Mudhoney de retour à Paris !

Mudhoney de retour à Paris !

Réjouissons-nous ! Alors que Mudhoney fête cette année ses 30 ans de carrière (tout comme son label historique Sub Pop), il reviendra d’ici la fin de l’année avec son 10e album, successeur de Vanishing Point, et sera de retour sur scène le 27 novembre au Trabendo (Paris). Après avoir snobé la capitale lors de leur dernier passage en France, puis carrément le pays quand ils ont sillonné l’Europe il y a 2 ans (tournée gravée sur l’album LiE sorti en début d’année), le légendaire groupe de Seattle est plus qu’attendu. Ça va fuzzer ! Les places sont d’ores et déjà en vente ici. Jonathan Lopez     LIRE LA CHRONIQUE DE TOMORROW HIT TODAY LIRE LA CHRONIQUE DE LIE LIRE L’INTERVIEW DE...

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PJ Harvey – Rid Of Me

PJ Harvey – Rid Of Me

En 1993, lorsque PJ Harvey s’adjoint les services de Steve Albini, elle n’est encore qu’une promesse parmi d’autres (pas besoin de name dropping, ON EST EN 1993). Et Steve Albini n’est pas encore “le gars qui a enregistré In Utero“, mais au moins Goat (Jesus Lizard), Pod (The Breeders) et Surfer Rosa (Pixies). Pas tout à fait un bleu, donc. L’une des grandes qualités de Steve Albini est de ne pas polir le son de ses artistes, les laisser s’exprimer, en conserver la substantifique moelle sans trop chercher à le faire mousser artificiellement. Ce n’est pas pour rien que la mention “recorded (enregistré) by Steve Albini” est plus souvent présente sur ses disques que “produced by…”. Ceci étant précisé, on a parfois le sentiment que sur cet album, il s’est montré un brin timide (ou fainéant, c’est selon). Car la prod de Rid Of Me, totalement à nue, manque un peu de puissance quand même. Mais Polly Jean était alors un fauve indompté, rempli de rage, n’hésitant pas à camoufler ses mélodies sous trois couches de disto. Alors le mariage fonctionne, forcément (même si un coup de boost a posteriori ne serait pas de refus). Dès l’entame de l’album et son morceau-titre, la tension est palpable, on entend davantage les mouches voler que la voix de PJ, à peine audible. Mais l’explosion est proche. Et elle va tout envoyer valser. “Lick my legs I’m on fire, Lick my legs of desire” hurle la dame à qui veut bien l’entendre. L’auditoire est tout ouïe. Et ne demande qu’à s’exécuter. Le ton est donné, le rock fiévreux sera la norme sur ce disque. Même Bob Dylan aura droit à son charcutage en règle (“Highway 61 Revisited”). Mais derrière la rugosité de l’interprétation (l’explosive “Rub Til It Bleeds”, sèche comme un coup de trique, les riffs dissonants Nirvanic Youthesques de “Hook”), le groupe sait rester extrêmement mélodieux (“Missed”, “Dry”, portés par la voix ensorceleuse de Polly et des refrains mémorables). L’inquiétante “Man-Size Sextet” (et ses violons diaboliques), qu’on pourrait croire issue du cerveau torturé de Nick Cave, donne un avant-goût de la direction plus arty que prendra la carrière de la demoiselle par la suite. Impensable alors, avec des “Me-Jane” ou “50 ft. Queenie”,  dignes du Soundgarden testostéroné des débuts. On est à mille lieues d’imaginer que la gamine fougueuse deviendra la prêtresse qui déclame aujourd’hui, à grands renforts de cuivres, des ambiances plus New Orleans que Seattle. Avec cet album incandescent, dans la continuité de Dry mais plus constant dans l’intensité, PJ Harvey s’imposait comme une artiste énervée et éminemment talentueuse. Dans la foulée, elle allait enquiller avec trois merveilleux disques (To Bring You My Love, Is This Desire?, Stories From The...

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La compil mensuelle des 30 ans d’Atypeek Music en écoute exclusive

