« Gimme Danger » de Jim Jarmusch : forcément indispensable

« Gimme Danger » de Jim Jarmusch : forcément indispensable

J’ai essayé de retourner cette chronique dans tous les sens pour voir comment j’allais la présenter, si bien qu’au bout de 2 semaines, Gimme Danger est sur le point de ne plus être à l’affiche et je ne suis pas plus avancé. Alors rendons hommage au rock viscéral des Stooges et faisons simple. Au fond, vous voulez simplement savoir si ça vaut le coup d’aller voir le film. J’imagine que si vous l’avez déjà vu, vous vous êtes fait votre propre avis et n’avez donc pas besoin du mien. Alors allons à l’essentiel : oui. Allez le voir sans hésiter si vous en avez l’occasion. La réalisation : je n’ai rien à en dire vu la faiblesse de mes compétences techniques en matière de cinéma, mais Jarmusch connait son affaire et ça m’étonnerait donc qu’on ait beaucoup de reproches à lui faire de ce point de vue. Du mien, le découpage est clair, l’histoire se suit sans difficulté et on rentre vite dedans. Les extraits inédits et bandes d’époque sont très maigres et de qualité variable, il n’est pas forcément très juste de s’en servir comme argument promotionnel. Iggy Pop est forcément très mis en avant et ressort avec une aura de sympathie phénoménale. A côté de ça, les déboires relationnels au sein du groupe, même si on aborde beaucoup le sujet de la drogue, semblent être accessoires, discrètement évoqués, si bien que la période Raw Power, notamment le transfert réputé forcé et douloureux de Ron Asheton à la basse, reste évoquée de façon assez superficielle. Qu’apprend-on quand on suit le groupe depuis de nombreuses années, qu’on connait bien leurs disques et leur histoire dans les grandes lignes ? Pas grand chose. Et on n’a même pas le droit d’écouter le morceau titre en entier (spoiler : ils passent bien « Gimme Danger » au générique de fin mais coupent après la partie calme ! Sacrilège !). Et ils écorchent le nom de J Mascis dans les sous-titres ! (Double sacrilège !!). Mais une fois qu’on a dit ça, on doit bien reconnaitre que c’est déjà génial de pouvoir aller voir un film sur les Stooges au cinéma, qu’ils méritaient d’être présentés au grand public pour leur apport indéniable à la musique, ne serait-ce qu’après un coup de brosse à reluire et des petits ratés finalement vite pardonnés. Car le fond de ce film, et finalement celui de la musique des Stooges, c’est simplement le plaisir fort, viscéral, primaire qu’il procure. Alors rien que pour saluer l’existence d’un documentaire sur ce groupe, aussi grand public soit-il, ne ratez pas une occasion de le voir. BCG...

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Le doc de Jarmush sur les Stooges a sa bande-annonce

Le doc de Jarmush sur les Stooges a sa bande-annonce

  « Gimme Danger » le documentaire de Jim Jarmush sur le légendaire groupe punk d’Iggy Pop sera dans les salles début novembre. Le réalisateur de Ghost Dog et Only Lovers Left Alive avait rencontré longuement Iggy Pop pour l’occasion, lequel tient le rôle de narrateur de sa propre histoire. Il faut dire qu’il est le seul survivant des Stooges avec James Williamson (second guitariste sur Raw Power). On retrouvera évidemment des archives des frères Asheton et bon nombre d’extraits live… En attendant de pouvoir se faire un avis sur ce documentaire forcément très attendu, voici la bande-annonce....

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Iggy Pop – Post Pop Depression (Loma Vista)

Iggy Pop – Post Pop Depression (Loma Vista)

