé et branché. Comment vis-tu le confinement au quotidien ? Tu continues des activités liées à la musique ?Je respecte bien le confinement donc je reste chez moi mais je vais quand même à la boutique une fois par semaine pour m’occuper des envois de commandes en ligne qui restent soutenues malgré le confinement, ce qui est assez salutaire pour mon activité Quel impact a eu le confinement sur l’activité du disquaire ?Le principal impact est la fermeture mais aussi l’arrêt ou le report des sorties de disques (donc pas de nouveauté à mettre en ligne sur le site) et l’impossibilité pratique de faire des commandes pour restocker des références-clé de la boutique donc même l’activité vente en ligne est impactée. Pour nous donner une idée, tu estimes que ton chiffre d’affaires a baissé de combien ? Cela doit représenter -60% dans mon cas (je limite la casse grâce à la VPC) mais chez d’autres disquaires qui n’ont pas de VPC ou qui en font peu cela doit être encore plus important… Existe-t-il selon toi un moyen pertinent de continuer ton activité professionnelle malgré le confinement ou es-tu au chômage technique forcé ?J’essaie d’envoyer le maximum de commandes pour remercier mes clients du soutien et je dois continuer aussi à faire la comptabilité (déclaration de TVA, bilan 2019) donc on va dire que je suis à moitié au chômage technique.Comment envisages-tu l’après ?C’est mitigé car je vais être soulagé de rouvrir la boutique mais ma clientèle principale n’habite pas à paris donc je suis dépendant de l’actualité concerts à Paris et des voyages touristiques or ce type de déplacements est appelé à ne pas vraiment exister d’ici la fin de l’année donc j’ai peur quand même que l’activité magasin mettre beaucoup de temps à revenir à la normale. Quel serait le meilleur moyen de vous soutenir pendant et après le confinement ?Pendant le confinement, les commandes en ligne sont un bon moyen de soutenir les disquaires car ça permet d’entretenir la trésorerie pour...

Lire la suite

New Noise sort un numéro en mai… et a besoin de vous !

New Noise sort un numéro en mai… et a besoin de vous !

Son existence en 2020 est déjà une incongruité, un petit miracle en soi, à l’heure où on vous regarde comme une bête de foire quand vous dites que vous achetez encore des disques, de la presse et (pire encore) de la presse musicale ! Contre vents et marées, virus et maladies, New Noise poursuit, vaille que vaille, sa mission et le numéro 53 verra bien le jour début mai, peu de temps avant la fin (supposée) du confinement avec des couvertures toujours aussi classes et un sommaire plus alléchant que jamais. Mais, si vous avez lu nos « interviews confinement », vous l’avez compris, les temps sont durs pour tout le monde et l’avenir des plus incertains. New Noise n’échappe pas à la règle, le numéro d’été est d’ores et déjà annulé, et celui à venir s’est vu amputé de la moitié de ses recettes publicitaires… Pour que l’aventure continue, le magazine qui surestime le goût des Français et se met dans le rouge un peu plus à chaque numéro, a donc besoin de votre soutien. Partagez, faites tourner l’info aux personnes de goût (et à celles pour qui tout n’est pas perdu), précommandez-le, abonnez-vous, abonnez votre oncle et votre voisin qui vous fait souffrir en écoutant PNL à fond. Bref, BOUGEZ-VOUS LE FION si vous voulez que ceux (dont je suis) qui s’arrachent pour sortir 150 pages de qualité tous les deux mois sur la musique dont personne (ou presque) ne parle dans la presse papier, continuent de vous transmettre leur passion. On n’a déjà plus de concerts, plus de bars, de restos, d’amis à aller voir, on a besoin plus que jamais de la culture. Essayons de sauver ce qui peut encore l’être. Jonathan Lopez Précommander le numéro 53 S’abonner Lire l’état des lieux posté par new Noise sur sa page...