La compil mensuelle des 30 ans d’Atypeek Music en écoute exclusive

  Cela fait maintenant 30 ans qu’Atypeek Music sillonne une route bien à lui, défendant une certaine idée de la musique bruyante. Indé jusqu’au bout des ongles, Atypeek Music est né sur les cendres de Go Get Organized et Agony, labels avant-gardistes et défricheurs, piliers de la scène Noise. Au fil des années, il s’est façonné un catalogue riche, varié, exigeant, indomptable. Du hardcore au math rock en passant par la no wave la plus radicale, l’électro perchée ou le hip hop dérangé, Atypeek (ou ses anciennes entités) a compté en ses rangs des groupes de la trempe de Monster Magnet, Heliogabale, Kill The Thrill, Davy Jones Locker, Dum Dum Boys, Marvin, Doppler ou Enablers. Tous les mois, Atypeek Music sort une compil de 25 morceaux, soit 300 sur toute l’année. Une compil qui célèbre les 30 ans d’existence et le dépassement des 300 références dans son catalogue, d’où son nom : 300, en référence également à la BD de Frank Miller. En attendant sa sortie officielle dans les jours qui viennent, voici la compil de mars en écoute exclusive. Plus de 2h de son avec du Massicot, Cut The Navel String, Hoax Hoax, Witches Valley, Marvin, Owun, Pù, j’en passe et des plus tordus. Bonne régalade ! Jonathan Lopez     NB : Depuis l’an passé, Atypeek sort le magazine digital trimestriel Atypeek Mag, auquel nous (ainsi qu’une dizaine d’autres médias) collaborons.   LIRE LA CHRONIQUE DE PÙ – TUNGUSKA : LAST TRANSMISSION LIRE LA CHRONIQUE DE MARVIN –...

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L7 en concert à La Cigale (Paris) le 13 juin !

L7 en concert à La Cigale (Paris) le 13 juin !

On avait jusque-là de quoi être frustré. L’an passé , L7 avait bien pointé le bout de son nez en France mais uniquement en festival (Rock En Seine, Le Cabaret Vert). Alors qu’on craignait que le même scénario se répète cette année (passage au Hellfest), voilà qu’une date à Paris, à La Cigale plus précisément, vient d’être annoncée. Auteures de quelques brûlots grunge/punk durant les années 90 (Smell The Magic et Bricks Are Heavy en tête), les riot grrrl vont pouvoir nous prouver qu’elles n’ont rien perdu de la rage dévastatrice qui les habitaient il y a deux décennies. Un début de réponse nous est donné avec le nouveau single, “I Came Back To Bitch”, reste à aller vérifier par nous-mêmes ce qu’il en est sur scène. Jonathan Lopez L’event FB La...

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Pearl Jam – Yield

Pearl Jam – Yield

L’été prochain je passe mon bac PJ avec trois épreuves de 3h chacune dans 3 villes d’Europe (et oui, il se mérite ce diplôme !). Une épreuve ardue car on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Alors forcément je potasse mes classiques. Assidu comme je suis, les premiers chapitres ne me font pas peur, je les maitrise sur le bout des doigts. Même sur le chapitre No Code, pas évident à retenir, je suis parfaitement serein parce que j’ai bossé dur l’an dernier. Les derniers chapitres n’étant pas les plus passionnants loin s’en faut, il y a peu de chances qu’on tombe dessus. J’ai donc décidé de mettre l’accent sur la partie Yield aujourd’hui, un programme vieux de 20 ans mais qui se porte comme un charme. C’est bien simple, quand on le relit, on se dit qu’il aurait pu être écrit hier. Allez, au boulot ! Nous sommes donc en 98. Pearl Jam se retrouve quelque peu esseulé au sein du « big four » de Seattle pour cause de suicide de chanteur (Nirvana), descente aux enfers de chanteur (Alice In Chains) ou tensions entre chanteur et ses copains (Soundgarden). Eddie Vedder, lui, va mieux. La pression médiatique est retombée, les regards commencent à se braquer sur des faisceaux autres que Seattle et en s’affranchissant des codes Pearl Jammiens (No Code, 1996), égarant ainsi quelques adeptes en chemin, Pearl Jam s’est donné de l’air. Avec Yield, il revient sur un sentier plus balisé. La production, un temps envisagée seul, est finalement confiée au bon vieux fidèle Brendan O’Brien qui s’est battu pour ne pas rester sur la touche. L’unité du groupe est de plus en plus probante. Chacun y va de sa contribution, les débats sont ouverts. Ensemble tout devient possible. Il est loin le temps où Stone Gossard arrivait avec ses compos clés en main. Très vite, Pearl Jam fait de nouveau parler de lui en pondant un bon gros single. Un beau jour, bloqué par la neige, Mike McCready s’emmerde chez lui, prend sa gratte et brode un merveilleux riff aussi limpide que virevoltant. « Given To Fly » est (presque) né. On pense d’abord à une ballade tout en douceur mais le morceau vire à l’épique sur l’explosion du refrain. Un classique supplémentaire dans la besace. Et un carton sur les ondes. Le même jour, McCready écrit « Faithful », autre point culminant du disque. Une fois de plus, l’intro tout en délicatesse est trompeuse, le titre prend son envol ensuite. Pour la petite histoire, Mike avait écrit deux parties distinctes : l’intro et la partie principale (bien plus burnée) et ne trouvait pas comment raccrocher les wagons. Il appelle alors Stone pour lui jouer les deux parties en...

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