Iggy Pop + Josh Homme. Un des derniers monstres sacrés du rock avec un des plus respectés/tables des années 2000. Le premier a prouvé à toute une génération de gosses mal élevés adeptes du « no future » qu’ils pouvaient en avoir un, même à très court terme. Le second s’est appliqué à bousiller les tympans de centaine de coyotes, jusque-là bien peinards dans leur désert (en composant de la putain de musique, parce que c’est quand même ça le plus important). Le duo était très alléchant sur le papier, à un bémol près. Malgré tout le respect qui lui est dû, l’iguane n’a rien sorti de bien fameux depuis… fiouuu.. au moins deux décennies. Le roux s’est, quand à lui, métamorphosé en tombeur de ses dames, se souciant davantage de son aura pop que de sa propension à balancer du riff jouissif. Restait à savoir si l’alchimie allait prendre, si Josh allait réveiller le bestiau quelque peu assoupi, si des tonnes d’idées allaient jaillir de ces deux cerveaux bouillonants, provoquer des étincelles et finir par nous mettre le feu au cul… La réponse s’impose assez vite : de feu il n’y a jamais sur ce disque, les braises sont à peine fumantes et personne ne cherche à souffler dessus pour les raviver. Tout ceci est bien fade, mou, aseptisé. C’est donc ça la Post Pop Depression ? Assez déprimant en effet. « I have nothing but my name » semble se lamenter Iggy (« American Valhalla »). Pas faux. Et que dire du navrant « Vulture » avec son final faussement emballant, réellement chiant… Iggy Pop semble feindre l’excitation, alors que de toute évidence il s’emmerde autant que nous. Qu’il est loin le temps des glapissements sexués de « Dirt »… Il faut dire que le père Josh ne s’est pas foulé des masses non plus pour remuer papy Osterberg, concoctant toute une série de riffs et ambiances entendus mille fois. Sur le dernier Queens of the Stone Age (bien plus enthousiasmant, au demeurant), on se demandait où était passée toute la pléiade d’invités tant le roux monopolisait l’attention et tirait la couverture à lui. Ici, on se demande si l’album, au lieu d’être crédité au nom d’Iggy Pop n’aurait pas dû s’appeler Queens of the Stone Age featuring Iggy Pop. Allez, pour le geste, sauvons tout de même trois morceaux du (quasi) marasme : « Break Into Your Heart » (sympathique à défaut d’être renversante), « Gardenia » (bien foutue mais un brin trop sage) et « Paraguay ». Enfin, la deuxième partie de « Paraguay ». Quand l’affaire s’emballe un peu. Mais il faut attendre 3′ pour ça et se coltiner les « tralalalala » d’Iggy. Tristesse. On avait envie d’y croire, voire de s’enflammer. Finalement, Josh Homme semble faire dans le charitable, composant (recyclant ?) des accompagnements...

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Iggy Pop et Josh Homme vont sortir un album en commun

Iggy Pop et Josh Homme vont sortir un album en commun

  La nouvelle a été annoncée par le New York Times et le secret était bien gardé jusque-là. Le projet serait né d’un texto envoyé par Iggy Pop à Josh Homme lui disant simplement que ce serait cool d’écrire un truc ensemble à l’occasion. Voilà qui est fait. L’album en question, intitulé Post Pop Depression, sortira en mars chez Loma Vista. On y retrouvera un autre membre de Queens Of The Stone Age, Dean Fertita, à la guitare et aux claviers. Iggy Pop a indiqué que l’album serait en quelque sorte dans la continuité de Lust For Life. Pas mal comme argument… Un premier extrait, « Gardenia », a été dévoilé.     Une tournée va suivre pour défendre l’album, avec Fertita, Matt Helders (batteur d’Arctic Monkeys), Troy Van Leuwen (guitariste également de QOTSA) et Chavez’s Matt Sweeney. Reste à savoir si un détour par nos contrées est envisagé. Une première performance live a été enregistrée chez Steven Colbert     JL...

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Iggy Pop dans un film barge au casting rock 5 étoiles

Iggy Pop dans un film barge au casting rock 5 étoiles

« Le film muet le plus bruyant de la planète » c’est ainsi que se présente Gutterdämmerung dont le casting fait effectivement déjà grand bruit. Et il y a de quoi. Jugez plutôt : Iggy Pop, Grace Jones, Henry Rollins, Josh Homme, Mark Lanegan, Slash, Jesse Hughes (Eagles Of Death Metal)… Au vu de la bande-annonce le film ne devrait pas être totalement muet, mais sera à n’en pas douter très musical (on ne s’en plaindra pas). L’iguane incarnera un ange punk nommé Vicious, envoyé sur Terre pour tester l’humanité et mettre le feu au monde. Tout un programme. Au-delà du film, plusieurs représentations sont prévues « à la tradition des films classiques du Hollywood des années 1920 » comme il est indiqué sur le site internet du film. « Le film est majoritairement silencieux, mais au lieux d’un seul piano pour accompagnement, un groupe de rock exprimera ses émotions en action tandis que des effets spéciaux du film prendront vie au sein du public ». Début des hostilités le 12 novembre à Londres....

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