Les Breeders rééditent leur discographie en vinyle et reviennent en France

Les Breeders rééditent leur discographie en vinyle et reviennent en France

Les Breeders nous rendent heureux en ce moment. Après un retour tonitruant le mois dernier avec le remarquable All Nerve, le groupe reviendra en France à la fin de l’année avec des dates au Transbordeur de Lyon le 18 novembre et au Trianon (Paris) le 21 novembre. Tout leur discographie (Pod, Last Splash, Title TK, and Mountain Battles) sera par ailleurs rééditée en vinyle le 18 mai. Jonathan Lopez   LIRE LA CHRONIQUE DE...

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T-Shirt – Aggravator 2

T-Shirt – Aggravator 2

Influenza records continue de nous faire voyager à la rencontre des amoureux d’indie rock bercés trop près de l’ampli dans les années 90. Cette fois, on n’ira pas aussi loin que la Suède ou les États-Unis, cependant, puisque les nouveaux venus sur le label parisien sont de Lyon. Issus d’une ville réputée pour sa gastronomie généreuse, ils ont décidé de nous offrir la formule entrée-plat-dessert d’entrée de jeu, c’est gentil de leur part. L’entrée, c’est un EP de 4 titres sorti en mars et intitulé My Face At 2:45 AM, qui permet surtout de présenter leur musique à ceux qui n’auraient pas écouté leur EP de 2016. Vu la difficulté à trouver un groupe qui s’appelle “T-Shirt” en faisant une recherche aléatoire sur internet, c’était plutôt une bonne idée. Le plat, c’est donc leur premier album, Aggravator 2, que les lyonnais ont décidé de sortir chez Influenza. Dès les premières notes de n’importe lequel de leurs morceaux, on comprend les affinités qui peuvent exister entre Wonderflu, moteur du label, et leurs cadets de T-Shirt. Un amour commun de la musique des années 90, évidemment, mais également une capacité à composer des morceaux bien foutus et efficaces en 3 minutes 30 maximum. J’exagère, “Sloane” dure un chouïa plus, mais vous comprendrez l’idée, je pense. La particularité de T-Shirt comparé à leurs compagnons de label est d’être un groupe mixte, et j’avoue que les voix féminines manquaient un peu. Bon choix, vu que les morceaux chantés par Léa sont globalement excellents (“Dates And Numbers”, “Hellsender”, “Ride”) même si Luc n’est pas en reste (“Heaven In Vain”, “Hyper”…). Oui, les chanteurs du groupe s’appellent Luc et Léa, on imagine donc que la force est grande chez T-Shirt. Avec un disque très bon mais malheureusement un peu court, on pourrait rester sur sa faim, mais les lyonnais n’ont pas oublié le dessert. Ils nous proposent donc une tournée dans toute la France entre avril et mai (avec un passage par la capitale le 4 mai) pour qu’on puisse vérifier si leur musique est aussi cool sur scène que dans notre salon. Après ça, on sera sans doute repus, et on attendra avec impatience la suite, en espérant qu’ils explorent davantage le potentiel harmonique entre les deux chanteurs qu’on ne fait qu’entrevoir, ici. Mais tant mieux, ça leur laisse une marge de progression après un premier album déjà très convaincant ! Blackcondorguy Aggravator 2 by...

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Yo La Tengo – There’s A Riot Goin’ On

Yo La Tengo – There’s A Riot Goin’ On

Des vieux sages. Voilà ce que seraient devenus les Yo La Tengo. Bigre, ça fait tout drôle. Mais à l’écoute de ce There’s A Riot Goin’ On (qui n’a rien de l’émeute naissante ni de Sly & The Family Stone), le trio d’Hoboken se montre pour le moins détendu. Bien sûr ça ne date pas tout à fait d’hier mais cette fois-ci le parti pris “pépère” est assumé à 100%, et d’un bout à l’autre du disque (qui dure plus d’une heure, ce qui peut sembler une éternité). Le disque y va donc mollo, se déploie en toute légèreté, et on s’étire avec paresse (et un soupçon de délectation tout de même). Les atmosphères sont savamment travaillées, certains morceaux sont vraiment réussis, notamment en début d’album (“You Are Here”, la délicate “Shades Of Blue” qui cajole nos oreilles, “For You Too”, un chouïa plus énergique et évolutive), d’autres plus anecdotiques se noient dans la masse. Personne n’osera parler de disque raté, il est même réussi dans ce qu’il tente de faire (trop peu malheureusement…). On peut simplement regretter que le groupe se complaise dans ce cocon bien inoffensif qu’on pourrait qualifier “d’indie rock lounge” et nous laisse errer dans une léthargie (assez plaisante, on insiste), là où quelques coups de semonce auraient pu pimenter l’affaire, pour réfréner les bâillements polis. Pas grave, on vous aime toujours Yo La Tengo, après 30 ans de carrière vous avez bien le droit de vous octroyer un peu de repos. Mais la prochaine fois, revenez nous requinqués et secouez nous le cocotier, que diable ! Jonathan...