Lire la suite

PLAYLIST – Fountains Of Wayne en 20 morceaux

PLAYLIST – Fountains Of Wayne en 20 morceaux

On apprenait la semaine dernière avec beaucoup de surprise et de tristesse le décès d’Adam Schlesinger, ce qui m’a donné envie de me replonger dans la discographie de Fountains Of Wayne. Vous pouvez toujours commencer par leur tube le plus connu (du moins outre-Atlantique), “Stacy’s Mom”, mais vu que c’est un de ceux qui me plait le moins, je vous propose une alternative de 20 titres avec des singles et des choses un peu plus discrètes glanées sur leurs 5 albums. Bonne écoute...

Lire la suite

Extrait du concert de The Guru Guru à la soirée Exitmusik

Extrait du concert de The Guru Guru à la soirée Exitmusik

© Alain Dutertre C’était il y a un peu plus d’un mois déjà. Une éternité. À l’époque, on pouvait sortir, boire des coups, aller à des concerts. Le truc de dingue. C’était d’autant plus dingue qu’il s’agissait de la troisième soirée qu’on organisait. The Guru Guru, Zarboth et Coude avaient assuré comme des bêtes sur la scène de l’Espace B et on s’était amusés comme des petits fous, comme le prouve cette vidéo postée par Nicolas Morin sur Vimeo où l’on peut voir 5 minutes du show survolté de The Guru Guru (sans le son du live malheureusement pour le morceau “Chramer”) avec deux énergumènes de notre équipe fort agités… Ah, ça nous mettrait presque la larme à...

Lire la suite

RIP Adam Schlesinger (Fountains of Wayne)

RIP Adam Schlesinger (Fountains of Wayne)

À part les spectacles où m’ont trainé mes parents quand j’étais gamin, j’avais 15 ans lorsque j’ai vu mon premier VRAI concert. Mon grand frère avait accepté de m’emmener voir CAKE dont nous étions ultra-fans à l’époque (et que nous aimons toujours très fort aujourd’hui). Pour un petit gars de banlieue rurale périurbaine avec une éducation musicale à base de chanteurs hippies et de Chéri FM, c’était la folie furieuse. En première partie, il y avait un groupe complètement inconnu pour moi (même si sans le savoir un de leurs tubes était déjà entré dans ma tête de façon subliminale) qui nous a joué un pop rock qui m’avait vraiment marqué, au point qu’on avait voulu acheter leur disque pendant la pause. C’est là qu’on a appris que le groupe s’appelait Fountains of Wayne et défendait son nouvel album Utopia Parkway (mais ils ne vendaient pas de disques au merch ce soir-là). Quelques mois après, mon grand frère a acheté l’album et je l’ai saigné pendant au moins deux ans. À l’époque, si vous me demandiez mon groupe préféré, j’aurais sans doute répondu Korn ou un truc du genre, mais en fait j’ai beaucoup plus écouté Utopia Parkway ou le premier Fountains of Wayne que je n’ai écouté aucun album de Korn… ça faisait moins badass, malheureusement. (Utopia Parkway a fait un flop, au passage, et je crois que le groupe n’est quasiment jamais revenu jouer en France). Je me suis détaché de Fountains of Wayne avec l’âge, j’ai moins accroché à leurs albums suivants et j’ai même parfois un peu renié ceux que j’avais poncé au point qu’ils ne passaient même plus dans ma chaine hi-fi ; et que j’ai quand même rachetés, preuve que je ne les reniais pas tant que ça. Aujourd’hui, j’apprends le décès d’Adam Schlesinger, le bassiste et compositeur du groupe, à 52 ans à peine à cause de ce putain de virus, et j’ai presque l’impression que c’est un bout de mon adolescence qui s’en va. Merde. Du coup, je vais réécouter Utopia Parkway et peut-être enfin m’avouer, après des années à me croire mature, que j’adore ce disque comme l’ado que j’étais....

Lire la suite