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Les Thugs sont de retour… ou presque !

Les Thugs sont de retour… ou presque !

Depuis leur séparation en 1999, Les Thugs ont laissé un grand vide chez les fans de rock alternatif français. La brève réactivation du groupe en 2008, cruellement nommée Non-Reform Tour, le temps de quelques dates (initiées par celle à Seattle sur invitation de Sub Pop*), aura ravivé l’amour de leurs fans frustrés. Et bien, réjouissez-vous, deux d’entre eux reviennent : les frères Sourice, Eric (guitare/chant) et Pierre-Yves (basse). Felix, fiston de ce dernier se joint à la fête, ainsi que deux membres du groupe Daria, et voici le nouveau projet Lane prêt à nous péter à la gueule. Un premier single, qui ne déboussolera personne mais réjouira tout le monde, est déjà en écoute et on attend un premier EP 4 titres pour le 8 juin chez Nineteen Records. Alors, heureux ? *C’est pas la classe absolue ça bordel...

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Peter Kernel – The Size Of The Night

Peter Kernel – The Size Of The Night

En 2015, tout changeait pour Peter Kernel. Avec Thrill Addict, un disque aux forts relents de jeunesse sonique, le groupe recevait un accueil chaleureux et boostait considérablement sa popularité. Aujourd’hui Peter Kernel compte dans la sphère indie rock. En 2017, nouveau changement important, beaucoup moins heureux cette fois. Andrea, ami et fidèle complice des enregistrements du groupe, décède. Barbara et Aris accusent évidemment le coup, puis sèchent leurs larmes et se retroussent les manches. Ce disque sortira. Pour lui. Et ce sera le plus ambitieux. Voilà pour la genèse. Quand au contenu de ce The Size Of The Night, il n’a rien d’un blockbuster. Les attraits sont subtils, pas tape à l’oreille pour un sou. Non, il faut y aller doucement, le laisser s’imposer peu à peu. Le single, “There’s Nothing Like You”, pouvait laisser assez froid au départ mais s’impose comme un grower. Après QUELQUES écoutes, on se dit que l’album est pas mal mais que le single reste son principal intérêt. Après de MULTIPLES écoutes, le déclic se produit : finalement tout ce disque est un grower et on se demande alors comment on a pu passer à côté de toutes ses qualités. Ce qui semblait n’être qu’une succession de petits gimmicks bien trouvés mais un peu vains est finalement d’une grande cohérence et forme un disque très travaillé aux atmosphères intimistes. Là où Thrill Addict brillait par ses coups d’éclat (“High Fever”, “Your Party Sucks”, “It’s Gonna Be Great”…), The Size Of The Night s’impose comme un tout. L’expérience du Peter Kernel Orchestra, pas tout à fait convaincante, a sans doute porté ses fruits a posteriori. Et ici de nouveaux instruments s’invitent à la fête. Chaque morceau est à sa place, chaque morceau est remarquablement pensé, chaque morceau est totalement captivant. Des morceaux libres, fins et intelligents qui surprennent d’emblée (l’intro démente de “Drift To Death”), ou s’évadent là où on ne les attend pas (le solo de flûte de “Terrible Luck” et sa montée finale où Barbara part dans des aigus insoupçonnés). Avec un chant tantôt murmuré (“The Secret Of Happiness”), tantôt scandé, parfois taquin (“Pretty Perfect”), toujours mélodieux, des guitares tour à tour caressantes et tranchantes (“Men Of The Women”), des mises en place en douceur, des accélérations subites, des morceaux à tiroirs (“The Shape Of Your Face In Space”, énorme), Peter Kernel surprend constamment et séduit durablement. La délicate “The Fatigue Of Passing The Night” vient conclure un trip étrange mais ô combien excitant. Peter Kernel a pris des risques, ils ont bien failli me laisser sur le bas côté mais me voilà finalement plus enthousiaste que jamais à leur sujet. Jonathan...

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